Sayfadaki görseller
PDF
ePub
[ocr errors]

» Dieu Tout-puissant ne veuille écarter ces mal» heurs , et que les Electeurs et Princes Allemands » ne sauvent le pays de si épouvantables désastres » (p. 59).

Le Duc d'Albe arrive. Avec les mots d'hérésie et de rebellion, tout lui paroit légitime; les emprisonnements, les proscriptions, les violations de Privilèges , l'anéantissement des droits et des libertés, les spoliations, les tortures, et les supplices. On accuse le Prince, on confisque ses biens, on enlève son fils. Par les charges qu'il a précédemment occupées, les biens de sa Famille , ses talents, ses opinions connues, ses relations, ses ressources, il est dans les Pays-Bas le

ersonnagele plus considérable et le plus consideré. C'est à lui

que les opprimés s'adressent, au nom des libertés qu'il est tenu de maintenir; au nom du Roi que les Espagnols abusent et trabissent; au nom de la cause sacrée à laquelle on sait qu'il est sincèrement attaché. On le prie, on l'exhorte, on l'adjure de ne pas laisser, sans opposition, ruiner les Provinces et massacrer les habitants. Une vocation passive n'est pas celle qu'il se croit tenu d'embrasser. « Le » Prince a bien voulu condescendre à la réquisition » de ce fidèl peuple, astheur de tout abandonné et

ܪ

a

[ocr errors]

» délessé ; de tant plus qu'i cognoit que ce n'est pas » seulement la ruine du païs, demorant les choses » en tel termes, mais entièrement le déservice de » S. M. » (p. 206).

[ocr errors]

- Une grande partie des documents de ce Tome est relatif aux expéditions de 1568 et 1572. Parmi les preuves des talents stratégiques du Prince on pourra désormais ranger les avertissements qu'il donne au Comte Louis. Le désastre de Jemmingen, s'il n'abandonne le siège de Groningue, lui est positivement annoncé. « Sur tout faut avoir esgard

que là où ils seroyent forcés de se retirer, ils sont v assseurez ne le pouvoir faire ayant l'ennemy à » doz, sans estre ou deffaits , ou grefvement en» dommagez » (p. 258).

»

[ocr errors]
[ocr errors]

Les Archives contiennent peu touchant les années 1569, 1570 , et 1571. Le Prince les passa , ,

soit en France, où il vint, avec un corps d'armée, au secours des Huguenots; soit en Allemagne , au milieu de négociations et de préparatifs. Néanmoins ce peu suffit pour nous le montrer travaillant toujours avec une même ardeur à l'avancement des mêmes grands intérêts.

Autour du Prince se rangent naturellement les membres de sa Famille.

ܕ

[ocr errors]

Le Comte Adolphe de Nassau , âgé de 27 ans, après avoir vaillamment combattu , contribue, par sa mort, à la victoire de Heyligerlee (p. 220). « Tout » c'est succédé à soubhaict, ne fuist l’immature » mort du Conte Adolphe (à qui Dieu faisse paix)

laquelle sens jusques à l'âme, et vous supplye, » Monsieur, la supporter selon vostre vertu et con» stance ordinaire en toutes adversités » (p. 238).

»

Le Comte Henri, plus jeune encore, fait la campagne de France et se distingue dans les Pays-Bas (p. 505).

[ocr errors]

Peut-être a-t-on jusqu'ici rendu trop peu justice au Comte Jean de Nassau. On se borne à parler de son habileté politique, et puis, comme embarrassé à lui trouver des mérites personnels, on se hâte de célébrer sa nombreuse et vaillante postérité. C'est mal apprécier sa conduite et son caractère. Il ne craignoit pas les dangers. Nous le voyons accompagnant le Prince en 1568, et ne quittant l'armée que lorsqu'elle a quitté les Pays-Bas (p. 303). Sa coöpé

[ocr errors]

»

[ocr errors]

ration active l'exposoit à toutes sortes de périls ; il n'étoit

pas

même en sûreté dans sa maison. « Puis» que à mon occasion, » lui écrit le Prince, «et » pour l'assistence qu'il vous a pleu me faire, les »inemis de Dieu ne vous veuillent gran bien, je » ne me peus sinon conformer à vostre opinion » que aiés toujours l'euile ouvert, et que principa» lement gardés vostre maison de Dillenbourg, ... » car le temps est terrible et plein de méchanstés » (p. 347). Correspondances, voyages, sacrifices pécuniaires, il étoit prêt à tout; il ne se lassoit pas de

à rendre service, ni le Prince de lui témoigner de la reconnoissance. « Or, Monsieur mon frère , je ne » scais comme je vous porrey assés affectueusement » remercier de la grande paine et soussi que prendés » à mon occasion, et me desplait asseurément que je >> suis cause de vous faire avoir ses rompemens de » teste et vous mestre en si grans despens et debtes; » mais vous poies estre asseuré que me rendés telle» ment vostre obligé, que mesteray toujours très » voluntiers mon corps et ma vie pour vostre service. » Quant au bien, je ne peus rien dire pour le pré» sent; mais, si Dieu me donne la vie que je puisse » retourner à ce quil me appertient, vous en porrés

disposer comme du vostre » (p. 359,l. 1 11.).

[ocr errors]

« Du succès de mes affaires ne fauldray à toutes » occasions vous tenir adverty, comme à celuy » que je sçay elles sont aultant à coeur que à moyo mesmes » (p. 462). « Je sçay l’entier zèle que vous » avez tousjours démonstré à une si bonne cause, » et avec quelle vigilance vous avez de tout temps

procuré le bien et avancement de nostre ditte » cause, sans y avoir jamais espargné peine, tra» vaulx, ou dangiers » (p. 485 in /.).

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

Le Comte Louis ne reste pas en arrière, c'est lui qui toujours veut aller en avant. « Surtout le désir » de M. le Comte Lodvic et sa requeste est que Son » Exc. (le Prince) vueille se déclarer tout, ouverte» ment envers les Princes et Seigneurs, et descou» vrir nostre maladie sans aucun desguisement, et, » en poussant outre, mettre l'issue en la main de » Dieu » (p. 234). Le Prince étoit souvent obligé de modèrer cette ardeur. « Quand à ce que m'es

cripvez de vostre entreprinse, ne vous sçauroys » dire aultre chose, sinon que s'il vous semble qu'il y a quelque raisonnable

apparence de

pou> voir effectuer quelque chose de bon, que le fis» siez faire au nom de Dieu, mais, quant à vostre » personne, de vous conseiller d'aller avecq la

« ÖncekiDevam »