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M. Beer sur la paix d'Aix et que les choses les plus intéressantes du journal ont été publiées par lui dans les Aufzeichnungen ou utilisées dans l'introduction, je ne les imprime pas; il s'agit là de publications à peu près complètes, qu'on peut se procurer facilement. Au contraire, toutes les fois que je rencontrerai des documents tirés des archives royales, qui ont été publiés isolément, parfois en partie et dans des livres moins connus ou oubliés, je les fais réimprimer. Pour les négociations de la République en France et en Allemagne les archives de Bentinck contiennent la correspondance de celui-ci avec des ministres de la République (Larrey, Wartensleben); M. Groen van Prinsterer en a tiré plusieurs lettres.

Le groupe des papiers de Bentinck, qui ont rapport aux affaires intérieures, prend une grande place dans le recueil formé par M. Groen van Prinsterer, aussi bien par la qualité que par la quantité des documents. J'y ai ajouté quelques pièces importantes, échappées aux recherches de M. Groen van Prinsterer, qui font partie de ce groupe et qui sans doute eussent été insérées par lui, s'il les eut trouvées. L'autre groupe m'a fourni quelques lettres, qui nous apprennent des détails sur les rapports qui existaient entre les Puissances et dont il est question dans d'autres pièces, ou bien sur les relations des hommes d'état de la République entre eux.

Quant à la classification des documents, je me suis demandé de quelle manière on pourrait les

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consulter le plus commodément. Eu égard au caractère de plusieurs pièces, aux notes de Bentinck de Rhoon qui contiennent parfois le rapport suivi de ce qui se passa pendant quelques jours, même pendant quelques semaines, et au journal de Charles Bentinck, qui s'étend d'Août 1749 à Septembre 1750, il était impossible d'appliquer rigoureusement l'ordre chronologique; car en découpant ces notes et le journal d'après les dates afin de pouvoir classifier les documents chronologiquement, j'aurais inévitablement séparé ce qui doit rester uni pour être dûment étudié et apprécié. Une fois engagé dans cette voie je suis allé plus loin. Les documents que je vais publier ont rapport aux affaires intérieures de la République et celles-ci font surtout l'objet des notes et du journal et aux relations avec les autres Puissances. A l'exception de l'année 1747, l'étude des pièces relatives à ces deux sujets sera facilitée, si l'on peut les suivre chacun séparément. Sans doute on est en droit de faire l'objection que de cette manière je sépare des matières, qui ont pourtant des rapports entre eux; cependant je suis convaincu que, l'ordre strictement chronologique étant inapplicable, une classification d'après les sujets offre des avantages réels. Par conséquent les documents de 1747 se suivent chronologiquement, mais dès le commencement de 1748 on ne trouvera d'abord que les pièces touchant les affaires étrangères jusqu'à la paix d'Aix-la-Chapelle et les conférences de Hanovre, d'où sortit la lettre de Newcastle au lord-chancelier, cette lettre qui

devint le programme, approuvé en Angleterre et dans la République, de sa politique générale. Alors je reviens au commencement de 1748, afin de donner les documents qui ont trait aux affaires intérieures de la République dans une suite ininterrompue jusqu'à la mort de Guillaume IV, à la fin de 1751. C'est ensuite le tour des affaires étrangères de 1749 jusqu'à la même date. Je m'étais flatté de pouvoir réunir en un volume les documents sur l'époque de 1747 à 1751; à mon regret cela n'a pas été possible sans le grossir outre mesure. C'est pourquoi dans ce tome I les affaires étrangères ne sont traitées que jusqu'à Septembre 1749, au moment où Bentinck de Rhoon partit pour Vienne. Il y a des documents qui peuvent être classés avec le même droit dans l'un et dans l'autre groupe, p. e. les lettres de Bentinck relatives à cette mission à Vienne, qui avait pour but d'arranger les difficultés existant entre MarieThérèse et le gouvernement de la République, et en même temps de gagner le prince Louis de Brunsvic-Wolfenbüttel pour le service de la République, afin qu'il réorganisât l'armée et qu'il fût le soutien de la famille stadhoudérienne en cas que Guillaume IV mourût prématurément. Ces lettres, je les ai classées dans le

des affaires étrangères, parce qu'elles se rapportent à des négociations avec la Cour de Vienne et parce qu'on voulait aussi fortifier, par l'intermédiaire du prince Louis, les liens entre les Puissances Maritimes et la Maison d'Autriche; à ce point de vue l'engagement du prince Louis au service de la République fait partie des mesures, prises pour faire revivre et renforcer l'ancien système politique.

groupe

La table des documents permettra de s'orienter facilement. A la fin du tome III sera ajoutée une table des noms pour toute la série.

Je n'ai pas traduit en français les prénoms néerlandais (à l'exception de celui du prince d'Orange, qui dans les séries précédentes a toujours été donné sous une forme française), de crainte que cela ne causat de la confusion et des difficultés, surtout à ceux qui, voulant faire des recherches ultérieures sur certaines personnes, ne sauraient pas leurs prénoms néerlandais. Ainsi j'ai écrit Willem) Bentinck et pas G(uillaume) Bentinck, Karel) van Wassenaar et pas Ch(arles) de Wassenaar.

Quant aux notes, M. Krämer a déjà dit dans la préface au tome I de la troisième série, qu'à l'exemple de M. Groen van Prinsterer (dans la 2e série) nous nous bornerons à donner les éclaircissements strictement nécessaires. Par conséquent on ne doit pas s'attendre à un ample commentaire mais seulement à de brefs renseignements sur les faits et les personnes qui apparaissent dans les documents, et à de simples renvois aux publications qu'on peut consulter pour plus de détails.

Naturellement je n'ai pas changé l'orthographe, çà et là très défectueuse (surtout dans les lettres de la mère du prince Guillaume), ni signalé les fautes, parce qu'elles sont trop nombreuses. Quant à la langue de cette préface et des notes dont je suis moi-même responsable, j'implore l'indulgence des lecteurs; j'aurais mieux aimé me servir de ma langue maternelle mais il y a des raisons, expliquées déjà par M. Krämer, qui nous ont forcés d'écrire en français.

Dans le tome I, publié par M. Krämer, on a lu qu'il y a une lacune considérable dans les matériaux, recueillis par M. Groen van Prinsterer, pour l'époque de 1702 à 1747. Je ne m'étendrai pas à présent sur l'histoire de ces années, parce que plus tard, quand nous aurons achevé la publication des dossiers de M. Groen van Prinsterer, nous tâcherons de combler cette lacune; je rappellerai pourtant rapidement les événements, qui conduisirent à la situation de la République au moment où un mouvement populaire irrésistible appela le prince d'Orange aux fonctions et dignités de ses aïeux.

Au commencement de la première guerre de la République avec la France, Guillaume III d'Orange fut élevé aux dignités de ses ancêtres par une révolution, qui lui donna une position plus puissante que n'en avait eu aucun de ses prédécesseurs. Depuis son avènement en 1672 jusqu'à sa mort en 1702 il n'eut qu'un seul but: défendre la liberté politique des nations et la religion protestante contre la suprématie de Louis XIV, et comme il se heurta à des difficultés de toute sorte lorsqu'il tâcha d'amener la coopération de plusieurs Puissances, il voulut toujours que la

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