Sayfadaki görseller
PDF
ePub

la plus moderne de celles qui offraient un tions de ce dernier avaient aussi ébranléle tableau de composition d’état-major, at- trône. Les maréchaux-de-camp ou marétache au grand état-major l'adjoint au chaux de France eurent des aides qu'on trésorier et reconnait un adjoint au ca- nomma, sous Louis XIII, aides marépitaine d'habillement.

chaux-de-camp et aides-de-camp ; ils Tel est aujourd'hui l'état des choses en trouvèrent bon d'accourcir leur qualiFrance. Le tableau de l'état-major géné- fication en s'intitulant maréchaux-deral de l'armée française peut se tracer camp. La cour, au lieu de leur interdire dans un cadre bien plus resserré. Du xe ce titre, le confirma, mais donna aux vrais an who siècle, l'état-major général s'est maréchaux-de-camp (en allemand Feldcomposé de deux ou trois personnes, non marschall ) la dénomination de macompris le porte-oriflamme : c'étaient le réchaux de France; et, dans la nécessénéchal, le connétable, un ou deux ma- sité de les distinguer mieux encore, elle réchaux; ces derniers n'en faisaient par- créa les lieutenapis généraux. L'année tie que temporairement, non constituti- 1793 vit supprimer ces trois grades. BoFement. Quand le sénéchal a été aboli, son naparte, premier consul, rétablit en ancien aide-de-camp, c'est-à-dire le con- 1800 le titre de lieutenant général, mais Détable, l'a remplacé dans ses droits et dans un sens plus juste qu'autresois, foncions; il est devenu, et des ordon- c'est-à-dire signifiant second, ou aide du sances ont consacré cette qualification, général en chef; il conserva avec raison le roi de la guerre. En même temps, et les grades de général de division et de comme pour atténuer par un système gévéral de brigade. Napoléon rétablit de bascule celle royauté rivale, la vraie des maréchaux d'empire, titre ou diroyatlé a créé des maitres, des grands- gnité dont il serait difficile aux linguistes Baitres, des capitaines généraux, des co- et aux antiquaires de justifier les exlovels généraux. Au temps du sénéchal, pressions ( voy. MARÉCHAL ). Il créa le maréchal ou les maréchaux de France un connetable, espèce de personnage étaient ses aides-de-camp temporaires de théâtre; un vice - connétable, autre ou des arraiours; sous le règne du con- sinécure; des colonels généraux, qui Détable , ils sont devenus ses aides-de-n'avaient rien à commander à l'arme camp permanents, mais non toujours dont ils étaient les chefs; des majors en activité; s'ils étaient employés, ils généraux, dont les fonctions n'avaient avaient titre de maréchal de l'host, ce jamais été déterminées par aucun rèqui signifie maréchal-de-camp. Quand glement; des grands-prévôts, quoiqu'il

; la poissance du connétable a porté trop n'existât plus ni prévôtés, ni cas prévôd'ombrage à Richelieu et à Mazarin, taux. La Restauration refit maréchaux qui ne s'accommodaient pas de l'es- de France les maréchaux d'empire; elle prit d'opposition, le connetable a été conserva les prévôts, sans savoir mieux sopprimé de fait, mais maintenu fictive- que les gouvernements plus anciens ce ment dans celte juridiction qu'on ap- que le mot voulait dire; elle n'osa pas pelait la connétablie. Cette fois, ce n'est conserver un connétable, mais elle rétapas, comme au temps du sénéchal, l'aide-blit un colonel général de l'infanterie, de-camp qui succède à son maitre, mais ce que n'avait pas osé faire Napoléon. maréchal-de-camp, de l'host, de France, Le ministre Gouvion créa un corps d'étous ces titres n'en formaient qu'un; ces tal-major dont le système mal imaginé ne maréchaux, déjà au nombre de quatre tarda pas à amener la réorganisation. sous Henri IV, se sextuplèrent sous Résumons les faits : les premiers rèLouis XIV, et devinrent la monnaie du gnes de la troisième race ont un étatconnélable. Quelques-uns cependant fu- major de 3 à 4 personnages; l'état-major rent maréchaux généraux, mais cette di- de 1790 est de 94 officiers généraux , gnité fut de peu de durée, et en réalité, le 136 aides-de-camp, 30 adjudants généroi de France se fit l'héritier des attribu-raux; l'état-major de l'an IX est de 118 tions et pouvoirs da connétable et du co-généraux de division et de 223 génélanel général de l'infanterie; les usurpa- raux de brigade; l'état-major de 1814

[ocr errors]

était de 3,790 militaires de tout grade. aux mots GÉNÉRAL, MARÉCHAL, FEL Les discussions du budget de 1818 té - MARÉCHAL, etc.

S moignent que l'état-major répondait aux

ÉTATS (ASSEMBLÉES D'). Daus l'ou besoins d'une armée de douze cent mille gine, ce moi États ne signifiait au hommes; l'état-major de 1833 était de chose que ce que l'acception nature 4,058 officiers*.

Gal B. du mot indique, des manières d'étre si C'est ici le lieu d'expliquer quelques- tus), des conditions, et par conseque uns des termes que l'on rencontre sou

des classes. C'est ce qu'exprime aussi sent dans nos articles de biographie mi

mot allemand Slænde. Il y avait ai litaire, relatifs aux pays étrangers. Dans l'état des hommes libres et l'état de ce la plupart, la dignité la plus élevée est qui ne jouissaient pas de toute leur celle de feldmaréchal, dont nous traile- berté personnelle; il y avait l'état < rons séparément. En Autriche, le grade clercs ou ecclésiastiques, dont faisaie de feldmaréchal-lieutenant constitue un d'abord partie les hommes de scieace rang inférieur, ainsi que celui de feld- les hommes de robe, l'état des boma zeugmeister, qui répond au titre de grand de guerre, etc. Il y eut ensuite l'état maiire ou maitre de l'artillerie. En Russie, noble et l'état de roturier ou de vilai en Autriche et dans d'autres pays encore,

et parmi ces derniers il y eut encore s le titre de général de la cavalerie, de états différents, les habitants des vill l'infanterie, de l'artillerie, a un sens dif

et les habitants des campagnes. Tout « férent de celui que nous attachons aux

la s'organisa insensiblement et prit u inots plus correcis de général d'infante-forme régulière. En Angleterre, og i rie, de cavalerie, elc. : il désigne un de très bonne heure le clergé, les nob grade supérieur à celui de lieutenant et les communes; dans le Saint-Emp général, le grade de chef de corps, sans

d'Allemagne, il y avait, indépendamm qne celui qui en est revêtu soit nécessai- du clergé, l'état des princes, celui dess rement affecté à l'arme que son titre iu- gneurs et celui des nobles iufericu dique. Il ne faut pas non plus confondre avant lesquels les savants, les dociet le grade allemand, russe, etc. de gene

en théologie ou en droit ont eu consta ral major avec les fonctions de major ment le pas. En France, on divisa la r général, telles qu'on les connait en

lion en trois ordres (voy.); cependo France, c'est-à-dire de chef de l'étal- le moi états n'en resta pas moios usit major général. Le mot allemand dé- car il y eut des états généraur e d signe simplement un général de bri- états provinciaux (voy. ces mols), gade ou maréchal-de-camp. Ce dernier distingua les pays d'états (voy., des pa mot lui - même, quoiqu'il semble être d'election, el le troisième ordre por la traduction de Feldmarschall, désigne specialement la dénomination de ter cependant, comme on sait, un grade bien

état. inférieur. Le quartier-maitre général ré- En Allemagne, les assemblées d'lu pond à ce qu'était sous l'empire le maré

ont conservé ce nom, tandis qu'ils chal-des-logis de l'armée, litre qu'il ne pris ailleurs des dénominations spessai faut pas confondre avec celui du sous-offi- | (voy. Dière, PARLEMENT, Conchi cier de cavalerie ainsi dénommé, ni avec le CHAMBRES). Il en existe aujourd'hui da maréchal-des-logis-chef, qui n'est qu'un les royaumes de Bavière, de Save, . sergent-major dans la même arine. Nous Hanovre, de Wurtemberg, daos le gratis pourrions pousser bien loin ces distinc-duché de Bade, etc., etc., ainsi qu'i tions utiles à faire connaitre en France, peut le voir aux articles consacres a co mais nous aurons l'occasion d'y revenir différents pays. On peut les regarde

comme de veritables assemblees pole (*) Il sera dorénavant, si le projet déjà adopté nales, tandis que dans les portions a par la Chambre des deputés reçoit force de loi, lemandes de la monarchie autrichienne de 6 marézbaur de France, nombre qui, en temps de guerre seulement, pourra être porte a 13 de des États feodaux ou provinciaux. Le

en Prusse, etc., il n'existe encore qu 80 lieutenants-generaux, de 160 maréchaux-decamp, elc.

S. États - Généraux des Provinces - Cole

[ocr errors]

ant joni autrefois d'une grande célébrité, , à-vis des conseils généraux de dépar

same nous le dirons à l'article Pays-tement. Mais dans les gouvernements Bas, où l'on fera connaitre aussi l'orga- où le roi ne levait d'impôts qu'avec le Bisation des États-Généraux actuels de ce consentement des États, les pouvoirs de royaume. Quant aux États-Généraux de ceux-ci devenaient tout-à-fait politiques France, nous avons dů leur consacrer un et dépassaient de beaucoup l'autorité

des artide séparé, auquel nous renvoyons le conseils généraux actuels, qui peuvent lecteur, ainsi qu'à l'article ci-après. S. bien imposer au département un certain

ÉTATS (PAYS D"). La France de l'an- nombre de centimes additionnels et en dia régime n'était pas sans posséder régler l'emploi, mais qui n'ont aucun quelques libertés municipales ou provin- moyen légal d'influence sur le budget gécales; mais ces franchises locales, d'ail- véral de l'état, dont les chambres légiseurs peu étendues et inégalement ré- latives sont les seuls arbitres. partia, n'avaient pas toute l'importance Les États provinciaux de France* n'ofqu'un serait tenté de leur supposer lors- fraient qu'une incomplète image d'un ca sa se souvient que plusieurs grandes gouvernement représentatif. L'élection provieces, investies du privilége de s'im- ne contribuait à leur formation que pour parser elles - memes, parlaient avec or- une part très secondaire; en général, ils pel de leurs États et qualifiaient de étaient composés de membres-nés. Ainsi ka gratuit (voy.) les subsides qu'elles dans les États de Languedoc, divisés partient à la couronne. Cependant quelà

comme tous les autres en trois ordres, ples- unes de ces assemblées ont laissé les trois archevêques et les vingt évêques de convenirs imposants, sinon sous le de la province siégeaient pour le clergé; tappert politique, au moins sous celui vingt-trois barons héréditaires (un par ( améliorations administratives. Des diocèse) votaient pour la noblesse, non edifics atiles, de beaux établissements comme ses mandataires, mais en vertu scientifiques, des systèmes de routes sa- de leur droit individuel, comme les pairs parent combinés et exécutés avec éco- d'Angleterre dans la Chambre haute; susie et persévérance, recommandent, enfin les 68 députés du tiers prenaient a divers degrés, la mémoire des États de séance pour les villes et les diocèses ou Languedoc, de Bretagne et de quelques divisions administratives de la province; atras provinces, telles que l'Artois, la mais c'était comme consuls ou magistrats bourgogne, le Béaro, le Dauphiné et la municipaux qu'ils avaient entrée aux Provence. On les appelait pays d'États, États, et si l'élection leur avait conféré € as leur opposait assez souvent les pays les fonctions municipales, elle ne les

ap<electior , quoique la limite restât sou- pelait qu'indirectement à celles de mem*** assez confuse; car dans certains bres de l'assemblée provinciale. Néanpe d'États, tels que le Dauphiné, il y moins dans ces mêmes États de Languedoc bruddes élections.

une disposition protectrice des intérêts Les sièges d’élections, investis à la fois populaires avait assuré aux villes et aux {ttributions administratives et judiciai- diocèses, dans les commissions déléguées Ta, étaient chargés de la répartition de par les États pendant leur session, un Capist foncier, qu'on appelait taille. nombre de membres égal à celui des préDas les pays d'États, celte répartition lats et des barons pris ensemble. Ce dou

at spérée par les États entre les subdi- blement du tiers fut l'exemple qu'on fit rés de la province, et quelquefois la valoir avec succès en 1788, pour assupartition était confiée à des as- rer à la bourgeoisie, dans les États-Gerobos de second ordre, quoiqu'elles néraux qu'on se préparait à convoquer, porasest aussi le nom d'États. Ainsi

une place moins indigne de l'importance as bas da Vélai, du Vivarais, du Gé- qu'elle avait acquise que celle que lui Taadan, remplissaient en Languedoc, réservaient les précédents de 1614. sta ce rapport à l'égard des États-Génészar de la province, le rôle que les con

() L'article ÉTATS PROVINCIAUX que nous

donnerons plus bas se rapporte spécialement à veils d’arrondissement actuels jouent vis- d'autres pays de l'Europe.

S. Encyclop. d. G. d. M. Tome X.

9

[ocr errors]

Les États provinciaux, réunis à des Leur respect habituel pour l'autorité époques différentes, tous les trois ans royale ne put mettre les États provinen Bourgogne, tous les deux ans en Bre-ciaux à l'abri des disgrâces de la cour. tagne, tous les ans en Languedoc, l'é- N'existant que dans quelques parties du taient en général sous la présidence d'un territoire, ils étaient pour les anciennes prélat. L'archevêque de Narbonne pré- habitudes de pouvoir absolu une véritasidait ceux du Languedoc, et l'un des ble anomalie, un obstacle isolé contre neuf évêques de la Bretagne ceux de cette lequel on se heurtait quelquefois avec province. Des commissaires du roi con- humeur et qu'on devait naturellement voquaient l'assemblée, en faisaient l'ou- s'efforcer de détruire. Aussi, loin de verture et demandaient au nom du sou- s'accroître depuis l'affaiblissement du verain l'aide ou don gratuit qu'il récla- régime féodal jusqu'à la révolution de mait de ses loyaux sujets. Des conférences 1789, leur importance alla toujours en s'établissaient entre les ordres et entre diminuant. En Provence, ils étaient ré leurs délégués et les commissaires royaux; duits presque à rien; en Dauphiné, on ne et lorsque l'assemblée était close, une dé- les rassemblait plus; en Bretagne, on ne putation se rendait à Versailles pour y les convoquait plus qu'une année sur déposer aux pieds du trône l'offrande de deux. Quand vinrent les embarras finanla province. Le vote du don gratuit était ciers, on songea, sous le premier minishabituellement la première mesure prise tère de Necker, à les relever et à les par les États de Languedoc et de Breta- étendre à toute la France, sous le nom gne, où il était devenu de pure forme. d'assemblées provinciales (voy.); mais On s'occupait ensuite de l'établissement l'esprit public aspirait à des réformes des taxes locales et de l'emploi des fonds plus profondes : ce n'était pas pour les qui en résulteraient. Si certains revenus conduire seulement à un résultat si borné étaient affermés (comme c'était le cas en que la philosophie du siècle avait conBretagne), le cahier des charges une fois quis les intelligences. Voy. États-Géarrêté entre les États et les commissaires NÉRAUX.

0. L. L. du roi, l'adjudication avait lieu en pré- ÉTATS BARBARESQUES, voy. sence des uns et des autres. Enfin on BARBARESQUES. trouvait en Bourgogne et en Languedoc, ÉTATS-GÉNÉRAUX. Dans l'andans les élus de la première de ces pro- cienne monarchie française, on appelait vinces et dans les trois syndics généraux États-Généraux une assemblée formée de la seconde, quelque chose d'analogue par la réunion des députés de la noà cette députation permanente qu'éta-blesse, du clergé et de la bourgeoisie, blissait la constitution espagnole de 1812, convoquée par les rois pour délibérer sur et qui, dans l'absence des cortès, devait des objets d'intérêt public. conuôler l'emploi des impôts votés par Faut-il faire remonter l'origine des elles et veiller au maintien des libertés États-Généraux aux premiers temps de la nationales. Rouage inutile et dangereux monarchie française, ou lui assigner une dans une monarchie constitutionnelle, date beaucoup plus récente? Les histocelle institution était légitime et nécesariens s'accordent aujourd'hui pour étasaire pour défendre contre la redoutable blir une distinction entre les assemblées puissance d'un gouvernement absolu des dites nationales, tenues sous les rois des franchises locales qu'il n'avait pas tou-deux premières races, et celles qui se jours respectées. Elle avait en Languedoc tenaient plus tard sous les rois de la une grande efficacité administrative, et troisième. Cette distinction nous parait l'état Norissant des affaires intérieures de fondée. Dans les premiers temps, les cette riche province lui était dù en par-rois francs avaient coutume de réunir tie. Mais là, comme ailleurs, elle était autour d'eux, chaque année, au mois de sans vertu politique, et l'arbitraire mi- mars, leurs sujets francs, de les passer nistériel planait sur les personnes et sur en revue, de les consulter sur certaines les biens dans les pays d'États comme dispositions d'un intérêt public, et de les dans les autres.

congédier ou d'entrer avec eux en cam

[ocr errors]

pagne. Ces assemblées, toutes militaires, | part à ces assemblées, car les villes et étaient à peu près étrangères à la popu- les villages étaient pour ainsi dire dans lation gallo-romaine, c'est-à-dire à la l'esclavage. Cependant les affranchissemasse de la nation. Sous les premiers rois ments et la formation des communes francs, il y eut aussi une autre espèce (voy. ce mot) créèrent à côté de la nod'assemblées moins générales; quand ces blesse et du clergé une nouvelle classe rois voulaient donner à quelque acte de d'hommes, celle des hommes libres et leur administration une plus grande au- des bourgeois (voy. BOURGEOISIE). Cette torité, quand ils voulaient donner plus classe grandit rapidement et fut admise de force à une loi, ils réunissaient les aux parlements, qui prirent alors le titre grands et les évėques, soit pour avoir leur d'États - Généraux *; la révolution s'oavis, soit pour s'assurer de leur assenti- péra sous Philippe IV dit le Bel. L'an ment, soit même pour connaitre leur vo-1302, ce roi, placé dans une position exlonié afin de s'y conformer. Ces secon- trêmement difficile, car il s'agissait pour des assemblées furent des espèces de con- lui de repousser le pape Boniface VIII seils privés. Il semble que plus tard, qui le menaçait de le déposséder de son c'est-à-dire sous Pepin , et surtout sous royaume, et surtout d'avoir de l'argent Charlemagne, les assemblées nationales pour soutenir la guerre contre les Flaprirent un caractère un peu plus politique. mands , jugea à propos de réunir près de Déjà sous Pepin elles entrèrent dans les lui les députés des trois ordres de la naaffaires du pays; mais sous Charlemagne tion: cette réunion eut lieu le 28 mars elles acquirent une importance et une dans l'église de Notre-Dame de Paris. régularité tout-à-fait dignes d'attention. On avait élevé dans cette église un trône Charlemagne voulut qu'il se tint tous les pour le roi; il avait près de lui le comte ans deux assemblées générales, l'une au d'Évreux, son frère, le comte d'Artois, commencement de l'été, l'autre à la fin son cousin, les ducs de Bourgogne, de de l'automne. Un auteur à peu près con- Bretagne, de Lorraine, les comtes de Hai

a temporain, Hincmar, nous a transmis des naut, de Hollande, de Luxembourg, de détails curieux sur ces assemblées : on les Saint-Pol, de Dreux, de la Marche, de a rus à l'article CHAMP-DE-MARS (T. V, Boulogne, de Nevers, etc. Les évêques, P. 374). En relisant le passage d’Hinc-dont on ne nous a pas dit les noms, étaient mar, on comprendra qu'il serait facile de très peu nombreux, soit qu'ils craignistrouver là l'origine des États-Généraux, sent encore le pape, soit que plutôt, si les temps qui suivirent n'avaient établi comme on l'a dit, ils fussent de son parti. une barrière absolue entre le passé et l'a- Les députés du peuple occupaient, en venir.

grand nombre, un des côtés de l'église; Mais de la fin du vını siècle jusqu'au ils présentèrent à genoux une supplique commencement du xivo, il y a cinq cents roi, dans laquelle ils disaient : « C'est ans, et pendant celle période de cinq grande abomination d'ouir que ce Bosiècles, tout périt et fut renouvelé en a niface entende malement comme b..France : la féodalité envahit tout, et c'est « gre cette parole d’espiritualité : Ce que du sein de la féodalité, vaincue à son tour, « tu lieras en terre sera lié au ciel; comme que surgissent les institutions nationales « si cela signifioit que, s'il mettoit un qui doivent désormais régir le pays. Ainsi homme en prison temporelle, Dieu, point de liaison à établir entre les insti- « pour ce le mettroit en prison au ciel. s tations politiques de Charlemagne et cel Ces premiers États furent clos le 10 les de Philippe-le-Bel, entre les assem- avril. Mais les affaires du royaume resblées du vıe siècle et les États -- Géné- tant à peu près dans la même situation , nux du xiv.

on assembla de nouveau les États le 23 Pendant l'intervalle dont nous venons de parler, les rois réunirent encore au- (*) Les communes entraient dès lors au par. tour d'eux des assemblées ou parlements, lement d'Angleterre. Les assemblées en Anglo

terre conservèrent le nom de parlem eut (voy.); composées de hauts barons, dl'évêques et en France, ce nom ne fut retenu que par les d'abbés; mais la nation n'avait aucune coars de justice.

[ocr errors]
« ÖncekiDevam »