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juin 1303, à Paris , puis en 1308 à même motif fit convoquer les États l'an Tours. Enfin on les convoqua de nou- 1327 par Philippe de Valois : ces États veau pour le 29 juin 1314, afin d'obte- déclarèrent que l'article de la loi qui exnir de la nation des subsides que l'état clut les filles de la succession à la terre des affaires rendait indispensables. Cette salique devait s'étendre à la succession à fois l'assemblée se tint dans la cour du la couronne. 3° Aux États tenus à Tours, palais, où l'on avait élevé une estrade sous Louis XI, l'an 1467, les députés du très étendue. Le roi se plaça au centre; à tiers furent placés dans la même enses côtés étaient le clergé et la noblesse, le ceinte que les députés de la noblesse et peuple en face et au bas de l'estrade. Le les membres du conseil du roi, honneur ministre demanda les subsides, et aussi- auquel ils n'avaient pas été habitués. 4° tôt le roi, descendant de son trône, s'ap- Les États tenus en 1484, pendant la miprocha du bord de l'estrade pour voir norité de Charles VIII, eurent une grande de plus près quels seraient ceux qui con- influence sur l'état présent et sur l'avesentiraient de meilleure grâce à sa de- nir du pays; ils cassèrent plusieurs des mande. Le prévôt des marchands de Pa- ordonnances du règne de Louis XI, et ris promit un aide de la part de sa ville, l'on y régla plusieurs points touchant la et son exemple fut suivi par les députés justice, le commerce, etc. 5° Sous Chardes autres villes. Ces premières assem-les IX, les Élats de 1560, tenus à Orblées furent-elles un hommage rendu aux léans et dirigés par le vertueux L'Hosdroits de la nation? il est permis d'en pital, réglèrent plusieurs points de lédouter; il est certain du moins qu'elles gislation et réformèrent plusieurs abus. ne furent point amenées par les væux du C'est alors que fut publiée l'ordonpeuple, mais par le désir du prince; nance dite d'Orléans, qui servit, jusqu'à qu'elles ne vinrent point faire de stipu- la Révolution française, de base à la lations en faveur de la nation, mais uni-jurisprudence civile. 6° Les États de quement prêter appui au souverain. Peut- Blois (voy.), de l'an 1576 et de l'an 1588, être même qu'en y regardant de près on furent convoqués contre les huguenots serait amené à reconnaitre que la plu- et se prononcèrent pour une seule relipart de ces assemblées nationales tour-gion et un seul culte. 70 Enfin, en 1614, nèrent beaucoup plus souvent au profit furent tenus, à Paris, des États auxdu pouvoir qu'à l'avantage des citoyens, quels l'histoire n'aurait prêté qu'une bien car leur rôle se réduisit fréquemment à faible attention s'ils n'eussent été les dervoler des subsides, et rien de plus. niers de cette longue série qui, de Phi

Quoi qu'il en soit, depuis le temps de lippe-le-Bel, s'étend, comme on l'a dit, Philippe-le-Bel, c'est-à-dire depuis le jusqu'à Louis XIII. commencement du xive siècle, jusqu'au Gardons-nous de croire que l'absence commencement du xviie ou jusqu'aux d'États-Généraux ait produit dans l'état pre mières années du règne de Louis XIII, un vide aussi graud qu'on a pu le suples États-Généraux furent assemblés très poser depuis. On savait très bien que les soir vent et quelquefois avec utilité pour rois ne réunissaient auprès d'eux ces le pays. Indiquons rapidement celles de grandes assemblées que dans les temps ces a ssemblées qui se distinguent par quel difficiles, pour leur demander des sacriques

circonstances mémorables. 1° Aux fices, de l'argent : quand les rois cesse

convoqués par Louis X, on dut, rent donc de les appeler à eux, le peuple dit-on

un règlement portant qu'il ne se- n'eut garde de s'en émouvoir, et l'hisrait ja nais levé de tailles , aides et sub-toire ne nous montre aucune plainte, auvention s sans le consentement el l'appro- cune réclamation à cei égard. balions les trois ordres; celle maxime pa- D'ailleurs le pays privé d'assemblées

r été constamment professée par nationales n'en était pas plus pour cela

at reconnue par les rois. 2° En livré aux caprices du pouvoir. Les États1317, Phil 'ippe V convoqua les États afin Généraux avaient plus d'une fois établi

'eux une interprétation de la cette maxime qu'en leur absence les favorable à ses intérêts. Le parlements devenaient les gardiens na

Etats

rait avoi. les États,

d'obtenir d loi salique,

turels des libertés publiques, et les par- de ce nom. Au xvino siècle, le tiers-état lements, forts de l'appui des États- ne pouvait plus être convenablement reGénéraux, avaient établi en principe présenté par un nombre de députés égal qu'une loi ne devenait obligatoire qu'a- seulement aux députés de la noblesse ou près avoir été librement enregistrée par à ceux du clergé, et le ministre Necker eur. Les remontrances furent encore fut le premier à demander pour le tiersentre les maios du parlement un instru- état un nombre de députés égal aux déent dont il sut parfois tirer de grands putés des deux autres ordres réunis. Ce avantages. La pation s'habitua donc in- fut une victoire pour le parti national. sensiblement à voir dans le parlement cette première question en soulevait une une institution protectrice; elle s'alla- autre, qui en était comme le complément. cha à lui, l'adopta , et accrut ainsi son Les trois ordres devaient-ils délibérer autorité.

séparément ou en commun, c'est-à-dire Cependant Louis XIV, la Régence, voterait-on par ordre ou par tête ? Les Louis XV, travaillèrent sans cesse à s'af- classes privilégiées soutenaient que, confranchir de toute espèce de contrôle. Les forméinent aux anciens usages, on dedeux ordres privilégiés, la noblesse et vait délibérer séparément, voter par orle clergé, groupés autour du trône, fi- dre et non par tête; la nation demandait rent cause commune avec lui et se sépa- au contraire la réunion des trois ordres rèrent toujours davantage de la multi- en une seule asseniblée et le vote indivitade. Dans le même temps, les sciences, duel. Le roi prit parti pour la première les lettres, les arts se répandirent dans opinion, le ministre Necker pour la sela nation, et créèrent, à côté de la puis- conde. sance royale et aristocratique, une puis- Cependant l'assemblée des États-Gésance nouvelle, celle du talent et des lu- néraux s'ouvrit à Versailles le 5 mai 1789, mières. Quelques hommes éclairés, in-après une interruption de 175 ans. Elle dépendants, établirent avec précision et se composa de 308 membres du clergé, fermeté les droits et les devoirs de cha- de 285 députés de la noblesse et de 621 cun; leur voix trouva de l’écho, l'esprit députés du tiers-état, ce qui donnait un public se forma: bientôt tout le monde total de 1214 membres et formait l'ascommença à comprendre que les institu- semblée nationale la plus nombreuse et tions politiques d'élaient plus en France la plus imposante qu'on eût encore vue. es barmonie avec les meurs, avec les Dès le premier jour, la lutte commença besoins de la société. La nation osa de entre le tiers-état et les deux ordres primander hautement une réforme sociale vilégiés. Les députés du tiers-état, réudevenue nécessaire, et indiquer comme le nis dans la salle commune, décident que seul moyen d'y arriver la convocation les députés de la noblesse et du clergé des États-Généraux. La cour et les grands se réuniront à eux pour procéder à la teotèrent alors des mesures tout-à-fait vérification des pouvoirs respectifs; ceuxhors de proportion avec les circonstances ci, au contraire, réunis dans des salles dans lesquelles on se trouvait : on chan-séparées, décident que les pouvoirs segua de ministres, on convoqua les nota-ront vérifiés et légitimés par chaque orbles (voy.), on violenta les parlements, dre séparément. Cette discussion se proon réunit les norables une seconde fois; longea plus d'un mois. Mais, le 10 juin, misérables expédients qui ne faisaient les députés du tiers-état déclarent qu'ils qu'envenimer la plaie et la laisser à na. ne peuvent plus attendre dans l'inaction On finit enfin par comprendre qu'une le concours des classes privilégiées sans assemblée nationale pourrait seule se se rendre coupables envers la nation; ils placer à la hauteur des circonstances, adressent aux députés de la noblesse et et les États-Généraux furent enfin con- du clergé une dernière invitation à venir voqués.

dans la salle générale assister et prendre Il était facile de prévoir que ces États- part à la vérification des pouvoirs resGénéraux seraient infailliblement tout pectifs, leur signifiant qu'il sera procéautre chose que les anciennes assemblées dé à cette vérification avec ou sans eux.

Enfin, le 17, les membres du tiers-élat, Dès lors, il n'y eut plus d'États Géaprès avoir vérifié les pouvoirs de toutes néraux, mais une Assemblée constiles députations, a se déclarent la seule luante. Voy. ConstitUANTE. J. G-T. « réunion légitime, et se constitueni im- ÉTATS PROVINCIAUX. La « médiatement en activité, sous le nom France, sous l'ancienne monarchie, « d'Assemblée nationale. » Cet arrêté fut avait des États-Généraux ei des États propris au milieu d'une affluence immense de vinciaux : il a été parlé suffisamment des spectateurs; il décida de la révolution. nos et des autres dans les articles pré

Le gouvernement ne pouvait plus res- cédents. Au commencement de la révoter spectateur inerte d'une lutte d'autant lution, on voulut encore doter les proplus inégale que la majorité des députés vinces d'assemblées provinciales (voy.), du clergé était toute disposée à se réunir comme on avait doté le royaume tout enaux communes; et le 20 juin au matin, tier d'une assemblée nationale (voy, Consles députés du tiers, en se rendant au TITUANTE, etc.). lieu de leurs séances, apprennent que la Dans les contrées habitées par les salle est fermée. C'est alors qu'on se réu- peuples de race germanique, l'originit dans un Jeu de paume et qu'on prêta ne de ces États se perd dans une haute ce fameux serment de ne jamais se sé- antiquité; car on a déjà vu, à l'article parer, et de se rassembler partout jusqu'à CHAMP-DE-Mars, que chez les Germains ce que la constitution du royaume et la les affaires générales se traitaient daos régénération publique fussent établies. les assemblées publiques ou populaires. Le 22, les députés du même ordre se ras- Sous le régime féodal, ces assemblées prisemblent, en effet, dans l'église de Saint- rent une forme analogue aux institutions Louis, et là viennent se réunir à eux 148 du temps, et il se forma alors des États membres du clergé et 2 membres de la no- provinciaux composés de trois à quatre blesse. Le 23, dans une séance royale, le ordres ou classes; savoir : 1° les prélats, monarque prononce ces imprudentes pa- c'est-à-dire les évêques, abbés et doyens roles : « Je vous ordonne, messieurs, de de chapitre; 2° les nobles, ou, comme on « vous séparer tout de suite, et de vous disait en Allemagne, l'ordre équestre. Ces a rendre demain matin chacun dans les deux ordres composèrent d'abord toute « chambres affectées à votre ordre pour la représentation de la province ou du « y reprendre vos séances. » Les com- pays, attendu que la bourgeoisie n'élait munes refusent de se séparer; on vient pas encore organisée en communes et que en avertir le roi, qui répond : « Si mes- les habitants des campagnes gémissaient a sieurs du tiers refusent de quitter la dans la servitude. Quand le tiers-état a salle, il n'y a qu'à les y laisser. » Le fut devenu un corps puissant et consilendemain, 24 juin, 150 ecclésiastiques déré, et quand on eut besoin de lui pour se réunissent définitivement aux députés lever des impôts, il entra comme troidu tiers; le 25, huit ecclésiastiques du sième classe ou ordre dans les États, clergé secondaire et 45 membres de la au moins par ses bourgmestres et échenoblesse suivent cet exemple; le 26, six vins, ou par d'autres députés et reprénouveaux ecclésiastiques viennent siéger sentants. Plusieurs États provinciaux dans la même salle; enfin la minorité du n'ont été composés que de ces trois orclergé et la majorité de la noblesse, qui dres. Il n'y a eu accession du quatrième ne demandaient plus qu'une occasion ordre, celui des paysans, que dans les pour se réunir aussi au tiers, reçoivent, pays où les campagnes furent habitées le 27 juin, une invitation du roi à suivre par une classe de petits propriétaires lil'exemple de leurs collègues, et la même bres et capables de faire respecter leur salle réunit définitivement tous les dé- indépendance. Aux nobles furent réunis putés aux États-Généraux. « Jamais, dit dans les temps modernes les bourgeois a Necker, il n'y eut de joie plus générale devenus propriétaires de terres nobia et plus éclatante. Cet événement fut cé- liaires ou de ce qu'on appelait biens « lébré par trois jours consécutifs de équestres. S'étant formés partout d'a« fêtes et d'illuminations. »

près d'anciennes coutumes et presque

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sans acte constitutif, les États provin- | le Tyrol, la Moravie, la Styrie, etc. Dans ciaux de présentaient en Allemagne rien ces contrées, les États organisés encore de fire, ni pour les attributions, ni pour à peu près comme ils l’étaient autrefois, les convocations et pour l'autorité dont se composent de quatre classes, qui sont la jouissaient. Faute de titres positifs celles des prélats, des seigneurs, des che qu'ils passent invoquer, la plupart se yaliers et des citadins. Dans le Tyrol, fondaient sur la prescription; mais les la classe des seigneurs se confond avec souverains qu'ils gênaient s'en débarras l'ordre équestre (voy.) en général, et ce sient le plus qu'il leur était possible, sont les paysaps qui forment la quatrième Ils s'accordaient à ces corps aucun pou. classe. Outre l'attribution commune à voir législatif, et ne les convoquaient toutes ces assemblées, le droit de consens gnère que pour obtenir par leur moyen tir l'impôt, généralement le seul qui leur les sommes dont ils avaient besoin et soit concédé, les États du Tyrol opt cequi se levaient sous forme d'impôts ou pendant encore celui d'adresser au gouà titre de prétendus dons gratuits. C'est vernement des requêtes et des représenà l'occasion des demandes d'argent qui tations, et d'avoir un comilé permanent, leur étaient faites que les États provin- Depuis le congrès de Vienne, qui avait ciaux formulaient ordinairement leurs posé en principe que les pays de la Condoléances (gravarnina) sur les griels du fédération germanique seraient régis par pays; doléances auxquelles le souverain des constimations, la plupart des petits répondait ou ne répondait pas, selon la souverains de cette confédération ont force qu'il se sentait. Les délibérations abandonné le système féodal des anciens n'avaient aucyne publicité, et souvent États provinciaux pour y substituer ceelles n'étaient même pas prises en com- lui de deux, chambres législatives. De mun, parce que chacun des trois oy son côté, la Prusse a organisé des États quatre ordres délibérait séparément et provinciaux, pour tenir lieu de repréopposait même ses intérêts particuliers sentation nationale. D'après la loi proà ceux des autres ordres et au biep géné- mulguée à cet effet le 5 juin 1823, charal: l'orgueil des nobles aurait vivement cune des grandes divisions du royaume, souffert de l'obligation de siéger auprès telles que la Silésie, la Pomeranie, lo des bourgeois, et surtout des paysans, Brandebourg, la Westphalie, la province Quelquefois des scissions éclataient en-rhénane, Posen, la Saxe prussienne et tre les États et le souverain, et duraient la Prusse orientale ont des États comtrop longtemps pour la tranquillité du posés les uns de 3 États, savoir l'ordre pays. On en vit un exemple frappant en équestre, les citadins et les paysans; les Wurtemberg, au milieu du siècle dernier, autres de 4 États, les princes ou sei, sous le gouvernement du duc Charles, gneurs médiatisés composant le prequi marquait un profond mépris pour mier. Ces États sont chargés de délibérer les États du pays, en vain, empressés de sous la direction d'un commissaire du mettre un terme à ses prodigalités et à gouvernement sur les propositions qui bes vexations. Il leur reprocha en termes | leur sont faites, et ils ont la faculté d'exgrossiers leur importunité, leur igno- primer les væux et besoins du pays. Ils taace, leur méchanceté, et jeta en priz sont convoqués tous les trois ans au son le jurisconsulte doot ils suivaient les moins ; le gouvernement publie après la avis. En 1764, les États portèrent leurs session (quelquefois un an après la cloplaintes à la cour impériale, et Frédé- ture) sa réponse aux væux et demandes ric II intervint pour faire garantir au exprimés par les États. Leurs délibéraWurtemberg sa constitution civile et re- tions demeurent secrètes, à moins que ligieuse. Cependant en Prusse même les quelque membre ne leur donne de la Etats étaient à peu près nuls; le régime publicité hors du pays. On peut commilitaire de ce pays les avait fait sup- parer ces États aux conseils généraux des primer ou oublier, tandis qu'ils demeu- départements de la France, sauf l'égarèrent toujours en vigueur dans les di-lité des membres de ces conseils, égalité Verses provinces de l'Autriche, telles que qui n'existe pas dans les États provinciaux de Prusse, où une barrière est toujours et l'océan Atlantique; au sud, par le maintenue entre la caste nobiliaire et la golfe du Mexique; au sud-ouest, par le bourgeoisie. A l'exemple de la Prusse, Mexique, et à l'ouest par l'océan Pale gouvernement danois a introduit aussi cifique. La frontière du côté du nord-est des États provinciaux dans les contrées est encore en litige : les termes du traité de son royaume où ils n'existaient pas de 1783 entre l'Angleterre et les Étatsencore. Ces États au reste ont une utilité Unis désignent comme ligne de démarincontestable, en ce qu'ils expriment, cation des deux territoires a les montaquoique très imparfaitement sans doute, goes qui séparent les rivières dont les les veux du pays, quand il n'y a pas d'au- eaux coulent vers l'Atlantique de celles tre organe de l'opinion publique; mais il qui se jettent dans le Saint-Laurent; » est évident qu'ils ne sauraient remplacer et les Américains prétendent que la le systènue représentatif tel qu'il est or- chaine de montagnes indiquée par ces ganisé maintenant dans plusieurs grands mots est située au 48° de latitude, tanroyaumes de l'Europe, et qu'ils laissent dis que les Anglais la placent au 46° 30'. au gouvernement toute la responsabilité par une convention faite en 1818 pour de la législation.

D-G. dix ans, et renouvelée en 1827 entre ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ou les mêmes puissances, le pays entre les UNION ANGLO-AMÉRICAINE. On appelle montagnes Rocheuses et l'océan Pacifiainsi la vaste confédération d'états qui que reste ouvert aux deux nations. En forme la division du milieu de l'Amé- 1824, les États-Unis et la Russie conrique septentrionale; puissance d'une vinrent que les Russes ne formeraient origine récente, mais si avancée en civi. point d'établissements au sud, ni les lisation qu'on a cru pouvoir la présenter Américains au nord du 54° 40' de latià notre vieille Europe comme un état tude. D'après le traité fait avec l'Espague modèle. Quoi qu'il en soit de cette pré- en 1831, la frontière du côté du Mexique tention, il est impossible de méconnaitre commence à l'embouchure de la Sabine, l'importance de l'Union, qui, à ce titre, suit dans une partie de leur cours la réclame de notre part un examen ap- Sabine, la rivière Rouge et l'Arkansas, profondi et étendu. C'est à l'Amérique jusqu'au 42° de latitude, puis longe ce même que nous avons demandé les ma- parallèle jusqu'à l'océan Pacifique. Les tériaux pour la notice qu'on va lire*. États-Unis sont compris entre le 68° et

I. Géographie et statistique. Les le 127° de longitude occidentale, et le 25° États-Unis sont bornés au nord par la et le 49° de latitude septentrionale; ils Nouvelle-Bretagne, le haut et le bas Ca. contiennent plus de 2,000,000 de milles nada; à l'est, par le Nouveau-Brunswick carrés anglais (517,978,889 hectares).

(*) Le fond de cet article, traduit de l'anglais Si une ligne était tirée de l'embouchure par M. Léon Galais, a été emprunté au travail de la Sabine vers le nord jusqu'au Mistrès remarquable dont on a formé l'article Uni. souri, et de là vers l'extrémité méridioted States dans l'Encyclopædia Americana. Mais ce travail ayant été entrepris pour des lecteurs amé nale du lac Michigan, la portion de ricains, nous avons da l'abréger et en retran- l'est, quoique moindre que la moitié du cher les parties qui sont d'un intérêt moins gé- territoire total, comprendrait à peu près néral. M. Michel Chevalier , auteur des Lettres sur l'Amérique du Nord, publiées en 1836 (Paris

, toute la population; l'autre portion ap2 vol. in-8°), et dont la 3e édition vient de pa- partient presque entièrement aux Inrattre, a pris dans le même article plusieurs des diens. La ligne frontière des États-Unis tableaux les plus importants dont il a enrichi son

est en tout d'environ 9,550 milles ouvrage. Ce dernier nous a servi à compléter le travail américain. Nous n'avons pas négligé non (1536.8957 myriamètres), dont 3.650 plus les excellentes données placées en tête sont côte maritime. de l'ouvrage de M. Alexis de Tocqueville, De la

Cette vaste étendue de pays, fordémocratie en Amérique (Paris, 1836, 2 vol. in. 8°), et dont on trouvera ici, ainsi qu'au mot

mant la vingtième partie de tout le terrain Mississips, quelques extraits. L'ouvrage le plus habitable de notre globe, est partagée récent sur le pays qui nous ccupe est celui de miss Martineau, De la Société américaine, trad. leghanys et les montagnes Rocheuses, en

par deux chaines de montagnes, les Alde l'anglais par M. B. Laroche, Paris, 1838, a vol. in-8°.

J. H. S. trois grandes sections naturelles, savoir:

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