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le plan incliné qui penche vers l'Atlan- |lés de l'immense bassin compris entre tique, la vallée du Mississipi, et la pente les deux chaines ont à peu près la même qui descend vers l'océan Pacifique. La inclinaison, et que les rivières descenbauteur moyenne des Alleghanys (voy.) dant des montagnes Rocheuses sont aussi n'est que de 2,000 à 3,000 pieds, dont susceptibles de navigation que celles qui une moitié représente l'élévation des viennent des Alleghanys. A l'ouest des montagnes au-dessus de leur véritable montagnes Rocheuses, la déclivité du base, et l'autre, l'élévation du pays terrain est plus rapide que dans les ausur lequel elles reposent au-dessus du tres parties. Cette coatrée encore peu niveau de la mer. Le terrain atteint à connue n'est point habitée par les blancs : cette hauteur par une pente presque il n'y vient guère que des vaisseaux imperceptible, d'un côté, à partir de marchands et des chasseurs; elle est gél'Océan, jusqu'à 200 ou 300 milles néralement appelée Oregon (voy.). dans les terres, et de l'autre, depuis le Quant à la nature du sol, le territoire lit du Mississipi, jusqu'à une distance à des États-Unis peut se diviser en cinq peu près égale. Une élévation graduelle grandes classes : 1° celui des états de la de 1,000 à 1,200 pieds sur une surface Nouvelle-Angleterre, à l'est de la rivière borizontale de 200 ou 300 milles don- Hudson. Le terrain y est en général serait, du côté de l'est, une élévation pierreux, de peu de profondeur, stérile moyenne de 3 à 4 pieds par mille, et une en beaucoup d'endroits, et plus propre de 2 à 3 pieds du côté de l'ouest, si l'on au pâturage qu'au labour; 2° toute la tient compte de l'élévation du lit du Mis-côte, depuis l'Ile-Longue (Long-Island) sissipi au-dessus du niveau de la mer. jusqu'à l'embouchure du Mississipi, sur La douceur de cette pente est d'un im- une largeur qui varie de 30 à 100 milles. mense avantage pour la navigation inté- A l'embouchure des grandes rivières les rieure : aussi voit-on les tleaves Missis- marées montantes envahissent cette bande zipi, Ohio et Alleghany servir à faire de terrain jusqu'à sa limite intérieure. Ce monter les navires, sur un plan incliné, sol sablonneux est à peine susceptible de jusqu'à une hauteur de 1,200 à 1,400 culture et ne produit que des pins, expieds, sans le secours de canaux ni d'écepté sur les bords des rivières et dans duses. La seconde chaine qui traverse les endroits marécageux où l'on récolle les Etats-Unis est celle des montagnes du riz; 3° la partie comprise entre le Rocheuses (Rocky mountains) à l'ouest; bord le plus élevé de la plaine sablonlear crête est plus élevée que celle des neuse et le pied des Alleghanys ayant Alleghanys, mais aussi elles sont plus de 10 à 200 milles de largeur : la terre Hoignées, d'un côté, de l'océan Pacifi-y est fertile et généralement labouraque, et de l'autre du Mississipi. La dis- ble; 4° les vallées comprises entre les tance du Mississipi à l'océan Pacifique, différentes montagnes formant la chaine av 40° de latitude, est d'environ 1,500 des Alleghanys, lesquelles offrent un sol milles, et les montagnes Rocheuses, qui varié, plus riche encore que le précécouronnent la pente graduelle, s'élèvent, dent; 5° la vaste contrée à l'ouest des i l'exception de quelques pics isolés, à Alleghanys, assise sur un fond calcaire, une heuteur d'environ 9,000 pieds. bien arrosée, d'une fécondité inépuisaCette élévation est à peu près le triple ble, et présentant peut-être une aassi de celle des Alleghanys; mais il est à grande proportion de sol de première remarquer que le Mississipi, réservoir qualité qu'aucun autre pays du monde. commun des eaux qui descendent des Les parties de l'ouest et du nord de la deux chaines de montagnes, est trois vallée du Mississipi, longeant le pied des fois plus éloigné de la plus haute que de montagnes Rocheuses et formant une la plus basse, de sorte que les deux cô surface de plusieurs centaines de milles

dans les deux sens, sont un désert de vak: etimée dans notre article ALLEGHANYS, l'état de nature, le terrain qui penche

Ce serait beaucoup plus que ce qu'on l'a- sable presque entièrement stérile. Dans taas l'aplication qu'on ajoute ici immédiate

S. vers l'Atlantique était couvert par une

mest.

comme

épaisse forêt qui s'étendait aussi sur une mille marais, s'égarent à chaque instant grande partie de la contrée que traverse au milieu d'un labyrinthe bumide qu'ils le Saint-Laurent*, jusqu'à 55° de latitu- ont créé, et ne gagnent enfin qu'après de septentrionale, sur presque toute la d'innombrables circuits les mers polaivallée du Mississipi à l'est de cette ri- res. Les grands lacs qui terminent cette vière et même à l'ouest jusqu'à 50 ou première région ne sont pas encaissés, 100 milles de distance. De cette im- comme la plupart de ceux de l'ancien mense forêt, l'une des plus vastes du monde, dans des collines ou des rochers. globe, restent encore les dix-neuf ving-Leurs rives sont plates et ne s'élèvent tièmes, les efforts de l'homme n'ayant que de quelques pieds au-dessus du nifait jusqu'ici sur son domaine que des veau de l'eau. Chacun d'eux sorme donc invasions partielles. Elle est bornée à une vaste coupe remplie jusl'ouest par une contrée encore plus éten- qu'aux bords; les plus légers changedue, mais d'un caractère tout différent, ments dans la structure du globe précisavoir, la partie couverte d'herbe ou la piteraient leurs ondes du côté du pole prairie, qui s'étend indéfiniment, à l'ouest ou vers la mer des tropiques. de la forêt , sur toute la ligne, depuis le «La seconde région est plus accidentée golfe du Mexique jusqu'aux dernières et mieux préparée pour devenir la delimites septentrionales du continent. Les meure permanente de l'homme; deux deux contrées n'ont point de démarca- longues chaines de montagnes la partation déterminée et s'envahissent souvent gent dans toute sa longueur: l’une sous l'une l'autre, de manière à confondre le nom d’Alleghanys suit les bords de leurs traits respectifs.

l'océan Atlantique; l'autre court paralPour rendre plus claire l'idée qu'on lèlement à la mer du Sud. peut se former, d'après ce qui vient « L'espace renfermé entre les deux d'être dit, de l'aspect général des États-chaines de montagnes comprend 228,843 Unis et de sa configuration naturelle, lieues carrées *. Ce vaste territoire ne surtout sous le rapport hydrographique, forme cependant qu'une seule vallée, nous transcrirons ici un court passage du qui, descendant du sommet arrondi des livre de M. A. de Tocqueville (t. I, 1. 1.). Alleghanys, remonte sans rencontrer

« Deux vastes régions divisent l'Amé- d'obstacle jusqu'aux cimes des montarique du Nord d'une manière presque gnes Rocheuses. égale. L'une a pour limite au septentrion « Au fond de la vallée coule un fleuve le pôle arctique; à l'est, à l'ouest, les immense; c'est vers lui qu'on voit accoudeux grands océans; elle s'avance ensuite rir de toutes parts les eaux qui descenvers le midi, et forme un triangle dont dent des montagnes : jadis les Français les côtés irrégulièrement tracés se ren- l'avaient appelé le fleuve Saint-Louis en contrent enfin au-de-sous des grands lacs mémoire de la patrie absente; et les Indu Canada. La seconde commence où fi- diens, dans leur pompeux langage, l'ont nit la première, et s'étend sur tout le nommé le Père des eaux ou le Missisreste du continent. L'une est légèrement sipi. inclinée vers le pôle, l'autre vers l'équa- « Le Mississipi prend sa source sur les teur. Les terres comprises dans la pre- limites des deux grandes régions dont mière région descendent au nord par une j'ai parlé plus haut, vers le sommet du pente si insensible qu'on pourrait pres plateau qui les sépare. que dire qu'elles forment un plateau. « Près de lui pait un autre fleuve ( la Dans l'intérieur de cet immense terre- rivière Rouge), qui va se décharger dans plein, on ne rencontre ni hautes monta- la mer polaire. Le Mississipi lui-même gnes ni profondes vallées. Les eaux y semble quelque temps incertain du cheserpentent comme au hasard ; les fleuves min qu'il doit prendre : plusieurs fois il s'y entremêlent, se joignent, se quittent, se retrouvent encore, se perdent dans (*) 1,341,619 milles angl. réduits en lieues de

2,000 toises. Voir Darby, View of the United States. (") Voy. l'article relatif à ce grand fleuve et Sa superficie est donc environ six fois plus grande colul sur les deux Canadas.

S, que celle de la France (35,181 lieues carrées ),

revient sur ses pas, et ce n'est qu'après au monde. Leurs baies les plus larges sont avoir ralenti son cours au sein des lacs celles de Passamaquoddy, de Massachuet des marécages qu'il se décide enfin et setts, de Delaware et de Chesapeake. trace lentement sa route vers le midi, Les principaux détroits sont ceux de

« Tantôt tranquille au fond du lit ar. Long-Island, d’Albemarle et de Pamlico. gileux que lui a creusé la nature, tantôt Les plus grands lacs situés en entier dans gonflé par les orages , le Mississipi arrose les États-Unis sont le Michigan et le plus de 1,000 lieues (2,500 milles an- Champlain; les grands lacs supérieurs, glais) dans son cours.....

Huron, Érié et Ontario, sont en par« La vallée que le Mississipi arrose tie dans les États-Unis et en partie semble avoir été créée pour lui seul; il y dans les possessions américaines britandispense à volonté le bien et le mal et il niques. Le pays est entrecoupé par un en est comme le dieu. Aux environs du grand pombre de rivières qui, outre les fleuve la nature déploie une inépuisable avantages qu'elles procurent pour la nafécondité; à mesure qu'on s'éloigne de vigation intérieure, sont encore d'une ses rives, les forces végétales s'épuisent, grande utilité pour faire mouvoir les males terrains s'amaigrissent, tout languit chines. Quelques-unes des principales ou meurt. Nulle part les grandes convul- sont: parmị celles qui se jettent dans sions du globe n'ont laissé de traces plus l'Atlantique, le Connecticut, parcourant évidentes que dans la vallée du Mississipi; 410 milles jusqu'à son embouchure, le l'aspect tout entier du pays y atteste le Hudson, 324 milles, la Delaware, 300, travail des eaux....

le Polomac, 620, la Savannah, 700, etc.; - La vallée du Mississipi est, à tout parmi celles qui se rendent au golle du prendre, la plus magnifique demeure que Mexique, l'Appalachicola, 500 milles, Die ait jamais préparée pour l'habita- l'Alabama, 450, le Tombeckbee, 450, tion de l'homme, et pourtant on peut le Mississipi, 3,000; parmi les rivières dire qu'elle ne forme encore qu'un vaste tributaires du Mississipi, la rivière désert.

Rouge, 1,500 milles, l'Arkansas, 2,150, Sur le versant oriental des Allegha- la rivière Blanche, 1,300, le Missouri, Dys, entre le pied de ces montagnes et 3,100, l'Ohio, 1,350, le Tennessee, l'océan Atlantique, s'étend une longue 1,100; parmi celles qui coulent à l'ouest bande de roches et de sables, que la mer des montagnes Rocheuses, la Colombie, semble avoir oubliée en se retirant. Ce 1,500 milles, le fleuve Louis, 900, le territoire n'a que 48 lieues de largeur Clarke, 900. Voy. Mississipi, Missouri, moyenne, mais il comple 390 lieues de Hudson, Delaware, Ou1o. longueur. Le sol, dans cette partie du con- Quant au climat, dans la partie du tinent américain,de se prête qu'avec peine nord des États-Unis, entre le 42° et le aux travaux du cultivateur. La végétation 45° de latitude, l'hiver est rigoureux y est maigre et uniforme.

pendant trois ou quatre mois; durant « C'est sur cette côte in hospitalière cette saison, la neige est assez abondante que se sont d'abord concentrés les efforts pour qu'on puisse faire usage de traide l'industrie humaine. Sur celte langue neaux, et la glace sur les Oeuves est asde terre aride sont nées et ont grandi sez forte pour porter les chevaux et les les colonies anglaises qui devaient deve- chariots, Dans l'été, la chaleur est très nir un jour les États-Unis d'Amérique. intense pendant cinq ou six semaines. C'est encore là que se trouve le foyer de Dans la partie du sud des états de Newla puissance, tandis que sur les derrières York, de Pennsylvanie, de New-Jersey s'assemblent presque en secret les vérita- et de Maryland, l'hiver est aussi froid, bles éléments du grand peuple auquel mais plus court; l'été est à peu près le appartient sans doute l'avenir du conti-même que dans les états du nord. Dans Deol. »

ceux du sud, comprenant la Virginie, Surune étendue de plus de 3,000 milles les Carolines et la Géorgie, le froid dide côtes, les États-Unis possèdent quel: minue dans une proportion assez régugraranes des plus belles rades qu'il y ait Ilière à mesure qu'on avance vers l'équa

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teur; et au sud du Potomac on ne voit tandis que dans la partie nord-ouest de guère de neige que dans les montagnes. l'Europe elle n'est que d'environ 31.2 Les vents qui règnent principalement pouces; cependant le nombre des jours sont le vent de nord-ouest, celui de sud- pluvieux est beaucoup plus grand dads ouest et celui de nord-est. Le premier, cette dernière partie du monde que dans qui domine pendant l'hiver, est de beau- la première, mais les pluies sont beaucoup le plus froid et le plus sec; mais le coup plus fortes aux États-Unis qu'en long de la côte de l'Atlantique, où il ren- Europe. contre des nuages et des courants d'un Les États-Unis produisent une imair plus chaud, il produit de la neige, mense variété de végétaux; quelquesde la grêle et quelquefois de la pluie; uns cependant sont communs à toutes sur les bords du Mississipi et de l'Ohio, les parties de l'Union. Le mais ou blé il engendre de la pluie pendant l'hiver des Indes, plante indigène de l'Amériet des orages pendant l'été. Le vent du que, se cultive depuis le Maine jusqu'à sud-ouest domine en été, et est plus la Louisiane, mais réussit le mieux dans constant à l'ouest des Alleghanys que les états de l'ouest et du centre. Il est sur la côte de l'Atlantique; on dit qu'il moins sensible que le blé aux différences règne toute l'année dans la vallée du Mis- du sol ou d'exposition, et produit gésissipi, à l'exception de deux mois, vers néralement le double; on a vu des terres l'époque du solstice d'hiver. Le vent de de première qualité en donner jusqu'à nord-est, traversant une grande étendue 100 bushels (36.34 hectolitres) par acre. de mer, apporte sur toute la côte de l’At- On cultive aussi le blé d'une extrémité à lantique le froid et l'humidité; sa direc- l'autre de l'Union; mais il est d'une quation est souvent modifiée par les monta- lité supérieure dans les états du milieu gnes, et l'espace sur lequel il souffle est el dans ceux de l'ouest. Les récoltes de quelquefois marqué par la neige qu'il ydé- l'année 1830 donnèrent, farine de blé, pose. Lorsque des colonies d'Européens 2,851,876 barils ; farine de seigle, commencèrent à s'établir dans l'Améri- 41,351 barils; farine de mais, 35,070 que du Nord, on ne tarda pas à s'aper- barils. La culture du tabac s'étend du cevoir que la température, à une latitude Maryland, situé au 39° de latitude, jusdonnée, y était beaucoup plus basse que qu'aux états de l'ouest, au sud de l'Ohio; celle d'un lieu situé à la même latitude cette plante constitue le principal trafic en Europe. M. de Humboldt a cherché du Maryland et de la Virginie. Le sol et le à rattacher le système de climats de l'an- climal favorables au coton se trouvent cien monde à celui du nouveau en dé- en-deçà du 37° de latitude ; il se cultive terminant à tous les dix degrés de lati- principalement du Roanoke à la rivière lude, sous différents méridiens dans les Sabine, et forme le négoce des états du deux continents, un petit nombre d'en- sud-ouest. Le riz, qui demande une droits dont la température moyenne a été grande chaleur et un sol marécageux, constatée avec exactitude, et en suppo- se cultive beaucoup dans les deux Casant que des lignes de chaleur égale, ou rolines, la Géorgie, la Louisiane, et juslignes isothermales, passent par ces qu'à Saint-Louis, dans l'état de Mispoints pris comme autant de jalons qui souri. La canne à sucre se plait dans les en marquent la direction. Les observa- endroits chauds et bas : on la cultive tions faites à ce sujet ont prouvé qu'en beaucoup à présent dans la Louisiane; avançant de 70 degrés, soit à l'est, soit en 1829, il y avait dans cet état 691

y à l'ouest, on remarque une altération sen- plantations, dont le produit s'élevait à sible dans la chaleur de l'atmosphère. 81,000 hogsheads, chacun de 1000 liA New-York on trouve l'été de Rome vres pesant. — Les animaux domestiques et l'hiver de Copenhague, à Québec l'été sont les mêmes que ceux d'Europe, et le de Paris et l'hiver de Saint-Pétersbourg. climat leur est favorable. Parmi les aniSelon les observations de Darby, la quan- maux sauvages, il y en a qui portent le tité moyenne de pluie qui tombe par an même nom que ceux de l'ancien contiaux États-Unis est d'environ 37 ; pouces, 1 nent, quoiqu'ils en diffèrent dans leurs

le ra

traits principaux. Quelques-uns des plus 319,576 personnes libres de couleur, et remarquables sont le bison, impropre- 2,009,050 esclaves. En 1820, le total ment appelé buffalo, le cougar ou puma, ne s'élevait qu'à 9,638,166 : les dix derpareillement nommé à tort panthère, le nières années ont donc fourni un accroischat sauvage, le lynx, le mouton des sement de 33.4 pour cent, réparti sur montagnes Rocheuses, l'élan, la moose différents états dans la proportion indiou daim d'Amérique, le castor, l'oppos-quée par le tableau de la page suivante. sum, etc., etc. Les oiseaux , très nom- Les états qui contiennent le plus breux, sont la dinde sauvage,

d'esclaves sont : la Virginie, population mier, l'oie, le cygne, le canard sauvage,1,211,405, nombre des esclaves 469,757; la caille, l'aigle, l'oiseau moqueur, le co

la Caroline du Sud, population 581,185, libri, etc.; quelques-uns sont remarqua- esclaves 315,401; Caroline du Nord, pobles par la richesse de leur plumage, pulation 737,987, esclaves 245,601; d'autres par la mélodie de leur chant, la Géorgie, population 516,823, esclaves d'autres enfin par l'excellence de leur 217,531, etc. D'autres états ne renferchair. Parmi les reptiles se trouvent l'al- ment que fort peu d'esclaves : ainsi ligator, la tortue, les serpents, etc. la Peonsylvanie, sur une population de Le règne minéral n'est pas moins riche : 1,348,233 individus, ne compte que le fer, le charbon de terre, la chaux et 403 esclaves; New-York, sur 1,918,608, le sel y existent en grande abondance; n'en a que 76. Enfin, dans plusieurs aul'état de Missouri possède des mines de tres, tels que Maine, New-Hampshire, plomb inépuisables; enfin, on vient de Vermont, Massachusetts, il n'y en a point trouver de l'or en quantités considéra- du tout. bles dans quelques-uns des états du sud. Le recensement de 1830 fournit, par

Les États-Unis sont divisés politique- rapport à la densité et à la répartition ment en vingt-quatre états ( states ), trois de la population, les données suivantes : lerritoires (territories), et un district (dis. nombre des habitants par mille carré trict), celui de Colombie, tous situés à l'est dans les États-Unis, pris ensemble, 16; do Mississipi , à l'exception de la Loui- dans les états de la Nouvelle-Angleterre, siane, do Missouri et de l'Arkansas. Les 20.9; dans ceux du milieu , 36.3; dans élats sont : Maine, New Hampshire, ceux du Sud, 7; en Massachusetts, 81; Permont, Massachusetts , Rhode-Is- en New-York, 41.5; en Pennsylvanie, land, Connecticut ( communément ap- 30.6; en Ohio, 24; en Illinois, 3; dans les pelés états de l'est ou états de la Nou- états de l'Ouest, 11. En Angleterre la denrelle - Angleterre), New-York, New- sité de la population est d'environ 230 Jersey, Pennsylvanie, Delaware (états personnes par mille carré, en France de da milieu), Maryland, Virginie, Caro- | 160, et en Allemagne de 100 à 200.-Le line du Nord, Caroline du Sud, Géorgie, nombre des Indiens répandus sur le terAlabama, Mississipi, Louisiane ( états ritoire des États-Unis était estimé, en da sad), Tennessee, Kentucky, Ohio, 1830, à 313,000, dont plus de 215,000 Indiana , Illinois et Missouri (états de habitaient la contrée à l'ouest de la parl'onest). Les territoires sont la Floride, lie occupée par les blancs; mais, depuis te Michigan et l'Arkansas*. Les régions cette époque, des mesures ont été mises à l'ouest du Missouri et du lac Michi- à exécution pour transplanter les tribus gan n'ont que peu d'habitants et ne for- indiennes de l'intérieur dans une conmest point de gouvernements séparés. irée sur la frontière occidentale du terLa partie habitée du pays est d'environ ritoire d’Arkansas, et nous n'avons au800,000 milles carrés anglais, et lors du cune doonée certaine sur le nombre des recensement officiel de 1830 la popula- Indiens qui restent aujourd'hui dans tion totale était de 12,858,670 individus

, les portions colonisées des États-Unis. sur lesquels il y avait 10,530,044 blancs, Beaucoup d'entre ces derniers sont telle.) D'après M. Micbel Chevalier, l’Arkansas a été rait plus de justesse à les désigner sous

ment mélangés avec les noirs qu'il y auelevé au rasg d'état en 1836 ; le même avantage devait étre accordé au territoire

de Michigan. S.

le nom d'hommes de couleur que sous

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