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lippe et d'Alexandre; mais ce dernier auteurs soutenaient qu'Eumolpus était n'était plus là pour enchainer leur vo- le père de Céryx, et qu'ainsi la race des lonté : aussi Eumènes ne put-il leur assi- (eryces avail une commune origine avec gner à son gré des quartiers d'hiver. La celle des Eumolpides, que nous n'appellutte dura plusieurs années : le brave Eu- lerons pas les descendants d'Eumolpus, mènes suivit le satrape rebelle dans l'in- mais les membres de la maison dont il térieur de l'Asie et soutint avec vigueur, fut le chef. Suivant la fable, Eumolmalgré les embarras que lui suscitait pus était fils de Poseidon (Neptune) et Peucestas, chef de sa cavalerie, la cau- de Chioné. Il fit avec Éleusis la guerse des deux jeunes rois. On en viot à re contre Érechthée. Thucydide et Platon une bataille décisive en Gabiène, l'an nous en parlent. Érechthée était sop bis315 av. J.-C.: Eumèpes mit d'abord en aïeul, car il avait pour fille Orithya, déroute l'armée d'Antigone; mais ce der- femme de Borée, et celle-ci fut la mère nier, profitant de la trahison de Peuces- de Chioné, en sorte qu'Eumolpus se rattas , tourna la phalange macédonienne et tachait par la naissance aux rois athéniens s'empara du dépôt où les Argyraspides de la race de Cécrops. Ainsi que le fait plaçaient ordinairement leurs familles et observer M. Creuzer, c'est là sans doute leurs richesses. Il leur offrit ensuite de une tradition ou une généalogie de conleur tout rendre s'ils voulaient lui li- ciliation pour expliquer d'une manière savrer Eumènes : ces vétérans de l'armée tisfaisante l'origine des mystères d'Éleud'Alexandre consentirent à cette hon- sis (voy.); mais il y a nécessairement un teuse transaction. Après quelques hé- fond historique, autrement Thucydide sitations, Antigone fit égorger Eumènes. n'eût point parlé de cette guerre. Érech

Ainsi périt , à l'âge de 44 ans, ce grand thée y périt, et de même le fils d'Eumolhomme, auquel était promis un brillant pus. La paix sut conclue à condition avenir. A toutes les qualités du guerrier qu'Eumolpus et sa race exerceraient et de l'homme d'état il joignait une la juridiction sur les crimes commis droiture, une élévation de caractère qui contre la religion et le sacerdoce suprême, le mettaient au-dessus de tous ses rivaux. mais qu'Érechthée et ses descendants Ceux-ci, délivrés de son opposition, firent conserveraient la royauté. Euripide avait mourir bientôt après Olympias, les jeu fait de celte guerre un sujet de tranes rois et leurs mères, et prirent eux- gédie, et elle était bien propre à cela, mêmes la couronne, après avoir parlagé puisqu’Érechthée immola sa fille Persédéfinitivement entre eux le vaste em- phone pour apaiser les dieux. Les sours pire créé par le génie d'Alexandre. de l'infortunée jeune fille ne voulurent

On trouve la vie d'Eumènes dans point lui survivre et s'immolèrent ellesPlutarque et dans Cornelius Nepos. On mêmes. Ces expiations passèrent ensuite consultera aussi avec fruit l'ouvrage de dans la famille des Eumolpides; le glaive Mannert intitulé Geschichte der unmit- des guerriers devint le couteau du sacritelbaren Nachfolger Alexanders, Leipz., ficateur. Précédemment, Érechthée avait 1787, in-8°

J. L-T-A. sacrifié aux puissances souterraines, et EUMÉNIDES, voy. FURIES. l'une de ses filles s'appelait Chthonia. On

EUMOLPUS. Úne tradition le faisait retrouve jusque dans la naissance d'Endescendre de Triptolème; elle ajoutait molpus l'idée d'alliance de l'eau et de la que, le premier, il avait institué les mys- terre, puisque sa généalogie se rattache tères d'Eleusis. On n'accordait pas tou- aux Érechthides ou hommes de la terre et tefois que ce fut le même qu'Eumolpus qu'il est fils de Neptune. Les sacrifices de Thrace, car il ne fallait pas que la ci- s'adressaient sans doute aussi à Proservilisation d'Athènes eût une source étran- pioe, la déesse des profondeurs, fille gère: les prétentions de l'orgueil national de Neptune, qui pouvait arrêter les fane le permettaient pas. Cependant les reurs de son père. La transaction qui traditions qui, pour consacrer cette ma- termine la guerre a encore le même sens. nie, faisaient naitre un autre Eumolpus, Les EUMOLPIDES rapportaient leur étaient loin d'être aussi générales.D'autres origine à Musée, fils d'Eumolpus, et,

comme il avait pour mère la lune, ses historien. Il écrivit une histoire des Cédescendants se disaient médiateurs entre sars en 14 livres, depuis Claude II, la lumière et les penchants matériels, con 268 ans après J.-C, jusqu'au règne des docteurs on guides des mystères (mysta- fils de Théodose, Arcadius et Honogogues), chanteurs par excellence (Eu- rius, en 407. Il n'en reste que quelques Poxo). Les Thesmophories (vor.), fêtes fragments. Cet ouvrage, écrit sous l'inathéniendesinstituées 1568 ans av.

v. J.-C., spiration d'un sentiment paien si viofurent aussi confiées à la direction des lent que l'auteur fut forcé de publier Eumolpides. A Éleusis, l'hiérophante une seconde édition corrigée , devait était de la branche ainée de cette race contenir sur la lutte religieuse du ive (T. IX, p. 344; il introduisait les néophy- siècle des renseignements précieux, et tes dans le temple, il les initiait. Il fallait c'est ce qui rend sa perte infiniment reque ses mæars fussent sévères et qu'il se grettable. Les vies des philosophes ont vouåt an célibat; on ve parvenait à ce de-été publiées avec une version latine par gré suprême qu'à un åge fort avancé et Jonghe (Junius), Anvers, 1568, in-8°, et qo'après avoir traversé tous les degrés du par Commelin, 1596, in-8°, mais d'asacerdoce. L'hiérophante était nommé à près des manuscrits défectueux. La seule vie; il avait un trône et un diadème, et bonne édition d'Eunape est celle de l'op exigeait de lui une belle voix. Voir M. Boissonade, Amsterdam, 1822, 2 Sainte-Croix sur les Mystères du paga- vol. in-8°; elle contient la vie des sonisme, et les Religions de l'antiquité par phistes et les fragments d'histoire, avec M. Gaigniaut (Creuzer). P. G-Y. un excellent commentaire. M. Cousin a

EUNAPE, de Sardes en Lydie, 10- publié sur Eunape et sur cette édition rissait au commencement du ve siècle. dans le Journal des Savants, 1826 et Élevé dans la religion paienne par le so- 1827, quatre articles fort instructifs qui pbiste Chrysanthe, son parent, grand se retrouvent dans les Nouveaux Fragpontife de la Lydie, il fut, comme lui, ments philosophiques (Paris, 1828) du l'ennemi du christianisme. A l'âge de même auteur.

F. D. seize ans, il alla achever ses études à EUNUQUES. Ce mot et l'origine de Athènes, qui était encore la métropole l'état qu'il désigne ont été expliqués à de la littérature et de la philosophie. l'article Castration, et à l'article CasÉtant arrivé gravement malade, il ytratil a été dit quel parti on a cherché à trouva l'hospitalité la plus généreuse tirer pour la musique d'une opération dans la maison de Procrésius, sophiste monstrueuse et infâme. Ici, c'est seulecélèbre qui le soigna et l'aima comme un ment sous le rapport historique que fils. Après cinq ans de séjour et d'étu- nous voulons parler des eunuques, dont des à Athènes, il se disposait à partir pour le nom grec, composé de suvr, couche, l'Égypte, voyage obligé de tous les phi- et de éxw, j'ai, j'occupe, signifie gardien losophes d'alors, lorsqu'il fut rappelé en du lit, et rappelle le service des eunuLydie par sa famille. C'est là qu'à la ques près des femmes mariées des Oriendemande de Chrysanthe, son maitre, il taux riches ou puissants.

S. écrivit, pour glorifier la philosophie Déjà dans le livre de Job il est quespaienne, les vies des philosophes et so- tion des eunuques. Ammien Marcellin phistes deson temps. Cette biographie con- et Justin assurent que Sémiramis, la pretient vingt-trois potices dont quelques-mière , songea à priver des hommes des unes sont assez détaillées. Le style en est organes de la virilité pour les mieux as incorrect et prétentieux; on y trouve les servir dans sa cour. Des aberrations reopinions les plus superstitieuses et d'ar-ligieuses avaient aussi introduit la casdentes préventions contre les chrétiens.tration parmi les galles ( voy.), prêtres Néanmoinsc'est un ouvrage fort utile pour de Cybėle. De temps immémorial, les l'histoire philosophique et littéraire, et eunuques ont servi à garder les femmes la principale autorité pour le néoplato- dans les sérails de l'Orient, et à remplir nisme de cette époque. Outre sa qualité près des souverains ou des riches seide sophiste, Eunape était médecin et goeurs des contrées asiatiques les fonctions les plus intimes de la domesti- parce qu'ils avaient la cruauté de faire cité. Quelquefois ils acquirent, par des eunuques non-seulement ceux de lenr moyens honteux et par des complai- secte, mais lous ceux qu'ils renconsances odieuses, un grand ascendant traient. On les nommait aussi Palésur leurs maitres, comme Bagoas sur siens, à cause de l'Arabe Valésius, leur Alexandre, Sporus sur Néron, Photin chef. Même aujourd'hui, il existe encore sur le Ptolémée qui fit périr Pompée, en Russie une secte d'Origenistes praPhilétère sur Lysimaque, Ménophile sur tiquant cet indigne usage.

A. S-R. Mithridate, etc. Lorsque les empereurs

EUPHÉMISME, mot grec composé romains imitèrent le luxe et la molle et de &ů, bien, et de onui, je dis. L'eusuperbe étiquette des despotes orien- phémisme voile, par l'expression, des laux, ils eurent aussi des eunuques dans idées tristes, odieuses ou déshonnêtes; leur palais. Pour n'en citer qu'un exem- c'est la figure favorite des bienséances. ple, nous rappellerons cet Eutrope qui, Grâce au déguisement qu'elle opère, l'éaprès de ridicules et imaginaires ex- crivain de goût ne choquera jamais son ploits, souilla de son nom les fastes con- lecteur; l'orateur surtout lui emprunsulaires sous le faible Arcadius, fils de tera les tours les plus heureux; le poète, Théodose, et finit par une mort miséra- des images pleines de chasteté et de réble. Peu d'eunuques montrèrent du gé- serve. Les anciens en ont fait un frénie ou de la vigueur d'âme; ou cite ce- quent usage, eux qui pensaient, aveupendant Favorinus le philosophe; Aris-glés par la superstition, qu'articuler certonicus, général de l'un des Ptolémée; tains mots pouvait attirer quelque Narsès, qui livra l'Italie aux Lombards; malheur. De là cette recommandation Haly, grand-visir de Soliman.

d'être favorable de la langue (favete En général, on a remarqué que les linguis), faite au commencement de leurs eunuques ont tous les caractères de la fai- cérémonies. La délicatesse de l'euphéblesse : ils sont souples, menteurs, lâches misme n'appartient pas seulement aux et méchants. A Rome, ils ne pouvaient pas civilisations avancées : on trouve cette servir de témoins; l'Église les repousse figure dans la Bible et dans Homère, du ministère des autels. Origène (voy.), et c'est à tort que Mme Dacier a traduit en interprétant d'une manière trop lit- κείτον Πάτροκλος (., ch. Χν111, ν. 20) térale un passage de saint Matthieu*, par Patrocle est mort. Aignan a mieux où il est parlé de ceux qui se font eu- senti cet euphémisme d'Antiloque : nuques pour le royaume des cieux, avait

Patrocle est sor la poudre, etc. armé ses propres mains contre lui-même. Il eut des imitateurs excités par un faux C'est ainsi que dans la tragédie de Rayzèle de perfection. A l'exemple du con- nouard la terrible catastrophe des Temcile de Nicée, les empereurs ont souvent pliers nous est annoncée par ces mots : publié des défenses très rigoureuses de

Mais il n'était plus temps... les chants avaieat faire des eunuques ou d'accomplir sur cessé. soi-inême celte cruelle mutilation. Tavernier dit qu'au royaume de Bou

Certaines idées ont nécessairement tan on fait tous les ans 20,000 eunu

recours à cette figure pour se produire ques qu’on envoie vendre en divers pays; en bonne compagnie. Molière fait dire mais on sait que les récits de ce voyageur

à Béralde, dans le troisième acte du ne sont pas toujours dignes de foi. On Malade imaginaire : « Allez, monsieur, en fait encore aujourd'hui, soit en Sy

on voit bien que vous n'avez pas accourie, soit en Perse, soit en Afrique; et

lumé de parler à des visages. » On eût leur prix varie selon que l'opération a

justement sifflé le mot propre. Trop été plus ou moins complète.

souvent l'euphémisme sert à déguiser des Il y eut, dans le 1e siècle, une pensées licencieuses. L'auteur qui se secte d'hérétiques nommés eunuques, respecte doit suivre scrupuleusement le

précepte de Quintilien : Non-seulement (") Matth. xix, 11.12.

l'expression, mais l'idée de sera jamais

obscene (obscenitas non à verbis tan- , rivé au bout de la tige de verre, il tum abesse debet, sed a significatione). y a une interruption qu'une main ha

J. T-v-s. bile parvient cependant à rendre presEUPHONE, instrument de musique que imperceptible. Au reste, le jeu de cet i frottement, inventé en 1789 par Chlad- instrument exige beaucoup de délicatesse. ni ( voy.), qui n'en acheva la construc- Les personnes qui désireraient plus de tion qu'en 1790, ce qui explique la dif- détails sur la construction de l'euphone férence de date qu’on assigne à cette in- trouveront des renseignements complets, reation. Perfectionné successivement par accompagnés de planches, dans l'ouvrage l'auteur, l'euphone, dont la forme pri- de Chladni intitulé Beitræge zur praknitive était celle d'un petit bureau ou tischen Akustik, etc. (Matériaux relatifs à secrétaire, consistait en une caisse carrée l'acoustique pratique et à la théorie de la d'environ trois pieds de longueur et haute construction des instruments, Leipzig, d'un pied huit pouces. Quant au mé- 1821, in-8°). canisme, Chladni en a fait longtemps un En 1822, Chladni a construit un noumystère; ce n'est qu'en 1821 qu'il se dé-vel euphone dans un système tout diffécida d'en publier la description, dont rent. La table d'harmonie, avec les tiges voici le résumé.

métalliques, était disposée horizontaleL'intérieur de l'instrument se compose ment et se trouvait en dessous des tiges d'ade rangée de tiges de fer fixées en de verre. Cette disposition avait permis deux endroits à la table d'harmonie, qui de diminuer le volume de l'instrument se trouve posée verticalement dans le sans nuire à la qualité du son. Il en a fond. Ces tiges, au nombre de 42, sont donné la description dans la Gazette mude différentes longueurs et vont en dimi-sicale de Leipzig, t. XXIV, p. 824 et beant de manière à donner l'échelle chro- suivantes.

G. E. A. matique de trois octaves et demie. Ce EUPHONIE, mot grec signifiant nombre peut varier selon l'étendue que son agréable (de zů, bien, et persi, voix, l'on veut donner à l'instrument, et Chlad-son). L'euphonie est le résultat de la ni lui-même en a construit un à 49 ti- douceur des sons dans la succession des ges, c'est-à-dire de quatre octaves. A syllabes. La délicalesse de l'oreille s'ofchacune de ces tiges de fer correspond fense de tout ce qui blesse l'harmonie. une tige de verre de la grosseur d'un Aussi, dans la plupart des langues, tayau de baromètre, qui y est attachée voyons-nous une tendance à éviter l'hiapar un bout dans le milieu, de manière tus (voy.) ou la rencontre des voyelles à à former avec elle un angle droit. Cette la fin et au commencement des mots qui rangée horizontale de tiges de verre, tou- se suivent. Au lieu d'etrool ávòpės, Déles de même grandeur, forment pour mosthène dit elxoolv åvòpės ; au lieu de ainsi dire le clavier de l'instrument, dont proes, seconde personne de prosum, les on joue en les frottant longitudinalement Latins mettent prodes; au lieu de parlaavec des doigts mouillés. Ce frottement il, nous écrivons parla-t-il. Ce v, ce d, réagit sur les tiges métalliques, dont par ce i, se nomment lettres euphoniques. suite les vibrations produisent le son. Sans ces lettres, les règles de la prononQuelques auteurs, qui ont voulu expli- ciation seraient violées, faute pire assuquer le mécanisme de l'euphone sans rément que la violation des règles de la l'avoir vu, ont cru que les tiges de verre grammaire; car, d'après une judicieuse étaient le corps sonore. C'est une erreur remarque de Cicéron, l'usage permet une Televée par Chladni lui-même, et qui néan- faute pour rendre le style plus coulant moins a été reproduite encore récem- (impetratum est à consuetudine ut pecment.

care suavitatis causa liceat). Ce principe Le son de cet instrument, semblable va jusqu'à modifier la règle de l'accord à celui de l'harmonica, et dont le charme de l'adjectif avec son substantif. Ma, ta, lui a valo le nom d'euphone (voy. l'ar- sa, se changent en mon, ton, son, deticle suivant), est soutenu tani que dure vant un substantif féminin commençant le frottement. Lorsque le doigt est ar

par une voyelle ou une h muette. L'eu

phonie exige souvent la suppression (hura crepitans, Linn.), le croton tiglium, des voyelles a, e, i, que l'on remplace qui produit les graines dites pignons par une apostrophe : l'ime, j'aime, s'il, d'Inde ou grains des Moluques, pluetc.; elle exige encore que l'on évite les sieurs jatropha condus sous le nom vulconsonnances. Les hiatus les plus durs gaire de médicinier, le ricin, et beaune sont pas plus désagréables que des coup d'euphorbes (voy. plus loin), peurapprochements de syllabes tels que vent être cités comme les exemples les ceux-ci :

plus nutoires; néanmoins il en est un Didon déjeûna, dit-on,

certain nombre qui, administrés avec les Du dos d'un dodu dindon....

précautions nécessaires, deviennent d'exCiel! si ceci se sait, ses soins sont sans succès. cellents médicaments purgatifs ou éméJ'admire tout en toi, ton ton, ton teiut, ta taille riques. Les propriétés délétères des eu

Il y a de l'exagération dans ces exem- phorbiacées résident le plus souvent dans ples; mais des ouvrages estimés renfer- un principe acre ou même caustique; ment des consonnances presque aussi mais quelques-unes des espèces les plus blâmables. Il est pourtant, dit Boileau, dangereuses n'ont aucune saveur susIl est an heureux choix de mots harmonieux. poisons narcotiques. Souvent aussi les

pecte et paraissent agir à la manière des Fuyez des mauvais sons le concours odieux. Le vers le mieux rempli, la plus noble pensée diverses parties de la même plante difNe peut plaire à l'esprit, quand l'oreille est fèrent beaucoup sous le rapport de leurs blessée.

qualités : ainsi l'embryon est d'ordinaire J. T-v-s.

extrêmement vénéneux, tandis que le péEUPILORBIACÉES, famille de risperme de la graine peut se manger plantes dicotyledones, à fleurs monoi- sans aucun danger. Les racines de pluques ou dioiques, et souvent apétales ou , sieurs euphorbiacées (voy. Buis, Ricis, incomplètes; le calice manque ou se com- etc.) sont antisyphilitiques et diurétipose de deux à six folioles; les pétales ques, ainsi que les feuilles de quelques sont nuls ou en même nombre que les phyllanthus. L'enveloppe charnue du folioles du calice; les étamines, souvent fruit des chéraméliers ou cicca est acimonadelphes, sont en nombre défini ou dule et mangeable, tandis que les feuilles en nombre indéfini, et insérées, soit au sont sudorifiques et les racines drasticentre de la fleur, soit sous le rudiment du ques. Les fruits de l'emblica officinalis pistil; celui-ci offre trois ovaires ( rare- sont astringents et s’emploient dans l'Inment deux ou plus de trois) inadhérents, de au tannage. Le suc propre des siphoaccolés contre un axe central, et conte- nia fournit le caoutchouc (voy.). Quelnant chacun un ou deux ovules suspen-ques croton ont des écorces toniques et dus au sommet de l'angle interne; le aromatiques: la cascarille provient d'une fruit est une capsule à coques bivalves, espèce de ce genre. Enfin on exprime de ou très rarement un drupe; les graines, l'huile grasse des graines de certaines solitaires ou géminées dans chaque co- euphorbiacées ; cette huile est purgative que, ont un périsperme huileux, au cen- comme celle de ricin , elle sèche faciletre duquel on trouve un embryon recti- ment et sert à la peinture. Les graines ligne à radicule supère.

de l'arbre à suif stillingia sebifera, Linn.) Les euphorbiacées sont des arbres, ou sont enduites d'une substance cireuse des arbustes, ou des herbes ; leurs sucs dont les Chinois font des bougies. propres sont presque toujours laiteux Euphorbe. C'est un genre de la famille et âcres; elles ont des feuilles éparses ou des euphorbiacées , renfermant environ rarement opposées, simples, indivisées 300 espèces, parmi lesquelles on en compou palmées, souvent accompagnées desti- te près de 100 indigènes. Les caractères pules. On connait plus de 800 espèces, des euphorbes sont fort tranchés : les la plupart indigenes dans les régions in- feurs, unisexuelles et dépourvues de péteriropicales. Une foule de ces végé- rianthes propres, sont réunies en nombre taux sont très vénéneux : le mancenil indéterminé dans des involucres comlier des Antilles, le manioc, le sublier | muns qui ressemblent à des calices cam.

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