Sayfadaki görseller
PDF
ePub

l'autorisation du gouvernement (art. 26). | néralement le synonyme. Le signe de la Ils peuvent avoir une liturgie et un ca- dignité archiepiscopale est le pallium, et téchisme spécial à leur diocèse (art. 39). les prélats qui en étaient investis jouis

On appelle évêque titulaire ou in par- saient aussi du droit de faire porter la tibus celui qui n'a que le titre et le ca- croix devant eux dans loutes les parties ractère d'évêque sans diocèse actuel, ou de la province, si ce n'est en présence dont le diocèse qui accompagne son titre du pape ou d'un légat à latere. Voy. Pafait partie d'un pays dont les catholiques TRIARCHE et MÉTROPOLITAIN. ne sont plus en possession (in partibus On sait que la même prélature, cominfidelium). L'origine de ces évêques ti- mune aux différentes églises d'Orient et tulaires remonte au temps des invasions à celle d'Occident, a été conservée aussi des Barbares et à celui des croisades. dans plusieurs pays protestants, et noChassés de leurs siéges par les conquêtes tamment en Angleterre et en Suède, où des Arabes et des Turcs, les évêques se les archevêques et les évêques sont de réfugiaient dans les villes les plus pro- droit membres du parlement ou des États. ches, ou à Rome, auprès du pape, con- On sait aussi quel luxe environne ces servant toujours leur ancien titre. Après hauts dignitaires de l'Église épiscopale leur mort, on leur donna des succes- (voy.), et de quels riches bénéfices ils seurs, dans l'espoir que leurs églises se disposent. En Suède, en Danemark et

, raient recouvrées plus tard, et lorsque dans la Norvège, cette institution n'est cet espoir fut entièrement perdu, on ne pas accompagnée des mêmes abus, et les laissa pas que d'ordonner des évèques pasteurs placés à ce degré hiérarchique sous les titres de ces anciennes églises. en Prusse, en Russie, aux États-Unis, Ils devenaient alors de véritables vicai- etc., n'en restent pas moins dans une res généraux et comme les coadjuteurs condition fort modeste et assez analogue et les suffragants d'autres évêques qu'ils à celle que l'Église primitive avait d'aaidaient dans leurs fonctions.

bord assignée à ceux qu'elle voulait éle Le titre d'évêque in partibus, tel qu'il ver au-dessus de leurs frères et égaux, existe aujourd'hui, est purement hono- les simples ministres de la parole dirifique el ne donne droit à aucune juri- vine.

J. H. S. diction extérieure. Toutefois il est dé- EVERDINGEN (Van), nom d'une fendu à un ecclésiastique français de famille célèbre de peintres flamands, poursuivre et d'accepter ce titre sans la dans laquelle on distingue CÉSAR Van permission du gouvernement, sous peine Everdingen, né à Alkmaer en 1606 et de perdre sa qualité de Français.F.L.B. mort en 1679. Il fut célèbre comme

Les archevêques (le mot grec apXe, de peintre de portraits, et aussi comme åpxós, chef, indique le dignitaire de pre peintre d'histoire et d'architecture. Son mière classe), outre qu'ils sont évêques frère cadet, ALBERT Van Everdingen, se dans leurs diocèses, exercent encore un fit une grande réputation dans la peindroit d'inspection et une espèce de pri- ture du paysage, et surtout par ses mamauté sur les évêques de quelques autres rines : il représentait avec une grande diocèses voisins, et qu'on appelle évêques vérité la mer irritée; il réussit égalesuffragants. Cette autorité sur toute une ment à peindre les vues de forêts. Il province ecclésiastique (voy. Diocèse, s'exerça aussi dans la gravure sur cuivre, où l'on a parlé aussi de l'origine du titre et ses planches figuratives du poème Rei

a d'archevêque) fut conférée aux archevê- necke der Fuchs sont fort estimées. Alques, dès l'année 341, par le concile bert mourut en 1675. Le plus jeune des d'Antioche. Cependant, dans l'Église frères, appelé JEAN, né en 1625, emgréco-russe , l'archevêque a simplement brassa la carrière du barreau, et ne culun titre supérieur à celui des évêques, tiva la peinture que comme art d'agrésans aucune autorité hiérarchique sur ment, bien qu'avec un talent remareux. Le titre de métropolitain y est en-quable.

C. L. core supérieur à celui d'archevêque, tan- EVERETT, nom de deux frères dis que, dans l'Église latine, il en est gé- américains, connus par divers ouvra

[ocr errors]

ges, et dont l'on se fit une grande répu- , rapports des états de l'ancien monde tation comme publiciste.

entre eux. Exempt des préventions qui ALEXANDRE-Henri Everett, né dans exercent plus ou moins d'influence sur l'état de Massachusetts, fit ses études à les écrivains politiques d'Europe, il esBoston et à l'université Harvard, de Cam- saya de faire connaitre l'état des choses bridge. En 1815, le gouvernement des du point de vue d'impartialité où il était États-Unis, qui venait de terminer la placé. Son ouvrage intitulé : Europe; guerre avec l'Angleterre et de régler avec or a general survey of the present sielle ses comptes, entama des négociations tuation of the principal powers, with avec plusieurs autres états européens conjectures on their future prospects pour réclamer les indemnités auxquelles (Boston, 1822), avait pour but d'établir ce gouvernement croyait avoir droit à que le progrès de la civilisation, le déraison des pertes essuyées par les États-veloppement et la propagation des prinUnis, malgré leur qualité de puissancecipes libéraux qui en sont inséparables, neutre, par la confiscation des vaisseaux doivent avoir pour conséquence de remet des marchandises de beaucoup de ci-placer le régime de l'arbitraire par des toyens de l'Union : M. Everett fut en- constitutions libérales, et que la lutte voyé à La Haye, en 1818, par le secré- violente contre ces conséquences natutaire d'état J.-Q. Adams. Mais, quelque relles n'aurait pour résultat que d'en habileté qu'il y mit, les négociations de rendre l'effet plus terrible et plus danM. Everett échouèrent contre le refus gereux. positif et ferme du cabinet néerlandais En examinant les rapports des états, d'admettre des réclamations de ce genre, il appelle l'attention sur les dangers de et en 1820 le président jugea à propos la trop grande puissance de la Russie.

à de ne pas insister davantage. Cependant M. Everett avait gardé l'anonyme, mais M. Everett resta à la cour de La Haye il se nomma sur le titre de cet autre écrit: en qualité de ministre plénipotentiaire, New ideas on population, with remarks et lorsqu'en 1825 M. Adams parvint à of the theories of Malthus and Godwin la présidence, il fut envoyé en Espagne (Londres, 1823), dont la seconde édipar M. Clay, alors secrétaire d'état, afin lion (Boston, 1826) contient aussi un d'engager le roi à reconnaitre l'indépen- examen des théories de J.-B. Say et de dance des colonies qui s'étaient détachées M. de Sismondi. Contrairement à cette de leur métropole*. Mais toutes les rai- opinion du fameux économiste anglais sons qu'il fit valoir pour convaincre le que la population s'augmente plus rapigouvernement espagnol de la nécessité dement que les moyens de subsistance, de renoncer à une résistance peu profi- et qu'ainsi elle est partout menacée de table aux intérêts du pays ne purent la famine, M. Everett développe et désurmonter la répugnance de Ferdinand montre la proposition que l'augmentaet de ses ministres à traiter avec les colo- tion de la population amène aussi une nies rebelles, et M. Zea déclara catégo- augmentation des moyens de subsistanriquement que l'Espagne n'abandonne-ce; que ceux-ci se trouvent toujours en rait jamais ses prétentions. Après la chute rapport exact avec la masse d'hommes de ce ministre, M. Everett fit une nou- à nourrir, et que la pauvreté et le dénů. velle tentative auprès du duc de l'Infan- ment découlent d'une tout autre source tado, mais elle resta également infruc- que de la multiplication disproportiontuense, parce qu'il ne trouva pas auprès née des hommes. L'écrit intitulé : Amedes ambassadeurs d'Angleterre et de rica; or a general survey of the politiRussie l'appui qu'il s'en était promis. cal situation of the several powers of Dans ces négociations, le diplomate amé. the western continent (Philadelphie, ricain eut des occasions fréquentes de 1827), est un exposé intéressant de la connaitre la politique européenne et les situation et de l'avenir des états de l'A) Voir sur leur émancipation l'ouvrage de famille des peuples civilisés dans les

mérique, comme membres de la grande M. de Chateaubriand, Congrès de Vérone, Guerre 4 Espagne, etc., t. II, pag. 230.

S. deux hémisphères. Cet écrit est le pen

dant de celui du même auteur sur l’Eu-puissamment pour réveiller toutes les rope; tous les deux ont été traduits en forces parmi le peuple, et pour exciter, allemand et dans d'autres langues. La par une attraction magique, les capacipensée principale de l'écrit sur l'Amé- tés de ses enfants disséminés dans les rique est que la Russie, colosse poli- parties les plus éloignées. Il montre que tique qui écrase toutes les puissances dans les petits états liés ensemble par un du continent et menace la Grande- intérêt commun,les empiétements du pouBretagne, ainsi que le système que cel- voir sont impossibles et les progrès de la le-ci cherche à faire prévaloir ; que la civilisation faciles; que le despotisme de Russie, dit-il, et les États-Unis, puis- l'opinion est écarté, la liberté de la pedsance prépondérante sur le continent sée assurée, l'émulation encouragée et occidental, comme premier état popu- tenue en haleine. Dans un autre dislaire et vraiment libéral qui s'y soit cours intitulé : An oration delivered at formé, sont les deux états prédominants Plymouth (Boston, 1824), il traite des du monde chrétien civilisé, et que tous causes qui ont amené sur le continent les autres états sont nécessairement sous américain les premiers colons anglais, l'action de l'un d'eux. Dans le développe- et il peint sous de vives couleurs comment des rapports existant entre les états ment, à travers les difficultés et les peiaméricains, cet écrit renferme des vues nés, ils ont, par leur fermeté et leur conprofondes et pleines de sens, quoiqu'il stance, assuré la liberté à eux-mêmes et soit d'ailleurs très facile de trouver des à leurs descendants. Dans le premier objections contre sa manière d'envisager temps de sa carrière littéraire, M. Everett en général les rapports du monde. Pour avait publié une traduction anglaise de la beauté et l'énergie du style, M. Eve- la grammaire grecque de Buttmann (Camrett est, avec M. Washington Irving, au bridge en Massachusetts, 1821). C. L. premier rang des écrivains américains. ÉVERGÈTE.Ce mot grec (evé payéras', Il quitta la carrière diplomatique lors- qu'en français on écrirait et prononceque MM. J.-Q. Adams et Clay (voy.) rait euergète sans une considération euabandonnèrent le gouvernail de l'état. phonique qui l'a emporté sur la règle

Edward Everett, son frère, professeur générale, signifie bienfaiteur, et se comà l'université d'Harvard, est également pose du mot ipyov, æuvre, et de la parcompté parmi les écrivains les plus dis- ticule gů, bien. C'est un titre que l'antitingués de l'Amérique, et il est en outre quité a souvent conféré à des hommes un orateur remarquable. Lors du voyage (voy. PTOLÉMÉE), et quelquefois même de Lafayette aux États-Unis, sous la Res à des peuples, s'il est vrai que Cyrus en tauration, M. Everett prononça à Cam- ait fait la dénomination des Arimaspes

à bridge,le 27 août 1824, un discours plein de la Drangiane, suivant le rapport et de sens devant l'hôte de la nation et une la traduction des Grecs, M. Fessler (voy.) assemblée des hommes les plus distin- a publié en 1804 les statuts d'une assogués de tous les états de l'Union. Dans ce ciation d'hommes qui, sous le nom d'édiscours, qui fut imprimé (An oration vergètes, s'était formée en Silésie dans pronounced at Cambridge, before the un but très honorable, mais qui ne dura Phi Beta Kappa society, Boston, 1824), pas au-delà de trois ans, de 1792 à il fit voir éloquemment à quel point l'état de sa patrie et l'avenir vers lequel elle ÉVHÉMÈRE, ÉVE ÉMÉRISME. Sous marche sont propres à réjouir l'âme et à le règne de Cassandre, roi de Macédoine, exciter tous les efforts de l'intelligence environ 300 ans avant J.-C., et à la humaine. Il montre que dans un pays cour même de ce prince, vivait Évhéoù rien n'est accordé au hasard de la mère, historien, philosophe et voyageur. naissance, où chacun peut prétendre On ne sait pas au juste s'il était de Mesaux honneurs, où les intérêts de fa- sène ou de Tégée, dans le Péloponèse, mille sont sans influence, mais où tout ou de l'ile de Cos ou d’Agrigente; mais est le prix d'efforts honorables et per-les curieuses traditions qui vous restent sonnels, un tel établissement social agit de ses voyages et de ses écrits sont assez

S.

précises, et nous les devons à Évhémère eux, le culte des hommes a été l'origine 191-siême, dont Diodore de Sicile (liv. de l'idolâtrie, et c'est de la que sont nés

Ti, et Easebe Præpar. evang., liv. II.) tous les dieux des nations saint JeanI was ont conservé un précieux fragment. Chrys., Ad pop. Antioch. Hom. I; saint

Chargé par Cassandre d'importantes mis-Augustin, De cio. Dei, VII, 18). Cet nons, es voyageant dans les parties mé- éthémérisme général, absolu, en a prondionales de l'Arabie, Évhémère s'em- duit un autre particulier, tout biblique barqua sur l'océan Indien et visita des et fort étrange. En 1641, Vossius, ex·les de cette mer. C'est dans une de ces ploitant une idée de Tertullien, voulut ies, comme il le raconte lui-même , ap- établir cette opinion que les dieux du solee Panchaie et habitée par des Crétois, paganisme étaient des patriarches de paul vit un temple magnifique, dédié à l'Ancien-Testament: Sérapis était JoJupiter et bâti par ce dieu lui-même, seph , Janus Noé, Minerve Noémi, etc. neque, n'étant encore qu'un simple mor- Le savant Bochart modifia ce système et

, il régnait sur la terre. Dans ce tem- a'admit pour dieux que des hommes nés we, Jupiter avait gravé ses exploits sur parmi les Égyptiens et les Hébreux. Sa me colonne d'or, et on y lisait aussi la Minerve fut Nitoeris, reine d'Égypte, au te et les actions de Saturné, d'Apollon lieu de Noémi; son Bacchus, Nemrod M des autres dieux. D'après ce mono- au lieu de Noé, etc. Huet, évêque d’Asett et avec les archives du temple, vranches, crut retrouver Moise, tout à Estémère composa une Histoire sacrée, la fois dans Osiris, Bacchus, Vulcain, så ivaypaon*, dans laquelle, suivant Apollon, Esculape, Pan, Priape, Protée, Haucius Félix, il racontait la paissance etc., etc. ( Demonstr. evang. ), oubliant a l'histoire des dieux et décrivait les sans doute qu'il fallait alors admettre que

droits où ils avaient reçu le jour et les le culte de tous ces dieux ne date que de ieur de leur sépulture, constatant ainsi la mort du législateur des Juifs. C'est que tous ces dieux n'avaient été que des ainsi que les évhéméristes modernes se hommes qui s'étaient distingués par sont évertués à composer, chacun à leur fruns exploits ou leurs bienfaits et qui manière, un nouvel Olympe. — Voir les 1 étaient rendus dignes de l'apothéose. dissertations de l'abbé Sevin, de FourI ne pareille histoire, en apparence si mont, et de l'abbé Foucher sur Évhémère contraire à la religion populaire de la et l'évhémérisme, dans les tomes 8, 15, (rrece, souleva bien des baines contre 34 et 35 des Mémoires de l'Acad. des Evhémère, qui, dans une foule de passa- Inscriptions.

F. D. ces d'auteurs paiens, est qualifié d'im- ÉVIDENCE, mot emprunté du latin, Fre, d'athée et d'imposteur. C'était tout et dont videre, voir, est la racine. L'ésuplement un philosophe plus judicieux vidence est proprement la clarté qui ace plus hardi que les autres, qui, sous la compagne une connaissance, une idée, protection du roi de Macédoine, osait et qui produit en nous la certitude (voy.). dire ce qu'il pensait de l'absurdité du L'évidence n'a pas lieu, à proprement rulte grec.

parler, dans les vérités de foi el d'opiDes l'origine du christianisme, cette nion, mais seulement dans les vérités opinion d'un paien sur la religion paien- premières ou de sens commun, et dans ne devint une arme puissante dans les les vérités scientifiques. L'évidence n'est mains des pères de l'Église pour com- point nécessairement liée à la vérité, et battre le paganisme : aussi ont-ils pour la vérité l’est bien moins encore à l'évila

plapart adopté et exagéré peut-être la dence. Cependant une erreur ne peut doctrine d'Evhémère. Tertullien, saint en général sembler une vérité évidente Clément d'Alexandrie, Minucius Félix, qu'aux esprits qui ne sont point assez sésaint Cyprien, Lactance, saint Jean-Chry- | vères sur les caractères de l'évidence, ou tostome, sont des évhéméristes. Suivant qui s'en laissent trop facilement imposer

Le poète Ennios avait traduit en latin cette par leur imagination, leurs préjugés, et bistoire, il ne reste de sa traduction que 95 lie toutes les autres occasions d'erreur. Desgues, éd. d'Amsterdam, 1707, p. 312.

cartes a donc pu regarder l'évidence comme un signe de vérité; mais il aurait les évocations de grâce accordées par le dů dire quelle évidence, car il n'y a que roi à certaines personnes ou à certains l'évidence parfaite, coustante et réfléchie corps connus, comme une marque de sa qui soit inséparable du vrai. Il y a des protection; ou pour d'autres considéraévidences faibles, imparfaites, variables, tions telles que les committimus. irréfléchies, et qui par conséquent méri- Les évocations de justice se proponlent peu de confiance. Dire comment ces çaient à raison du degré de parenté ou évidences fallacieuses peuvent se former d'alliance qu'une partie pouvait avoir dans l'esprit, ce serait faire l'histoire psy- dans un tribunal (ordonnance du mois chologique de nos erreurs, et un autre ar- d'août 1737). Mais toutes ces dispositions ticle a été consacré à ce dernier mot. Notre sont devenues sans objet. On ne connait objet n'est point non plus d'entrer dans de renvoi que ceux que prononce la Cour une polémique contre ceux qui contes de cassation pour cause de sûreté publitent à toute évidence le caractère de cri- que ou pour suspicion légitime. Depuis terium de la vérité. Nous ferons remar- la mise en activité du Code de procédure quer seulement que l'évidence n'est point civile elle n'exerce plus ce droit qu'en responsable de l'abus que les esprits lé- matière criminelle, où elle l'a conservé gers font de son nom, ni de la confusion indéfiniment. Les cours royales en matiède ses caractères avec les lueurs incer- re civile ne peuvent évoquer le fond d'une taines d'intuitions et d'opinions qui n'ont cause qu'en infirmant ou anaulant la dé rien de cette force irrésistible qui dissipe cision des premiers juges. D'après les le doute le plus calme et le plus réfléchi dispositions du Code d'instruction criet met à sa place un jugement positif. minelle, les cours , qu'il y ait une ins L'évidence est un fait purement subjec- truction commencée ou non, peuvent tif, et non une raison, un motif de juger; en tout état de cause évoquer la connaiselle suit le jugement et ne le précède pas. sance des affaires. Elles peuvent aussi, Elle serait donc tout au plus un signe au- lorsque le ministère public demeure dans quel on reconnaitrait la vérité du juge- l'inaction, enjoindre au procureur gément, et d'où l'esprit pourrait conclure, à néral de poursuivre et se faire rendre l'aide de l'expérience, qu'il peut s'y aban- compte de la procédure. Dans ce cas, elles donner sans réserve.

Jb T.

nomment un commissaire dans leur sein, ÉVOCATION, voy. NÉCROMANCIE. et il est nécessairement pris dans la cham

ÉVOCATION (droit). Évoquer signi- bre d'accusation. On n'a pas souvent fie attirer à soi la connaissance d'une af- recours à ces moyens extraordinaires, la faire. L'évocation est donc l'acte du juge plupart politiques. En police correcsupérieur qui dépouille le juge inférieur tionnelle, les cours étaient astreintes par de cette connaissance. Dans l'origine, ce l'article 202 du Code du 3 brumaire an droit tenait uniquement à la souveraineté IV, à renvoyer le fond devant un autre du roi et à la supériorité de la justice tribunal de première instance lorsqu'elrendue en son nom sur celle des grands les annulaient un jugement, non-seulevassaux et des seigneurs. Cette source de ment pour incompétence, mais encore la faculté d'évocation se retrouvait autre pour vice de forme. Il n'en est plus ainsi fois dans le droit qu'il avait de faire, par sous l'empire du Code d'instruction crilettres expresses, porter des causes de- minelle; la loi du 27 août 1806 avait vant des juges du ressort desquels elles déjà dérogé à ce système. Le seul cas n'étaient pas.

d'incompétence fait exception, parce Il n'existe rien de semblable aujour- | qu'alors il y a lieu de

renvoyer d'hui dans la législation française, et une autre juridiction. La plupart des en général les cours royales ne peuvent, questions que fait naître l'évocation sont en matière civile, juger que sur les très ardues et ne peuvent être même inaffaires dont le fond a été apprécié dé- diquées dans cet article. finitivement par le juge de première in- ÉVOLUTION , substantif dérivé du stance. Dans l'ancienne jurisprudence verbe evolvere, dérouler, déployer, deon distinguait des évocations judiciaires velopper. L'évolution d'une courbe c'est

devant

P. G-Y.

« ÖncekiDevam »