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la manière dont elle se décrit ou se dé tactique et strategie (voy. ces mots), ont veloppe.

donné crédit au mot evolution; l'ordonPlus de cinquante écrivains fran- dance de 1791 le légalisait en tactique, çais ont traité spécialement des évolu- alors que les écrivains de haute portée tions militaires; une soixantaine d'au- et de nouvelle école consacraient surteurs didactiques ont écrit sur les ma- tout le mot manæuvre à la stratégie. dæovres : les uns et les autres ont à peu Baudran, qui écrivait en 1777, avait près embrassé le même sujet, et presque avec raison posé en principe que les tous ont confondu ces deux expressions. évolutions prennent le nom de maneuCar ce qui a le moins occupé les théori-vres quand elles passent du simple au ciens, c'était l'interprétation logique des composé, et au contraire le règlement de termes afférents au sujet dont ils pré- 1791 appelait évolutions de ligne ce tendaient tracer les règles : c'est la mode, qu'il regardait comme l'exécution en ce sont des caprices de rédacteurs d'or-grand des manæuvres. C'était le renverdonnances qui ont décidé de l'emploi de sement des principes de 1766; c'était un ces expressions, doot il n'est pas inutile démenti donné à nos écrivains les plus de rechercher, et point impossible de recommandables. La faule n'était pas déterminer, les analogies ou les dissem- dans le fond, elle n'était que dans la blances. Il n'existe de traités de tactique nomenclature. Quoique depuis ces époque depuis Louis XIII; car ce qui s'est ques des écrivains distingués, tels que publié sous les règnes de Louis XI et de MM. Lefren et Xylander, aient admis et François 1er est devenu inintelligible de démontré ces principes, l'ordonnance puis l'adoption du système de l'ordre du 4 mai 1831, calquée sur le règlement mince. Qui sait, en effet, qu'alors le de 1791, a reproduit les mêmes inexacmot révoult voulait à peu près dire évo- titudes. lation et maneuvre? Nous ne pouvons Les évolutions appartiennent à la tacdopc appeler à l'aide de nos déductions tique élémentaire; elles sont le secret de que les écrits des xviie et xviu siècles. la mobilisation régulière et uniforme des Les plus anciennes de ces publications bataillons ou des régiments. Les moude connaissent ni évolutions ni maneu- vements accomplis par grandes masses vres : c'est le terme motion dont elles constituent les manæuvres. Une voix font emploi. Les motions de Gustave- qui commande, un tambour qui bruit, Adolphe ont été l'essai du système qui une trompette qui sonde, décident insubstituait l'ordonnance nouvelle à l'an- stantanément des évolutions; un ordre, cienne. Des puristes se sont aperçus que soit de bouche, soit écrit, soit direct, ce terme motion n'était pas reconnu par soit transmis, détermine la nature ou l'Académie : ils y ont substitué le mot l'instant des maneuvres. Napoléon dimouvement, qui laissait dans le vague sant au duc de Felire:« Tel jour vous s'il s'agissait des dix-huit mouvements serez gouverneur de Berlin , » réalisait de la charge, ou des locomotions de l'idéal des manœuvres. Certes, il ne s'acorps ou de fractions de corps. Les his- gissait pas là d'évolutions en bataille ou toriens, les sectateurs de Frédéric II, en colonne, par la tête ou par inversion. opi mis en vogue le mot manoeuvres, que On se livre aux évolutions aussi bien ce prioce et la langue allemande avaient en temps de paix qu'en temps de gueremprunté de notre armée de mer. L'or- re : c'est pendant la guerre qu'on madonnance du 7 mai 1750 ne parlait pas næuvre, soit en face de l'ennemi, soit encore d'évolutions; celle du 1er janvier loin de sa présence; mais, dans ce der1766 mentionnait ce terme qu'elle dé- nier cas, c'est pour arriver à lui ou sur finissait: mouvements par rangs et par lui; quelquefois aussi c'est pour l'éviler, files. C'étaient des emboitements et des pour le tromper. Si l'on mancavre en deboitements maintenant inusités, disons iemps de paix, ce n'est que comme même maintenant inconnus. Maizeroi et image, apprentissage ou répétition de ce Guibert, qu'on peut considérer comme qu'il convient de faire au semps des hos les créateurs d'une distinction entre | tilités.

Du mot évolutions est né, il y a peu tropole de Rouen; elle a un tribunal de d'années, le verbe évoluer, qui est, au première instance, une cour d'assises, etc. verbe manoeuvrer, ce qu'est à une action A une demi-lieue d'Évreux, au sud, se mécanique une opération de l'esprit, une trouve le château si remarquable de Naimprovisation.

varre, construit en 1686, sur les dessins Il est question d'évolutions de ligne de Mansard, par le duc de Bouillon, et depuis l'ordonnance de 1776. L'expres-dont il a été parlé à l'artiele du départesion, à défaut d'autre, s'est reproduite ment de l'Eure (p. 270). dans le règlement de 1791. A l'époque En 989, ROBERT, fils du duc de Noroù paraissait ce règlement, le système mandie Richard Ier et de Gomior, conqui a divisé l'infanterie en brigades et eo cubine de ce prince, fut le premier comte divisions n'existait pas encore. Jusqu'en a Évreux; la même année, il fut placé sur 1793 le mot ligne donnait l'idée de ce le siége archiepiscopal de Rouen. Il eut qu'on appelle maintenant divisions et quelques querelles avec le duc Robert, brigades. Ainsi toute la guerre de la ré - son neveu , et mourut en 1037, laissant volution s'est faite sans que les armées pour lui succéder dans le comté d'Évreux françaises aient exécuté, soit par briga- son fils ainé, RICHARD, qui suivit le due des, soit par divisions, d'autres évolu- Guillaume à la conquête de l'Angleterre, tions que celles que l'intelligence des bri- en 1066, et mourut l'an 1067. Son fils gadiers et des divisionnaires savait dé- GUILLAUME reçut du nouveau roi d'Anduire, par analogie, des principes mal gleterre de vastes domaines en récomdébrouillés de cette école qu'on appelait pense des services qu'il lui avait rendus, les évolutions de ligne. L'ordonnance de ainsi que Richard. Revenu dans son 1831 a aboli le règlement de 1791, et comté en 1073, il fut l'un des arbitres elle a recopié ce qui y était prescrit, de la paix conclue entre le roi Guillauquoique depuis trente-huit ans l'étude me et le conite d'Anjou Foulques le Redes évolutions de ligne demandât une chin. Peu après, des discussions s'élevé. nouvelle forme.

Gal B. rent entre lui et le roi d'Angleterre, qui Évolutions Navales. La distinction lui ôta le château d'Évreux et le fit priqu'on vient de faire pour les armées de sonnier. A près la mort du conquérant, il terre est applicable, jusqu'à un certain fut rendu à la liberté et remis en possespoint, aux armées pavales. Cependant il sion de son château. En 1089, il aida peut en être fait une autre, d'après la- Robert, duc de Normandie, dans la quelle le mot evolution s'appliquerait guerre que celui-ci fit aux Manceaux, el aux escadres ou armées navales, et le maria sa nièce Bertrade à Foulques, commot manoeuvre aux bâtiments pris iso- te d'Anjou, à condition que celui-ci lui lément. Nous renvoyons cette distinction rendrait les terres de Raoul Tête d'ane, aux mots MANOEUVRE NAVALE. X. son oncle paternel. Il passa (en 1104

ÉVREMOND, voy. SAINT-ÉVRB- sous la suzeraineté du roi d'Angleterre MOND,

Henri , avec lequel il combattit à TinÉVREUX (COMTÉ D'). On croit que chebray. Longtemps il fut auprès de Henri la ville d'Évreux a été bâtie sur les rui- dans la plus grande faveur; mais, escité nes de celle que les Romains appelèrent par sa femme, il blessa l'orgueil de ce Mediolanum. Les Aulercii Eburoici ou prince, qui le bannit et confisqua ses Aulerci Eburovices habitaient le pays biens à deux reprises différentes. Il était où elle est située, et c'est du nom de rentré en grâce, lorsqu'il mourut sans en cette peuplade que lui est probablement fants en 1118. Son neveu, Amauri IV venu le nom qu'elle porte aujourd'hui. de Montfort, eut à lutter pour entrer en Les auteurs et les actes du moyen-âge possession de son héritage contre Henri l'appellent Ebrocca, Ebroicum. Elle est d'Angleterre, qui incendia en partie placée dans une vallée sur l'Iton et compte Évreux, força Amauri à se rendre après près de 10,000 habitants; elle est lec hef une vigoureuse défense et lui accorda lieu du département de l'Eure (voy.), bientôt la paix. En 1124, Amauri com: le siége d'un évêché qui relève de la mé batlit de nouveau contre Henri, fut fait

prisonnier, se sauva sur les terres de, blies sur diverses terres, à tenir en duFrance, et finit par se réconcilier avec le ché-pairie, sous le titre de Nemours (v.). roi d'Angleterre en 1128. Il monrut en A partir de ce traité, le comté d'Évreux 1137. Ses fils AMAURI II et Simon lui resla réuni à la couronne de France jus saccédèrent. Ce dernier (1140), qui se qu'en 1569, époque où Charles IX le donfit aimer de ses sujets, laissa une pom- na au duc d'Alençon, son frère. La mort breuse postérité. Amauri III devint après de celui-ci le fit de nouveau revenir à la lui comte d'Évreux, mais ne posséda couronne en 1584. Louis XIII, en 1642, pas cette ville, qui avait été remise au le donna au duc de Bouillon Frédéricroi d'Angleterre; Philippe-Auguste, en Maurice en échange de la principauté 1193, s'en rendit maitre et la céda à de Sedan (voy. BOUILLON, T. IV, p. 13), Jean-sans-Terre, ep s'en réservant le par une convention ratifiée sous Louis château. Jean, lorsque Richard revint de XVI, Jusqu'au temps de la révolution , la captivité où l'avait tenu l'empereur le comté d'Évreux resta dans la maison d'Allemagne Henri IV, fit massacrer par de Bouillon.

A. S-R. une infâme trahison les officiers qui com- EWALD (JEAN), poète danois d'une mandaient à Évreux et offrit celte ville grande originalité, et qui s'est surtout à son frère. Philippe-Auguste la reprit distingué dans les geores lyrique et draet la brûla. En 1200, Amauri, du con- matique, naquit le 18 novembre 1743 à sentement de Jean, deyenu roi d'Angle- Copenhague, où son père Enevold était terre, céda le comté d'Évreux à Philippe- prédicateur et directeur de l'institution Auguste, el reçut en échange le comté des orphelins. A 11 ans, il perdit son de Glocester; mais il mourut avant d'a- père; alors le recteur de l'école latine voir pu en prendre possession.

de Sleswig, ancien ami de son père, le Ici commence la serie des comtes fit entrer dans cet établissement. d'Évreux de la maison de France. En Quelques légendes de martyrs qu'un effet , après être resté quelque temps maitre lui avait racontées pendant son réuni au domaine de la couronne, le enfance avaient excité en lui un vif désir comté fut dooné, en 1307, à Louis, fils de voyager dans l'intérieur de l'Afrique de Philippe-le-Hardi, par Philippe-le- pour travailler à la conversion des paiens, Bel, ainsi que les seigneuries d'Étampes, afin de mériter, lui aussi, la couronne du de Meulan, de Gien, d’Aubigny, etc. martyre. Plus tard, la lecture de RobinLouis avait fait remarquer sa valeur à la son Crusoé fit un tel effet sur lui qu'un journée de Moos-en-Puelle, en 1304; il jour il partit secrètement pour gagner aida Louis-le-Hutin dans sa guerre con la mer, dans l'espoir de faire nautre la Flandre; en 1319, il mourut après frage sur quelque ile déserte; mais on avoir vu le comté érigé en pairie par courut après lui et le ramena. Il allait Philippe-le-Long. Son tils ainé PHILIPPE- se rendre à l'université de Copenhague, le-Sage ou le Bon le remplaça. Ce lorsque la guerre de Sept-Ans et la gloire priace avait épousé Jeanne, fille unique héroique de Frédéric II animèrent son de Louis-le-Hutin, et cette alliance lui jeune courage à rechercher les actions procura plus tard le royaume de Navarre guerrières. Il échappa à toute surveil(voy. CHAMPAGNE et NAVARRE). Il mou- lance, se rendit à Hambourg, obtint du rut à Xérès, eu 1343, après s'être si- résident prussien de cette ville une regnalé en Flandre contre les Anglais. commandation, et vint à Magdebourg où Nous avons consacré un article spécial on l'incorpora, non dans un régiment de à son fils ainé, CHARLES-le-Mauvais, qui cavalerie, conformément à la recommanlai succéda et mourut en 1387. Son fils dation, mais dans un régiment d'infanCHARLES-le-Noble céda au roi de Fran- terie. Fâché de ce mécompte, Ewald passa ce, par un traité conclu le 9 juin 1404, à l'armée autrichienne, fut d'abord tamles comtés de Champagne, de Brie, bour, puis sous-officier; op voulait même d'Évreux, les seigneuries d'Avranches, l'élever au grade d'officier , mais comme de Pont-Andemer, de Passy, etc., en il eût fallu pour cela se faire catholique, échange de 12,000 livres de revenu éta- | il refusa. Sa famille le racheta bientôt dy

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service militaire; il relourna à Copenha- | dicateur d'une science médiocre, dirigue et se livra sérieusement à la théolo- gèrent ses premières études qui ne fugie. Mais une passion malheureuse l'ar- rent rien moins que solides. Après avoir racha de nouveau à cette carrière. Une terminé ses cours de théologie à l'unijeune fille qu'il chérissait depuis plu-versité de Marbourg, il fut nommé présieurs années se maria, et Ewald , pro- cepteur des jeunes princes de Hessefondément affligé, prit en haine le monde Philippsthal, et le prince d'Isenbourg et la vie.

l'appela plus tard à la chaire de pasIl avait alors 22 ans et d'annonçait teur à Offenbach. La morale et le rapas encore le beau talent qu'il recélait en tionalisme populaire qu'il y prêcha falui, lorsqu'une circonstance vint faire rent accueillis avec beaucoup de sabriller l'étincelle de ce feu sacré. A la veur. Mais au bout de quelques années, mort de Frédéric V, roi de Danemark, différentes circonstances i'ayant fait le hasard voulut qu'il fût engagé à com- changer de conviction, il déclara publiposer une cantate funèbre: elle réussit quement que ses anciennes doctrines pleinement et donna les plus grandes es- étaient erronées, et, en les rétractant, pérances à tous les connaisseurs et ama- il s'engagea à suivre plus fidèlement à teurs de poésie. Ewald fit de rapides l'avenir l'esprit de l'Évangile. Il annonça progrès dans cette nouvelle carrière, et en même temps des réunions ascétiques, bientôt on le compta au nombre des plus particulièrement destinées à ses premiers poètes lyriques de sa nation. anciens catéchumènes. Ces leçons lui Dans la tragédie, avant OEhlenschlæger, ayant attiré quelques persécutions, il il avait déjà dépassé de beaucoup tous n'y échappa qu'en acceptant en 1781 les faibles essais des autres poètes tra- les fonctions de surintendant général giques de son pays. Sa Mort de Balder, ecclésiastique, conseiller consistorial, et sujet emprunté à l'histoire danoise, prédicateur de la cour à Detmold. C'est Rolf Krage, tragédie puisée à la même dans cette petite résidence princière source, puis son drame lyrique les Pé- qu'il rendit les plus grands services aux cheurs, sont des auvres qui portent écoles protestantes, en fondant un semil'empreinte du génie, et plusieurs de ses naire pédagogique. Cependant au bout odes et de ses élégies comptent parmi les de quelque temps, il s'attira de noumeilleures compositions de l'époque velles persécutions par denx écrits : Que dans le genre lyrique. Comme le gouver- devrait faire la noblesse dans les temps nement faisait peu de chose en faveur actuels (Leipz., 1793), et Les révoludu poète, celui-ci se vit obligé de vivre tions, leurs causes, et les moyens de les de privations, cherchant à se procurer étouffer (Berlin, 1792). Il quitta Detquelques ressources par des poésies de mold en 1796 pour aller occuper la circonstance. Ses ressources s'étaient ce place de second prédicateur à l'église de pendant améliorées, lorsqu'il mourut à Saint-Étienne de Brême. Dans cette Copenhague le 17 mars 1781, n'ayant ville, il créa une école bourgeoise ; pu achever l'édition complèté de ses puis il fit, en 1804, un voyage en Suisse, @uvres, qu'il avait commencée et qui ne surtout pour visiter les établissements de parut qu'après sa mort (Copenhague, Pestalozzi et de M. de Fellenberg; il étu1780 à 1791, 4 vol. in-8°). De 1814 a dia leurs méthodes d'enseignement. Re1816 on en publia une seconde édition. venu à Brême, il donna des cours puMolbech a écrit la vie d'Ewald, Copen- blics sur la méthode de Pestalozzi et hague, 1831.

C. L. sur l'éducation en général, et fonda EWALD (Jean-Louis), théologien une école à l'instar de celle d'Iverdun protestant que sa vie et ses nombreux (voy.). Bientôt après, il fut attaché écrits recommandent à l'attention pu- comme professeur de philosophie au lyblique, naquit à Hayn der drei Eichen cée de Brême, mais en conservant ses (bosquet des trois chênes), petite ville de fonctions de prédicateur ; celles-ci le fala principauté d'Isenbourg. Son père, tiguaient beaucoup, ce qui fut cause honnête piétiste, et après lui un pré- | qu'il se rendit en 1805 à Heidelberg,

où il avait été appelé pour remplir la FACULTÉ, UNIVERSITÉ, etc.); c'est dans chaire de professeur de morale avec le le même sens qu'on parle de l'examen titre de conseiller ecclésiastique. Mais il de conscience, qui doit précéder la conse laissa encore dégoûter de cette nou- fession (voy. ce mot et PÉNITENCE). relle position et accepta en 1807 la charge Quant au libre examen, à cette indéde membre du conseil d'état pour les af- pendance d'opinion qui, repoussant le faires ecclésiastiques et de conseiller con-joug de l'autorité en matière de foi et de sistorial à Carlsruhe, où il mourut le 19 convictions quelconques, de permet pas mars 1822, après avoir cessé de prêcher de jurer sur la parole d'un maitre, voy. depuis plusieurs années. Parmi ses écrits les articles CRITIQUE, AUTORITÉ et Liun peu prolixes et dont on remplirait BERTÉ RELIGIEUSE.

S. facilement cent volumes, il y en a qui

EXANTHÈMES, Les médecins déoot en plusieurs éditions, et presque tous signent sous ce mot d'origine grecque ont été traduits en hollandais; quelques-(égavonua, de årlés, fleurir, avec la ans l'ont été aussi en français

. Ses prin- préposition iç) tout un ordre de macipaux ouvrages sont : Salomon, Essai ladies qui ont leur siége dans le tisbiographique et psychologique (Géra, su de la peau, et dont le caractère com1800); Le bon Adolescent, le bon Époux mun consiste en une rougeur plus ou et le bon Père, ou des Moyens de méri

moins vive de cette membrane; rougeur ter ces qualifications (2 vol., Francfort, qui disparait sous la pression du doigt

2 1804); L'art de devenir une bonne fille, pour se reproduire aussitôt qu'a cessé une bonne épouse, une bonne mère et cette pression. L'érythème, l'érysipèle, une bonne ménagère, qui sous ce titre la roséole, la rougeole, la scarlatine et et sous celui d'Emilie enfant, jeune fille,

l'urticaire offrent ce caractère commus etc., eat quatre éditions différentes, d'une manière tranchée, et forment ce dont la dernière parut à Francfort-sur- groupe spécial d'affections. En remonle-Mein, 1807, 3 vol. in-8° *; la tra- tant à la cause qui produit ces maladies duction française de ce livre, due à un avec le caractère spécifique qui les distinbonorable Israélite, Ch. Bing, porte ce gue, on rencontre des obscurités que titre abrégé: Les jeunes demoiselles (Pa- l'analyse la plus rigoureuse aura peine ris, 1822); enfio Lettres sur le système à dissiper , et cette obscurité se fait mystique des anciens et surle mysticisme sentir non-seulement dans la détermimoderne (Leipzig, 1822). C. L. nation des influences extérieures ou

EXAGÉRATION, voy. HYPERBOLE. étrangères à l'organisme, auxquelles on

EXALTATION, voy. ENTHOU- ne peut refuser une part dans la proSIASME, ENTHOUSIASTES, FANATISME, etc. duction du mal, mais encore dans les

EXAMEN. Ce mot, emprunté du la-conditions internes qui favorisent ou tin, et qui, dans cette langue, signifie d'a- neutralisent l'action de ces influences. bord troupe, agglomération (d'où le mot | Toutefois quelque chose de clair et de pofrançais essaim), puis aiguille de ba- sitif nous apparait au milieu des diftlance, a pris de cette dernière significa- cultés dont s'entoure cette étiologie: c'est tion celle d'information, discussion, que parmi ces affections il en est deux, perquisition, jugement, usitée dans pres- la rougeole et la scarlatine, mais la preque toutes les langues modernes. Chez mière surtout, qui se multiplient éviles Latins, le mot examen rappelait demment par voie de contagion. Quant surtout l'idée de règle, de jugement; aux autres, bien qu'on les ait toutes vues chez les modernes, il fait naitre avant régner d'une manière épidémique, jamais toat l'idée d'épreuve. C'est dans ce sens elles n'ont présenté le caractère contaqu'on dit d'un étudiant, d'un candidat gieux. pour une certaine place, qu'il passe son C'est d'après les formes différentes examen ou ses examens (voy. Degrés, qu'affecte l'injection de la peau dans

les divers exanthèmes que les médecins Voir le jugement qui en a été porté dans distinguent ceux-ci les uns des autres et l'article liores d'ÉDUCATION, T. IX, p. 205. S. leur imposent des dénominations spéciaEncyclop. d. G. d. M. Tome X.

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