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entreraient chez un maître. On sentit mettre en circulation par la frayeur, les trop bien la portée de cette ordonnance surveiller après les avoir forcés de se pour que personne consentit à de tels produire en évidence, et par ce moyen rapports avec la police.

les suivre partout pour frapper à propos La nécessité d'un espionnage régulier sur eux et sur leurs complices un coup Į bit sentir le besoin de relever cet office ferme et décisif. A la police, les hommes

aux yeux du public : « Nous avons été d'état ne se décident pas pour peu; ils

privés, disait Agier, le père, dans un rap- attendent que le trésor de la conspira9: i port du Comité des recherches aux re- tion se grossisse pour faire un plus riche

présentants de la Commune, le 30 no- présent à l'échafaud. L'indiscrétion d'un m i rembre 1789, d'un nombre suffisant ministre est un moyen de première force

d'observateurs, espèce d'armée qui était dans ce calcul, surtout avec des gens qui aux ordres de l'ancienne police et dont sont obstinés. » elle faisait un si grand usage. Si tous les Nous aurons occasion de revenir sur districts étaient bien organisés, si leurs les talents que ce premier ministre de la comités étaient bien choisis et peu nom-police sut déployer dans les moments les breux, nous n'aurions vraisemblable-plus difficiles. Voy. Fouché, POLICE, elc. sent aucun sujet de regretter la priva- Les deux faits d'espionnage de notre tion d'une ressource odieuse que nos époque qui firent le plus de bruit sont expresseurs ont si longtemps employée celui de Simon Deutz, protégé de macontre nous. » Le rapporteur se flattait de dame la duchesse de Berry, dont il propadre l'espionnage national en le trans- cura l'arrestation, et celui de Conseil,

envoyé par le ministre de l'intérieur en Pendant que le bureau central exerçait Suisse, et que le ministre des affaires u surveillance sur la capitale, et que le étrangères désavoua. Conseil fut sur le sinistre de la police Fouché l'organisait point de brouiller la France avec la Conar une plus vaste échelle pour toute la Fédération helvétique, où il surveillait france, les agents secrets des princes les réfugiés de tous les pays, sans que seeupaient d'une contre-police. Dupey- l'ambassadeur fût dans le secret. Ces 2,qui en devint le directeur, promit, deux affaires sont encore trop fraiche

un mémoire adressé à M. Hyde de ment imprimées dans tous les souvenirs Saville: 1° d'obtenir tous les jours du pour qu'il soit nécessaire de salirnos pages Kead central les rapports de police; par le récit que nous en ferions. L. L-T. . de connaitre les dénonciations qui s'y ESPONTON ou SPONTON. Les officaient contre les royalistes ; 3o de sa- ciers d'infanterie portèrent jusqu'en 1776

quels seraient les individus que la l’esponton au lieu de piques et de demisee mettrait en surveillance; 4° d'être piques; les officiers des compagnies bouruit à temps de tous les mandats d'ar- geoises en étaient encore armés au com

qui devraient être lancés contre des mencement de la révolution; dans l'armée sonnages attachés à la cause, et 50 de anglaise, les sergents ont conservé l'eskeure les individus dont on lui don- ponton, quoique la troupe ait le fusil. wait la liste.

L'esponton est une sorte de pique de huit la un rapport du 7 janvier 1800, Du-pieds de long au plus, les uns, dit Sainton avertit le chevalier de Coigny Remy, dorez, les autres de relief, ou était mis en surveillance, et que tout unis, à vive arreste, la lame d'un Hyde de Neuville était menacé. L'o- grand pied sur le bois de Biscaye. > grondait. Le ministre Fouché avait Nous présumons que les officiers fuseé au bureau central qu'il existait rent armés de l'esponton parce que cette * conspiration tendant à rétablir l'an- arme était moins embarrassante que la

regime, en l'invitant à redoubler de pique,qui avait 20 à 21 pieds de longueur, asce: « Si Fouché parlait de la sorte, et moins lourde que la pertuisane et la uebet ouvrage déjà cité, t. IV, pag. hallebarde. Il y avait des espontons qui se

. c'est qu'il ne voulait pas encore brisaient par le milieu et se séparaient sparer des gens, mais seulement les en deux parties qu'on réunissait par une

douille; c'était sans doute pour les por- qui parle*. L'esprit ou l'âme, son activité, ter plus facilement en route. C. A. H. sa pénétration, sa vivacité, son caractère,

ESPRIT (spiritus, soulle). Ce mot se peint dans l'homme physique, partisemble d'abord avoir désigné la condition culièrement dans la physionomie, dans et le signe même de la vie, l'air, la respi- le regard, dans l'attitude de tout le corps, ration*; plus tard, il signifia la vie même, dans les mouvements, dans la parole, le principe vivant qui anime le corps; on dans les goûts, les habitudes, et surtout conçut ensuite ce principe isolé du corps; dans les ouvrages qui demandent quelque on lui donna conscience, connaissance, vo- réflexion. Ce sont là autant de sigoes deslunté, en un mot on en fit un esprit. Réuni tinés à traduire l'âme au dehors, à la au corps , l'esprit s'appelle proprement rendre visible. Mais ici encore il faut se âme( vor.). Cependanton distingue quel- donner de garde de prendre la lettre pour quefois entre l'âme et l'esprit, l'âme l'esprit; les apparences sont quelquefois s'entendant plutôt de l'activité appétitive, trompeuses. sensible ou insérieure, et l'esprit de l'ac- Le mot esprit a aussi en français un tivité intellectuelle, rationnelle et supé- sens particulier assez difficile à caractérieure. Nous ne nous arrêterons point à riser (voy. Bel-ESPRIT) : c'est dans ce cette distinction, attendu que le principe sens que l'on dit d'une personne qu'elle qui sent est le principe qui connait. a de l'esprit.Cette tournure intellectuelle,

On peut distinguer les esprits en quatre qui parait portée à un plus haut degré grandes classes: ceux qui sont au-dessous chez le Français que chez aucun autre de l'homme, celui de l'homme, les esprits peuple, a quelque chose d'essentiellement intermédiaires entre l'homme et Dieu, et léger, de scintillant et surtout de piquant. enfin Dieu lui-même. Ponr ce qui est des Cet esprit, sans être opposé à l'étendue esprits inférieurs, de l'âme des bêtes (car et à la profondeur, parait au premier nous ne savons s'il y a des esprits purs abord peu compatible avec ces deux cainférieurs à l'âme humaine), vor. Ame. ractères de la force intellectuelle, préciQuant aux esprits purs ou éthérés qui sément parce qu'il les dédaigne et sempourraient tenir le milieu entre l'homme ble s'efforcer de les faire oublier. L'eset Dieu, nous renvoyons au mot Démono- prit n'a pas non plus la marche compasLOGIE, et pour l'esprit divin, au mot Dieu. sée de la méthode et de la science : il

Le mot esprit a une foule de siguili- n'en veut point, il en a une espèce d'horcations dérivées des précédentes. C'est reur; il ne veut pas marcher, ni surtout ainsi qu'il signifie, dans l'art de la pro- marcher longtemps et en ligne directe: il nonciation de certaines lettres en grec veut seulement sauter, se reposer quand (esprit doux, esprit rude), une modifica- il lui plait, prendre le côté de la pensée tion particulière de l'organe vocal; les as- qu'il préfère sans s'obliger à le suivre. pirations qu'on retrouve dans toutes les Le but de la science n'est point celui de autres langues ont une dénomination ana- l'esprit: l'une veut connaitre, l'autre veut logue. C'est ainsi que l'on distingue dans s'amuser et surtout amuser, car on ne le sens des paroles l'esprit de la lettre, fait pas de l'esprit tout seul et pour soi. l'esprit étant ce qu'il y a de véritablement L'esprit est donc un tour de caractère pensé et d'intentionnellement exprimné, éminemment social; car tandis que l'homla chose cachée sous la leltre, tandis me d'esprit recherche le monde pour y que celle-ci en est comme le corps, le faire briller sa pensée, on le recherche signe; mais un signe trompeur, si l'on ne avec non moins d'empressement pour veut pas entrer dans la pensée de celui jouir de ce feu d'artifice intellectuel essen(*) Il en est de même dans toutes les langues :

tiellement propre à distraire, et d'autant 777 en hébreu et aveu.ds

plus propre à nous amuser que notre vaen grec, comme spiri. tus en latin, derivé de spirare, souffler, signifient nilé y trouve son compte sans qu'elle à la fois vent et esprit. Le mot allemand Geist, coure le risque du ridicule. En effet, l'esvient du vieux mot geisten, souffler. Le mot russe

prit des autres est comme une étincelle doukh a également les deux sens de souffle , halene, et d'esprit, génie; doucha, âme, est un mot (*) Car la lettre fue, mais l'esprit donne la vie de la même famille, S. (2 Cor. III, 6).

S.

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qui allame le nôtre, ou qui nous donne tient qu'il en embrasse les opinions, qu'il du moins l'avantage d'apprécier celui que en défend les principes, qu'il en épouse pous voyons briller, ce qui n'est possible même les préjugés. qu'à la condition d'en avoir un peu soi- Mais esprit ne s'emploie pas seulement même. C'est par la vivacité de l'imagina- par rapport aux individus, il sert aussi tion, la fraicheur du souvenir, les rap- à désigner collectivement les dispositions prochements inattendus, les contrastes intellectuelles ou morales d'une nation heureux et piquants que l'esprit se fait ou d'une époque. Nous en donnerons remarquer. Il faut pour cela une certaine deux exemples : le premier, ce sont les éteodae, et surtout une certaine péné- termes esprit national et esprit public tration, connue plus particulièrement dont il sera traité aux mots PATRIOTISME, sous le nom de sagacité. Ainsi l'esprit Nation et OPINION PUBLIQUE; le second peut être étendu et pénétrant; mais s'il est celui qui fait l'objet de ce qui suit. $. n'est que cela, il ne mérite plus ce nom. ESPRIT DU TEMPS. Chaque siècle a sa L'étendue et la pénétration ne sont donc physionomie spéciale qui se révèle à la fois pas la chose principale : il faut surtout dans les actes et dans les écrits de l'époqu'il soit frivole et aisé. Les saillies qui que : c'est ce qu'on peut appeler l'esprit sentent le travail perdent leur sel, et par du temps. Pour n'en chercher d'exemples conséquent leur prix, leur agrément : ce que

dans notre histoire, les croyances suDe sont pas des saillies; il leur manque la perstitieuses, les légendes dévotes furent spontanéité, la rapidité et l'éblouissant l'esprit des premiers temps de la monarde l'éclair. Il faudrait infiniment d'art chie; plus tard, ce fut la manie des croisapour faire de l'esprit à force de réflexion; des; puis, dans le moyen-âge, la chevalerie il en faudrait presque autant que pour et les productions qu'elle inspira. Dans faire de l'esprit sans en avoir. Aussi l'es-le xvio siècle, avec les guerres de religion pril qu'on fait (voy. bon Mot, CALEM- arrivèrent les discussions théologiques; BOURG) déplait-il souverainement : c'est au xvile, les esprits se tournèrent prinle pédaptisme de la société,

cipalement vers la littérature, et la piété

même dut avoir l'éloquence pour compaL'esprit qu'on veut avoir gåte celui qu'on a.

gne. Une autre spécialitédu grand siècle, On fait le faiseur d'esprit avec autant de ce fut l'adulation générale pour le grand soin pour le moins qu'on met d'empresse- roi; adulation qu'on trouvera pourtant exDeni à recbercher l'homme d'esprit. On cusable en songeant qu'elle tenait à une distingue du reste plusieurs sortes d'es- admiration sincère, que la monarchie était prits suivant le trait dominant: ainsi il y a encoreun objet de culte, et que Louis XIV l'esprit éclatant, l'esprit piquant, l'esprit ne se trouvait pas le seul, à beaucoup près, leuri, jovial, etc. (voy. Bel-Esprit, qui pensât de bonne foi que l'État c'était ESPRIT FORT, etc.)

Jb T. lui. Le mot esprit, outre l'acception spé- On sait assez que, dans les dernières ciale et primitive qu'on vient d'expliquer, années de ce siècle, l'hypocrisie et le biest employé encore de différentes ma- gotisme vinrent remplacer l'esprit relinières. Il est quelquesois synonyme d'hu- gieux. Par une réaction naturelle, la liBear ou de caractère, comme dans ces cence des meurs et l'épicuréisme devinlocations : il a l'esprit souple, c'est un rent l'esprit du temps au commencement esprit remuant. D'autres fois, il se prend du siècle suivant. pour la disposition, l'aptitude, qu'on a à Vers 1750, l'esprit philosophique, l'esquelque chose, et dans ce sens on attri- prit d'examen, surgit à sou tour; mais bue à une personne l'esprit des affaires, ses graves productions n'empêchèrent l'esprit de chicane, l'esprit de parti(voy. pas que la littérature ne restât en PARTIS POLITIQUES). L'esprit de corps, grande partie frivole. Elle eut ses moainsi qu'on l'a vu au mot Corps, est la des, comme la toilette : tantôt ce furent disposition d'un membre d'une corpora- les portraits, puis les synonymes, en tion qui s'identifie tellement à la compa- suite les bouts-rimés, les histoires de paie ou corporation à laquelle il appar- folles, etc. Par une bizarre inconsé

Encyclop. d. G. d. Monde. Tome X.

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quence, ce siècle si peu croyant fut | prits furent justement réprouvés : ceux aussi, sous quelques rapports, d'une ex- d'abord, où l'on prétendait nous donne cessive crédulité. Les Saint-Germain, l'esprit de livres tout-à-fait dépourve les Mesmer, les Cagliostro et d'autres de ce mérite; ceux aussi , tels que l'Es charlatans habiles y trouvèrent de nom- prit de Montaigne, l'Esprit de l'Espre breux adeptes.

des lois , où l'abréviation s'attaquait Dans la dernière partie du xvine siè- un génie trop perveux, à un ouvrage trop cle, les idées de réforme sociale, d'amé- plein de choses pour se prêter à une sem liorations politiques, de liberté civile et blable opération. religieuse, firent à leur tour fermenter Quelques-unes de ces compilations on tous les esprits.

encore obtenu assez de succès au com Fièvre d'indépendance, ardeur belli- mencement du siècle actuel. Nous cite queuse et passion de la gloire, vif intérêt rons entre autres l'Esprit de l'Encyclo pour les débats politiques, enfin besoin pédie, extrait de la volumineuse collec de légalité et de calme, telles ont été, de- tion due à Diderot et à d'Alembert, qai puis 1789, les successives transforma-fait avec goût et judicieusement, poura tions de l'esprit du temps. Aujourd'hui, suffire à une nombreuse classe de lecteur rassasié d'illusions de tout genre, blasé Les encyclopédies ( voy.) elles-même sur toutes les gloires de toute nature, il peuvent être envisagées comme destinée n'apprécie guère que le positif : l'indus- à offrir aux hommes qui, sans prétendr trie et le progrès sont ses nouvelles et au titre de savants, recherchent l'in moins poétiques divinités. Sera-t-il plus struction, l'esprit de la science ou l'es constant pour elles? L'avenir nous l'ap- prit des bibliothèques. prendra.

M. O. La publication de ces abrégés est de Enfin le mot esprit est encore em

m-venue beaucoup plus rare de nos jour: ployé, en littérature, dans un sens ana- A quelle époque, cependant, seraient-il logue à celui qu'on lui donne en chimie | plus utiles que dans celle où la prodi (voy.plus loin), en sorte qu'il devient sy- gieuse multiplication des livres effrai nonyme d'essence. Nous devons nous arrê- les plus intrépides lecteurs ? Mais, d'u ter un instant sur cette acception. autre côté, il faut, comme nous l'avon

ESPRIT D'UN OUVRAGE. Ce genre de dit, pour extraire une æuvre littéraire littérature facile ful en assez grande fa- qu'elle puisse fournir au moins une cer veur dans le dernier siècle. Il est juste taine quantité d'esprit, et que l'hommag de reconnaitre que ces sortes de compila- qui leur est rendu par leur titre de ris tions, quand le goût y a présidé, ne sont que pas d'être regardé comme une sol pas sans utilité ni sans agrément. Il est tise ou comme une ironie. des auteurs qui, tout en traçant d'excel- ESPRIT (Saint-). C'est, suivant ! lentes pages, se sont nui à eux-mêmes dogmatique chrétienne, la troisième per par leur prolixité; d'autres qui, dans des sonne de la très sainte Trinité, consub productions écrites spécialement pour stantielle au Père et au Fils, qui proced ielle époque ou telle circonstance, ont su de l'un et de l'autre, et qui, adoré ave consigner des observations ou jeter des le Père et le Fils, est, comme dit Bossuet trails qui méritaient d'y survivre. Re- l'amour de l'un et de l'autre, et lea cueillir, rapprocher ces fragments, c'est éternelle union. C'est cet Esprit qui fai rendre service à la fois aux lettres et à les prophètes et qui est en eux pour leu ces écrivains.

découvrir les conseils de Dieu et les se C'est à ce titre que, malgré les cri- crets de l'avenir ; Esprit dont il est écrit tiques partiales ou peu fondées de Vol- le Seigneur m'a envoyé et son Expri taire, furent bien accueillis du public (Isaie, XLVIII, 16), qui est distingu les divers ouvrages de cette nature ayant du Seigneur et qui est aussi le Seigneu pour titres : Esprit de l'abbé Desfontai-même, puisqu'il envoie les prophetes e nes, de Marivaux,de La Mothe-le-Vayer,

qu'il leur découvre les choses futures et quelques autres.

Cet Esprit, qui parle aux prophètes el En revanche, deux sortes de ces es- qui parle par les prophètes, est uni a

M.O.

Pisteet sa Fils, et intervient avec eux dans est adoré et glorifié avec le Père et le a cosecration du nouvel homme Dis- Fils, qui a parlé par les prophètes; 29973 l'histoire universelle, 2° par-nous croyons en une seule Église, sainte, %, cap. 1.

catholique et apostolique; nous confesTelje a toujours été la doctrine catho-sons un baptême pour la rémission des que, des l'origine du christianisme, sur péchés. Cet article de la foi catholique,

Saist - Esprit. Il est dit dans le Nou- qui avait précédé le concile de Constanexo-Testament (saint Luc, I, 35): « Le tinople, n'a cessé d'être professé par ceux $2.3.-Esprit surviendra en elle (Marie), qui en conservaient fidèlement le dépôt. od te qui paitra d'elle sera le Très-Saint, En 447,les églises d'Espagne ajoutèrent efis de Diec, » Dans un autre passage au symbole de Constantinople ces deux ska: Jean, XIV, 26 Jésus-Christ pro- inois : et du Fils ( filioque), après ceux-ci: setises apółres de leur envoyer le Saint-Qui procède du Père, parce qu'ils ren

Esprit, l'Esprit consolateur qui procède ferment l'enseignement du chap. XV, : de Fere et qui leur enseignera tonte vé- v. 26, de saint Jean : Lorsque le Consola

The Esfin Jesus dit à ses apôlres ( saint teur, l’Esprit de vérité, qui procède du Vale. XXVIII, 19): « Allez, ensei- | Pére, et que je vous enverrai de la part

na toores les nations, baptisez-les au de mon Père, sera venu, il rendra : we de Pere, da Fils et du Saint-Esprit. » moignage de moi, confirmé par beaucoup

Tous les premiers disciples de l'Évan- d'autres passages des livres saints. Les je reconnaissent et enseignent la divi- églises des Gaules adoptèrent cette adste da Saint-Esprit. L'église de Smyrne, dition et furent suivies de plusieurs autres, estlostin martyr, saini Irénée de Lyon, excepté toutefois de l'église de Rome. Theopbile d’Antioche, Clément Romain, Cette question fut agitée la première Cezent d'Alexandrie, Denis pape, Ter-fois au concile de Gentilly, tenu en 767, 7a, Origène, Eusébe de Césarée, et ensuite au concile d'Aix-la-Chapelle, Africain, Athénogène, saint Grégoire en 809. Photius et Michel Cérularius, "Sarbaturge, Firmilien de Césarée, Mé- patriarches de Constantinople, reprocheare d'Antioche ( pommes dans le chapitre rent vivement cette addition à l'Eglise

do Lisre du Saint-Esprit), ont rendu latine, le premier en 866, et le second en s bonneurs divins à la troisième person - 1043. Toutes les fois qu'il a été question

de la très sainte Trinité. Saint Basile de réunir l'Église grecque à l'Église laparte de la doxologie, comme attestant la tine, les Orientaux ont soutenu que les trinité du Saint-Esprit, et déclare qu'il Occidentaux n'avaient pu légitimement ses copait pas la naissance dans l'É- faire une addition au symbole d'un con**". Il aurait pa parler aussi de cette cile général sans y être autorisés par la isaje de cérémonies qui confirment cette décision d'un concile général. tance de l'Église, et qui nous viennent A cela l'Église catholique a une réSalement des apôtres ou de leurs suc-ponse bien simple: c'est que, si la foi est

celle de l'Écriture et de la tradition, il Anssi, lorsqu'on porta les premières faut la professer, et l'Église ne peut s'y centes au dogme de la très sainte refuser. Reste à savoir si la foi de l'Észté

, le concile de Nicée déclara-t-il glise romaine est fondée sur l'Écriture et dans son symbole: Nous croyons au la tradition; c'est le point de fait. Les 4-Esprie. Dans la suite, quand les Grecs, quand il s'est agi de leurs intéMacedoniens se furent prononcés contre rêts, ont consenti à chanter, avec les a divinité du Saint-Esprit, le concile de Occidentaux, l'addition du symbole, sans Cuestantinople declara solennellement : peut-être en adopter la croyance, comme 3 u croyons au Saint-Esprit, Seigneur au concile de Latran, 1215, et au conatt fiant, qui procède du Père, qui cile de Lyon, 1274. Au concile de Flo

rence, 1439, la plupart des prélats grecs hom qui ab initio præscripserunt, tradide- et l'empereur signèrent la profession de Test postert, wu semper simul cum tempore foi des Latins. Mais l'histoire nous apo marelo, ipsam longa consuetudine in ecclesi is

prend que les signataires furent mal re

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