Sayfadaki görseller
PDF
ePub

çus en Grèce, et obligés presque tous de les croyances, pour chercher à ébranle révoquer leur signature.—Voir Sylvestre leurs fondements. Cette audacieuse en Skyropulo, l'era historia unionis non reprise ne fut point non plus tentée ou veræ inter Græcos et Latinos , sive con- vertement par les deux hommes qu'o cilii Florentini, La Haye, grec et lat., vient de citer : ils n'atlaquèrent point d 1660, 1 vol. in-fol., et quelques ouvrages front la position si sorte qu'occupaient de Léon Allacci, comme De occiilentalis celte époque les dogmes et les idées re atque orientalis Ecclesiæ perpelud con- çues; ils cherchèrent à la lourner adroi sensione libri tres, Cologne, 1648, in-4°; tement, le premier, en rajeunissant le Jo. Henr. Hottingerus fraudis et impos. systèmes et les principes de la philoso turæ manifestè convictus, Rome, 1661, pbie ancienne, le second, en vantant au in-8°.

esprits fatigués des querelles théologi. Le traducteur français de l'Histoire ques les douceurs de l'oreiller du dout. de l'Église , par L. Mosheim, s'exprime et la sagesse du scepticisme. C'en étai avec une grande amertume sur la con- bien assez déjà pour que l'on s'étonna duite des Grecs au synode de Gentilly de leur témérite. On les pomma dona en 767 : « Les Grecs, dit-il, blàmèrent esprits forts, et ce fut, sinon un homhautement les Latins d'avoir corrompu mage de la multitude croyante, du moin: par une interpolation manifeste un sym- une constatation de l'impression que faibole qui servait de règle de doctrine à sait sur elle cette opposition aux idées l'Église universelle, et traitèrent leur con- générales, cette protestation de deux duite d'impudente et de sacrilége. Ce fut écrivains contre la société entière. ainsi que la dispute changea d'objet et Plus tard, Bayle et La Mothe-lepassa de la matière aux mots interpolés. Vayer s'avancèrent, à la suite de MonElle fut poussée dans le siècle suivant laigne et de Charron, dans celle roule avec beaucoup de violence; ce qui altisa encore peu frayée, et le même nom leur les dissensions qui annonçaient déjà un fut donné par le public, sans qu'on y alschisme entre les églises d'Orient etd'Oc-tachât aucun sens dérisoire. cident (vuue siècle, part. 2, chap. 3). » Mais ce nom, appliqué seulement jusVoy. Trinité, ARIANISME, Socinia-que-là à un petit nombre d'hommes de NISME, etc.

J. L. talent, tenta bientôi l'amour - propre ORDRE DU Saint-Esprit, voy. Saint- vulgaire d'autres hommes, sans mérite, ESPRIT.

mais non sans prétentions, de mème ESPRIT FORT. Dans nos langues qu'il sembla à des jeunes gens sans prinmodernes, les mots ne conservent pas cipes un moyen d'ennoblir leurs vices et toujours leur signification primitive: telle leurs débauches. Ils se proclamèrent expression a été, en premier lieu , un donc eux-mêmes esprits forts, et, dès éloge, qui, avec le temps, devient une lors, ce qui avait été une distinction ne critique ou une ironie. On en pourrait fut plus qu'un ridicule. La verve fronciter de nombreux exemples, parmi les deuse de La Bruyère acheva d'imprimer quels celui qui est relatif au terme fai- ce stigmate aux esprits forts dans le chasant le sujet de cet article ne serait pas pitre où s'occupa d'eux ce grand morale moins remarquable.

liste. Convenons d'ailleurs qu'ils n'avaient Avant le siècle où vécurent Montaigne pas beau jeu dans un siècle où la religion el Charron, les théologiens et les sec- complait des défenseurs tels que les Bostaires avaient jadis ose discuter sur les suel, les Fénélon, les Bourdaloue, etc. matières religieuses, les uns pour cher- Aussi le titre fut-il tellement décrié cher à expliquer d'inexplicables mystères que, depuis ce temps, nul ne voulut se ou pour joindre au recie des livres saints le donner, ou accepler ce qui n'eut plus leurs extravagants commentaires, les au- été qu'un sobriquet. Meme lorsqu'ils reires pour interpréter ces ouvrages sa- paruieni en nombre sous le règne suicrés dans l'intérêt de leurs nouvelles doc-vant, les nouveaux esprits forts se gartripes. Mais nul n'avait été assez hardi dèrent bien d'adopter ce nom déconsipour élever un drapeau hostile à toutes déré: philosophes ou penseurs, tel fut

selai qu'ils y substituèrent, et l'on sait si nerveuse, influx nerveux, fluide nerveux. alssieurs d'entre eux surent mieux le D'ailleurs , non content d'avoir adantifier.

M. O. mis les esprits animaux, on avait raiESPRITS. Les alchimistes appe- sonné sur leur nature. Les esprits subpeat aiosi les parties les plus déliées, tils étaient pour les uns acides, et pour its plus volatiles des corps, qu'ils obte- les autres nitro-aériens; ou bien encore saient par la distillation; de même aussion y voyait un acide sulfureux, un sel ies produits gazeux qu'ils ne savaient volatil huileux, ou un esprit recteur, ou pas encore recueillir, bien qu'ils les con- une sorte d'alcool. Quant à leur origine, massent, et qu'ils nommaient esprits in-on la quelquefois attribuée à l'air inspiré esibles. C'est ainsi que Van Helmont qui pénétrait dans le cerveau et dans le denna le nom d'esprit ou gaz sylvestre à cæur par la voie da sang. F. R. Incide carbonique qu'il découvrit dans ESQUIMAUX ou Eskimos. La fa la fermentation spiritueuse.

mille des Esquimaux occupe les régions Les esprits ardents étaient les liqueurs polaires de l'Amérique septentrionale et alcooliques, et en pharmacie les alcoolats une petite portion du continent asiatiétaient ainsi dénommés. Longtemps les que; ses diverses peuplades, peu nom-, acides sulfurique, nitrique et hydro-chlo- breuses, sont disséminées sur la vaste rique, furent les esprits de soufre, de ni- étendue des possessions danoises, antre et de sel. L'acétate de cuivre s'appe- glaises et russes. D'après M. Balbi , elle lait esprit de Vénus, et celui d'ammo- se divise en cing nations principales, dont niaque, esprit de Mendererus, du nom une seule vit en Asie. Les Esquimaux de celui qui le prépara le premier. de l'Amérique, répandus sur toute l'ex

L'arome des plantes était pour ces sa- trémité boréale du Nouveau-Monde, se vasts, trop dédaignés peut-être, l'esprit subdivisent en trois branches principales, recteur.

F. R. savoir : les Kalalits , qui occupent les ESPRIT-DE-VIN, voy. Alcool. solitudes du Grænland; les Esquimaux

ESPRITS VITAUX OU ANIMAUX, proprement dits, qui errent sur la côte laide imaginaire qu'à diverses époques nord-est du Labrador, et les Esquimaux les physiologistes ont cru devoir admet- occidentaux, qui vivent à l'embouchure tre pour expliquer les phénomènes de la des fleuves Mackenzie et de la Mine-devolonté et des déterminations. Hippo- Cuivre, aux environs du cap Dobb, de crate, Galien, Oribaze, avaient supposé, la Repulse Baie, et sur les iles de l'archiou da moios admis cette supposition, pel Baffin-Parry. On trouve encore les que les esprits animaux, légers et sub-Aléoutes et les Tchouktchi américains tils, comme l'indique leur pom, se te- ou Aglemoutes dans l'Amérique russe; naient dans la tête, et de là se répan- et l'on rattache à la branche grænlandaient, par les artères dont l'usage était daise la petite peuplade découverte dans alors inconnu, dans toutes les parties du le haut pays arctique par le capitaine corps. Plus tard, on leur assigna une au- Ross, laquelle était si ignorante qu'elle ne tre voie, et on les fit circuler dans les savait pas même ce que c'était qu'un arnerfs; puis, sur cette objection que les bre et du bois, et qu'elle se regardait berfs sont des cordons pleins et sans ca- comme seule habitante de l'univers, comvité, les esprits durent se résoudre à cou- posé, selon elle, d'une inasse de glace. rir sur les nerfs comme le fluide électri- Les côtes habitées par les Esquimaux que sur les conducteurs. Mais à quoi ont offrent généralement l'aspect le plus afconduit ces divagations théoriques, main. freux: elles sont bordées de rochers noirs legant appréciées à leur jaste valeur, et et raboteux; leurs sommets sont couverts que sont-elles en comparaison de quel- de neiges éternelles, et les innombrables ques faits scrupuleusement, laborieuse- montagnes de glaces que charrie la mer ment observés et décrits ? On n'a guère ajoutent à l'horreur du tableau. L'hive tiré plus de parti des explications qu'on a règne en mailre dans ces régions désre sabstituées à celles-là, et l'on ne s'entend lees; à peine y connail-on les autres suipuére mieux avec les mots de sensibilité sons, et la végétation ne s'y révèle que

par quelques arbres rabougris et par la par une lampe, et le sol est tapissé de peau. :: mousse et le lichen quiiapissent les inon- qui servent de couche aux habitants. Les lagnes. Cependant les habitanis d'un cli- maisons d'hiver des Greenlandais con mat si rigoureux sont loin de se regarder tiennent souvent plusieurs familles. Leur comme les plus malheureux de tous les ustensiles de ménage consistent princisi hommes: leur attachement pour leur pays palement en vases de terre et de bois est extrême; la pêche et quelquefois la ils ont aussi des plats, des cuillers er chasse soutiennent leur existence; leurs des écuelles de cornes de buffle et de habits de fourrures, leurs cabanes cou- bæuf musqué. Les Esquimaux occiden vertes de mousse et de peaux les mettent taux se servent de haches et de couteausa en état de braver le froid. Les iles des de cuivre façonnés avec le minerai qu'ils : côtes sont fréquentées par les oiseaux trouvent sur les bords du Copper-Mine. aquatiques, les phoques, les morses, les L'habillement des deux sexes est com- *** baleines et les ours blancs ; l'intérieur est posé de peaux de phoques et de bêtes... peuplé de rennes, de castors, de renards, fauves; ils se servent aussi de peaux d'oide loups et de beufs musqués ; des lacs seaux; la seule différence qui distingue i zi nourrissent des saumons et une foule les femmes est qu'elles portent à leurs de poissons délicieux qui suffisent am- robes des queues qui tombent jusqu'aux : plement à leurs besoins.

talons, et que leurs bottines, plus largest Les Esquimaux, par les signes distinc- que celles des hommes, leur montent justifs du visage et leur cooformation cor- qu'à la banche, afin qu'elles puissent y porelle, semblent ne pas avoir la même placer leurs enfants. Elles n'ont d'autres origine que les autres peuplades indigè- parures que des dents et des griffes d'ours nes de l'Amérique, et c'est sans doute la blanc, qu'elles attachent à leurs cheveux cause de la haine que leur portent les sau- noués en tresses; mais leur figure est une vages, qui les égorgent sans pitié: les Es- ornée d'une sorte de tatouage. quimaux sont les parias du Nouveau- C'est surtout dans la construction Monde.

de leurs canots que se déploie tout le se Quoique d'une taille médiocre et sou- savoir - faire des Esquimaux. Ces frèles vent au-dessous de la moyenne, l'Esqui- embarcations sont formées de peaux de mau est assez robuste; il est basané; il veau marin, cousues sur une carcasse a de l'embonpoint, la tête et la face lar- de bois ou d'os de baleine. On en disges, les yeux petits, noirs et vifs, les lè- tingue de deux espèces : les unes, nomvres épaisses et le nez épaté; ses cheveux més kadjacs, ayant une longueur de sont noirs, ses épaules larges et ses pieds 15 à 17 pieds sur une largeur de 2 seud'une petitesse disproportionnée; il est lement, ont la forme d'une navette de ordinairement d'une malpropreté dégou- tisserand; au milieu est pratiqué un trou, tante. Son caractère est plutôt sérieux dans lequel se place l’Esquimau, armé que gai; l'insouciance pour l'avenir en est d'une rame de 5 à 6 pieds: s'il rencontre le fond. Content de son sort, l'Esqui- un champ de glace, il prend son kadjac mau n'envie pas celui des Européens. sur ses épaules et le transporte au-delà. Après une chasse, une pêche heureuse, Les autres canots, nommés cumiacs, il se gorge de viandes, de poisson et contiennent jusqu'à 30 ou 40 personnes. d'huile, et dans l'hiver il souffre sou- Quelques tribus d'Esquimaux sont parvent toutes les horreurs de la faim. venues à réduire le renne à l'état de do

L'industrie de ce peuple est en rap- mesticité et à l'alieler à leurs traîneaux; port avec ses besoins peu nombreux. Sui- d'autres ne se servent que de chiens, qui vant le voyageur anglais Cartwright, parcourent avec de lourds fardeaux jusles Esquimaux du Labrador sont logés qu'à 5 ou 6 milles anglais à l'heure. dans des cavernes creusées sous la neige; Les Esquimaux vivent dans une indéces demeures singulières ont ordinaire- pendance complète; nul ne commande hent six à sept pieds de haut et douze et nul n'est commandé; c'est à peine si, de diamètre; un morceau de glace ferme chez eux, les enfants reconnaissent l'aula porte d'entrée ; l'intérieur est éclairé torité paternelle; mais ils ont plus d'é

I

els pour leur mère. Le mariage consiste ESQUINANCIE, voy. ANGINE. kez eux dans le choix d'une femme ESQUIRE (escuier, dans la langue akquefois en bas âge; lorsque l'époque anglo-normande) répond en anglais au uredue est arrivée, les parents la con- mot français écuyer, qui a fait l'objet duisent chez le mari, qui exécute avec d'un article. de une sorte de danse, à la suite d'un Dans une signification secondaire, escand repas; pais l'on se retire. quire est un titre honorifique porté par

De ces diverses peuplades, celles qui les gentilshommes anglais qui ne sont ni le rapprochent le plus de notre civilisa-pairs, ni baronnets, ni chevaliers, mais

then sont les Grænlandais, les Esqui- qui pourtant ont le droit de porter des aux du Labrador et les Aléoutes (voy. armoiries; c'est-à-dire que, pris dans GRENLAND et îles ALÉOUTES). Les Green- son vrai sens, ce mot désigne la noblesse andais font avec le Danemark un com- non titrée, classe nombreuse et qui jouit merce d'huile, de pelleteries et de dents de beaucoup de considération en Anglede parval; ils reçoivent en échange des terre. Anciennement on faisait grand cas struments de pêche et de chasse, des des armoiries et du titre d'esquire, et irus à feu et même de l'argent mon- le roturier qui s'avisait de prendre l'un aayé ; les plus riches achètent quelques ou l'autre sans une permission octroyée meubles et des habits de fabrique euro- par le roi, s'exposait à une punition sé. péenne. Les Aléoutes servent comme vère. Blackstone dit:« Nous sommes dans matelots sur les navires russes qui vont l'incertitude à l'égard de ce titre : nous chasser le phoque dans le détroit de Be- ne savons pas bien dire qui est vraiment riag. Voy. ce nom.

esquire; car ce n'est pas l'étendue des terIl y a un siècle, les croyances des Es- res d'un homme qui lui donne le droit de quimaux se réduisaient à la foi dans un s'appeler ainsi. » Camden fait ainsi l'énugénie du bien et du mal, lorsque les Frè- mération des personnes auxquelles le titre Tes moraves vinrent, en 1733, prêcher la d'esquire est applicable : 1° les fils ainés foi chrétienne dans le Grænland. Après des chevaliers et leurs descendants; 2° les svoir tout bravé pour porter les bienfaits fils ainés des fils cadets des pairs et leurs de l'Évangile aux malheureux habitants descendants; 3° ceux à qui le roi donne ce de ces tristes solitudes, les pieux mis- titre par lettres - patentes (voy.) et leurs sionnaires ont fini par y fonder trois co- descendants; 4° les juges, les magistrats, lonies sur les côtes du Labrador. Tous et tous les employés du gouvernement, les ans des navires d'Europe arrivent mais ceux-ci ne le transmettent pas à leurs à Nain, Okkak et Hoffenthal, avec tous descendants. les objets nécessaires à leur noble entre- De nos jours, tout le monde prend des prise, qui depuis longtemps a déjà porté armoiries et s'appelle esquire, avec ou des fruits. Les vieillards, les veuves et les sans droit; personne ne veut s'en passer. orphelias qui, avant l'arrivée des mis- En écrivant une adresse on met esq. sionnaires, étaient massacrés, pour ne (abréviation d'esquire) après le nom de pas être exposés à mourir de faim, sont celui à qui l'on écrit.

M. M. maintenant nourris aux dépens de la ESQUIROL (JEAN-ÉTIENNE-DOMIcommunauté.Les bons frères ont en outre NIQUE), né le À février 1772 à Touétabli des écoles pour les enfants, et sont louse, se présenta d'abord pour entrer enfin parvenus à changer des sauvages au corps royal du génie en 1790, puis indolents, farouches et cruels, en hom- bientôt se détermina pour l'étude de la mes laborieux, simples et doux. médecine, qu'il embrassa avec tout le

On pourrait espérer qu'un jour ce peu- zèle et toute l'activité d'une véritable ple sera initié aux bienfaits de la civili-vocation. Un succès brillant et périlleux sation, si l'ophtalmie, la petite vérole tout à la fois qu'il obtint en arrachant aj et les rigueurs excessives du climat ne tribunal révolutionnaire de Narbonne, faisaient dans ces contrées d'affreux ra- en 1794, un accusé, c'est-à-dire pe vages, et ne les menaçaient bientôt d'une victime, aurait pu le détourner partdépopulation complète. D. 4. D. être de la carrière médicale; mais il

[ocr errors]

vint à Paris, où, élève et bientôt ami et sans motit en 1830. Il a conservé juscollaborateur du respectabie Pinel, dont qu'à ce jour la place de médecin en le nom se rattache aux premières amé - chef de la maison royale de Charenton, liorations apportées en France à l'état des qui lui avait été conférée en 1826. aliénés, le docteur Esquirol se livra, Les mémoires publiés par le docteur dès le commencement de sa carrière, à Esquirol à différentes époques sont fort cette spécialité, dont il peut être à juste estimés, et la plupart ont été traduits titre considéré comme le créateur. En dans des langues étrangères, mais on n'a1805, il publia une thèse intitulée Essai vait de lui encore aucun ouvrage étensur les passions considérées comme du et complet. Il vient de publier un oucause, symptóme et moyen de truitement vrage dans lequel il a consigné les résulde la folie.En 1799, il avait déjà fondé une tals de sa longue expérience et de sa maison destinée exclusivement aux alié- science si vaste dans une spécialité bien nés; et cet établissement, qui a pris une importante: cet ouvrage a pour titre Des immense extension et qui est devenu le maladies mentales considérées sous les modèle de tout ce qu'on a fait en ce genre, rapports médical, hrgiénique et médicoa été l'objet et le but de tous les soins légal, 2 vol. in-8° avec 27 planches grade M.Esquirol et résume en quelque sorte vées, Paris, 1838.

F. R. sa vie tout entière. Il y a créé une vé- ESQUISSE. Les deux mots esquisse ritable école spéciale des maladies men- et esquisser, qui semblent exprimer,celuitales, et il est vrai de dire qu'il n'y a pasci une action, celui-là le résultat de en France un établissement public ou cette action, ont en peinture une signiparticulier destiné au soulagement des fication bien différente, et cette difféfous pour lequel il n'ait été consulté et rence est autre en France qu'en Italie. dans lequel il n'ait placé comme mé- Suivant le dictionnaire de la Crusca , decin quelqu'un de ses nombreux élè- schizzo est un dessin sans ombre, non ves. Dans des voyages très multipliés, terminé, une espèce de trait (voy.); esče médecin célèbre a rendu de grands quisse, en français, est la pensée tout services à la science et à l'humanité, entière d'une composition ou d'un tatantôt recueillant des documents qu'il bleau exprimée en petit, sur papier ou rapportait dans sa patrie, tantôt com- sur toile, avec le crayon ou avec la brosse, muniquant avec un bienveillant et li- sous la première inspiration de l'artiste. béral abandon les vastes et utiles résul- On comprend que dans ces sortes d'estats de son expérience et de ses recher- quisses sont plutôt indiqués qu’arrêtés ches.

les masses, les plans, les effets de luDans le cours de son honorable car- mière et d'ombre, la composition et la rière, M. Esquirol, dans des mémoires disposition des groupes, des figures, les insérés dans des journaux scientifiques et formes, les expressions qui concourent dans plusieurs articles du grand Dic- au rendu de la pensée; mais l'homme tionnaire des sciences médicales, a lou- expérimenté peut lire au milieu de ce ché tous les points de la médecine des fracas de traits et de coups de pinceau, aliénés ; ces divers morceaux présentent jetés là avec toute la prestesse d'une le cachet d'un esprit droit, clair, péné- main que guide le génie pressé de se trant, et plus propre qu'un autre à re- satisfaire, la marche qu'a suivie l'esprit dresser les travers de la pauvre intelli- de l'artiste dans sa création, et assister gence humaine.

en quelque sorte aux enouvements de M. Esquirol a été le seul artisan d'une son âme. fortune qu'il a commencée avec de fai- Esquisser veut dire transporter, melbles ressources; il a été nommé en 1810 tre au net les contours des objets admis médecin de l'hospice des femmes alié dans l'esquisse dont nous venons de parlées (Salpétrière),chevalier de la Légion- ler. Quand l'esquisse peinte a été précédHonneur, etc. Plus tard, en 1824, on dée d'un croquis (voy.) ou premier jet lai confia les fonctions d'inspecteur gé- de la pensée, elle devient une espèce néral de l'Université, qui lui furent ötées d'épure (vor.) propre à servir immédia

« ÖncekiDevam »