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1793. Agha Mohammed-Khan (voy.), | dans la victime de la fascination. Ainsi fondateur de la dynastie des Kadjars, une femme qui se sera laissé entrainer aujourd'hui régnante en Perse, incorpora dans quelque faute s'excusera beaucoup alors le Farsistan à sa nouvelle monarchie, mieux encore en disant qu'elle a été lasdont cette province fait encore partie. cinée qu'en disant qu'elle a été séduite. Si

C'est de Fars ou Pars que sont dé- l'on veut bien rendre l'expression dans rivés les mots farsang ou parasange, toute sa vigueur, on pourra croire qu'elle nom d'une mesure de distance, qui équi- a véritablement rencontré sur sa route vaut à une lieue et demie, et Parsis, un homme doué, dans son regard , d'un nom des adorateurs du feu (voy. Guè- charme magique tout aussi fort et aussi BRES.)

H. A-D-T. infaillible que ces talismans que les fées FASCE, de fascia, bande de toile; d'autrefois donnaient à leurs favoris; mais terme de blason qui désigne une ban- on hésitera peut-être à prendre ainsi l'exde horizontale, occupant le milieu du pression au pied de la lettre, et, à vrai champ de l'écu et le tiers de la bau- dire, nous croyons qu'on n'aura pas tort. teur totale. La fasce peut être répétée Sans reléguer précisément la fascination plusieurs fois comme sur l'écusson d'Har- au rang des fables, sans nier la puissance court, etc. Quand il y a plus de du regard que nous croyons au contraire quatre fasces, elles prennent le nom de grande et redoutable dans bien des occaburelles, et au lieu de dire fascé d'or, sions, nous répugnerions à penser qu'elle d'argent, etc., on dit burellé d'or, d'ar- ait, chez certains êtres, cette infaillibilité gent, etc.

C. N. A. magique qu'on lui attribue. Elle a été FASCINATION. La fascination est affirmée, comme on sait, même en dehors un charme exercé par un regard sur un de ce cercle de l'amour où toutes les ilautre regard, et doué d'une telle puis-lusions viennent si naturellement se plasance que celui qui la ressent ne sau- cer; et l'on a vu de nos jours un célebre rait s'y soustraire et doit nécessairement chef de secte en faire l'essai, des bancs rester vaincu. Le serpent attache les yeux d'une cour d'assises, sur une rangée de sur l'oiseau dont il veut faire sa proie, et jurés assis en face de lui; situation qui, l'oiseau, irrésistiblement attiré, vient de assurément, n'avait rien de remarquable. lui-même tomber dans la gueule hideuse | Voy. EnFantin.

L. L. 0. qui va le dévorer. Cette idée d'une action FASCINE, FASCINAGE. La fasplutôt physique que morale, et contre la cine proprement dite, celle dont les bois quelle la résistance n'est point possible, servent dans l'art militaire, à la confection se retrouve toujours au fond du mot fas- des saucissons, gabions et autres fascinacination de quelque manière qu'on l'ap-ges, est un long fagot de forne cylindriplique et quelques déviations qu'on lui que de 4 mètres de longueur sur 22 cenfasse subir. Dans l'amour, par exemple, l'i- timètres de diamètre. On dispose, en la dée de séduction suppose une action diri- faisant, les brins de bois de manière que gée principalement contre l'âme, une ac- leurs gros bouts se trouvent aux deux extion lente, dangereuse sans doute pour l'é- trémités de la fascine, on les serre fortetre qui l'éprouve, mais contre laquelle en- ment et on les lie au moyen de buit harts fin il peut se défendre, à laquelle il a également espacées : ceite opération est chance d'échapper et qui ne le réduira nécessaire pour pouvoir transporter com. qu'en obtenant l'assentiment complet de modément une grande quantité de fascisa volonté; la fascination au contraire n'a nes par voiture. Un atelier de trois hompas besoin de tout cela : c'est une action mes peut faire 25 de ces fascines en dis prompte et sûre qui passe comme un éclair heures de temps. Mais si les chantiers où des yeux à l'âme et dompte celle-ci plu- l'on doit convertir les fascines en fascitôt qu'elle ne la persuade. Il est impos-nage sont peu éloignés des bois, on se sible de ne pas voir la volonté soumise borne, pour håter le travail, à lier chaque et l'amour présent dans la victime de la fascine avec une seule hart, après avoir séduction : on peut très bien se figurer la placé tous les gros bouts des branches révolte de l’une et l'absence de l'autre du même côté.

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Les bois les plus propres pour le fas- Les fascines ne sont pas seulement à cinage sont ceux qui donnent de longues l'usage des militaires, elles servent aussi tiges droites, flexibles et garnies de ra- dans l'architecture hydraulique, au civil, meaux, tels que le chêne, le coudrier, le pour former en quelque sorte la base des châtaignier, le saule, l'osier, la bourdai- terrains par lesquels on veut border un ne, etc. Le génie se sert de fascines à fleuve, afin de rétrécir ou affermir le lit couronner, de fascines à revétir, longues et arrêter ses débordements. X. de 2" sur 0.22, de fascines à tracer,

FASÉOLE, voy. HARICOT. de 1".30 sur 07.15.

FASHION, FASHIONABLE, mots d'oOn emploie encore les fascines pour rigive anglaisé, qui, dans ces dernières combler des marais, passer des fossés, années, ont passé le détroit. Qu'est-ce élever des digues, pour former dans cer- que la fashion? qu'est-ce qu'un fashiotains cas le iablier des ponts militai-nable? Grande question que peu de gens res, etc., etc.

ici, et même en Angleterre peut-être, seLes travaux d'un siége exigent toujours raient à même de résoudre. Ce qui est une immense quantité de fascines; au sié- clair, c'est que fashion signifie forme, fige de Fribourg, en 1744, le premier ap- gure, air, mine; c'est le mot francais provisionnement de fascines se montait façon. Le fashionable est donc un homme a 150,000 pour les travaux du génie et de bonne façon, à la mode, du bel air, à 70,000 pour ceux de l'artillerie. mais à l'anglaise, et sans qu'il nous soit

Ce sont ordinairement les soldats d'in- possible de dire au juste en quoi consiste fanterie et de cavalerie, quelquefois des cette bonne façon. Ce qu'en France, par paysans de corvée , que l'on envoie dans anglomanie, nous appelons un fashioles bois pour faire les fascines dont on a nable , n'est à vrai dire ni un homme besoin.

de bon ton, ni un homme de bon goût, Le nouveau sabre des troupes à pied, ni un homme à la mode. Les raffinés, les qui a excité de si vives discussions par- muscadins, les roués, les incroyables, lementaires lors de son adoption, sert les beaux de la jeunesse dorée, ont tous au fantassin, coinme à l'artilleur, pour eu leur caractère, leur costume, leurs abattre le bois et confectionner les fas- mæurs, bien tranchés et distincts; mais cines et le fascinage. Ce sabre doit être ce n'étaient pas précisément des fashioregardé, par la forme et la solidité de sa nables. Le fashionable n'a particulièrelame et de sa poignée, plutôt comme un ment ni des manchettes de Malines, ni des outil tranchant que comme une arme gilets à revers, ni des holtes à retroussis; soit offensive, soit défensive.

il en porte de ceux-là et d'autres, mais il S'occuper à faire des fascines, c'est les porte d'une manière fashionable. Au se livrer au fascinage ; mais on appelle théâtre, si quelque beau jeune homme, encore de ce nom l'action de faire, avec bien frisé, bien pommadé, bien pincé, des fascines, les saucissons, gabions et ganté de blanc, vient se montrer à l'aclaies employés à la construction des bat-vant-scène, appuyant ses dents sur la teries et aux revêtements des ouvrages de pomme de sa canne, le vulgaire s'écrie : fortification, et enfin le revêtement lui- voilà un fashionable! Erreur ! c'est un même d'un ouvrage fait avec des saucis- élégant, un dandy (voy.) peut-être, ce sops, des gabions, des claies.

n'est pas un fashionable. Dans notre Ainsi l'on pourrait dire, dans un or- siècle positif et analytique, la fashion et dre du jour : Des détachements d'infan- le fashionable sont encore pour nous terie et de cavalerie iront dans la fo- une anomalie insoluble.

V. R. rêt au fascinage (faire des fascines); FASTE, voy. LUXE. aussitót que les fascines seront arrivées FASTES. Ce mot qui, dans son sens au parc, l'artillerie commencera son fas-actuel, appartient à la chronologie et à cinage (la confection des saucissons, ga- l'histoire, se rattache par son étymolobions et claies); le fascinage (le revête- gie à la jurisprudence et à la religion mene) des batteries et des tranchées, a des Romains. Leur calendrier se partaété mal fait; il manque de solidité. C.A.H. geait en jours permis (fasti), interdits

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Inefasti), partagés (intercisi). Les pre- | à leur lour livrées au public, avec les notes miers en totalité, les derniers dans le abréviatives qui les exprimaient dans l'émilieu de la journée seulement, pouvaient criture, par un jurisconsulte plébéien, être consacrés à l'administration de la Sextus Ælius Pætus , l'an de Rome 552. justice. Dans les jours néfastes ou in- La distinction des jours fastes et déterdits, le préteur ne pouvait statuer sur fastes étant aux yeux du peuple ce qu'il aucune affaire, ou, comme disaient les y avait de plus important dans le calenanciens, il ne pouvait prononcer (fari) les drier, ils lui donnèrent leur nom, et nous trois mois sacramentels : do, dico, addi- possédons, en totalité ou en partie, ploco, je donne, j'assigne, j'adjuge. sieurs calendriers romains qui portent en

Les jours néfastes comprenaient: 1° les titre le nom de fasti. Ce sont les fastes fêtes annuelles fixes ou mobiles et les calendaires. fêtes extraordinaires; 2° les jours assi- Ces commémorations des grands évégnés chaque année pour la moisson et nements supposaient la conservation trapour les vendanges; 3° les jours décla- ditionnelle ou écrite de tout ce qui avait rés malheureux par les pontifes, soit an- amené les jours de fête et de deuil. En nuellement, comme les anniversaires des effet, il existait à Rome, sous le nom de grands désastres , soit par suite de quel- fastes, un registre de tous les faits imque événement fàcheux ou de quelque portants avec leurs dates, tenu par les présage sinistre. Ces jours malheureux pontifes et formant une espèce de comsont distingués par les grammairiens des mentaire historique du calendrier, dont jours néfastes, mais ils en faisaient par l'ouvrage d'Ovide (voy.) qui porte le nom tie. Alors on indiquait vacance des tri- de Fastes nous parait pouvoir donner bunaux, justicium. Ce n'est pas tout : il une idée. Ce registre, avec les Commery avait des jours fastes ou néfastes pour taires et les Annales , formait ce qu'on certaines affaires seulement, jours où il appelait les Livres des pontifes. Peut-être n'était pas permis d'assembler le sénat toutes ces expressions ne sont-elles que ou de tenir les comices, etc., etc.; jours les dénominations différentes d'un même fastes le matin et néfastes le soir, ou ré- recueil. Dès lors le nom de fastes fut emciproquement. Tout cela sormait un en-ployé pour désigner une série de noms et semble assez compliqué. On en peut ju- de faits accompagnée de dates. Op rédiger par un seul fait: c'est qu'il n'y avait gea des Fastes consulaires (voy. Èae et dans toute l'année que 38 jours entière- Consulat), des Fastes triomphaux. ment fastes, c'est-à-dire libres de toute Aujourd'hui le mot est employé le interdiction.

plus souvent dans une acception figurée, Dans l'origine, la connaissance des comme synonyme emphatique du mot jours fastes et néfastes était réservée aux histoire.

J. R. pontifes , à qui il fallait recourir, quand Plusieurs ouvrages historiques ont été on avait un procès, pour savoir s'il était publiés sous ce titre de fastes : nous ou non possible de le poursuivre tel ou avons les Fastes français, les Fastes de tel jour; et la science du droit, dont celle Louis XV, les Fastes de la Pologne et de connaissance était la base, se trouvait la Russie, les Fastes de la Granderéservée aux patriciens, seuls admis, dans Bretagne, etc., mais aucun grand bistoces premiers temps, aux fonctions ponti- rien n'a donné ce pom pompeux à son ficales. Ce moyen d'influence leur échap- ouvrage. L'académicien Lemierre est pa l'an de Rome 451, et les mystères du l'auteur d'un poème en seize chaats incalendrier furent révélés au public par titulé Les Fastes (1779, in-8°); mais un secrétaire d'Appius Claudius, juris- cet ouvrage a peu marqué dans les fastes consulte distingué. Les nobles essayèrent de la littérature française. V-VE. alors de se retrancher dans l'emploi de FAT, FATUITÉ. Le fat est un être certaines formules que, dans tout prochez lequel la vanité ( car il ne s'élève cès, le demandeur, le détendeur et le pas même jusqu'à l'orgueil) absorbe tous juge devaient répéter exactement sous les autres sentiments. Penétré de l'adpeine de nullité. Mais ces formules furent | miration de lui-même, il l'exprime par ses

discours, ses manières, ses gestes, et jus- | servent à faire justice d'une fatuité qui se que par son silence. Il est, comme l'a dit montrerait trop à découvert, et l'obliun homme d'esprit,

« familier avec ses gent à dissimuler lout ce qu'elle pourrait supérieurs, important avec ses égaux, avoir d'offensant pour l'amour-propre impertinent avec ses inférieurs ». Ajou- des autres.

M. O. tons que, pour lui, cette dernière classe FATALISME, système philosophiest la plus nombreuse; car la faluité est que qui consiste à nier la liberté ivor. toujours accompagnée d'un profond de- ce mot). Méconnaissanų la nalure modaia pour tout ce qui se trouve sur sa rale de l'homme, le fataliste croit à l'enroute. La devise Nil admirari semble trainement irrésistible des motifs; suiavoir été créée pour elle.

vant lui, au lieu d'agir, parce que nous Les auteurs anciens avaient déjà si-le voulons, nous voulons, parce que nous goalé quelques travers du fat. Athènes devions agir. Il existe une puissance ocet Rome eurent aussi les leurs, comme on culte, mystérieuse, inflexible, qui, pour peut le voir par divers passages de Théo-chacun, a fixé d'avance d'une manière irphraste et de Sénèque; c'est sous le nom révocable toute la són je de ses actions, et de delicatus que les signale ce dernier. son bonheur et son malheur. Nous avons Notre langue a préféré emprunter le ter- beau nous agiter, nous sommes les jouets me au mot latio fatuus, qui signifie ip

d'une force secrète qui nous entraine, sipide, dépourvu de toute qualice, niais: bon gré mal gré, vers un but que nous c'était déjà punir

co desaut par sa seule n'avons nous-mêmes ni prévu ni délerdésignation

miné; les plus petits événements du En général, le fat tient beaucoup du monde moral, comme les plus grands phésot; souvent même on préfère encore nomènes du monde physique, sont encelui-ci, qui fut créé tel par la nature, chainés par un lien de fer et se succètandis que l'autre est son propre ouvrage.

dent nécessairement dans un ordre auIl est néanmoins telle sorte de fatuité quel nous ne pouvons rien changer. qui n'est pas nécessairement escortée de La qualification de système pbilosola soltise, par exemple celle qui a le sexe phique ne convient proprement qu'à ce pour objet. Le maréchal de Richelieu fatalisme des écoles auquel conduisent cerétait un fat, et non pas un sot, tandis tains raisonnements sophistiques. C'est que le beau Létobrière, autre homme à coup sûr le fatalisine le moins dangeà bonnes fortunes du dernier siècle, mé-reux, parce qu'il est le moins sérieux et ritait également les deux noms. Quand qu'il ne peut en imposer qu'à un petit la fatuité s'est principalement exercée nombre d'esprits spéculatifs dont la consur des succès de boudoir, la marche duite dément les paroles. Quand vient des années la corrige quelquefois, et l'heure de la pratique, le fataliste le plus plus encore peut-être la craiote du ridi- convaincu obéit à la persuasion intime où cale qui, suivant l'expression de Gres sont tous les hommes de leur liberté; lui set, ne manque jamais de s'attacher aux aussi il porte au dedans de soi une décivétérans de cette manie.

sion invincible qui le force de supposer Quoique le fat ait toujours une certaine qu'il est libre, comme il suppose qu'il a dose d'impertinence, il ne faut pas croire des bras, des jambes, un corps, et qu'il est qu'il suffise d'être impertinent pour être environné d'autres corps contre lesquels fat. La fatuité exige encore une certaine il ne doit pas aller choquer le sien. Au distinction de manières et quelque mesure surplus, les raisons que le fatalisme sysdans le langage. Il n'y eut plus de fats tématique oppose à la croyance comchez nous aux tristes époques où il n'y mune sont loin d'être décisives, car touavait plus de cercles, de salons, et pour tes impliquent une méprise relativement ainsi dire de société. Ils sont un de ces à la nature de l'influence que les motifs inconvénients inhérents à une civilisation exercent sur nos résolutions volontaires. avancée et qu'il faut accepler avec ses A l'en croire, celte influence serait conprogrès. Eux-mêmes d'ailleurs, en se-traignante, elle déterminerait nécessai coodant ceux du goût et de la raison, | rement la volonté à vouloir, et c'est ce Encyclop. d. G. d. M. Tome X.

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qui a fait donner à cette doctrine le nom efforts ; on se fait un mérite de rapporter plus spécial de dilcrminisme. Il n'en est à Dieu comme à leur auteur les volonies rien cependant : quelle que soit la force humaines; on va jusqu'à prendre pour d'un motif, nous sentons, en lui obéissant, verin et louable humilité ce qui c'est que en prenant une résolution qui lui est con- défaut de caractère et d'énergie morale. forme, que nous avons pleinement le pou. Souvent aussi le fatalisme est embrasse voir de ne pas la prendre.

par ces âmes faibles qui ne savent point Sans se formuler aussi expressément lotter avec courage contre les infortubes en arguments d'école, le fatalisine sys- inévitablement attachées à notre conditématique prend quelquefois sa source lion terrestre ou contre des maux qu'elles daus des préoccupations scientifiques. ont mérités. Une cause de fatalisme plus Combien d'esprits se laissent imposer puissante encore, c'est le besoin de goû par le spectacle de la nature au point ter, dans le crime et la dépravation, le de ne plus écouter les irrefragables dépo- calme et la sécurité de l'innocence. Il est sitions du sens intime touchant notre si commode de penser que les passions liberté! On transporte témérairement nous entraînent avec une force insurmoudans le monde moral l'invariabilité des table, que nos actions dépendent unique lois qui régissent le monde physique et ment de nos organes et des circonstanen déterminent les événements; on ap- coe, qu'un destin inflexible fait nos vices plique aux produits de l'activité hi

comitie pos vertus ! Ajoutez l'amour da maine cette régularité constante à la paradoxe, la superstition, l'orgueil de quelle sont soumis les mouvements des ces ambitieux sans génie qui s'en preccorps célestes ; l'homme est assimilé aux nent sollement à la destinée quand ils objets inertes; le monde entier, ou la échouent dans leurs poursuites. Voy. nalire, comme disent les fatalistes, c'est | DESTIN. plus qu'une vasle machine dont tous les Quelle qu'en soit la cause, métaphysimouvements sont immuablement prévus qué ou morale, et quelle qu'en soit la et réglés. D'autres arrivent à la même forme, scientifique ou populaire, le fxconséquence par une autre voie. Souvent talisme se réfute suffisamment par ses nos sensations nous viennent sans que conséquences. Tout ce que vaut l'homme, nous le voulions, sans que nous puissions c'est par la liberté qu'il le vaut : oter nous en défendre. Nous éprouvons, sans cette liberté, l'homme déchu du haut pouvoir nous y soustraire, les besoins de rang qu'il occupe parmi les créatures se la faiın et de la soil, de la joie et de la trouve ravalé jusqu'à l'abjection de la douleur, ou des désirs, des mouvements brute : il croupit dans la fange, il meort indélibérés. Qui de cous peut s'empêcher de besoin et d'épuisement, il s'abande vouloir le bonheur? Eofin nous ne donne à une résignation stupide, à une nous sommes pas donné les penchants attente insouciante, imprévoyante, des fondamentaux de notre nature. Il y a événements réglés par le destin. Olez la donc dans nos actions une part de fata - liberté, plus de distinction entre le bien lité (voy. ce mot). Or, en la considérant et le mal, partant plus de moralité, plus seule ou en l'exagérant, on en vient natu- de mérite à acquérir, plus de mission a rellement à dédaigner cet invincible sen- remplir ici-bas! le méchant n'est pas timent de liberté que tout homme porte plus responsable de ses attentats que la au dedans de lui-même.

plante vénéneuse ne l'est de ses effets deLe fatalisme n'est pas toujours systé- létères; le vice équivaut à la verta, le matique ou spéculatis: d'ordinaire il ap- meurtre à la charité ; les distioctions moparait comme une croyance populaire rales, les institutions politiques et reliplus ou moins répandue, qui a pour cau- gieuses sont des inventions de l'igooses, non plus les erreurs de l'esprit, mais rance ou du machiavélisme. les égarements du cour, les passions, et Le fatalisme est en opposition maoipar exemple l'indolence et la mollesse. feste avec la doctrine chrétienne; il Celles-ci s'accommodent à merveille d'un est, au contraire, un des caractères des dogme avilissant qui les dispense de tous croyances musulmanes, et c'est par luique

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