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riences de Graham, qui n'avait trouvé aucune trace d'oxygène condensé sur les lames et les fils de palladium.

Le palladium en mousse donne, au contraire, un accumulateur doué de toutes les qualités de l'accumulateur à mousse de platine, qu'il possède même à un degré supérieur : à pression égale et à poids égal de matière active, sa capacité est de 3 à 4 fois plus grande; à 600 atmosphères, elle atteint 176 ampères-heure par kilogramme de mousse de palladium.

L'or se prête aussi, mais moins bien, à ces expériences.

Avec l'argent, l’étain, le nickel, le cobalt, le charbon, le métal s'altère au pole positif ; l'accumulation de l'énergie électrique se produit encore, mais elle est indépendante de la pression et semble due à une action d'ordre purement chimique, analogue à celle qui donne aux accumulateurs au plomb leur propriété.

En résumé, les métaux nobles, non susceptibles de s'altérer chimiquement au contact de l'électrolyte ou des produits de sa décomposition, semblent seuls aptes à former des accumulateurs à gaz condensés dont la capacité augmente avec la pression et peut devenir très élevée.

M. Berthelot a ajouté cette remarque au travail que nous venons de résumer : le platine, le palladium et les métaux analogues forment, à froid, avec l'oxygène et l'hydrogène, de véritables combinaisons chimiques dissociables dont l'existence, les propriétés et les actions réciproques expliquent la formation et le fonctionnement de ces nouveaux accumulateurs.

Expériences de cours. Bien des professeurs de physique ne possèdent ni la machine d’Atwood, ni aucun des appareils similaires pour l'étude expérimentale des lois de la chute des corps ; tous peuvent, très utilement et presque sans frais, reproduire l'appareil historique de Galilée, le plan incliné. Une barre de bois, longue au moins de 3 ou 4 mètres, large de 10 à 15 centimètres, et assez épaisse pour qu'on puisse, sans l'affaiblir, y creuser une rigole bien droite et bien lisse, formera la partie principale de l'instrument. En relevant plus ou moins cette barre, à l'une de ses extrémités, on en fera un plan incliné. Pour faciliter les mesures, on tracera sur toute la longueur de la barre, latéralement, une échelle au demi-centimètre. Un curseur plein, en métal ou en bois, glissant le long du plan et pouvant s'y fixer, servira d'arrêt à la sphère métallique, dure et bien arrondie, qu'on laissera descendre dans la rigole, en soulevant un taquet qui la maintient, à l'origine, au zéro de l'échelle. Au lieu de

compter le temps en pesant, comme le faisait Galilée, l'eau écoulée d'un vase à niveau sensiblement constant pendant la chute de la sphère, on aura recours à un métronome battant des temps égaux quelconques, et on procédera comme on le fait avec la machine d'Atwood quand on veut établir ou vérifier la loi des espaces.

La machine Morin est plus rare encore, dans les cabinets de physique, que l'appareil d'Atwood. Pour y suppléer, un de mes collègues, le R. P. De Saedeleer, a transformé le plan incliné de Galilée en appareil enregistreur; l'idée est ingénieuse, et l'auteur nous permet de la communiquer aux lecteurs de la Revue.

Prenez une table rectangulaire ABCD, assez grande et surtout bien unie; recouvrez-la d'une feuille de papier quadrillé; superposez une seconde feuille de papier dont vous aurez noirci, au fusain, la surface inférieure. Relevez un peu deux des pieds de la table, situés aux extrémités d'un des longs cotés AB, de façon à obtenir un plan incliné. Imaginez maintenant qu'une sphère métallique pesante parte du coin A animée d'une vitesse d'impulsion de direction AB et roule sans frottement sur la table : la sphère descendra le long du plan incliné en décrivant une trajectoire parabolique qui n'est autre que la courbe des espaces parcourus sous l'action de la pesanteur, et que son poids décalquera sur la feuille de papier quadrillé.

Pour donner à la sphère une vitesse d'impulsion convenable et pouvant varier dans une série d'expériences, le moyen le plus simple est celui-ci. Découpez, dans une planche assez épaisse, une règle dont la partie rectiligne aura une quarantaine de centimètres et qui se terminera par un quart de cercle d'une dizaine de centimètres de rayon. Clouez cette règle sur une seconde planche qui déborde en largeur du côté où regarde la partie courbe et s'arrête, en longueur, où celle-ci commence. Fixez cet appendice sur le coin A de la table, recouverte des feuilles de papier, de telle façon que la partie courbe seule repose sur la table et que la tangente à son extrémité soit parallèle au côté AB. Vous laisserez descendre la sphère le long de cette règle, qu'elle quittera, pour rouler sur la table, animée d'une vitesse parallèle à AB et d'autant plus grande que vous l'aurez laissé descendre de plus haut. Toutes les paraboles qu'elle décrira auront même sommet, et il vous sera facile d'en déterminer la position. Le tracé de ces courbes sur le papier quadrillé n'a pas toute la finesse désirable ; mais, si la sphère est bien régulière, il a une netteté suffisante pour permettre des mesures approximatives

et, en tous cas, il fait comprendre aux élèves le principe de l'appareil Morin et la manière de lire la courbe des espaces, mieux que de longues explications.

On a imaginé plusieurs appareils qui imitent les phénomènes que présentent les geysers. Tyndall en décrit un, dans ses conférences sur La Chaleur, imaginé pour justifier expérimentalement les vues théoriques de Bunsen. Il se compose d'un tube de fer galvanisé, long de 2 mètres, fermé à sa partie inférieure et s'ouvrant, en haut, au centre d'un bassin à fond plat. On remplit ce tube d'eau, et on le chauffe à la base et à la hauteur de 60 centimètres au-dessus du fond. On obtient ainsi, à l'intérieur du tube, une distribution toute spéciale des températures analogue à celle qu'avait observée Bunsen dans le puits du grand geyser d'Islande, et amenant périodiquement des éruptions violentes de vapeurs et d'eau chaude. M. Violle a montré que ce phénomène pouvait avoir une cause plus générale, en supprimant le second foyer et en chauffant simplement le tube à la base.

Un troisième appareil, imaginé par M. G. Wiedemann, imite également bien la nature. Il consiste en un ballon de verre de 500cc, surmonté d'un tube de 1cm de diamètre et de 70cm de long, terminé en haut par une pointe effilée. C'est le geyser proprement dit. Les canaux souterrains, qui amènent constamment de l'eau au fond du geyser, sont représentés par un second tube, plus étroit que le premier. L'extrémité supérieure de ce tube est reliée au fond d'un vase latéral, placé à la hauteur de la pointe effilée du premier tube ; son extrémité inférieure plonge dans le ballon en se relevant vers le haut. Le tout étant plein d'eau jusqu'à un niveau un peu inférieur à celui de la pointe du gros tube, il suffit de chauffer le ballon avec un brûleur Bunsen pour obtenir des projections périodiques d'eau bouillante successivement remplacée par l'eau froide du vase latéral.

On peut simplifier l'appareil de M. Wiedemann, en se rapprochant davantage des conditions de l'expérience de M. Violle.

Prenez un ballon en verre que vous remplirez d'eau aux trois quarts et que vous fermerez à l'aide d'un bouchon traversé par un tube dont l'extrémité inférieure plongera dans l'eau du ballon sans aller jusqu'au fond, et dont l'extrémité supérieure s'ouvrira au centre d'un bassin à fond plat, légèrement conique. Allumez sous le ballon un brûleur Bunsen, et attendez patiemment que l'appareil se soit convenablement échauffé. Vous verrez alors l'eau du ballon envahir peu à peu le bassin ;

bientôt quelques tentatives d'éruption se produiront ; puis le moment arrivera où, l'eau du ballon entrant en ébullition à une température d'autant plus élevée que le tube est plus long, la vapeur soulèvera la colonne liquide qui entrera à son tour en ébullition, projetant violemment un mélange d'eau et de vapeur jusqu'à ce que l'excès de tension intérieure ait disparu. A ce moment la colonné liquide se rétablit, l'eau refroidie du bassin rentre tout entière dans le ballon en ramenant l'appareil dans les conditions initiales. La source de chaleur étant maintenue et convenablement réglée, tous ces phénomènes qui imitent parfaitement les geyser appelés « économiques , se reproduiront périodiquement. Dans l'appareil que nous avons construit pour notre cours, la capacité du ballon est de 3 litres, le diamètre du tube mesure 18 millimètres, et sa longeur im,30 ; le bassin est circulaire et a 30 centimètres de diamètre. Ces dimensions n'ont rien d'absolu, et l'expérience réussit très convenablement avec un appareil beaucoup plus petit.

Voici un moyen très simple de produire des ombres colorées, et qui montre en même temps la valeur très inégale des sources de lumière artificielles. Allumez, dans la chambre obscure, un bec Auer, et disposez devant un écran, ou à quelque distance du mur, une tige opaque qui porte ombre. Cette ombre parait parfaitement noire. Allumez maintenant un bec de gaz ordinaire : la tige projette sur le mur une seconde ombre. Cette ombre est verte, et la première, du noir, a passé au rouge. On peut encore procéder autrement.

Éteignez le bec de gaz ordinaire. Placez la tige horizontalement en l'éloignant du mur pour que son ombre s'entoure d'une pénombre bien visible. Couvrez d'un verre de couleur la partie inférieure du bec Auer : l'ombre reste noire, mais la pénombre se colore. Si le verre dont vous vous êtes servi est rouge, une bande rouge et une bande verte encadrent l'ombre noire.

Il est très facile de se procurer de la limaille de fer, et on a toujours sous la main un bout de tube de verre d'un centimètre environ de diamètre et long d'une vingtaine de centimètres. Fermez ce tube à l'une de ses extrémités ; introduisez-y la limaille sans le remplir complètement, et bouchez-le. Ce petit appareil vous servira à illustrer une foule d'explications que l'on est amené à donner dans des leçons sur le magnétisme.

Vous montrerez d'abord que la limaille de fer est une sub

stance magnétique : le tube de verre attire également, par ses deux bouts, chacun des pôles d'une aiguille aimantée. Vous montrerez ensuite qu'on peut la transformer en un véritable aimant. Pour cela, soumettez successivement le tube aux différents procédés d'aimantation ; pendant que vous promènerez sur le tube des barreaux aimantés, suivant les règles des touches simples ou multiples, ou pendant que vous le ferez passer lentement à travers une boucle de fil de cuivre parcourue par un courant suffisamment intense, vous verrez les grains de limaille s'orienter; et vous constaterez que de petits chocs donnés au tube, tandis qu'il se trouve sous l'action de la force magnétisante, favorisent cette orientation. Après chaque opération, emportez le tube avec précaution, et présentez-le à une aiguille aimantée : il a acquis des poles ; les grains de limaille orientés ne sont plus simplement une substance magnétique, mais un véritable aimant. Agitez le tube : la polarité a disparu ; etc.

Pour montrer que les liquides subissent l'influence de l'aimant, on emploie habituellement le procédé de Plücker : on verse le liquide dans un verre de montre que l'on dépose sur · les bouts plats, suffisamment rapprochés, de l'électro-aimant de Faraday. Dès que le courant traverse les bobines de l'appareil, la surface du liquide, de plane qu'elle était, devient ondulée, et la position des vallées et des montagnes indique si le liquide est magnétique ou diamagnétique. Cette transformation de la surface n'est malheureusement pas très sensible ; elle échappe même, pour beaucoup de liquides, à l'observation attentive, quand on ne dispose pas d'un champ magnétique intense. Voici comment on peut tourner la difficulté.

Choisissez un bout de tube de verre, analogue à celui que nous avons rempli tantot de limaille de fer, mais présentant une très légère courbure. Versez-y le liquide à étudier, sans le remplir complètement, en sorte qu'en le plaçant horizontalement vous ayez réalisé un niveau à bulle d'air. Placez ce niveau entre les bouts de l'électro-aimant de Faraday, perpendiculairement à la ligne des poles mais très légèrement incliné sur l'horizon : la bulle n'occupe donc pas exactement le milieu du tube, que rencontre la ligne des poles. Lancez le courant. Immédiatement la bulle quitte sa position : elle s'écarte de la ligne des poles et chemine vers l'extrémité du tube, si le liquide est magnétique; elle vient se placer, au contraire, au milieu du champ, s'il est diamagnétique. Quelques tâtonnements rendent l'expé

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