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sont démons qui se transmuent en guise ou qui s'étaient vantés de les avoir edus; de femmes. Et telle habitation ne se fait ce dont plusieurs étaient peut-être perpas seuleinent en dormant, mais aussi ensuadés eux-mêmes. Les mémoires et les veillant; ce que les sorciers et sorcières chroniques du temps abondent en eemont confessé et maintenu plusieurs fois, ples qui ont été recueillis par les démoquand on les exécutait à mort. » Suivant nographes, et dont on trouve une collec le récit de ceux qui passaient pour être tion dans le Dictionnaire infernal. ainsi possédés, le démon s'attaquait aux Les médecins connaissent sous le nom femmes mariées plutôt qu'aux jeunes d'incube une espèce de cauchemar (vor.) filles, parce qu'en les plongeant dans l'a- où la personne qui en est atteinte songe dultère, il les faisait manquer à plus de qu'elle est opprimée et suffoquée par un devoirs. Le plus souvent il se présentait diable affublé en vieille femme, aceroup dans la nuit à côté même de l'époux en- sur son estomac. Il est peu de personnes dormi, ou le soir dans un lieu isolé ; qui, sous une forme ou sous une autre, quelquefois aussi à la lumière du jour, n'aient été en proie à cette illusion que sous la forme trompeuse d'un amant le vulgaire appelait autrefois chauche aimé ou d'un prétendant éconduit; par- poulet. On lit à l'article Incubes du Dicfois encore, le perfide ! sous celle d'un tionnaire des sciences médicales que, lors mari, il s'emparait de l'objet de ses désirs, de nos guerres d'Italie de la fin du secte tantôt par surprise, tantôt par belles pa- dernier, un détachement de Français, en roles, voire même par violences. arrivant dans une ville où s'étaient deja

De graves et même de saints person- réunies beaucoup de troupes, ne trouva nages ont discuté longuement sur la pos- pour tout logement qu'un vieux cloitre sibilité d'un semblable commerce. Saiot désert depuis longtemps et hanté, suivant Justin, saint Clément d'Alexandrie, Ter- les habitants du pays, par une légion de tullien, saint Cyprien, saint Jérôme et diables. Au milieu de la nuit, tous les saint Augustin ( Cité de Dieu, livre XV, soldats se réveillèrent en sursaut, pouschap. 22 et 23 ), n'ont pas nié que Sa- sant de longs gémissements, et crierest tan transformé pût exercer les œuvres tous qu'ils avaient vu le diable s'asseoir de nature. De nombreux démonogra- sur leur poitrine et les étoufler. Le soir, phes, Wyer, Bierman, Godelman, Car- on eut beaucoup de peine à leur persuadan, Porta, Jacob, Rueff, Bodin, ont der de coucher au même gite, en leur combattu ou soutenu cette opinion. Mais promettant que les officiers passeraient plus bardis qu'eux tous, Pierre de la Pale la nuit auprès d'eux l'épée à la main. lude, Martin d'Arles et surtout le jésuite Environ vers la même heure, la même Delrio, ont prétendu prouver cette pos- scène d'effroi recommença, sans que, sibilité. Les personnes curieuses de ces comme on le pense bien, les officiers détails, que nous devons nous interdire, eussent aperçu le moindre diable. Mais, pourront les trouver au livre déjà cité des quoique ces hommes fussent pour la pluOEuvres d'A. Paré ou dans le Diction- part des braves éprouvés, rien ne put le naire philosophique de Voltaire, au mot décider à renouveler l'essai; ils aimerent Incubes.

mieux coucher à la belle étoile. En cherL'idée des incubes et des succubes, à chant quelle pouvait étre la cause de l'époque où elle avait cours, n'était pas cette illusion, les médecins du corps se d'invention nouvelle : on en peut retrou- rappelèrent que ces hommes, apres avoir ver la trace dans les rapports des dieux mangé à la hâte, étaient partis à marche et des déesses de la fable avec les hu- forcée, par un temps très chaud, derores mains des deux sexes, et peut-être aussi par la soil; qu'ils avaient passé la nuit dans le commerce des hommes et des entassés dans un espace très étroit ea génies imaginé par les platoniciens. Ce égard à leur nombre. Ces circonstances, qui est bien certain, c'est que pendant jointes à ce qu'on avail raconté de la pretout le moyen-âge on brûla en Europe sence du diable, suffirent pour leur renun grand nombre d'hommes et de fem- | dre raison de ce dont ils avaient elé temes accusés de semblables conjonctions moins.

V. R.

INCUNABLES (du latin incunabu- ciennes sont réclamées par les Hollan, berceau). On appelle ainsi les plus an- dais. ens produits de l'imprimerie, c'est-à- Meermann prétend que les Combuis re depuis l'invention de cet art jusqu'à d'Alexandre-le-Grand, l'Abrégé de fin du xve siècle, ou jusqu'au commen- Vedatus (Végèce) sur l'art militaire, les ment du xvio (par exemple jusqu'à Hommes illustres de saint Jérôme et innée 1520), d'après quelques biblio- quelques autres ouvrages dont il donne aphes. L'étude n'en est pas intéressante les titres, ont été imprimés à Harlem, ulement pour l'amateur de livres, elle a après 1440, au moyen de caractères de issi son côté historique. Sa plus grande bois sculptés et séparés. M. Koning (Disilité est sans doute de servir à l'histoire sertation sur l'origine, l'invention et le

l'invention et des progrès de l'impri- perfectionnement del'Imprimerie, trad. erie; cependant un grand nombre d'in- du hollandais, Amsterd., 1823, in-8°), ipables sont encore importants, par les est au contraire d'avis que ces livres nements dont on les a enrichis, pour sont le produit de caractères mobiles de sistoire de la peinture, et, en général, ils fonte. urnissent tous d'excellentes données sur Selon M. Daunou (Analyse des opitat des sciences et des lettres dans la nions diverses sur l'origine de l'impririode qu'ils comprennent.

merie, Paris, an II, in-89), les premiers Les premiers produits de l'imprimerie imprimés avec caractères de fonte sont, nt ou xylographiques et tabellaires la Bulle d'indulgence de Nicolas V et la général, c'est-à-dire obtenus au moyen Bible latine, sans date, dite Mazarine, planches de bois sculptées ou gravées, en 2 vol. in-fol., contenant 637 feuillets, de toute autre planche fixe, solide, à deux colonnes, dont chacune de 42 et une seule pièce; ou typographiques, quelquefois de 40 lignes, dont les caracst-à-dire obtenus au moyen de carac- tères ressemblent, sous le rapport du desres mobiles, que ces caractères fussent sin, à ceux du Psautier de 1457 (voy. : bois ou, ce qui parait plus probable, GUTENBERG). Un des deux exemplaires : métal dès l'abord, et fondus dans des de cette Bible, que possède la Bibliothèatrices produits de la frappe de poin- que royale, porte une souscription qui ns. Voy. XYLOGRAPHIE, TYPOGRAPHIE nous apprend qu'il a été enluminé et reIMPRIMERIE.

lié en 1456*. Parmi les incunables xylographiques, Une autre Bible (2 vol. in-fol.), qu'on n'y en a pas dont la date soit certaine; distingue par le nom de Bible de Schelais il est vraisemblable que plusieurs horn, parce que ce bibliographe est le at antérieurs à 1440, par exemple la premier qui l'ait décrite, et qui contient meuse Biblia

pauperum, sive figuræ 870 feuillets à deux colonnes de 36 lieteris et Novi Testamenti, dont il a gnes, a été quelquefois indiquée comme tru 5 éditions, et à laquelle nous avons la plus ancienne de toutes et comme étant nsacré un petit article (voy. aussi l'art. sortie des presses de Gutenberg à MayenBAVURE, T. XII, p. 788; et de plus, ce; mais on a depuis soutenu qu'elle einecken, Idée générale d'une collec

avait été exécutée à Bamberg par Albert on d'estampes, 1771, in-8°, p. 292; Pfister, vers 1461. M. Duverger, notre ambinet, Recherches sur l'imprimerie, savant imprimeur, la restitue, au conruxelles, an VII, in-8°, p. 61; Schel- traire, à Gutenberg. Dans son curieux orn, Amoenitat. litter., Francf., 1725, · ann, suiv., t. IV, p. 296; Meermann, (*) C'est donc par erreur qu'à l'art. GUTENIrigines Typographicæ, La Haye, BERG nous avons donné l'anuée 1462 coinie la

date probable de cette Bible aux 42 lignes : 765, 2 vol. in-49). On doit citer encore

c'est entre 1450 et 1455 qu'elle a été imprimée. ifférentes éditions d'une grammaire élé- La date de 1462 appartient avec certitude (y ventaire par demandes et réponses, qu'on étant inscrite) à la Bible latine de Mayence, Ppelle Donat, parce qu'on la regarde imprimée en plas petit caractère par Fust et omme un extrait de la grammaire d'Æ- Schæffer, à 2.col. et a 48 ligues. Elle peut aussi

appartenir à la Bible de Bamberg. Voy: plus loin as Donatus (voy.), et dont les plus an- dans le texte.

S,

Album (Histoire de l'invention de l'Im- blication avec date certaine du premier primerie, Paris, 1840, in-fol.), il cher de ces imprimeurs de Strasbourg

. 'Tser che à prouver que la Bible dite de Schel- Panzer, Annales typogr. ab artis invest horn, ou aux 36 lignes, est imprimée orig., ad ann. 1536, Nuremb., 1791avec des caractères qui se trouvent déjà, 1803, 11 vol. in-4°, t. Ier, p. 17.' mais à l'état rudimentaire ou d'imper- Parmi les élèves immédiats de Gatefection, dans le fragment de Donat, berg, Fust et Schæffer, nous ne mentiotrouvé à Mayence par Bodmann, et ac- nerons que Conrad Sweynbeim et Artuellement à la Bibliothèque royale de nold Pandartz qui passèrent en Italie vess Paris, dont il a donné le fac-simile *. | 1465, et s'établirent dans le monaster Quoi qu'il en soit, ces deux Bibles pas- de Subbiaco, aux environs de Rome, sent assez généralement pour

antérieures ils imprimèrent un Donat dont il ne reste à toutes celles qui, comme elles, sont sans aucun fragment, puis un Lactance as date et dont les plus anciennes paraissent caractères romains, sous la date du 30. avoir été imprimées entre 1460 et 1470, tobre 1465, et la Cité de Dielli, sous cette à Strasbourg, à Bâle, à Cologne, ou á du 12 juin 1467. Cette même année Augsbourg. Au nombre des plus anciens ils transportèrent leurs ateliers à Roe monuments de l'impression avec carac- et publièrent les Épîtres de Cicerze tères de fonte, on cite encore la Confes- Dans l'espace de sept ans, 12,475 veiasio brevis et utilis tam confessori quam

mes de différents auteurs sortireot confitenti; les Statuta Moguntina, con- leurs presses. (Voir F.-X. Laire, Sperma tenant 50 feuillets in-4°, avec caractères men hist. typogr. roman. xv sera gothiques; le Psalterium de 1457 et le Rome, 1778, in-8°, et J.-B. Audifire.'. Rationale divinorum officiorum de l'évê

Catal, histor. critic. roman. editiara que Durand (mort 1294), in-fol., 1459, sæculi xv, Rome, 1783, in-4o.) tous sortis des presses de Mayence. Le Il y a trois choses à considérer dans Rationale est la plus ancienne impres- incunable : l'impression, le format et h sion en petits caractères romains

que

date. L'impression comprend le caracte. nous connaissions. Le Catholicon ou la justification, la pagination et, par exte Summa grammaticalis de Jean Balbi, sion, les ornements. Nous rattacheroosa. dit Janua, imprimé dans la même ville, format les réclames, les signatures, aussi avec caractères mobiles, petits et registres, et, par extension, le parches romains, est de l'année 1460, comme le ou le papier, les filigranes, les pontusesc prouve la souscription. Plusieurs Bibles et les vergeures. La date comprend 13latines farent imprimées à Strasbourg, dication de l'année, le nom de l'imp après le départ de Gutenberg de cette meur et celui du lieu de l'impressios. ville (1443), et avant 1470, chez Jean 1° Impression. La forme des premio Mentelin et chez Eggesteyn. Le Grand caractères fondus en métal était gothis Miroir de Vimeux de Beauvais, dont l'im-Plus tard, les caractères romains, idre pression, commencée vers 1469, fut tés peut-être par Nicolas Jenson, im terminée en 1473, est la première pu

meur à Venise, et employés par lu

son édition du Decor puellarum pus (*) Cette opinion, qui est aussi celle de M. Léon en 1461, devinrent dominants surtoge de Laborde (Debuts de l'imprimerie à Strasbourg Italie. Ce fut Alde Mapuce (vor.) qu et Nouvelles Recherches sur l'origine de l'imprimerie) n'est pas admise par les bibliographes alle.

usage le premier des caractères italique maods. M. Sotzmann, dans uo travail remarqua.

de là le nom de lettres vénitienne'a ble inséré dans l'Almanach historique pour 1841 aldines, sous lequel on les désigne de de M.de Raumer(Gutenberg und seine Mitbewerber, Les premiers spécimens de caractèress" oder die Briefdrucker und die Buchdrucker) énu. mère une dizaine d'impressions de Bamberg tou.

se trouvent dans quelques mots gravess tes reconnaissables à des types identiques et dont bois du Cicero de officiis, Mayens quelques-udes portent des souscriptions avec 1465, in-fol., sorti des presses de Fr dates. La Bible aur 36 lignes n'a pas, malheu. Schæffer, et dans le Lactance de Subtus reusement, une telle souscription, mais elle figure dans cette liste, ainsi que plusieurs éditions de

1465, in-fol., imprimé par Sweyat. Douat,

S. et Pannariz (voir Debure, no 413 duta

ogue de la Vallière). La Grammatica d'une époque bien antérieure (voir J. rca de Lascaris, Milan, 1476, 30 jan- Heller, Histoire de la gravure sur bois, r, in-4", fut le premier livre grec im- Bamb., 1823, allemand). mé avec caractères de fonte. Les lettres 2o Forinat. Les premiers livres impriforme et lettres de somme étaient une més sont in-folio. Le premier in-4° connu èce particulière de lettres que l'on em- est le Vocabularium ex quo*, Eltville, yait pour les livres de messe et psau- | 1467, imprimé par Henry et Nicolas s. Ordinairement les grandes initiales Bechtermuntze, et réimpriméin-fol., deux taient point imprimées, quoique Laire ans plus tard et dans la même ville, par dex librorum ab invent. typogr., Nicolas Bechtermuntze; car c'est à tort 91, 2 vol. in-89) cite plusieurs éditions qu'on a regardé comme un in-4° le Ciacunables avec les lettres capitales. Des cero de officiis, Mayence, 1465. On imvistes ou enlumineurs étaient chargés primait déjà des in-8° et des in-12, vers soin de les exécuter. Ces lettres sont le 1470. Le premier in-32 est l'Olficium s souvent de couleur rouge, quelque- Beatæ Mariæ Virginis, Venise, 1474. II en or et artistement ornées.

est souvent difficile de reconnaitre le forLes lignes sont dites entières ou lon- mat d'un incunable, s, lorsqu'elles courent sans interrup- Les plus anciens incunables sont le plus 1 sur toute la largeur de la page.

L'im- souvent sur parchemin; cependant la Biision est dite à colonnes, lorsque les ble aux 42 lignes de la Bibliothèque es sont coupées par un espace blanc royale de Paris qui porte la souscription nilieu de la page et dans toute sa lon- de 1456 est sur papier; l'autre exemar. Dans les in-folio, l'impression à plaire est sur vélin. Les imprimeurs de ndes domine. La magoifique édition France, d'Allemagne et des Pays-Bas 'line le naturaliste, in-fol. de 750 pa- se servaient généralement du parche

exécutée à Venise par Jean de Spire min de veau ou de vélin, qu'on em469, est à lignes longues.

ployait de préférence pour les in-folio; a pagination manque dans les plus ceux d'Italie, du parchemin d'agneau (voir ens imprimés. Elle était ajoutée à la Van Praēt, Catalogue des livres impri

et en rouge comme les initiales. Le més sur vélin de la Bibliothèque du Roi, nier imprimeur qui ait numéroté les t. I, p. 10 et 11). Quant au papier, qui s, est Arnold Terhærnen dans le pe- remplaça plus tard ce parchemin devenu ivre intitulé : Serino ad populum trop cher, il est blanc, épais et bien collé. dicabilis, Cologne, 1470, in-4o. On Un æil exercé pourrait reconnaitre avec siffrait d'abord que le recio du feuil- plus ou moins de certitude celui des difce ne fut que beaucoup plus tard férents pays; mais il n'est pas possible de 1 chiffra les pages (voir La Serna- donner des règles fixes à ce sujet. ander, Mémoire sur l'origine et le On appelle filigrane (voy.) la marque de uier usage des signatures et des chif- la fabrique qui, dans l'ancien papier, se dans l'art lypographique, Bruxel- trouve au milieu de la feuille, et dans le 1795, in-8°). On se servit d'abord papier plus moderne, au milieu de chacet usage de chiffres romains. Ce que demi-feuille. Ainsi, dans les anussi Terhærnen qui introduisit les ciens imprimés, si le filigrane se trouve es arabes; mais Léonard Hol d'Ulm dans le dos du volume, c'est un in-folio; néliora la forme dans son Plolémée si la moitié seulement est dans le dos et 82.

l'autre moitié au bord supérieur et anléus comprendrons sous le nom d'or- rieur du volume, c'est un in-4°; s'il est nts les gravures sur bois ou sur cui- tout entier au bord supérieur et extéinsi que les peintures et les miniatu- rieur, c'est un in-8°, etc. Dans le papier i se rencontrent dans un grand nom- plus moderne, si le filigrane se trouve au incunables. Le premier avec gravures milieu de chaque demi-feuille, c'est un ivre est le Monte Santo di Dio d'Ande Sieppe, Florence, 1477, in-fol. Bibliogr. Lexikon, t. II, p. 1063, au mot Voca.

(*) Voir l'explication de ce titre dans Ebert, op en possède avec gravures sur bois | bularium. Eltville est dans le duché de Nassau. S, in-folio; s'il se trouve au milieu du dostrum chartarum, fut employé pour la du volume, c'est un in-4°, et plus ou première fois en 1469, par Sweynheim et moins rapproché de la partie supérieure, Pannartz. On faisait usage d'une signature c'est un in-8°.

particulière dans les pièces préliminaires On appelle pontuseaux des raies trans- qui se trouvent ordinairement au comparentes qui traversent le papier dans tou- mencement des anciennes impressions. te sa longueur , à la distance de 12 à 15 3° Date. Les plus anciens incunables lignes, et qui coupent à angles droits d'au- n'ont pas de feuillets de titre; mais on tres raies extrêmement rapprochées et trouve à la fin une date qui indique le moins sensibles qu'on nomme vergeures. plus souvent le nom de l'imprimeur, ains Dans les in-folio, les pontuseaux sont per- que le lieu et l'année de l'impression. pendiculaires; ils sont horizontaux dans Quelquefois une de ces indications e les in-4°; perpendiculaires dans l'in-8°, même toutes les trois manquent. Le preetc. Les éditions sur parchemin n'ayant mier monument typographique avec la ni filigranes, ni pontuseaux, ni vergeures, date de l'année (mais qui s'y trouve par le format s'en détermine par les réclames et hasard, dans le corps même de l'indulles signatures.

gence, et de manière à pouvoir y ajouter le La réclame est la repetition, sous le mois et le jour laissés en blaoc, ainsi que dernier mot d'une page, du mot qui com- le nom de la ville), est la Bulle d'indumence la page suivante. Elle se plaçait gence de Nicolas V; et le premier monsordinairement à la fin de chaque cahier, ment avec date complète est le Psalenus quand la feuille se partageait en plusieurs de 1457, Mayence, in-fol. S'il se trouve cahiers, et toujours au bas de la derniè- quelques ouvrages portant des dates asre page de la feuille. On en attribue assez térieures, ces dates ont été reconques généralement l'invention à Jean de Spire pour fausses ou pour celles de la compoqui imprimait à Venise vers 1470, ou à sition, de la traduction ou de la transcripson frère Vendelin. Cependant l'abbé tion des mêmes ouvrages (voir, outre les Rive (Chasse aux bibliograph., p. 139.) ouvrages déjà indiques, Maittaire, Ansoutient que le premier exemple de récla- nales typographici ab artis inv. angine mes se trouve dans le Confessionale de adann. 1557, La Haye, 1719,5 tom. en saint Antonin, imprimé à Bologne, in-4°, vol. in-4°, avec supplém., Vienne, 1789, en 1472, sans indication du nom de l'im- in-4°; Hain, Repertor. bibliograph. , primeur (voir Peignot, Supplém. au Stutig., 1826-1838, 4 vol. in-8°). 3-4 Dict. raisonné de bibliol., Paris, an XII). aussi les ouvrages cités à l'art. BiblioEn France, on ne s'est servi de réclames GRAPHIE, ainsi que les articles TYPOGASque vers l'an 1520.

PHIE et Éditions. E. H-G et S. Les signatures sont les lettres ou les INCURABILITÉ, MALADIES INCE chiffres que l'imprimeur place en bas de RABLES, de curare, guérir, avec le pnla première page des cahiers ou des feuil- vatif in. Si la guérison (voy.) est le bat les du livre pour prévenir les erreurs du auquel doivent tendre tous les efforts de relieur. Anciennement, on ne se servait la médecine , il s'en faut qu'elle l'altoguère que des lettres de l'alphabet, et signe constamment, et grand est le nombre le volume contenait plus de feuilles ou de des maladies auxquelles on doit applecahiers qu'il n'y a de lettres, on recom- quer la désespérante épithète d'incarmençait en doublant le nombre des lei- bles, qui vient accuser l'insuffisance de tres autant de fois que cela était néces- l'art. Cependant ce nombre a diminut, saire. Le premier livre connu qui ait des il diminuerait probablement encore , signatures, est le Præceptorium divine si les médecins pouvaient compler sur legis de Jean Nider, in-fol., sorti des une exécution plus complète et plus pere presses de Kalhofà Cologne en 1472. La sévérante de leurs prescriptions, et si, d'un série des signatures s'appelait registre. autre coté, leur secours n'était pas invoElle se plaçait au commencement ou plu- qué trop tard dans une foule de cas. Soutôt à la fin du volume. Selon La Serna | vent, en effet, une maladie legere au deSantander, le registre des cahiers, regis- but et dont quelques soins intelligeala

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