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infestés de requins. Dans l'Himalaya, on che dans le regard. Les habitants du nord prétend avoir vu la licorne. On utilise de l'Inde ont la taille des Européens; les bæufs, non pour la nourriture, mais ceux du sud sont plus petits : à la cite pour le transport, auquel servent même de Coromandel surtout, la taille se rapeles moutons dans l'Hindoustan septen- tisse beaucoup. On voit très peu de diftrional. L'Inde n'a pas une belle race de formités chez ce peuple; les femmes aechevaux, et c'est de la Perse que lui vien- couchent avec une grande facilité; D1nent les bons coursiers.

biles à 12 ans, elles vieillissent à 30 On ne peut évaluer au juste la popu- Toute la tenue de l’Hindou annonce h lation de l'Inde en-deçà du Gange; mollesse et la nonchalance; il a peu de les données ou plutôt les conjectures va- force, peu de courage, aucune énergie, rient entre 130 et 180 millions d'âmes, en revanche, ses membres ont une souNous reviendrons sur ce point à l'article plesse qui résiste à beaucoup de fatigue, INDOSTAN.

et son caractère patient et tranquille est Mais nous devons faire connaitre ici capable d'une grande persévérance. Les les éléments dont se compose la popula- messagers indiens peuvent, pendant 28 tion de l'Inde proprement dite. ou 30 jours de suite, parcourir journel

. Cette région doit son nom au plus im- lement 50 milles anglais, et les militaires portant de ces éléments, aux Hindous; de cette nation marchent plus vite race particulière dont le type primitif plus longtemps que les soldats européen s'est conservé mieux que celui de beau- mais avec les armes et l'accoutrement de coup d'autres peuples, à cause du pré- ces derniers, les troupes indiennes or jugé religieux qui ne permet pas aux pourraient pas marcher du tout. Il n'y a Hindous de s'allier par le sang aux que les tribus de montagnards pres]L* sectateurs d'autres religions. La couleur sauvages qui portent des arcs qu'un Exde leur peau est ou olivâtre ou cuivrée; ropéen aurait peine à bander, et qui osa elle s'éclaircit et n'est que basanée dans attaquer de front le tigre et le léopard" quelques parties de l'Inde, tandis que Nous avons parlé ailleurs d'une ra: dans d'autres elle devient presque noire. primitive qu'un peuple immigré souv Leur physionomie se rapproche de celle nom d'Arjas, en grec A proi, parait avou des Européens; seulement le blanc des subjugué et en grande partie esterni. yeux prend une teinte jaunâtre, la che- et remplacé. Quelques savants présumer'! velure est longue et d'un beau noir de jais. que les Shoudras (voy. BRAHMANES

, I. r. Parmi les femmes, on en voit qui sont p. 126) sont les restes de cette popea. douées d'une physionomie charmante et tion indigène opprimée. Arjas en sans d'une taille que les Grecs auraient compa- signifie respectable, et kshoudra, bas, il rée à celle de Vénus; leur peau est d'une les vainqueurs ont pu s'appliquer la pre douceur remarquable, ce qui vient en mière de ces épithètes, et donner l'autora partie de l'usage de s’oindre d'huile de aux vaincus. On présume encore que par cocos; d'un autre côté, l'usage de mâcher mi les Arjas se forma une aristocratie s' du bétel (voy.) teint en rouge les dents le nom de Kshartras (Kchatriyas, iti : des Hindous. Les femmes se teignent en p. 125), dominateurs, laquelle devint la noir les cils et les sourcils. Dans la foule, caste séparée, tout comme les prêtres s la laideur domine, le peuple étant con- solèrent sous le nom de Brahmanas. Lo damné à des travaux durs et à des pri- masse de la nation conquérante garde vations extrêmes; les Hindous les plus nom de Visas, hommes (ibid.). Il se fort beaux sont, dit-on, les Banians du Guze- donc parmi les habitauts de l'Inde quara rat. En général, la physionomie des Hin- | castes, l'aristocratie, le sacerdoce, la Dar dous est empreinte de calme et de dou- de la nation et les indigènes subjugak ceur; il n'y a que les tribus des forêts, Le brahmanisme isola fortement des vivant en guerre avec leurs voisins et cune de ces classes des autres, assigna de avec les bêtes fauves auxquelles ils disa prérogatives aux trois premières putent le séjour des déserts, qui aient

(*) Ormes, Historical fragments, dans l'Aux quelque chose de féroce et de farou, journal, 1816, tom. I, p. 446.

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firma celles que l'état des choses avait in- | quiconque peut employer leurs bras. troduites, et imposa des obligations, des Moins odieux dans le nord que dans le fonctions, des devoirs particuliers à cha- midi, ils y peuvent exercer divers mécune. Les Brahmanes devaient prier, en- tiers, et n'ont pas besoin de fuir la préseigneret même régner; lesKshattras,com- sence des individus des hautes castes. Exbattre; les Visas, se livrer au commerce et clus de toutes les cérémonies religieuses à l'agriculture ; et les pauvres Shoudras des Hindous, ils ont des gourous ou maiservir les autres. Dans chacune des quatre tres (voy. ibid., p. 126) qui président à castes se sont formées des subdivisions, leurs actes religieux. Une classe plus miet le temps a amené des modifications sérable que les Parias, est celle des Poudans leurs attributions primitives. Les lias qui habitent les grandes forêts de la Brahmanes s'étaient emparés des princi- côte de Malabar, et qui ne peuvent même paux emplois dans les cours des princes in. se montrer sur les grandes routes; ces diens ; les Mongols, quoique mahometans, malheureux, vivant comme des brutes, ont eurent aussi recours à eux pour l'admi- à peine un langage. Voy. Castes. nistration des finances, et, sous le régime Chez les Gorkhas du Népal, la société anglais, nous voyons les Brahmanes dans est constituée d'une manière un peu difles places de receveurs, inspecteurs, com- férente de celle de l'Hindoustan. Après mis, etc. Ils ne dédaignent pas non plus les les Brahmanes, qui se divisent en quatre fonctions de maîtres d'école,d'astrologues, classes, vient une série de castes dont chade messagers et même d'espions. On leur cune est inférieure à celle qui la précède. reproche de la fausseté, de la fourberie, de Les Gorkhas eux-mêmes se considèrent l'orgueil et de l'avidité. Les anciens Kshat- comme la caste guerrière, supérieure à tras, ou l'aristocratie guerrière, n'existent d'autres castes, également guerrières , presque plus. Ceux qui prétendent en- qui habitent les montagnes et forment le core à ce titre sont à peine Hindous, mais noyau de l'armée népalaise. Enfin , se sont mêlés à d'autres casles : c'est ainsi dans le même pays, on trouve une classe que les Jates et les Polygars, dans le pays d'esclaves appelés Khawas venus avec d'Orissa , sont, dit-on, originaires des leurs maîtres de l'Hindoustan,et qui, à leur castes inférieures, et que les Nairs, sur la lour, se font servir par des esclaves indicôte de Malabar, se sont mêlés aux Nam- gènes de la population primitive du pays. bouris qui sont les Brahmanes du pays ; Il y a, en outre, dans l'Inde un grand quelques tribus guerrières, notamment nombre de peuplades indépendantes de les Radjepoutes et les Mahrattes, sont pos- toute caste : telles sont les Bhatties et les sesseurs de fiefs militaires, en partie très Catties, tribus nomades, les Pouharries, acciens. La caste des Visas est également les Koulies, les Gouarriahs et autres tripresque éteinte; enfin celle des Shoudras, bus de pillards et de brigands. divisée en un grand nombre de tribus, Les Hindous ont des fêtes religieuses s'est emparée de la plupart des métiers, qui sont en même temps des fêtes popuet se livre maintenant à l'agriculture pour laires*, et consistent en sacrifices, en proson propre compte.

cessions solennelles et pompeuses, en ilIndépendamment des quatre castes, illuminations, en danses, accompagnées de existait une classe d'hommes misérables, musique, enfin en lectures publiques des méprisée de toutes et désignée sous le nom livres sacrés. On compte dix-huit de ces de Tchandalas. C'est la même classe que fêtes qui, dans l'origine, paraissent avoir l'on nomme maintenant Parias. Aussi coincidé avec des révolutions de corps méprisés qu'autrefois, ils sont pourtant célestes, et avoir eu pour but de célébrer si nombreux qu'ils forment le quart de les dons de la nature. C'est ainsi qu'une la population. Leur condition n'est pas des fêtes principales, le houli ou houégalement malheureuse partout : sur la laka, coincide avec l'équinoxe de mars, et côte de Malabar, ils sont attachés à la a dû célébrer originairement le retour du glèbe, et dépendent pour leur subsistance un maitre qui peut les vendre avec la populaires des Hindous, t. xiii du Nouveau jour

1) Voir Garcin de Tassy, Notice sur les fêtes cerre; ailleurs ils se mettent au service de l nal asiatique.

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printemps. En outre, les grandes pagodes | tude d'hommes est-elle, comme nous ont des fêtes qui attirent une foule in- l'avons dit , souvent en proie à des fanombrable de pèlerins. Jaggernath, Bé- mines affreuses. Il y en a beaucoap qui, narès, Allahabad , le lac Mapasarovar et moyennant une avance d'argent qu'ils d'autres lieux sacrés sont renommés dans reçoivent, s'attachent avec leurs fal'Inde pour leurs grandes fêtes. Les Brah- milles comme valets au service des lamanes ont eu soin d'attirer les dons des boureurs et les servent pendant quelfidèles aux pagodes qu'ils desservent, et ques générations. D'autres se mettent de mettre dans le culte un luxe quelque- comme artisans au service des communes; fois scandaleux. Les pagodes bâties avec car, d'après une coutume très ancienne, magnificence élèvent dans les airs leurs chaque commune ou village entretient us coupoles artistement ornées; les idoles artisan pour chaque métier nécessaire aux taillées en pierre et placées dans des ni- habitants, en sorte que c'est la commate ches (voy. plus loin religion INDIENNE) et non l'habitant qui paie l'ouvrier. Le brillent d'or et de joyaux ; un nom- gouvernement des rois et des radjaks bre plus ou moins considérable de Brah- ou princes hindous, ainsi que celui des manes reçoit les offrandes et exerce les Mongols, était essentiellement despotique

. fonctions sacerdotales, et des devadásis Des nababs gouvernaient, sous les ordres ou nátakás, c'est-à-dire vierges sacrées, des rois et empereurs, les provinces, ou attachées comme eux au service des pa- ils agissaient comme les pachas en Turgodes, servent aux plaisirs secrets de ces quie; ils laissaient l'administration de la Brahmanes et se font remarquer par leur justice, et même l'administration civile, vie lascive, par leur talent dans la danse au douan, en se réservant le commandeet la musique. Ce sont elles que les Por- ment militaire et le faste de la représentugais ont nommé Balladeiras, et que tation. Des zemindars gouvernaient les nous appelons Baiadères. Voy. ce mot. districts ou les grandes villes : sur la côte

Les bouddhistes (vor.) du Népal, de Coromandel on les appelle polygars; seule contrée de la région occidentale les commandants des villages portaient le ou ils aient pu se maintenir, ont un nom d'havildars. Tous ces fonctionnaires grand nombre de jeûnes ; ils célébrent les exerçaient une oppression odieuse envers phases de la lune et d'autres fêtes reli- les malheureux Hindous. « Le bavilda gieuses; autrefois, ils avaient un grand pillait le village; à son tour, il était pille nombre de couvents ou de communautés par le zemindar, qui était de son cite religieuses, les unes pour les hommes, les l'objet de l'avidité du nabab ou de sob autres pour les femmes, toutes subsis- dlouan. *» Autrefois, beaucoup de zemiatant d'aumônes. Aujourd'hui, les baud- dars, qui sont dans l'Inde ce que les das dhas ou prêtres bouddhistes sont mariés, et comtes étaient en Europe au moyenet ils vivent avec leurs feinmes en partie âge, avaient reçu de leurs princes des de l'agriculture et de divers métiers qu'ils fiess plus ou moins considérables pour pratiquent.

lesquels ils payaient au souverain une re Le nombre des Hindous peut se monter devance, étant exempts d'ailleurs desieà 60 ou 70 millions; il y en a peu qui pôts qui pesaient sur le peuple. Ces redevivent dans une grande aisance. Les plus vances existent encore en grande parte: riches sont, outre les radjahs, quelques les villes et les villages paient des sommes marchands' et les Brahmanes dans les stipulées pour un temps limité; les chels grandes villes. Mais il y a une classe assez de la commune en sont responsables

. Er nombreuse de Brahmanes et de Shoudras fin beaucoup de propriétaires, ainsi que qui subsiste d'un revenu honnête, tenant les fermiers de la couronne, sont assuà bail les biens communaux et les ex- jettis à une taxe stipulée pour un certain

à ploitant à l'aide d'esclaves. Presque la temps. Ces revenus forment la recerle moitié de la population hindoue vit mi- foncière des gouvernements, qui, de plus sérablement de gages si faibles, qu'ils ne s'attribuent le monopole de quelques det" suffisent pas à son entretien : aussi malgré le bas prix des vivres, celte multi- (*) Asiatic journal, 1816, 1. I, p. 333.

rées, telles que l'opium et le sel. Le code de lois. On connait celle qui oblige, sous de Menou, qui règle les affaires civiles et peine du mépris général, les veuves de se religieuses des Hindous, accorde au roi le brûler sur le corps de leurs maris.D'autres 12€, le 8e, le 6e, et, dans un besoin pres-coutumes engagent les hommes âgés ou sant même, le quart des reven

enus de la malades à chercher la mort dans le Gange. terre, ainsi que la faculté de prendre le Dans une tribu, les femmes mettaient à 50€ des pierres fines, des métaux précieux mort les enfants du sexe féminin; des et des troupeaux, et le 6e des fruits, du peines sévères punissaient la transgression beurre, du miel; de plus, il peut taxer les des lois de chaque caste. Chez les Nairs, marchands en leur laissant un gain hon- l'homme qui a un commerce charnel avec pele.

sa propre esclave ou avec une femme Une organisation judiciaire assez re- d'une caste inférieure à la sienne, est mis marquable existe chez les Hindous de à mort. Les femmes sont plus libres dans lemps immémorial. Si l'arbitrage des pa- l'Inde que dans quelques autres contrées rents ne satisfait pas le plaignant, il peut orientales; toutefois, celles des classes suaire convoquer une assemblée d'hommes périeures ne se montrent guère en public. de la même profession que la sienne. Ces Autant la vie des classes ouvrières est sim-assemblées se tiennent en plein air, dans ple et sobre, autant les riches déploient les bois, dans les camps ou dans le lieu de faste dans leurs demeures, dans leurs ordinaire de la réunion d'une tribu. De parures, sur leur table et dans le grand 'assemblée, il peut encore en appeler à nombre de leurs domestiques et de leurs a réunion des bourgeois ou des villageois esclaves. en masse. Au-dessus de ces cours d'ar- Nous consacrons plus loin un article bitrage sont celles des juges royaux et spécial aux langues de l'Inde : l'indosdu dharmadhjakcha ou juge suprême. tani et le bengali sont celles que parlent Lne dernière instance enfin est la décision les indigènes des possessions anglaises. du roi jugeant dans une assemblée de Les Hindous n'ont jamais été conquéBrahmanes; les ordalies ou jugements par rants : ils ont été subjugués, et n'ont subl'épreuve du feu, de l'eau, du poison, de jugué aucun peuple; voisins de la mer, l'huile bouillante, etc., sont pour le moins ils n'ont point fait d'expéditions maritiaussi anciens dans l'Inde qu'en Europe. mes. Leur langue sacrée, le sanscrit(voy.), Cet ordre judiciaire, que la domination qui était jadis celle de la nation, et les limusulmane avait déjà altéré, du moins vres religieux, les drames, les poēmes épiquant aux cours supérieures, a été chan- ques, etc., écrits dans cette langue, prougé dans les possessions anglaises; toute- vent l'état de civilisation avancée auquel fois les cours d'arbitrage , si utiles et si ils étaient parvenus. On en trouve d'auraisonnables, ont été partout maintenues. tres preuves dans le système religieux du Dans les actions criminelles, les injures bouddhisme (voy.), quoique ensuite il ait faites à des individus des castes supérieu- été étouffé par la bigoterie du brahmares étaient punies avec beaucoup plus de nisme; dans les progrès que les Brahmanes rigueur que celles dont se plaignaient les avaient faits en mathématiques et dans hommes des basses castes, et qu'on expiait d'autres sciences; les monuments érigés par des amendes pécuniaires. Nous avons aux divinités hindoues; les excavations des 1.4 que le Brahmane était autorisé à mettre grottes et les ornements en sculpture qui a mort le Paria qui osait s'approcher de en couvrent les parois; les stoupas ou lui ou entrer dans sa demeure. Le code tours élevées par les bouddhistes pour ser. de Menou met la femme hindoue succes- vir de dépôt à leurs reliques; enfin dans sivement dans la dépendance de son père, la perfection des objets de luxe fabriqués l'e son mari et de son fils. La polygamie depuis un temps immémorial dans l'Inde, est autorisée, et, chez les Nairs du Mala - et le commerce régulier établi avec les bar, c'est la polyandrie cu pluralité des peuples étrangers. Assurément les relahommes pour une seule femme de la même tions des Indiens avec les Grecs ont dû (aste qui est d'usage. D'anciennes coutu- contribuer beaucoup à l'instruction des mes, en partie cruelles, ont presque force premiers. Cependant on voit, par les té

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moignages des anciens auteurs grecs, que mais bien faits, ayant le teint plus clair et leur nation regardait l'Inde avec une sorte le visage plus plat que les Hindous; pais de vénération. Les Hindous ont appris de les Gonds ou habitants des forêts des bonne heure à tirer parti des richesses vé- monts Gondouana , entre 18 et 25° de gétales et minérales que la nature leur a latitude nord : ceux-ci ont un teint doiprodiguées, à tisser les étoffes les plus fines, râtre et une chevelure épaisse et laineuse. à fabriquer des objets de parure du plus Le mot sanscrit de varvara, gens à ebehaut prix. Des caravanes traversaient velure crépue, identique avec le mot barl'Inde, comme celles des Banjarras et au- bare, leur a été appliqué par les Hindon tres tribus marchandes les traversent en- On croit que les Koles et les Khardi, core; et une foule de bâtiments étrangers autres peuples barbares de l'Inde, aina fréquentaient les ports de l'Inde comme ils que les Bras, dans l'Orissa, appartienles fréquentent toujours. La domination nent à cette même race que la langue sapmusulmane a en partie arrêté cet essor de scrite comprend sous le nom générique l'esprit national; mais sous celle des An- de Pulinda ou montagnards sauvages'. glais a commencé une nouvelle ère, et Enfin, les Bhils ou Bhillas que son malgré l'attachement des Hindous à leurs avons vus dans le Guzerat (voy.) sous usages et coutumes, malgré leur indolen- le nom de Gracias, et qui s'appellett ce excessive, il est impossible que l'Inde aussi Koulies ou Catties, habitent les reste en arrière du progrès. Il y a mainte- montagnes de Malwa et le Khandeisch; nant des journaux écrits en bengali, et les Persans les ont appelés Merdicoura, rédigés par des Brahmanes; la mécani- c'est-à-dire anthropophages : c'est tres que et la chimie ont été apportés par vraisemblablement le même peuple que les Européens. Dans un siècle, la nation Ctésius appelle Martichora , autrelos se présentera probablement sous un as- plus puissant, mais dont les Radjepoutes pect bien différent de ce qu'elle est au- ont soumis une partie. Ils sont per jourd'hui, surtout dans le Bengale. tits, leur chevelure est épaisse et raide

Cette nation indigène a été l'objet de On pense que toutes les tribus sont le plusieurs ouvrages publiés en Europe, reste d'un peuple qui, avant les Hindous, notamment des suivants : B. Solvyns, Les habitait le Dekkan, et qui a été ou reHindous, Description de leurs mours, duit à l'esclavage et à la dégradation des usages, etc., Paris, 1808 et années suiv., castes inférieures des Hindous, ou forre 4 vol. in-fol. avec beaucoup de grav.

de s'isoler dans des contrées inaccessibles color.; Ward (missionnaire anglais), A Ptolémée fait mention de la contre ce View of the history, litterature and Cirrhadia, au-delà du Gange, et les i mythology of the Hindoos, nouv. édit., vres sanscrits parlent, entre autres pesLondres, 1822, 3 vol. in-8°; et de celui ples hostiles aux Hindous, des Kiratas de l'abbé Dubois, Maurs, institutions comme d'un peuple sauvage et chases et cérémonies des peuples de l'Inde, qui parait avoir habité depuis le grle Paris, 1825, 2 vol. in-8°.

de Bengale jusqu'aux montagnes du Il existe dans les contrées montagneu- pal; aujourd'hui une petite tribu de ses du Dekkan des peuplades dont une montagnards de ce dernier pays conser partie est tout-à-fait indépendante des ve ce nom. Une autre tribu, les Khospit conquérants de l'Inde, et peu connue jus- en sanscrit Khaças, s'étendent depuis : qu'à présent. Nous avons déjà nommé les Népal occidental jusqu'au-delà de Cache Tudas ou montagnards des Nil-Gherrys, myr; enfin, dans le Kamaoun Népal.com qui se distinguent, par leur forte consti- trouve les Doms, race noire dont il ser? tution, de leurs voisins les Carumbar, parlé plus bas, et qui rappelle les Pachétifs et faibles. Il faut encore citer pouas des terres australes. les Kunnuvers, habitants des montagnes On voit que l'histoire des races a be Pinney en Maduré. Dans la partie sep- soin de grands éclaircissements. tentrionale, on trouve les montagnards A tous les peuples indigènes viennes Pouharris, sur la limite du Bengale, de

(") Voir Ch. Ritter, Erdkunde por Asien, t. Bahar et de Gondouana, petits de taille, 1 part. 2.

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