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glomérations d'individus vivant en com- | qui néanmoins de suffisaient pas encore munauté, on a reconnu la nécessité d'i- à tous les besoins. Aux despotats qui, an soler les malades, tant dans leur intérêt moyen-âge, suivaient les armees pour repropre que dans celui de la santé publi- cueillir les blessés au milieu même de la que; et le nom d'infirmerie, dont l'arti- mêlée,ont succédé les soldats d'ambulance cle suivant explique l'origine, a été donné (voy, ce dernier mot), créés pendant les au local disposé pour les recevoir. guerres de l'empire, et depuis organes

Une infirmerie permanente doit être encore d'une manière, à la fois plus recomposée d'un nombre plus ou moins gulière et plus solide , qui rend tres saconsidérable de pièces ayant un dégage- tisfaisant le service des bopitaux militaiment facile, et situées dans un bâtiment res en France et dans tous les pays ou séparé , ou du moins dans une partie de cette institution est adoptée. En ettel, les l'édifice principal, qui soit à l'abri du infirmiers soumis à la hiérarcbie et i da mouvement et du bruit, exposée au sud discipline militaires, fonctionnent comme ou à l'est, pourvue de conduits d'eau, de le reste de l'armée. salles de bains, de lieux d'aisance, d'un Il n'en est pas de même des infirmiers petit laboratoire de pharmacie, et, s'il est et infirmières des hopilaus civils, geos possible, d'une cuisine.

qui, n'étant retenus par aucun lien que Des chambres particulières y seront celui de l'intérêt materiel, prennent le ménagées pour les maladies contagieuses plus souvent ces fonctions en desespor ou les affections graves, de même que de cause, les exploitent de leur mieus, es pour loger le médecin et, tout au moins, les quittent dès qu'ils en trouvent de meil. l'infirmier ou l'infirmière en chef, ainsi leures, malgré les soins de l'administraque les personnes employées sous leurs or- tion pour les attacher à leur elat et pour dres. Dans les salles communes, on se con- assurer leur avenir. formera aux dispositions indiquées à l'art. Les fonctions qu'ils ont à remplir deHòpitaux Et Hospices, pour tout ce qui mandent pourtant quelques connaissanconcerne la salubrité et le bien-être. ces, mais plus encore de la docilité et da

Chez les anciens, où l'esclavage ren- dévouement; certaines conditions physdait le personnel des familles nombreux, ques de force et de dextérité de leur sont il n'y avait presque pas de maison riche pas moinsindispensables. Au reste, ce n'est dans la construction de laquelle n'entrat guère que de la part des femmes que les un valetudinarium auquel était attaché malades peuvent attendre les soins intelun médecin , soit esclave, soit libre. Pa- ligents et délicats qui leur sont nécessarreille chose existe encore aux colonies, res; il y a plus, ils ne les trouveront conchez les riches planteurs. Les valetudi- plétement que chez celles qui, s'elant connaria étaient aussi des établissements di- sacrées au culte de l'humanité souftrante, rigés par des particuliers, et dans lesquels attendent leur récompense de plus haut on était adinis, moyennant rétribution, Voy. CHARITÉ.

F. R. comme dans nos maisons de santé.

INFIRMITÉ, INFIRMITÉS. OR Chaque légion romaine avait son va- est infirme (du latin firmus, solde, avec letudinarium; et maintenant encore nous l'ın privatif, ou dans un état d'infirmite, voyons subsister en divers pays quelques ou, suivant une locution plus repandue, infirmeries régimentaires, dans lesquelles on a des infirmites, lorsque , sans lesson se traitent les indispositions trop peu gra- manifeste de la santé generale, on est ves pour exiger le transport à l'hèpital. dans un état de souffrance ou de malas

De tout temps on a vu des personnes habituel, ou lorsqu'une ou plusieurs foacdestinées professionnellement au service tions sont suspendues ou s'executent indes malades, et dressées à ces fonctions complétement. Les progrès de l'age anepar une sorte d'apprentissage (voy. Gare nent ordinairement les infirmiles, qui DE-Malade, T. XII, p. 128). Le chris- cependant peuvent, sous l'intiuence de tianisme vint consacrer et anoblir ce ser- causes diverses, commencer presque avec vice souvent pénible et humiliant, par la la vie, sans quelquefois en abréger dołafondation des ordres hospitaliers (voy.), blement la durée. Quelques privilege

parcourent une longue carrière sans sa- cession d'infirmités toujours croissantes. voir, en quelque sorte, ce que c'est qu'un Les infirmités sont on passagères ou indérangement de la santé, et ils cessent de curables(voy.); mais même dans ce dernier vivre sans avoir jamais appris à souffrir. cas, la médecine intervient pour les rendre Mais il n'en est point ainsi de la masse, plus supportables, pour dissimuler ce qui, le plus souvent, végète valetudinaire qu'elles peuvent avoir de pénible pour et dolente.

les autres. Le valetudinaire, moins que Il est vrai qu'on pourrait soustraire de tout autre, peut se passer de la médecine; ce nombre ceux dont les maux sont tout bien plus, obligé de s'observer sans cesse entiers dans leur imagination déréglée et de chercher du soulagement à ses maux, (vor. HYPOCONDRIE), si cette infirmité il devient en quelque sorte son propre de l'âme n'était pas plus triste et plus fu- médecin. On a vu des hommes pour lesneste que toutes celles dont le corps peut quels des infirmités précoces ont eu le être affecté.

plus salutaire résultat, et qui, forcés par la Certaines infirmités sont compatibles souffrance de revenir sur eux-mêmes, ont avec une santé parfaite d'ailleurs : telles retrouvé, par la tempérance, la santé et la sont la cécité, la surdité, la privation de vigueur du corpset de l'esprit. Puisse cette La parole, la claudication, les paralysies considération consoler et soutenir les perJiverses, qui n'empêchent pas les sujets sonnes que frappent les infirmités! S'il de tenir leur place dans la société, bien n'est pas vrai qu'on soit un homme d'esqu'elles soient incompatibles avec quel- prit parce qu'on est infirme, il est certain ques-uns des devoirs qu'on est appelé à y que la faiblesse corporelle, qui résulte des remplir. Voy. CÉCITÉ, CLAUDICATION, et infirmités, favorise les habitudes paisibles es autres mots mentionnés.

et studieuses qui développent l'intelliIl y a des infirmités qui s'acquièrentgence. Que de noms célèbres parmi les resque inévitablement par l'exercice de hommes dont la santé était chancelante ertaines professions: ainsi les hommes qui et même dont la vie n'a été qu'une longue egardent sans cesse à la loupe, ou qui douleur!

F. R. at les yeux habituellement frappés d'une INFLAMMATION, phénomène élérop vive lumière deviennent aveugles; les mentaire d'un grand nombre de maladies, anonniers deviennent sourds; la colonne et dont même quelques pathologistes nioertébrale se courbe chez les tailleurs et dernes ont voulu faire la base unique du es cordonniers, et de la viennent en eux la système nosologique. Considérée de la ene habituelle de la respiration, l'asthme, manière la plus générale, l'inflammation Ec. On sait quels sont les maux qui frap- consiste dans l'accroissement anormal du ent les hommes de lettres, les artistes, et mouvement circulatoire dans une partie. ui empoisonnent souvent les plus belles Elle se caractérise par la rougeur, la chaistences.Rien n'est plus rare que le mens leur, la tumeur et la douleur, et se terana in corpore sano, dont parle Horace. mine soit par un retour à l'état habituel,

Aux maladies lorsqu'on y échappe, soit par une fonte éliminatoire qu'on ax opérations chirurgicales même cou- domme suppuration, soit enfin par la onnées de succès, on voit fréquemment gangrène ou mortification; ou bien enaccéder des infirmités plus ou moins gra- core elle persiste, pendant un temps ins, et auxquelles l'art ne peut apporter déterminé, dans un état faible et lent qui ue des remèdes palliatifs : telles sont les laisse les parties indurées et par consé

continences (voy.), suites de ruptures,de quent impropres à l'exercice de leurs échirures, les hernies (voy.), les contrac- fonctions. res, etc. Les excès de différents genres Un exemple bien ancien, mais frappant, ont également des causes d'infirmité, dont nous fera mieux comprendre. Soit une se tempérance plus ou moins tardive épine enfoncée dans les chairs : elle deeut empêcher les progrès sans cependant vient le centre d'un mouvement fluxiontablir les choses dans leur état primitit. naire; le sang pénètre dans des vaisseaux es lésions profondes des organes inté- qui lui sont ordinairement interdits, la eurs conduisent à la mort, par une suc- chaleur s'accroit, le volume de la partie augmente, et la douleur s'y manifeste. sanguins paraissent jouer le principal de Que l'épine soit alors enlevée : tout cela le, on ne peut croire que les perfs y soient cesse d'une manière successive, mais dans étrangers. Quelle force pousse dans les l'ordre inverse, c'est-à-dire que la rou- extrémités capillaires les globules rouges geur survit à la douleur, à la chaleur et du sang? Quelle force empèche les radiau gonflement, et tout rentre dans les cules veineuses ou lymphatiques de les conditions de la santé. Mais si la cause, reporter dans le torrent circulatoire? évidente ici, de l'inflammation continue Quelle altération chimique s'est faite dans d'agir, les efforts conservateurs de la na- les liquides? Ces questions ont donne lieu ture (telle est du moins une des hypo- à mille suppositions dont pas une n'a surthèses proposées pour expliquer le fait) | vécu à son auteur; et cependant l'étude se manifestent à l'observateur. Autour dé des phénomènes appréciables a suffi jusl'épine un ramollissement s'opère dans les qu'ici à la thérapeutique des inflammatissus indurés; un liquide particulier, le tions, qui ont formé de tout temps le pus, se forme plus ou moins abondant, et groupe le plus nombreux de maladies. l'épine ébranlée est entrainée au dehors; Quant aux causes prédisposantes, les après quoi la résolution a lieu, la cicatri- plus anciens observateurs, d'accord avec sation s'opère, et les choses reprennent nos contemporains, signalent les pays seos leur marche accoutumée. Néanmoins, ce et froids et les saisons qui leur ressemqui n'avait pas lieu dans le cas précédent, blent, le tempérament sanguin, une 006une trace ineffaçable de l'événement substitution robuste, la pléthore sanguine, siste à toujours au siége primitif. Si les l'âge adulte, l'usage habituel d'une alichoses sont engagées plus avant, la nature, mentation très nutritive, l'usage et plus toujours conservatrice, sacrifie, commeon encore l'abus des spiritueux. Ces causes fait dans un incendie, une partie au salut agissent isolément ou réunies ; elles pese de la totalité. C'est le cas de la gangrène vent, dans beaucoup de cas, jouer le rôle (voy. ce mot). Enfin il est des circon- de causes déterminantes ; et sous le dom stances où (pour continuer la métaphore) d'irritants peuvent être compris tous les la nature transige en quelque sorte avec corps de la nature, lorsqu'ils viennents'ap l'ennemi, et, ne faisant plus d'effort pour pliquer à l'économie dans certaines cirl'expulser, le conserve au sein des parties, constances. Tantôt les causes ci-dessus où quelquefois, plus tard, il suscite de produisent un effet immédiat et violent, nouveau la guerre.

tantôt elles préparent de longue main En rapprochant de ce qui précède l'ar- l'évolution du phénomène. ticle BRULURE, on peut se faire une idée L'homme au sein maternel, au moment assez précise de l'inflammation externe et de la naissance et jusqu'à la mort, est erarriver ainsi à comprendre la succession posé à voir le travail inflammatoire se des phénomènes, dans quelque partie de manifester dans tous ses organes et dans l'économie qu'ils viennent à se produire. tous les tissus qui les composent; mais

L'inflammation telle qu'elle vient d'ê- bien que partout l'inflammation présente tre signalée ne s'observe que chez les êtres des caractères communs, il y a pourtant les plus organisés : déjà dans les animaux des différences notables et caractéristinférieurs, on ne voit plus la suppuration ques qui doivent être signalées, et qui font s'établir, bien que les études anatomiques de chaque groupe de phlegmasie, et même et microscopiques aient montré les globu- de chaque phlegmasie en particulier, un les rouges du sang appelés à volonté par objet d'études profondes et multipliées. l'irritation mécanique dans telle ou telle Des changements chimiques évidents partie du système vasculaire. Dans les vé- ont lieu dans les liquides à l'occasion de gétaux même, la circulation éprouve des l'inflammation, changements subits og anomalies, qui peuvent être assimilées jus- lents, mais qui n'en jouent pas moins en qu'à un certain point à cet important grand rôle dans la production de l'etat phénomène.

inflammatoire. Le sang, qu'on a plus d'oc. La cause intime de l'inflammation est casions d'observer , se présente pourra encore inconnue ; quoique les vaisseaux ) d'une surabondance notable de fabride

qui vient se coaguler à la surface du cail- Suivant les parties qu'elle affecte et lot; et cette altération explique également son degré d'intensité et d'étendue, l'inengorgement des vaisseaux, l'endurcis- flammation constitue soit une maladie qui sement des tissus et la formation de con- mérite à peine ce nom, soit une affection crétions diverses.On remarque également, funeste presque fatalement. Aussi la prédans certains cas d'inlammation, une plus tention de faire rentrer toutes les malagrande fluidité du liquide pourricier, et dies dans l'inflammation et de leur oplelle qu'on la produit artificiellement par poser à toutes le même mode de traitement l'addition des alcalis.

ne supporte-t-elle pas un moment d'exaTous les tissus de l'économie sont sus- men sérieux. Telle est la diversité des ceptibles de s'enflammer, et les phéno- cas, que non-seulement on est obligé de mènes qu'ils présentent alors, bien qu'i- faire des groupes assez nombreux déjà , dentiques dans leur essence, sont cepen- mais de faire des genres et des espèces et dant variés dans leur aspect. La rougeur d'étudier jusqu'aux variétés que les comde la peau n'est pas celle des membranes plications et les dispositions individuelles séreuses ; le pus n'a pas les mêmes quali- viennent multiplier encore. tés suivant qu'il s'est formé au sein des L'état local n'est pas douteux dans un muscles ou bien dans le tissu cellulaire. grand nombre d'inflammations; mais dans Il y a plus, l'inflammation produite par combien de cas ne voit-on pas les symrertaines causes présente des caractères pathies les plus éloignées suscitées tout distinctifs et constants : qui ne reconnait d'un coup, sans cause appréciable, et un a lésion produite par la piqûre des orties, incendie terrible résultant d'une étincelle! et ne la distingue facilement des boutons Pendant la vie et à l'extérieur, les cade la vaccine? Et pour tirer de ce fait tou- ractères de rougeur , tumeur, chaleur et tes les lumières qu'il peut fournir, quelle douleur se font apercevoir soit réunis, soit est la personne qui, en voyant l'urticaire isolés, et dans des proportions très variaou la vaccine spontanée, ne découvre aus- bles; aucun d'eux n'est ni constant ni itôt une analogie entre les causes exter- | exclusif. Dans les inflammationsinternes, nes et évidentes des premières et la cause ces caractères sont plutôt supposés qu’obnterne et cachée des autres ?

servés directement. Après la mort, ses Il y a donc des affections inflamma- traces sont souvent manifestes ; mais il y oires dont la cause dite interne ou inaca des cas douteux, et ils ne sont pas rares, essible à nos moyens d'investigation est d'autant plus que la prévention n'est pas ussi inattaquable par les moyens directs. toujours étrangère aux recherches. Et cette cause, on ne peut saisir ni le mo- La rougeur forme le caractère princinent de son introduction, ni celui où elle pal de l'inflammation, sauf quelques exommence d'agir. Les anciens avaient fort ceptions : elle disparait souvent avec la ien remarqué le fait, et, procédant par vie, bien qu'elle aitexisté pendant sa durée. omparaison, ils regardaient la fièvre et les Pour la nuance, elle varie depuis le rose hénomènes locaux comme les efforts de le plus tendre jusqu'au violet presque

nature qui cherchait à chasser loin noir, précurseur de la gangrène. La na'elle la cause morbifique.

ture des tissus et leur plus ou moins granLa marche de l'inflammation n'a point de vascularité, rendent compte de ces e limites précises. En quelques heures différences, qui ont cependant leur valeur lle peut parcourir toutes ses périodes et pour le diagnostic et pour le prognostic. ccomplirquelquefois une œuvre immense La douleur (voy.), au contraire, appare désordre et de destruction, de même tient à beaucoup de maladies autres que u'elle peut durer des années entières sans l'inflammation; dans cette affection poner de signes actuels et même sans lais- même, elle peut manquer ou être légère, r de traces de son existence. Tantôt elle dans les tissus qui sont peu pourvus de t passagère, tantôt elle se renouvelle nerfs. Quelquefois aussi elle est excessive, rec une désespérante opiniâtreté et sem- comme dans la brûlure, et elle peut d'aile affecter pour telle partie une fåcheu- leurs offrir les caractères les plus variés. préférence.

La chaleur n'est pas plus constante;

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cependant, en général, elle est propor- | flammations des membranes muqueuses, tionnée à l'abord plus considérable du lesquelles, par la nature de leurs fonctions, sang dans les parties, de même que la exposées à des irritations continuelles, sont tuméfaction. Au reste, c'est par leur réu- plus sujettes à devenir malades et aussi nion que ces signes acquièrent une va- aux recrudescences de la maladie; de plus, leur significative.

on les voit souvent se terminer par l'akeL'anatomie pathologique des inflam- ration et par l'induration des tissus sousmations a révélé une foule de lésions di- jacents. Leur suppuration présente aussi verses, qui ont chacune leur importance des conditions particulières, et elles sont et qui expliquent les phénomènes observés extrêmement sujettes à passer à l'etat de pendant la vie. A la suite des inflamma- chronicité. tions aiguës , on trouve les tissus qui en Les membranes séreuses, dans leurs étaient atteints, rouges, injectés, tumé- inflammations aigués, présentent une fiés, ramollis, suppurés, ulcérés, baignés douleur presque toujours vive, congue de liquides; après les inflammation sous le nom de point ; elles se remplissent chroniques, outre les lésions précédentes presque toujours d'un liquide séro-purese rencontrent des colorations diverses, lent qui comprime les organes renlermés des masses purulentes disséminées ou en- dans ces sacs sans ouverture, et dans le kystées, des adhérences entre des parties quel s'organisent des fausses membranes, naturellement séparées, et des produc- établissant souvent des adherences aportions diverses, telles quevégétations, faus- males. La tuméfaction et la chaleur y sont ses membranes, kystes, tubercules et os- | peu marquées. silications accidentelles.

Les glandes enflammées présentent un Chacune de ces lésions semble se pro- développement considérable, qui peut duire de préférence dans tel tissu ou dans aller mème jusqu'à doubler leur volume; tel organe, de même qu'elle donne nais- leur sécrétion est altérée, et les produits sance à des symptômes plus ou moins qu'elles fournissent alors changent de caractéristiques. C'est aux articles des caractère. L'induration et la degeneration maladies spéciales qu'il faut chercher des cancéreuse y succèdent très fréquemment. détails qui seraient surabondants ici; ce- Les systèmes musculaire, fibreux, car. pendant nous dirons que, dans le système tilagineux et synovial, présentent beaucellulaire, les caractères de l'intlamma- coup d'analogie entre eux dans le cas tion sont plus marqués que dans aucun d'inflammation, et se rapprochent aussi autre; que, dans le système nerveux, elle des membranes séreuses sous le rapport entraine rapidement le ramollissement et de la douleur et de la mobilité. la suppuration qui occasionnent presque Quant aux os formés d'un tissu celletoujours de graves conséquences. On sait laire encrouté d'une substance inorgaaussi que, dans le système vasculaire, soit nique , et à peine pourvus de Derts, artériel, soit veineux ou lymphatique, elle l'intlammation y est sourde, lente, et donne naissance aux gangrènes, aux in- d'autant plus fàcheuse que, comme dans fections purulentes, aux abcès ou aux | la plupart des inflamniations profondes, indurations squirrheuses.

le pus qui en est le produit séjourse Les phlegmasies de la peau , qui sont longtemps au sein des parties, el que son les plus faciles de toutes à bien étudier, issue est snivie de l'accés de l'air, dont le à raison de l'évidence des symptômes, contact est fatal aux parties qui ne sont ont souvent des formes spécifiques con- | pas destinées à le subir. stantes et régulières tant aigués que Le traitement de l'inflammation repose chroniques ; elles suscitent de nombreu- sur cette base : soustraire la partie à l'isses sympathies, et sont sujelles à dis- Quence des causes et en combattre les paraitre subitement, en même temps ellets. Petit est le nombre des cas où l'on que d'autres organes se prennent à leur peut, comme dans l'exemple choisi de tour; elles sont gévéralement peu dan- l'épine, ôter, à la lettre, le mal avec la gereuses par elles-mêmes. Il n'en est pas main. Alors, presque toujours il suffit de même, en général au moins, des in- I des efforts de la nature pour rétablir les

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