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choses dans l'ordre. Mais le plus souvent de ces champs de bataille éternels des conon ne peut atteindre que des effets, c'est- troverses médicales. Nous n'avons pas à-dire mettre les parties malades, et même voulu nous engager même à en relracer l'économie entière, dans un état tel que l'histoire, ni à plus forte raison à ed prol'action de la cause inconnue, ou du curer la solution.

F. R. moins insa isissable, soit anéantie ou affai- INFLEXION (d'inflexio, composé de blie notablement.

flectere in, courber en ou plier à). Ce On entend par antiphlogistiques, non mot, qui désigne un changement ou une pas, comme le nom devrait le faire croire, aptitude à des changements, signifie, en lout ce qui peut combattre l'inflamma- grammaire, les diverses modifications dont lion, mais seulement les moyens généraux sont susceptibles les mots variables. On a ou locaux de diminuer la tension, la cha- fait une distinction fondée entre inleur et la sensibilité nerveuse; au reste, flexion et terminaison. On a dit que ces ce mot a été l'objet d'un article particu- deux mots expriment également ce qui lier. Pour le vulgaire et pour les systé- est ajouté à la partie radicale d'un mot; matiques, il n'y a pas d'autre méthode, mais que la terminaison n'est que le deret de nombreuses victimes l'attestent. vier son de ce mot. Alors l'inflexion est Mais le véritable observateur, tout en ce qui peut se trouver entre le radical et convenant qu'elle est souvent et très sou- la terminaison. Dans j'aimerai, tu aimevent utile, sait d'autres voies pour arri- ras, il aimera, aim est le radical; er, ver au même but. La connaissance de l'inflexion; ai, as, a, la terminaison. l'équilibre de l'organisme lui révèle la Les mots n'ont pas à remplir tous une révulsion (voy.) ou méthode indirecte qui fonction unique dans l'expression de nos suscite une diversion dans une partie idées : autrement ils seraient tous invaéloignée et moins importante, et qui, par riables, comme l'adverbe , la préposition un véritable système de bascule, ramène la conjonction et l'interjection. Les aul'ordre et le calme. Ainsi agissent les vé- tres parties du discours sont appelées à sicatoires, par exemple, que, dans quel- des fonctions qui se diversifient : de là ques cas, on a placés avec succès sur la les changements qu'elles subissent et que parlie malade elle-même, enveloppant nous ne devons qu'indiquer ici, puisainsi la maladie primitive dans une afiec- qu'il en est traité aux noms respectifs de tion secondaire et artificielle. La pertur- ces changements. Voy. NOMBRE, GENRE, bation, qui remue la machine entière, Cas, VERBE (temps, mode), etc. quelquefois un peu au hasard, est em- Les inflexions établissent les rapports ployée par le médecin éclairé par l'ob- des mots entre eux, selon les besoins de servation dans les cas où il y a peu de notre esprit. Elles constituent presque en danger à tenter, en quelque sorte, la for- entier la partie élémentaire de la gramtune, à cause de l'opiniâtreté du mal. Il maire d'une langue, puisqu'elles embrasde dédaigne pas même les ressources de sent les déclinaisons et les conjugaisons : l'empirisme, c'est-à-dire qu'il recourt les déclinaisons, c'est-à-dire toutes les vaaux pratiques dont les effets, non expli- riations dont les noms, les pronoms, les qués par la théorie, sont bien démontrés adjectifs, les participes, les articles, sont par l'expérience. Enfin il tire parti de la susceptibles pour indiquer les genres, les spécificité de certains agents dont l'action nombres et les cas; les conjugaisons, c'estsur tels ou tels organes semble constante à-dire toutes les variations dont les veret indépendante des circonstances acces- bes sont susceptibles pour indiquer les soires.

voix, les temps, les modes, les genres, les Les soins hygiéniques, et principale- nombres et les personnes. ment le régime, jouent un rôle immense C'est une véritable richesse que les indans le traitement des inflammations, et flexions multipliées : une langue leur doit souvent les guérissent à eux seuls, tandis les moyens non-seulement d'exprimer un que leur absence rend infructucux tous les plus grand nombre de rapports, mais enautres moyens. Voy. HYGIÈNE ET RÉGIME. core de varier les sons, et de contribuer

La question de l'inflammation est un puissamment à l'harmonie. J. T-v-s.

TION.

de sang

INFLEXION (opt.), voy. DIFFRAC- que temps et à séparer ensuite le produit,

par simple décantation ou par filtration, INFLORESCENCE, voy. FLORAI- d'avec le marc ou partie insoluble. C'est son, Fleur, Épi, OMBELLIFÈRES, Co- par infusion que se préparent le café, le RYMBIFÈRES, PANICULE, etc.

thé et la plupart des tisanes faites avec les INFLUENZA, nom italien donné à fleurs et les feuilles odorantes. presque toutes les épidémies catarrhales, Le principe de cette opération est la qui semblent se propager par l'influence solubilité de certaines matières dans l'eau atmosphérique. C'est tantôt le catarrhe bouillante, landis que d'autres ne se dispulmonaire, tantôt l'ophthalmie, l'otite, solvent pas. En effet, l'eau qu'on verse l'entérite, etc. Le même nom a été spéciale- bouillante tombe immédiatement au-desment affecté à la grippe (voy.). F. R. sous de cette température, et par CORSÉ.

INFORMATION, acte judiciaire qui quent laisse intacte telle substance amere constate les dépositions des témoins sur ou mucilagineuse qui nuirait au produit, un fait poursuivi criminellement. en même temps qu'elle prend et conserve

Les officiers de police judiciaire dési- dans toute leur intégrité les particules gnés en l'art. 9 du Code d'instruction volatiles et aromatiques qu'une plus grande criminelle ont tous le droit de procéder chaleur aurait dissipées dans l'atmosphère. aux informations.

Les infusions doivent donc être faites Anciennement, les informations étaient dans des vases clos; ceux de métal poli quelquefois appelées enquêtes (voy.); sont préférés comme conservant mieux la mais pour les distinguer des enquêtes en chaleur : ils doivent être préalablement matière civile, on les nommait enquétes échauffés avec de l'eau bouillante; pus

il faut y placer la substance à infuset, Sous l'ancien régime, on donnait le verser l'eau à la température de 100°, nom d'information de vie et mæurs à point au-dessous comme on le fait souvent une sorte d'enquête qui se faisait à la re- par négligence, couvrir le vase et le laisser quête du procureur général ou du procu- à quelque distance du feu. Au bout de reur du roi, sur la conduite et les maurs dix à douze minutes, l'opération est comde celui qui devait être reçu dans une plète. charge imposant l'obligation de prêter A l'infusion, qui ne peut agir conveserment entre les mains du juge. E. R. nablement que sur de petites quantités

INFRACTION. Ce mot exprime, en de matière, on a substitué avec avantage général, la transgression, la violation la méthode dite de déplacement , qui d'une loi, d'un ordre, d'un traité. Dans consiste à lessiver par l'eau bouillante, au le langage du droit criminel français, il moyen d'un entonnoir garni d'un filtre désigne toute action qui est incriminée ou d'une chausse, les substances qui ne par une loi positive et pénale. L'art. 1er font point påte avec l'eau. Ce procédé a le du Code pénal declare que les infractions grand avantage d'enlever la totalité des mapunies par la loi de peines criminelles tières solubles dont une grande quantité sont des crimes; celles qui sont punies de demeurait autrefois dans le mare. F. R. peines correctionnelles, des délits; et cel- INFUSOIRES. Plusieurs naturalistes les qui sont punies de peines de simple ont passé leur vie à étudier avec une inpolice, des contraventions. Le jugement | fatigable patience ces atomes vivants. Ils de ces diverses infractions est attribué à découvrirent des myriades d'animalcules des tribunaux différents. E. R. dans les infusions de diverses plantes, dans

INFUSION. Ce mot, dérivé de injun- les eaux plus ou moins corrompues; el, pero dere, verser dessus, désigne l'opération de suadés qu'ils en étaient le produit spoochimie domestique, pbarmaceutique ou lané et exclusif, ils dirigerent tous leurs industrielle,quiconsiste à verser un liquide travaux vers un seul but, celui d'en consbouillant, ordinairement de l'eau, quel- tater l'animalité. Continuateur des requefois de l'alcool, sur une substance cherches de Leuwenhæk, de Spallanzani, composée, et contenant des parties solu- le savant Müller désigna ces animalcules bles; à laisser en contact pendant quel- sous le nom d'infusoires, en raison de leur

gine; dénomination vicieuse depuis des infusoires (Die Infusionsthierchen l'il est constaté que les êtres dont il s'a- als vollkommene Organismen, Leipz.,

vivent dans les eaux les plus limpides, 1839, in-fol., et Organisation, Systeans celle de la mer, lant qu'elles ne sont matik und geographisches Verhæltniss es putréfiées, et dans diverses autres sub- der Infusionsthierchen, Berlin, 1840, inances. De ce fait, un de nos plus studieux | 89), et un moyen ingénieux qui lui a facilité aicrographes, M. Bory de Saint-Vincent, ses recherches. Ce procédé consiste à colo

conclu avec raison qu'il serait conve- rer l'eau dans laquelle vivent ces animalcuable de remplacer le nom d'infusoires les : quelques minutes après, les parties ar celui de microscopiques, puisque ce colorantes sont avalées ou absorbées, et 'est qu'à l'aide du microscope que l'on alors les organes les plus déliés devienpeut constater l'existence et connaitre nent appréciables. 'organisation de ces êtres; connaissance Au moyen de ce procédé, ce naturaliste dont les progrès ont marché d'ensemble a pu reconnaitre dans quelques espèces avec le perfectionnement de cet instru- | la présence de cinquante estomacs qu'elles ment.

peuvent remplir et vider séparément; d'auLa différence des types et des degrés de tres sont pourvues de petites papilles, indéveloppement des infusoires rend leur struments de progression. M. Ebrenberg a classification presque impossible. Des constaté que toutes les espèces proviennent détails sur l'organisation de quelques in- d'eufs ou de gemmules, et que la généradividus sont insuffisants pour la déter- tion spontanée ou l'agglomération d'infumination de leur caractère commun, qui, soires, pour former les rudiments végétaux pour nous, se réduit à leur petitesse, leur ou animaux, est décidément une chimère. transparence, puisque nous avons dit Dans les infusoires polygastriques les plus qu'on peut contester à leur égard l'impos- petits, il a reconnu les organes de la sibilité de vivre et de se développer ex- mastication, et dans un grand nombre de clusivement dans les fluides tenant des ceux-ci, une bouche armée d'une vingsubstances animales ou végétales en dis- taine de dents; chez d'autres polygastrisolution.

ques, l'existence d'un pharynx, des vaisCeux même de ces animalcules micro- seaux, un système d'organes simple or scopiques dont l'animalité est reconnue multiple offrant l'apparence des organes offrent entre eux des différences palpables. sexuels mâles. Le même naturaliste a pu Tantôt leur corps est nu et tantôt couvert donner des détails exacts sur certains d'une enveloppe qui varie de nature et de organes jusqu'alors mal étudiés, tels que forme. Quelquefois sa forme et celle de ses les procès observés chez quelques polypes appendices est symétrique, comme chez et dont l'animal se sert pour prolonger les branchions, qui présentent tous les ou raccourcir son corps et en changer les caractères de l'animalité, les organes loco- formes à volonté ; les soies, servant à la moteurs, circulatoires, de la vision et de la progression, comme le font les aiguillons génération. Chez d'autres, on aperçoit de l'oursio de mer; les cils, principal un corps vermiforme, symétrique, sans organe du mouvement particulièrement vestige d'appendices (les vibrions); bien chez les polygastriques, existant constamque l'existence du canal intestinal ne soit ment chez les rotatoires, formant l'appas constatée, leur motilité les a fait pareil qui leur est spécial et qui, par son ranger au nombre des animaux. Il en est mouvement circulaire, leur sert à attirer de mème de quelques autres espèces ana- leur proie et peut-être aussi aux fonclogues aux polypes, et de forme radiaire. tions respiratoires en amepant toujours de Enfiuilen est d'amorphes, ou dont la for- nouvelle eau en contact avec la surface meest indéterminable, tels que les protées, de l'animal. les volvaces, et les monades : ceux-ci n'of- Déjà on avait reconnu l'existence de frent aucun caractère d'animalité. petits points rouges, régulièrement placés

C'est au professeur de Berlin, M. Ehren- ; à la partie antérieure du corps des infuberg(voy.), que la science doitles observa- soires, mème chez ceux de la plus petite tions les plus positives sur les divers organes espèce. Le professeur Grant ayant remarqué que plusieurs zoophytes (voy.), Les infusoires subissent des changequoique privés de la vue, cherchaient ou ments notables dans les diverses époques fuyaient la lumière, en conclut que ce de leur développement. La durée de leur principe n'exigeait pas la présence des vie parait varier selon les espèces : elle yeux chez ces animaux, et qu'à tort on est de 18 à 20 jours chez les rotatoires; voulait l'admettre chez les iofusoires privés on estime qu'elle doit dépasser ce terme de nerfsoptiques et de tout centre nerveux. chez les polygastriques. Le fait de l'influence de la lumière sur les Les animalcules infusoires se trouvent mouvements de ces animalcules élait en grand nombre à l'état fossile. Le triconstaté : il restait à en chercher la cause poli d'Oran, la substance que presentent ailleurs.

les ruisseaux, les fossés marecageux, conContrairement aux expériences et aux sidérée comme un dépôt de fer oxyde, se conclusions de ce naturaliste, M. Ehren- composent de diverses espèces d'intusosberg a démontré que ces points rouges sont res. On en a trouvé dans les sels gemmes, des yeux veritables; il a décrit ceux des ro- dans les marnes argilo-calcaires et dans tatoires, des polypes, avec leur position qui diverses substances. M. Ehrenberg en a varie comme leur nombre. La précision trouvé trois espèces dans les mines de Sides mouvements des infusoires lorsqu'ils bérie, à 56 toises de profondeur, et dans se dirigent vers leur proie, leur habileté divers lieux privés de lumière. Il a trouvé à la saisir, prouvent qu'ils jouissent de la dans la farine fossile dont on fil da pain faculté de voir, d'où M. Ehrenberg a en Laponie lors de la disette de 1839, conclu que chez ceux où l'on ne voit pas vingt-deux espèces d'infusoires, dont cinq de ces petits points rouges, la vision s'o- analogues à des espèces vivantes de nos père par certaines parties de leur peau jours. Ce savant déposa, l'année derniere, munies de points analogues.

à l'Académie des Sciences de Berlin, un En effet, les organes de la vision ne sont morceau d'étosse paturelle, d'un pied de pas exclusivement placés a la partie anté- grandeur, et extraite d'une pièce de plurieure du corps. M. Ehrenberg a décou- sieurs centaines de pieds carres, trouree vert récemment un infusoire que M. A. de en Silésie, près de Sabor, après une inonHumboldt affirme avoir vu vivant, l'am- dation. Ce tissu est priocipalement formé phicora sabella. Cet infusoire est pourvu de branches de conferva rivulars, ende deux yeux situés de chaque côté de la tremêlées de quinze espèces d'infusoires, tèle, et de deux autres places de chaque dont une grande partie est connue des colé de l'extrémité de sa queue. Il a aussi naluralistes.

L. D. C. deux cæurs situés de chaque côté de la INGEMANN (BERNARD-SEVERIN, tèle et deux autres qui se présentent à la un des poètes danois les plus distingues, partie postérieure de son corps; cet ani- naquit en 1789, et fit ses études a Comal marche à reculops. M. Arago, auquel penhague. Nommé, en 1822, lecteur M. de Humboldt a envoyé la figure de d'æstbetique et de littérature danoise cet ipsusoire, a été charge de la déposer l'académie de Soroē, il fixa l'attentina au Museum, au nom de M. Ehrenberg. publique par un recueil de poésies (Co

La faculté reproductive des animal- penhague, 1811-1812, 2 vol. in-89; nouv. cules iofusoires est plus active, plus édit., 1817), qui brillent, sinon par une développée que dans aucune classe d'é- imagination hardie et grandiose, du moins tres organisés. Il suffit de peu de jours par une élégante facilité et par la nopour voir naitre plusieurs milliers d'in-blesse des sentiments. Dans cet ouvrage, dividus, soit par des aufs, soit par divi- comme dans tous ceux qu'il publia par sion. Il résulte d'expériences faites sur la suite, on reconnait l'influence que les des rotatoires, qu'au 10e jour on a ob- quvres de son compatriote OEhlen-chlatenu 1 million d'individus, 4 millions le ger ( vor.) exercèrent sur lui. Comme 11° jour, 16 millions le 12°. On a ob- poële lyrique, M. Ingemann a produit servé qu'au moyen d'une alimentation des morceaux d'un grand merie; son substantielle on donnait une plus grande style riche en images est ordipairement activilé à leur reproduction.

pur el gracieus; ses chants patriotiques,

en

comme Au Danebrog (le pavillon da- en France et en Allemagne, et finit par pois), sont pleins d'un véritable enthou- s'établir dans une maison de campagne à siasme. Son poème épique en neuf chants, Bowood, près de Londres, où il mourut, Les Chevaliers noirs (Copenh., 1814), le 7 septembre 1799. offre, à côté de beautés réelles de détail, Tous ses ouvrages se rapportent aux de grandes imperfections dans l'ensem- points les plus intéressants de la physible.

que et de l'histoire naturelle. Nous men Ses tragédies Mazaniello et Bianca, tionnerons seulement ses Expériences publiées toutes deux la même année(1815), sur les végétaux, spécialement sur la semblerent aussi devoir lui ouvrir une propriété qu'ils possèdent à un haut debrillante carrière comme poëte drama- gré, soit d'améliorer l'air quand ils sont tique ; mais ses autres pièces, telles que au soleil, soit de le corrompre la nuit ou La Voix dans le déseri, Rrynold, L'En- lorsqu'ils sont à l'ombre; auxquelles on fant du miracle, ou ue furent pas com- a joint une méthode pouvelle de juger du posées pour le théâtre, ou bien, comme degré de salubrité de l'atmosphère (trad. Le Påtre de Tolose, et Le Chevalier de l'angl., Paris, 1780; 2e éd., 1787 et du Lion, n'eurent pas le même suc- 1789, 2 vol. in-8°): cet ouvrage contient ees que les premières. Parmi les contes la découverte de l'exhalation de l'oxygène en prose de M. Ingemann, nous devons des plantes; et ses Nouvelles expérienmentionner les Étrennes de Noël, 1816, ces et observations sur divers objets et La Vie souterraine (Die Unterirdi- de physique (trad. de l'angl. par l'auschen), 1817. Il a décrii, dans une série teur, Paris, 1785, 2 vol. in-8°). On lui de petits poēmes (2 vol., 1820) le voyage doit le premier emploi des plateaux de qu'il fit en Allemagne, en France et en verre dans les expériences d'électricité Italie, pendant les années 1818 et 1819. et divers perfectionnements d'instruments Dans son poème épique Waldemar-le- de physique.

L. L-T. Grand (1824), il peint, à la manière de INGÉNIEUR. Nous avons donné l'éWalter Scott, l'esprit, les mæurs, les tymologie de ce nom en recherchant celle usages et la vie du siècle dans lequel fin du mot GÉNIE (voy, ce mot et Engin) : gure son héros. Son poēme dramatique, on a vu que la science des ingénieurs est La délivrance du Tasse (traduit en alle- | la science des engins et de leur emploi, band par Gardthausen, Leipzig, 1826), c'est-à-dire des grandes constructions se rattache, pour la composition, au l'or- pour lesquelles de puissantes machines quato Tasso de Goethe.

C. L. sont nécessaires. Mais ce nom s'applique INGELBURGE, princesse de Dane- aujourd'hui à tous ceux dont les foncmark et reine de France, voy. PHILIPPB- tions ont pour résultat de perfectionner AUGUSTE et INNOCENT III.

les diverses branches de l'industrie généINGENHOUSZ (JEAN), naturaliste rale d'un pays, soit par des travaux d'uet physicien hollandais, naquit, en 1730, tilité publique commandés par l'état, soit à Breda. Il avait exercé la médecine dans par des travaux d'utilité générale ou pricette ville, lorsqu'il vint à Londres, où il vée pour le compte de particuliers ou de se lia bientôt d'amitié avec le docteur compagnies. Ceux qui ont ce dernier em Pringle, président de la Société royale. ploi s'appelleat ingénieurs civils. Not Cette société elle-même voulut le comp- doute qu'autrefois les ingénieurs ne fuster parmi ses membres. Pringle l'ayant sent obligés d'embrasser tous les genres de désigné à l'impératrice Marie-Thérèse, constructions, et qu'ils ne dussent emqui lui demandait un médecin pour ino- ployer leur génie aussi bien à tracer des culer les membres de la famille impériale, routes, à creuser des mines, qu'à élever dont deux venaient d'être moissonnés des monuments et à construire des vaispar la petite-vérole, Ingen housz se rendit seaux. Aujourd'hui encore, tous les ingéà Vienne, devint conseiller aulique et nieurs, en France, partent d'un même médecin de la famille impériale et fut point et se trouvent réunis dans les mê. gratifié d'une pension considérable. Après mes classes de l'École polytechnique avoir revu sa patrie, Ingenhousz voyagea (voy.); mais là s'arrêtent leurs études

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