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cet ouvrage est franc, rapide ; les al- l'assiégeaient. En 1789, lors des prelures de la narration sont vives, li- miers troubles de Paris, il était aide bres et dégagées, comme le caractère de camp du maréchal de Broglie. La et l'humeur de l'aimable touriste. Fayette se l'attacha au même titre, Pourquoi les derniers volumes sont- après la prise de la Bastille. ils allongés avec des histoires faites à En 1791, Dumas, devenu directeur plaisir, des contes qui sont un man- du dépôt de la guerre, fut chargé du que de respect envers le lecteur, des commandement des gardes nationales aventures hors de toute vraisemblance, accourues au bruit de l'évasion de et qui n'ont jamais pu arriver à l'au- Louis XVI. Ce fut à lui que fut confiée teur, ni à personne? L'an dernier la mission de ramener ce prince à il a donné au théâtre, où il avait à Paris. Bientôt après, il fut pronu au réparer l'échec essuyé par son Cali- grade de maréchal de camp, et nommé gula , une charmante comédie, Made- commandant de la troisième division moiselle de Belle-Isle , qui attirera militaire. C'est alors qu'il organisa longtemps encore le public par le fin une compagnie d'artillerie à cheval, comique de l'action et la spirituelle la première qui ait existé en France. malice du dialogue.

Nommé, par le département de SeineDumas (Jean - Baptiste) naquit à et-Oise, député à l'Assemblée législaAlais (Gard), en 1800, et vint, en tive, il y defendit le maréchal de Ro. 1821, à Paris, où ses découvertes chi- chambeau, que Dumouriez avait mis à miques lui acquirent, en moins de la retraite. Mais on lui reproche de deux années, un nom et une position s'être élevé contre le système de la lihonorables. Peu de savants ont publié berté des nègreś. depuis des travaux aussi remarquables. Durant la terreur, le comité de saIl est le premier, comme on sait, qui lut public l'appela au ministère de la ait jeté quelque jour sur la chimie or- guerre, en qualité de directeur du dé. ganique, autrefois si diffuse, et qui en pôt des plans de campagne. Il fut élu , ait simplifié l'étude en posant des lois en 1795, député au Conseil des Anciens que l'expérience vient confirmer tous par le même département qui l'avait les jours. Chef d'une école de jeunes envoyé à l'Assemblée législative. Il y chimistes, qui, par leur zèle et leurs fit plusieurs rapports remarquables, heureuses recherches, nous assurent entre a'tres celui qui avait pour but la prééminence sur les chimistes étran- l'établissement des conseils de guerre gers, M. Dumas est aujourd'hui pro- aux arrnées. Dans la séance du 18 fesseur à la Faculté de médecine, à la août 1797, il prononça, pour célébrer Faculté des sciences de Paris, et à la gloire des armées françaises, un mal'école polytechnique, et, de plus, gnifique discours qu'il termina en ofmembre de l'Institut ( Académie des frant une couronne de chêne aux gé. sciences ).

néraux Bonaparte et Berthier. Proscrit Dumas (le comte Mathieu) naquit à au 18 fructidor, il se réfugia à HamMontpellier, le 23 décembre 1758. Il bourg. De retour en France après l'éentra au service à l'âge de quinze ans, tablissement du consulat, il fut chargé en qualité de sous-lieutenant. Nommé de l'organisation de cette armée de capitaine peu de temps après, il devint réserve

qui devait reconquérir l'Italie. aide de camp de Rochambeau, et le Il y eut un commandement, et se dissuivit en Amérique. Après son retour tingua au passage du mont Saint-Beren France, il fut, pendant plusieurs nard. Après, la paix, il fut nommé années, chargé de missions importan- conseiller d'État; ce fut lui qui proposa tes. En 1784, il visita l'Archipel et la création de la Légion d'honneur. Il Constantinople, pour reconnaître l'état reçut en même temps, en 1803, la croix militaire du Levant; en 1787, il fut de grand officier de la Légion d'honenvoyé à Amsterdam pour défendre neur et le brevet de général de divicette ville contre les Prussiens, qui sion. En 1806, il

issa au service de

Joseph Bonaparte , et devint ministre néral Mathieu Dumas a publié, entre de la guerre du royaume de Naples, autres ouvrages : Précis des événepuis grand maréchal du palais, et ments militaires, Paris, 1817 et angrand dignitaire de l'ordre des Deux- nées suivantes, 19 vol. in-8°, et 14 Siciles.

atlas in-fol.; cet ouvrage est estimé : Il se trouvait, en 1809, dans l'armée c'est un tableau général des événedu prince Eugène, lorsqu'il fit sa jonc- ments politiques et militaires de l'étion avec la grande armée. Il assista poque; le style en est correct, soutenu au passage du Danube, le 4 juillet; et même oratoire, à la manière des à la bataille de Wagram, des 5 et 6, anciens. et fut chargé de l'exécution des condi- DUMAS (Charles-Louis), célèbre tions de l'armistice de Znaïm. Il professeur de l'école de médecine de échappa aux désastres de la campagne Montpellier, naquit à Lyon, en 1765, de Russie, pendant laquelle il était in- et fut noinmé, en 1793, médecin de tendant général de l'armée. Mais il fut l'Hôtel-Dieu de Lyon. Compromis dans moins heureux dans la campagne de la révolte des Lyonnais, il parvint ce1813 : blessé à Leipzig, il fut fait pendant à s'échapper , et devint, peu prisonnier, et ne rentra en France que de temps après, médecin de l'aile sous la restauration. Il fut nommé droite de l'armée d'Italie. Lors de la successivement, par Louis XVIII, con- réorganisation des écoles de médecine, seiller d'État honoraire, commissaire il fut pourvu d'une chaire d'anatomie de la vérification des titres des anciens et de physiologie à celle de Montpelofficiers, directeur général de la comp- lier; et quand cette école changea son tabilité des armées, commandeur de nom d'Ecole de santé en celui de Fa. l'ordre de Saint-Louis , et enfin grand culté de médecine, il en devint succescroix de la Légion d'honneur. Mais sivement directeur et doyen, fonctions ayant repris, pendant les cent jours, qu'il cumula bientôt avec celles de ses anciens titres et d'autres encort recteur de l'Académie. Il mourut en que Napoléon y ajouta , il fut mis à la 1813, après avoir publié un grand retraite, par une décision royale du 4 nombre d'ouvrages, dont plusieurs septembre 1816. On le nomma cepen- sont justement estimés. Il était memdant, en 1818, membre de la commis. bre correspondant de l'Institut (Acasion de défense du royaume, et il fut démie des sciences). classé dans le service extraordinaire DUMÉE (Jeanne), née à Paris, dans du conseil d'État; il rentra même, en le dix-septième siècle, perdit son mari 1819, dans le service ordinaire de ce à l'âge de dix-sept ans, et profita de la conseil, et fut nominé président du liberté du veuvage pour se livrer à comité de la guerre. Depuis, il fut l'étude. Elle s'appliqua à l'astronomie, plusieurs fois chargé, en qualité de et donna, en 1680, un vol. in-4°, à commissaire du roi, de la défense de Paris, sous ce titre : Entretiens de projets de loi présentés à la chambre Copernic touchant la mobilité de la des députés. Mais il fut rayé du service terre, par mademoiselle Jeanne Duordinaire, à cause de son vote dans les mée, de Paris. élections de 1822. Elu, en 1828, dé- Du MERBION (Pierre Jadart), généputé du 1er arrondissement de Paris, ral de division, naquit à Montmeillant, il fut, en 1830, l'un des 221 , et l'un en 1737, et s'engagea , en 1754, dans des députés dont les efforts contribuè- le bataillon de milices de Mazarin. Au rent le plus à faire de la révolution de commencement de la révolution, il juillet un simple changement de dy- était capitaine de grenadiers, sous les nastie. Il fut nommé alors inspecteur ordres du général Biron, commandant général des gardes nationales du en chef l'armee d'Italie; il se distingua royaume, rappelé au service ordinaire dans toutes les affaires qui préludèrent du conseil d'État, en 1831, et nommé aux victoires des armées républicaines, pair de France la même année. Le gé- et fut promu, en 1790, au grade de colonel. Le gouvernement lui conféra, Cependant l'ennemi, battu sur tous l'année suivante, celui de maréchal de les points, s'était enfin décidé à concamp, et de nouveaux succès obtenus centrer ses forces, dans le but de tenpendant la campagne de 1792 le firent ter un dernier effort. Il s'était réuni nommer, avant la fin de l'année, géné- sous la ville de Coire, et présentait ral de division.

une masse de 12,000 combattants. Il seconda puissamment les opéra. Des avis certains annonçaient qu'ils tions du général en chef; le 28 février avaient le projet de s'emparer de Sa1793, il attaqua l'ennemi avec impé. vone, et de porter ainsi la guerre au tuosité, le débusqua de toutes ses po- sein de la république de Gênes. Le sitions, et le força à battre en retraite; général ennemi devait être aidé, dans le 2 mars, il s'empara du poste de cette opération, par les armées comNotre-Dame des Miracles, repoussa en binées d'Angleterre et d'Espagne. Du désordre les troupes qui le défendaient, Merbion prévint ces dispositions, et et se rendit maitre des hauteurs de dirigea, le 19 septembre, une colonne Lantosca. Le 8 juin, il conduisait la vers le poste de Saint-Jacques , situé colonne qui emportait de vive force sur la partie de l'Apennin qui sépare les retranchements du col de Perule. les forteresses de Savone et de Finale

En 1794, après la disgrâce du géné- de la vallée de la Bormida. L'entrée ral Biron, la Convention lui confia le de cette vallée, fortifiée par un double commandement par intérim de l’ar. retranchement, et défendue par des mée d'Italie. Il débuta par la prise des forces supérieures, est attaquée avec hauteurs de Saorgio, défendues par la impétuosité et enlevée à la baïonnette. forteresse de ce nom; enleva les camps L'ennemi abandonne toutes ses posides Fourches et de Raoux, prità tions, et va, le lendemain, se rallier l'ennemi soixante pièces de canon, et dans la plaine de Cascare, où des troului fit 2,000 prisonniers. Ces succès, pes fraiches viennent renforcer les aussi brillants que rapides, facilitèrent fuyards; forcée de nouveau dans cette la jonction des deux armées d'Italie, position, par une colonne habilement et l'on vit alors l'étendard de la liberté dirigée vers ce point, l'armée austroflotter à la fois sur les Alpes et sur les sarde sort enfin en désordre du châPyrénées.

teau de Cossario. Après la prise de Saorgio, 8,000 Le 21 septembre, l'armée de DuPiémontais s'étaient portés sur les merbion continue sa marche victobauteurs qui dominent les chemins de rieuse, et rencontre l'ennemi à la la Briga et de Tende, dans le but d'in. Roquette du Cairo. Tandis qu'une attercepter les communications. Du Mer- taque prompte et combinée repousse bion dirigea vers cette position trois son infanterie, protégée par des haucolonnes, qui forcèrent bientôt l'en- teurs d'un difficile accès, la cavalerie nemi, s'emparèrent de ses magasins, française fond avec impétuosité sur la et lui firent 200 prisonniers. Cette ac- cavalerie ennemie, et la rejette avec tion se passait le 8 mai 1794 ; le 11, l'artillerie au delà du champ de bal'armée s'emparait du col de Fenes- taille. trelles. Le 5 juillet, 10,000 insurgés Ce succès fut le dernier qu'obtint le piémontais se présentent devant l'ar- général du Merbion; âgé et valétudiinée : une seule compagnie d'éclaireurs naire, il fut mis à la retraite par

la de la 46° demi-brigade marche à leur Convention le 13 brumaire an ti (3 rencontre, et cette poignée de braves novembre 1794). Depuis un an, en suffit pour lui faire prendre la fuite. effet , sa santé s'était tellement affai. Leur terreur fut si grande, qu'ils blie, qu'il ne pouvait même plus monabandonnèrent sur le champ de bataille ter à cheval. L'assemblée, bien conl'étendard qui leur avait été donné vaincue pourtant que l'armée d'Italie comme un signe de victoire, et qui perdait en lui un général dévoué et portait l'effigie de la Vierge.

plein de zèle, voulut que le considé

en

rant du décret qui lui donnait un suc- reptiles et des poissons; Considérations cesseur, contînt un témoignage de générales sur la classe des insectes, l'estime et de la reconnaissance qu'elle ouvrage orné de soixante planches, reavait conçues pour ses longs et loyaux présentant plus de 350 genres d'inservices. Napoléon disait de Dumer- sectes, Paris, 1823, in-8° : c'est la réubion, à Sainte-Hélène : « C'était un nion, avec quelques changements et « homme d'un esprit droit, brave de augmentations, des articles sur les in« sa personne, mais rongé de goutte , sectes que M. Duméril a fournis au « et qui restait constamment au lit, Dictionnaire des sciences naturelles; « où il se trouvait retenu des mois en- Éléments des sciences naturelles, Pa. « tiers. » Après avoir remis le com- ris, 1825, 2 vol. in-8°. mandement de l'armée d'Italie au gé- DUMESNIL (Marie-Françoise), cénéral Schérer, Dumerbion quitta le lèbre actrice , née à Paris en 1713, it quartier général, et succomba, ses débuts à la Comédie - Française 1797, à une longue et cruelle maladie, dans l'année 1731. La passion et la Il était âgé de soixante ans, et en avait vérité entraînante avec lesquelles elle servi quarante-trois.

s'acquittait des premiers rôles tragiDUMÉRIL (André-Marie-Constant), ques la rendirent aussitôt chère au puné à Amiens en 1774, avait à peine dix- blic, et la firent recevoir à la Comédieneuf ans lorsqu'il fut nommé au con- Française peu de temps après ses cours, en 1793, prévôt d'anatomie à débuts. Elle excellait suriout aux rôles Rouen. L'année suivante, il obtint de de mère, tels que ceux de Clytemla même manière la place de prosec. nestre, de Cléopâtre dans la tragédie teur à l'école de médecine de Paris, où de Rodogune; d'Athalie, d’Agrippine, il fut nommé, quatre ans après, pro- de Mérope. Ce dernier rôle fut créé fesseur d'anatomie et de physiologie. par elle, et elle le remplit avec tant Il occupa cette chaire pendant dix-huit de feu, avec un pathétique si attenannées, après lesquelles il passa à celle drissant et si sublime , que

Voltaire, de pathologie interne. En 1825, il suc- dans son enthousiasme, écrivait: a Ce céda à Lacépède, dont il était suppléant n'est point moi qui ai fait la pièce, depuis plus de vingt ans, comme pro- c'est mademoiselle Dumesnil. » Cepenfesseur d'erpétologie et d'ichthyologie dant on reprochait à cette actrice de au jardin du roi. Il avait, pendant qua- n'avoir pas toujours un degré suffitre ans, remplacé Cuvier dans ses sant de noblesse et d'élégance; on la cours d'histoire naturelle à l'école cen- trouvait inferieure sous ce rapport, trale du Panthéon. M. Duméril est aussi bien que sous celui du maintien membre de l'Institut, académie des et de la tenue, à mademoiselle Clairon, sciences, depuis 1814. Il a publié un avec laquelle elle fut en rivalité pen. grand nombre de savants ouvrages sur dant toute sa carrière. Le public se différentes parties de l'histoire natu- partageait entre ces deux artistes; et relle. Nous citerons, entre autres : Le- la comparaison de leurs talents fit souçons d'anatomie comparée de M. Cu- vent naître des contestations passionvier, Paris, 1799, 2 vol. in-8°; Traité nées entre les littérateurs et les critiélémentaire d'histoire naturelle, com. ques. Fontenelle, voulant un jour faire posé par ordre du gouvernement, Pa- sentir par un trait satirique combien ris, 1803, in-8°; ibid., 1807, 2 vol. d'obligations Voltaire avait à madein-8°; Zoologie analytique, ou Mé- moiselle Dumesnil, dit : « Les repréthode naturelle de classification des sentations de Mérope ont fait beauanimaux, Paris, 1806, in-8°; traduit coup d'honneur à M. de Voltaire, et en allemand par Froriep, Weimar, l'impression à mademoiselle Dumes1806, in-8°: on distingue dans cet ou- nil. » Après une longue et glorieuse vrage une classification particulière carrière, elle se retira du théâtre en pour les insectes, et les changements 1775, avec vingt-cinq mille francs de importants qu'il a fait subir à celle des pension : elle vécut jusque dans un åge très-avancé, et mourut à Boulogne- teur, son instrument zélé, sans cesser sur-Mer en 1803. Elle a laissé des de le haïr, s'excusa tantôt sur sa santé, mémoires , qui renferment des con- tantôt sur des motifs de religion, pour seils et des renseignements utiles sur ne pas accompagner les Romains. Enfin l'art de la déclamation.

il voulut s'échapper du camp avec quelDUMNAC, Gaulois, chef des Andes ques amis dévoués, suivis de toute la ou Andecavi, fut un des guerriers cavalerie éduenne. Mais il fut envecourageux qui, après la défaite de loppé par les cavaliers de César, et asVercingétorix (51 avant J. C.), ne dé- sassiné. Ses compagnons furent tous sespérèrent pas du salut de la patrie, ramenés à César (54 avant J. C.). et organiserent une nouvelle ligue DUMOLINET (Claude), chanoine récontre les étrangers. S'étant mis à la gulier de Saint-Augustin, né à Châtête de la confédération armoricaine, lons-sur-Marne en 1620, mort à Paris pendant que Corrée le Bellovaque et en 1687, bibliothécaire de l'abbaye de Comm l'Atrebate luttaient dans le Sainte-Geneviève, avait des connaisNord, il vint assiéger Lemonum (*), sances fort étendues, surtout en nucapitale des Pictons, occupée par un mismatique et en archéologie : on lui chef vendu aux Romains. Mais Fabius, doit l'établissement du cabinet dont il lieutenant de César, approchait; Dum- a laissé une description publiée après nac, enfermé entre les Romains et les sa mort, sous ce titre : le Cabinet de assiégés, se vit enveloppé et écrasé. la bibliothèque de Sainte-Geneviève, « On tua, dit un historien, tant que Paris, 1692, in-fol. Ses plus imporles chevaux purent aller, tant que les tants ouvrages sont : Historia sumbras purent frapper. On massacra morum pontificum , à Martino V ad plus de douze mille ennemis, soit de Innocentium XI usque, per eorum ceux qui avaient les armes à la main, numismata, ab anno 1417 ad annum soit de ceux qui les avaient jetées 1678, Paris, 1679, in-fol.; Figures des bas (**). » Quant à Dumnac, proscrit différents habits des chanoines régu. et fugitif, il gagna, de forêts en fo- liers en ce siècle, etc., 1666, in-4°. Il rêts, les régions les plus sauvages de a laissé en outre plusieurs manuscrits l'Armorique; bientôt Comm lui-même intéressants, entre autres, des laissa tomber son glaive, et la Gaule moires sur quelques - uns des conses. fut domptée. (Voyez Comm, CORRÉE, seurs des rois de France, depuis saint DRAPPÈS.)

Louis jusqu'à Louis XIII. DUMNORIX, Gaulois, frère de Divi. DUMONCEAU (Jean-Baptiste), né à tiac, était un des plus puissants chefs Bruxelles en 1760, pratiqua d'abord des Éduens. Ayant épousé la fille d'Or- l'architecture dans sa ville natale, où gétorix , roi ou chef des Helvétiens, il l'on remarque, au nombre des plus favorisa le projet que ceux-ci avaient beaux édifices, ceux qui furent consconçu de venir s'établir dans les Gau- truits d'après ses dessins. Mais la carles. et leur ouvrit un passage à travers rière des armes était plus conforme à la Séquanie; mais César parvint à re- ses penchants ; il l'embrassa en 1788, pousser ces hordes dans leur pays, al- lors de la révolution brabançonne. gré tous les embarras que lui suscita Bientôt sa valeur et son intrépidité lui Dumnorix, auquel il avait confié le firent donner le commandement d'un commandement de la cavalerie gau- corps d'infanterie légère, qu'il fut loise. Lorsque le proconsul eut résolu chargé d'organiser, et que, d'après de tenter la conquête de la Grande- la couleur de l'uniforme, on désigna Bretagne, Dumnorix, qui, par ambi- sous le nom de Canaris. Lorsque les tion, avait été successivement son patriotes durent céder à la supériorité adversaire passionné, puis son admira- du nombre, et se retirer devant les

Autrichiens vainqueurs, il fut un des (*) Aujourd'hui Poitiers.

derniers à poser les armes. Il se réfu(**) Hirl., ch. 29.

gia en France ; et, lorsqu'en 1792, la

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