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PRÉFACE.

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La seule ambition de l'auteur, en publiant ce petit volume, est de faire connaître quelques-unes des conversions remarquables qui viennent chaque jour s'ajouter, comme des anneaux, à la chaîne qui déjà relie l'Angleterre au centre de l'unité religieuse, à la chaire de Pierre, au Saint-Siège apostolique.

Les récentes conversions ont eu un retentissement qui a fait désirer d'en avoir le récit exact et circonstancié.

Le travail que ce volume continue a été commencé dans l'opuscule intitulé : Conversion de Cent Cinquante Ministres Anglicuns, elc. , etc. , opuscule qui rend compte, jusqu'à l'année 1847, des conversions les plus notables dont l'Angleterre a été témoin dans ces dernières années.

Les conquêtes du Catholicisme provoquent d'ardentes animosités; mais le mouvement de retour à la foi de saint Édouard, loin d'être ralenti par les circonstances qui semblent devoir l'entraver, a reçu une impulsion nouvelle des menaces des ennemis de l'Église. Les clameurs soulevées contre le catholicisme renaissant ont servi à attirer sur lui l'attention de toutes les classes de la société. Chacun a désiré connaître un culte représenté comme inonstrueux, et les conversions sont souvent le résultat des investigations individuelles d'hommes dont l'esprit et le coeur ont été gagnés par les charmes de la religion dont ils avaient entrepris l'élude dans le désir d'en pénétrer les iniquités.

Dieu sait faire tourner au triomphe de son Église les desseins et les machinations de ses ennemis. Ainsi sont exaucées les

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instances adressées au Ciel par tant d'âmes ferventes qui ne cessent de prier pour attirer sur les plus dignes de nos frères séparés d'Angleterre les grâces du Seigneur.

Indépendamment de quelques associations particulières, instituées dans le but spécial de prier pour l'Angleterre, l'univers catholique connaît la sainte ardeur des phalanges qui se sont enrôlées sous l'étendard de l'Archiconfrérie du SacréCour de Marie. D'autre part, l'Angleterre catholique, et l'Irlande surtout , secondent les élans d'amour de frères éloignés, en s'agenouillant, à la voix du R.P. Georges Spencer, pour demander le retour de l'Angleterre à sa foi antique. Les personnes pieuses savent que ce digne apôtre de la vérité consacre son existence à précher une véritable croisade pour demander, non l'extermination des hérétiques, mais leur salut. Ce saint Bernard de la prière, aujourd'hui supérieur des Passionnistes, a adressé tout récemment, aux Évêques de l'Angleterre, de l'Irlande, de

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la France, de la Belgique et des diverses parties de l'Allemagne, une lettre implorant leur concours dans cette sainte entreprise. Des associations, ayant cette louable pensée en vue, se forment aussi en Espagne. Comment ne pas espérer beaucoup pour un pays, objet de la plus tendre sollicitude des âmes les plus pures ? Comment le ciel résisterait-il à de si touchantes, de si ardentes, de si universelles supplications ? Que le cri de Dieu le veut ! réponde à l'appel du R. P. Spencer, et que l'univers catholique prie pour l'Angleterre. Admirons la puissance de ce grand peuple, mais efforçons nous de le conquérir à notre foi.

L'Angleterre politique et religieuse s'est vivement émue, surtout dans le cours de 1850 et au commencement de 1851, de ce que les feuilles protestantes de Londres appellent les défections à Rome. Ces conversions sont considérées, par les hommes de tous les partis protestants, comme un symptôme de décadence qui les plonge

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dans la plus profonde tristesse. Le Guardian, l'organe du clergé anglican, qui parle avec le plus d'autorité, s'écriait naguère : « Il est vrai qu'il y a parmi nous des « signes de déclin et de dissolution...; mais « nous ne saurions les accepter comme la a mesure de nos espérances ?

« C'est un spectacle bien triste, ajoute a ce journal, que de voir notre église per« dre d'une manière irrévocable les ser« vices et les affections d'hommes dont a quelques-uns, tout récemment encore, « jusqu'au moment de leur départ du mi« lieu de nous, avaient été ses serviteurs a et ses fils les plus zélés... La perte de a l'église, les désappointements person(nels d'un grand nombre, ne sont pas « tout : le mal est plus sérieux. Nos amis a ne sont pas seulement enlevés d'auprès « de nous, comme ils pourraient l'être par « un éloignement soudain ou par la mort; « nous n'éprouvons pas seulement une « douleur et une perte, mais une perplexité

· Guardian, du 16 avril 1851.

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