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Henri le Jeune, Duc de Brunswick, né en 1989, fut chassé 1560. de ses Etats, en 1542, par le Landgrave Philippe, et rétabli peu Janvier. après, Il gardoit rancune: le Landgrave écrivit le 4 mars 1558 à l'Electeur de Saxe: « Herzog Heinrich hat itzo gesagt, dasz im Landt ozu Hessen viel alter Hüner weren, die hofte er noch selber zu opflücken... unnd... den Ziegenspeck in unserm Lande zu essen , da »wir doch nicht wissen das wir... die allerwenigste ursach dartzu "gegeben: » v, Rommel, II. 504. Peut-être n'étoit-il

pas

lâché de favoriser un mariage désagréable à son ancien ennemi. Peutétre aussi les rapports avee le Prince avoient d'autres motifs. Encore le 16 juin 1561, Languet écrit d'Anvers: < dictum est mihi nuper fuisse Lovanii Secrelarium Ducis Henrici Brunsvicensis ad quem , Bruxellis venerunt Princeps Orangiae et Lazarus à Swendii. Oportet non fuisse levem causam :» Ep. secr. II. 119.

Monseigneur. Soiant' arrivé ce soir icy, le Duc m’at envoyé son Maréchal, pour dire à moy et ma compaignie le bien venu. A qui j'ay touché une parolle de vostre Seigneurie le plus courtoisement que j'ay sceu faire, surquoy il l'a déclairé au Duc, qui me manda incontinent qu'il désiroit avoir v. S. icy et qu'il escriroit et que je dusse escripre aussi. Ainsi sera v. S. le bien venu. Je croy qu'il sera le mieulx que v. S. arrive avec quarante ou cinquante chevaulx, renvoiant le reste droict vers George van Holl. A tant, Monseigneur, je prie Dieu qu'll vous donne vos désirs. A Gandersheim', le 5 de janvier,

De v. S. humble serviteur,

LAZARUS DE SCHWENDI. A Monseigneur le Prince d'Orange.

1 Etaot.

· Petite ville de la Principauté de Brunswick-Wolffenbittel.

+ LETTRE XXIV°.

1560. Granvelle, Evêque d'Arras, au Roi. Affaires de la ReliMars.

gion; mariage du Prince d'Orange (Ms. B. GR. VI.

p. 125).

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Depuis son avénement la confiance de Philippe II pour Granvelle ne s'étoit pas démentie. « Toto quadriennio nihil ferme »domi forisque transegit , ... nisi administro atque interprete Gran»vellano ; » Strada, I. 81. Quittant les Pays-Bas, il voulut l'avoir pour correspondant et le recommandoit à la Duchesse pour Conseiller le plus intime : « praecipuum regiminis instrumentum: » l. 1.

Le Roi ne pouvoit voir avec plaisir le mariage du Prince avec une hérétique, fille de cet Elecleur Maurice qui avoit mis un terme aux prospérités de Charles-Quint: voyez p. 64.

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...Lo de la religion va como v. M. vera por

las cartas de Madama ; ella haze lo que puede; en algunos de los ministros querria ver mas calor, y v. M. no podria ereer el buen efecto que haze encomendar este negocios tantas vezes y tan expressainente por sus cartas de negocios d'Estado, y no havrá sino aprovechado lo que v. M. ha scripto al Chanciller de Brabante, y assi suplico à v. M. sea servido dar muchas vezes estos acuerdos y tan vivas espuelas por sus cartas, que nos aprovecharemos dello quanto se pudiére.

Este casamiento del P. d'Oranges me dapena, y hol gara mucho que lo platicara aqui antes de scrivir lo à v. M., mas él deve saber porque no lo hizo; yo à la verdad nunca he visto cosa en el que me haya dado sospecha mala de su persona , antes lo contrario, mas, ny por

lo del estado , ny por lo dela religion, quisiera que se huviera puesto en ello, y v. M. vera, por la carta larga

que sele scrive sobre esto, lo que ha passado, à que me 1560.

. remito... Brux., 17 mart.

Mars.

Granvelle ne devinoit pas encore le Prince. Le 5 avril il écrit: "... En lo de la religion barlo travaja Madama y todos los del Consejo; y cierto, demas de todos los otros, el Principe d'Orannges y Mons d’Aigmont han mostrado à todo lo que hastagora se oba podido conoscer, inuy buena voluntad, y en esto se va prorveyendo lo mejor que se puede à los desorderes que succeden y à castigar lo que se puede...... Tengo alguna esperança que el Principe d'Oranges no passará adelante en lo del casamiento, abunque no deven de estar lejos aquellos que esperava para tractar sobre ello » (MS. B. GR. VIII, p. 127).

LETTRE XXIVb.

Le Prince d'Orange a la Duchesse de Parme. Relative à

son mariage (G.).

Strada rapporte également: « Orangins alfirmavit aclum diserte cum Augusto Annae tutore, non ducendam a se puellam opisi Catholice vicluram; in eamque conditionem et Augustum et sipsain obsignatis literis convenisse: » p. 109. Il est difficile de concilier cette déclaration et ce que le Prince dit ici à la Duchesse, avec les assurances positives données en son nom par le Comte de Schwarızbourg et G. van Hol (p. 50); assurances qu'il réitéra

souvent.

Madame. Je me suis trouvé le 5 à Deventer, selon que je avois déclairé à v. Alt. avant mon partement d'icelle, et ay trouvé l'affaire que v. Alt. sçait, tellement disposé qu'il ne restoit que de me déclairer et résouldre du tout, et ay trouvé le Duc de Saxen de la mesme volunté comme

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1560, par ci-devant l'ay déclairé à icelle; toutefois, puisqu'il sam-
Avril. bloit à sa M. et à v. Alt. que la dile asseurance n'estoit

bastante', j'ay faict novelle difficulté quant au point de la
religion , et ay demandé avoir déclaration particulière de
la damoiselle, pour oster à sa M. et à v. Alt. tout scrup-
pule, et me asseurer aussi de tant plus moi-mesme. Et ce,
Madame, qui succéderat sur cela , ne fauldray de la adver-
tir... De la Hay, ce 9 de apvril.

De v. Alt, très-humble serviteur,

GUILLAUME DE NASSAU.

† LETTRE XXIV.

La Duchesse de Parme au Prince d'Orange. Réponse (G.).

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Mon bon Cousin. J'ay veu, par la lettre que vous m'avez escript de vostre main du 9, comme vous avez esté à Deventer, et trouvé la voulonté du Duc de Saxe telle que cy-devant vous aviez entendu, mais que, pour plus de seureté, vous avez voulu plus esclarcyr le point de la religion et mesmes sçavoir de certain sur ce la voulonté expresse de la Dame; que me semble fort bien, et me sera o plaisir de, comme vous l'escripvez, entendre comme les choses se poulront plus avant. Cependant j'espère qu'il ne tardera que du Roy, mon Seigneur, je n'aye quelque responce sur ce que je luy ay escript, luy donnant compte de ce que j'entendis de vous de l'estat où l'affaire se trouvoit, et de ce que sur les difficultez mues par sa M. vous m'avez respondu.... De Bruxelles, le 15 d'apvril.

* Lise: fera (?).

3 lise: porteront (?).

1

sushsante.

Le Prince fit en 1560 deux voyages en Allemagne; en mai et en 1560. novembre,

Avril. Le 18 avril il écrit à la Duchesse de Parme : « Je tiens v, Alt. sou»venante que, passé trois ou quatre mois, pour le trespas de feu mon père..., je disois à v. Ali. que j'avois grandement et nécessaivrement pour lors à faire en Allemagne, pour y povoir entendre aux vallaires concernans la conservation de postre maison mortuaire... Je ne l'ay sceu plus longuement délayer.... Suppliant à celle de svouloir prendre de bonne part cestay mon partement si nécesosaire » (* G.). La Duchesse répoud, de Bruxelles, le 23 avril : Combien que .

vostre personne seroit icy bien requise pour les vaffaires que journellement surviegnent, et que avec ce je crois aque en vostre absence l'on ne sçaura si bien achever avec les Estatz de vostre Gouvernement, ... si est-ce que, considérant oce que requérez estre plus que raisonnable, ... je suis très-con-rente que y allez » (+G.): Son absence fut courte, Le 4 mai il étoit encore à Utrecht. Déjà le 20 juin la Duchesse lui écrit: « Ce m'a resté singulier plaisir d'avoir eu advis de vostre rclour du voiaige que pagaires avez fait en Allemaigne » (+ G.).

Dans la Lettre 24d, il est fait mention d'une mesure qui eut une grande influence dans les troubles des Pays-Bas ; la création de nouveaux Evéchés.

Le Duc Philippe le Bon y avoit déjà songé et recommandé la chose à son fils : Str. I. 37. Charles-Quint avoit donné le même conseil à Philippe II. Celui-ci écril, le 2 janvier 1562, à la Duchesse de Parme: « se induci ad augendum eo potissimum tempore Pastoprum numerum, quo.i el multo in dies frequentius oppidis pagisque incoleretur Belgium; et haeresis e finitimis locis in eas consertim provincias gradum faceret ; et consilium imperiumque patris obacrerel animo, qui hanc unam esse rationem procurandae in Belgio eligionis edocuerat : » l. l. p. 38.

Sopnius , Docteur de Louvain, fut envoyé à Rome. Les Papes Paul IV et Pie IV approuvèrent les vues du Roi, par les Bulles du

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