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d'établir à terre, qu'il ne fut pas possible de les combattre avec avantage. On ne renonça cependant pas au projet de conquérir l'île. Le 18 novembre, il y eut deux actions trèsvives entre les troupes du roi et les troupes anglaises. Le succès ne répondit pas à la yaleur des nôtres; une plaie continuelle , qui avait rendu leur marche pénible et qui avait entièrement mouillé leurs munitions, les empécha de tirer avantage d'une redoute dont elles s'étaient emparées. Leur retraite se fit dans le meilleur ordre.

Nous perdîmes clans cette affaire 5 officiers et 167 bis officiers et soldats. Il

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eût

32 officiers et 442 soldats blessés.

Au retour de l'escadre, la frégatel'Iphigénie, commandée par M. le comte de Kersaint, lieutenant de vaisseau , s'empara de la corvette la Cérés, de 18 canons.

LE 24 DÉCEMBRE 1778.

La frégate la Dédaigneuse, de 32 canons commandée par M. Keroullas de Cohars, lieutenant de vaisseau , s'empare sur le môle Saint-Nicolas, île S.-Domingue, de la frégate anglaise l’Active, de 28 canons , commandée par sir Williams Williams.

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Prise du Berkoort, de 20 canons, par la Ali

nerve, de 32.

Monsieur le chevalier de Grimouard , lieutenant de vaisseau, commandant la frégate la Minerve, de 32 canons, rencontra le 8 janvier, le bâtiment anglais le Belkoort, de 20 canons. Ce navire allait d'Hallifax à la Jamaïque, et avait à bord 6,000 guinées. Le combat fut très-opiniâtre, et le Berkoort fut si maltraité par le canon de la frégate, qu'il était ouvert de toute part, et qu'indubitablement il aurait coulé bas; mais le feu ayant pris à bord, l'arrière sauta, et le batiment fut incendié. On n'en a sauvé que 33 personnes.

La Minerve a perdu 4. hommes dans cette action, et en a eu 26 de blessés.

LE 22 JANVIER 1779.

La frégate française la Boudeuse s'empare

de la frégale ennemie la Wealze, de 16

canons.

Après avoir convoyé hors du débouquement de Sombrero une flotte de bâtiments de commerce destinés pour l'Europe, le chevalier de Grenier, lieutenant de vaisseau, commandant la frégate française la Boudeuse, croisait à la hauteur de Saint-Eustache, lorsqu'il reconnut sous le vent à lui une frégate ennemie, qui faisait route pour le même débouquement que le convoi, dans l'intention sans doute de s'emparer de quelques-uns des bâtiments traîneurs. La Poudeuse força de voiles pour

atteindre cette frégaie, et ne la joignit qu'après l'avoir poursuivie depuis 9 heures du matin jusqu'à 5 heures du soir ; s'en trouvant alors à la demi-portée du canon, le combat allait s'engager, et le chevalier de Grenier avait déjà envoyé quelques boulets à la frégate ennemie, lorsqu'on la vitaniener son pavillon.

Elle se nommait la Wealze, était percie

pour 20 canons , quoiqu'elle n'en portat que 16 et, commandie par le capitaine Roberson.

LE 24 JANVIER 1779.

La frégale la Sensible , de 26 canons

s'empare du corsaire la Marquise de Gramby, de 18 canons.

La frégate la Sensible, commandée par M. le chevalier de Kergariou - Rosconette, s'étant séparée le 22 janvier de l'armée de M. le comte de Grasse, et cherchant à rentrer dans les caps, eut connaissance, le 24 au point du jour, d'un bâtiment ennemi. M. de Kergariou présuma que ce pouvait être un corsaire , et fit courir sur lui. Ce bâtiment l'attendit d'abord ; mais après l'avoir mieux recovnu , il prit chasse. Voyant ensuite qu'il ne marchait pas assez vîte pour s'échapper, il cargua ses voiles et se prépara au combat. A huit heures et demie, M. de Kergariou le combattit bord à bord pendant deux heures. Les deux bâtiments se dégréèrent réciproquement, et le combat fut interrompu; mais sur les onze heures, la frégate du roi le recommença avec plus de vivacité, et l'ennemi fut forcé d'amener,

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eut à bord de la Sensible 5 hommes tués et 19 blessés.

LE 30 JANVIER 1779.

Prise du Sénégal par l'escadre française, aux ordres de M. le marquis de Vaudreuil.

Cette escadre, composée de 2 vaisseaux, 2 frégates et 3 corvettes, arriva le 28 janvier à la hauteur de l'embouchure du Sénégal. Le vaisseau le Fendant, monté par M. le marquis de Vaudreuil, qui commandait l'expédition, mouilla le 30 devant le fort SaintLouis. Ce fort répondit par quelques coups de canon à une volée qui lui fut envoyée par le vaisseau, et se rendit sans résister davantage.

Si nous n'eussions pas obtenu aussi facilement la victoire, le duc de Lauzan aurait effectué le projet formé de descendre à l'île Saint-Louis et de marcher à la conquête du fort. Des détachements de plusieurs régiments étaient destinés à l'entreprendre sous ses ordres. Mais dès que la descente fut effectuée, le duc de Lauzun n'eut qu'à recevoir la capitulation que lui présenta sir Robert Stormont, gouverneur du fort.

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