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est utile quelquefois d'enlever au miel son goût particulier, is la préparation par exemple des confitures ou de certains dicaments. 'our cela, on commence par faire fondre le miel à une douce leur, on l'écume, et on y treinpe ensuite à plusieurs reprises morceau de fer que l'on fait rougir chaque fois au feu. Les miels les plus appréciés en France sont : Le miel de Narbonne (Bas-Languedoc); -- le miel de Chamonix osges, Isère, Savoie); -- le miel du Gâtinais (Loire ).

Usages externes du Miel. On fait usage du miel en cas de brûlures, contusions, de ssures (1), dans les inflammations superficielles de la peau ;. langé avec de la farine, on s'en sert pour l'appliquer sur les ries, les furoncles et les abcès ; avec l'essence de térébenthine ur les gerçures. Un cataplasme de miel étendu sur du papier buvard et appliqué r la gorge, peut s'employer pour soulager les enfants atteints i croup ou de l'angine couenneuse. Pour les douleurs sciatiques, on emploiera avec succès un vésitoire de chaux vive et de miel. Ce n'est pas seulement ses applications pharmaceutiques et édicinales qui doivent vous faire consommer le miel ; les conures. l'hydromel, l'eau-de-vie, les liqueurs, le nougat, les gâaux, les bonbons, le chocolat, etc., etc., préparés au mielgagnent i finesse et sont, en tous cas, plus hygiéniques que toutes les iandises au sucre.

Usages internes du Miel. Le miel pur à l'état naturel possède de nombreuses propriétés; est employé contre l'enrouement, la toux, le rhume, la diphtéie (2), la bronchite (3), l'angine, la dyspepsie, le catharre pulmoaire, l'inflammation de l'estomac, pour les maladies de la vessie, e la pierre, des maux de reins. Mélangé à l'ail, il fait périr les ers intestinaux (4).

(1) Employer dans ce cas une pommade de miel, de cire et d'huile. (2) Miel additionné de jus de citron. (3) Une partie de vinaigre et quatre parties de miel. (4) Nous commencerons de faire paraître en janvier prochain, une étude eaucoup plus complète sur le miel, ses propriétés et ses usages.

LES ABEILLES S'AMUSENT

Vraiment, le tilleul ne passionne pas que les Européeus, l'A rique s'en mêle et, dignement représentée par M. Cb. Dadam. vient nous donner son avis.

M. Ch. Dadant place la question sous un nouveau jour et : observations ne manquent pas d'intérêt. Qu'on en jnge plutôt par la lettre suivante :

« MONSIEUR G. COLLOT,

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« J'ai lu avec beaucoup d'intérêt la discussion qui a eu le entre vous et M. l'Abbé Multier sur la fleur du tilleul.

« Il me semble qu'il y a un moyen de vous mettre d'accc. car, à mon avis, vous avez tous les deux raison, quoiqu'à de points de vue différents.

« Vous n'ignorez pas que l'année dernière j'ai eu le plaisir faire un voyage en Europe et de visiter, en même temps que France, qui est mon pays natal, la Suisse et l'Angleterre. J'ai le plaisir de passer une semaine entière sur les bords du Léman, près de M. Ed, Bertrand, le rédacteur bien connu de Revue Internationale d'Apiculture.

« M. Bertrand étudie à fond tout ce qui l'intéresse. Il est bot niste aussi bien qu'apiculteur émérite, et il a, dans sa charmani propriété, sur les bords du lac, une foule de plantes et d'arbuste

: exotiques et intéressants. Il a fait une spécialité des plantes mk lifères utiles ou inutiles. Parmi ces dernières, il m'a montre l'Eryngium Giganteum, une ombellifère, qu'il avait recueill parce que les abeilles la visitaient beaucoup. Il a cru remarques que malgré leurs nombreuses visites, elles n'avaient pas l'air d'e tirer grand profit. Il lui vint alors à l'idée d'en faire une exp rience. Une ou deux abeilles furent marquées, si je ne me tromp avec une légère aspersion de farine, de manière à pouvoir facile ment les reconnaître. Ces abeilles, marquées pendant qu'elle puisaient dans la fleur de l'Eryngium, continuèrent à butiner su les mêmes bouquets, pendant cinq heures, sans discontinuer. était évident qu'elles en tiraient quelque chose, car elles n'au

ent pu continuer leurs actives démarches sans épuisement si i fleurs n'avaient pas contenu assez de nectar pour soutenir irs forces, mais la quantité récolté: était si minime qu'il leur ait impossible de remplir leur jabut.. M. Bertrand avait pour tte raison, donné à l'Eryngium le sobriquet de « cabaret des eilles », car, disait-il : « elles y passent tout leur temps sans mais avoir assez bu. » « - Mais l'Eryngium, et je l'ai remarqué depuis, n'est pas la seule.. ante qui attire les abeilles, sans leur donner de profit pour leur beur. L'Echinops sphérocephalus, une espèce de chardon qui, i'a-t-on dit, croît dans le sud de la France à l'état' sauvage, a tiré l'attention des apiculteurs américains, il y a quelques anées. Quelques graines de cette plante se trouvèrent par hasard ansportées aux Etats-Unis dans le jardin d'un apiculteur, qui, uoique observateur, ne l'était pas au même degré que notre ami, 1. Bertrand.

« Il s'aperçut que les abeilles couvraient les fleurs de l'Echinops u matin au soir. Il se posta en observation un beau jour et ompta que les abeilles avaient visité la même fleur d'un plant l'Echinops plus de seize cents fois dans la même journée.

« Ce fait, rapporté avec preuves à l'appui, au Congrès des piculteurs américains, la même année, eut pour effet de créer in enthousiasme fou pour le fameux chardon échinops et comme I n'est pas habituel de ramasser des graines de plantes nuisibles pour les vendre, il se trouva que la graine d'Echinops était presque aussi rare chez les marchands de graines que les œufs du phénix qui renaît de ses cendres le sont dans les poulaillers.

« Un grand éleveur américain offrit vingt-cinq francs par once de toute la graine qu'on lui enverrait, et M. Bertrand qui avait essayé l'Echinops avant les américains, se donna le plaisir d'envoyer à M. Jones (c'était son nom), un kilogramme de graine d'Echinops, en cadeau. Eh bien, l'Echinops est aujourd'hui complètement abandonné aux Etats-Unis, parce qu'on a remarqué que, bien que les abeilles y puisent beaucoup, elles ne rapportent guère de nectar à la ruche. C'est donc aussi là un « cabaret des abeilles. »

« Pour le tilleul, je serais presque tenté de dire comme M. l'abbé Multier « c'est une orgie », mais peu de produit.

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« Nous avons quelques tilleuls dans notre voisinage, et je ni que très peu de saisons dans lesquelles nous ayons récolte :

i miel ayant le goût du miel de tilleul. Mais n'est-ce pas plutôt si raison du petit nombre de tilleuls que pour une autre cause çi je ne puis reconnaître le goût de ce miel dans la récolte ? N avons ici, notamment dans l'Etat d'lowa, des districts où la colte principale est le miel de tilleul, quelquefois mêlé de mie. trèfle, quelquefois si pur que le parfum en est insupportable qu'on la rélégué parmi les miels de second choix, malores apparence et sa couleur claire. Ce n'est plus un parfum, c'est un odeur pénétrante, comme celle du musc.

•« D'ailleurs il faut dire que dans ces localités le tilleul esii commun qu'il forme la base des forêts et il

base des forêts et il y a des villages.. villes, des comtés entiers qui portent le nom du tilleul. Lindi Lynnville, Gasswood, sont des noms bien connus et ces noms rapportent tous au tilleul américain. Il est inutile, dans des 1 où la base de la récolte mellifère est le tilleul, de leur affir que le tilleul est nuisible aux abeilles. On nous rirait au nez. cependant, comme je viens de l'affirmer, j'ai souvent vu abeilles ici sur le tilleul et j'ai rarement vu un résultat sens. Il est donc probable que le tilleul, malgré sa bonne odeur et!! traction qu'il offre aux abeilles, ne fournit pas toujours du m mais que le parfum pénétrant de cette fleur les attire et les retien Dans les pays où les tilleuls sont nombreux, elles ne se fatiga pas

à revisiter les mêmes fleurs et allant d'un arbre à l'autre fir sent par

obtenir une récolte, même si le nectar est en petite qu tité. Mais il y a des saisons, et d'après M. Collot, je serais dispo à penser que cela arrive aussi bien en France qu'ici, il y a : saisons, dis-je, où la récolte du miel de tilleul n'est pas nia car son odeur particulière fait facilement reconnaître ce miel petite quantité. « Agréez mes salutations. « L'Apiculteur Pratique.

C.-P. DADANT.

GLANURES

Un désoperculateur commode et rapide. Un apiculteur de Strasbourg, M. Burghard, après avoir lôngtemps cherché un appareil commode et rapide pour désoperculer les rayons de miel, après avoir fait bien des essais, a eu l'idée d'employer la lampe dont se servent les zingueurs pour faire leurs soudures de tuyaux de gaz.

Le petit appareil se trouve chez tous les quincaillers; il est très gentil et ne coûte que quatre francs.

Nous conseillons d'en faire l'expérience; le miel se découvre comme par enchantement et, légèrement chauffé, coule mieux. Donc, plus de miel impur et pas de tamis.

(Bulletin de la Société d'Apiculture d'Eure-et-Loir).

Le sucre d'érable.

L'érable, qui est pour nous un arbre mellifère, devient, pour les habitants de la province de Québec (Canada), un arbre à sucre d'un rendement considérable.

Le sucre d'érable a un goût fin et assez agréable, rappelant un peu le miel et la cassonnade.

Il s'obtient par nine saignée faite à l'arbre, en mars-avril. La seve, qui en découle est reçue dans de petits récipienis, absolument comme la sève résineuse des pins dans les landes de la Gascogne. Chaque érable peut donner de 450 à 1800 grammes de sucre; la récolte moyenne d'un arbre, par saison, dépasse i kilog. Certains producteurs récoltent jusqu'à 7 tonnes de ce sucre sur leurs plantations.

La sève ainsi recueillie passe dans un évaporateur et se transforme en sirop. C'est à cet état que l'on consomme la plus grande partie de ce produit. En poussant plus loin l'évaporation on obtient le sucre, non pas à l'état cristallin, mais sous l'apparence d'une masse brune et granuleuse.

(D'après le Cosmos). L. D.

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