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JN PIEGE A FRELONS

Par l’Ingénieur THÉODORE MARRÉ

Depuis trois ans ma maison de campagne et mon rucher étaient festés de frelons à tel point que je ne pouvais plus dîner dans non jardin ni même tenir ouvertes les fenêtres de la salle à maner, ma famille et mes amis n'avaient pas un moment de repos.

dus penser sérieusement à remédier à cet inconvénient. J'emloyai d'abord des bouteilles garnies d'eau et de vinaigre suspenues avec un fil de fer aux endroits où les frelons se posaient

avec leurs proies. J'obtins quelques résultats mais les frelons n'entraient pas toujours dans les bouteilles.

J'allais employer des bouteilles à goulot plus large quand je reçus un prospectus de M. Mensi, de Genève, faisant connaître un appareil inventé par M. Pietro Giorgi contre les papillons crepusculaires de la cochylis. Il consiste à un récipient de verre, muni d'une sorte de parapluie et d'un entonnoir sans goulot, on verse dans ce récipient un décilitre de vinaigre dont les papillons de la cochylis sont très gourmands (1), l'appareil est ensuite suspendu à un piquet à quelque hauteur du sol à

raison d'un par 200 mètres carrés. En examinant la figure jointe, il me vint à l'idée que ce serait bien l'appareil idéal pour la chasse des frelons. J'en fis venir deux exemplaires que je suspendis à 1,80 du sol et à quatre mètres du rucher ; le résultat fut merveilleux, dans la matinée du lende: main je trouvai plus de 40 frelons avec quelques papillons de teigne.

(1) Ceci est bien en contradiction avec notre proverbe français : on ne prend pas les mouches avec du vinaigre.

Vu le résultat et le bas prix (o fr. 70 cent. environ par doux appareils), j'en fiş venir une douzaine que je suspendis autou de mon rucher. Dans le courant de la belle saison jusqu'à noverbre j'ai détruit environ 500 à 600 frelons.

L'année suivante, la chasse fut moins abondante, j'en pris ercore plus de 400. Cette année, de la mi-avril à la mi-juin, j'en a pris une quarantaine et maintenant je n'en vois plus un set Je trouve seulement des cétoines, des papillons de teigne et du mouches. Je crois avoir détruit tous les frelons qui étaient dar: le rayon de vol de mes abeilles. Mes fermiers me disent quis n'en voient plus.

Après avoir indiqué à mes collègues cet appareil que l'on per appeler le piège aux ennemis de l'abeille, je donnerai les quelque règles que trois années d'expériences m'ont enseignées,

Il suffit qu'il y ait trois centimètres de liquide dans l'appare moitié eau, moitié vinaigre. Le vinaigre doit être très bon, de pv vin, aromatique et vieux. Un vinaigre provenant de vin jeune é acide attire peu les ennemis de l'abeille.

Les appareils ne donnent pas les mêmes résultats partout, faut les placer sur le passage des abeilles et des frelons.

Après les vendanges les appareils doivent être enlevés dans jour parce qu'ils deviennent alors des pièges pour les abeille: Du mois d'avril à octobre on peut les laisser impunément car le abeilles ne s'en occupent pas. L'appareil fait une chasse d'autor meilleure qu'il s'y trouve plus de victimes, c'est pourquoi il a faut pas le nettoyer souvent. (L'Apicoltore).

FINCKEN.

A NOS LECTEURS

L'Administration de La Gazette Apicole a le plaisir d'informe ses nombreux et fidèles lecteurs qu'à partir de Janvier 1902 ell augmentera le texte du journal de quatre pages, supplémentaire sans majoration du coût de l'abonnement qui restera fixé à prix si modique de 1 fr. Nous pouvons affirmer qu'il n'exister au monde une Revue aussi bon marché que La Gazette Apicoli.

LA RÉDACTION

PROCÉDÉ MARISTE POUR FAIRE CESSER TOUT PILLAGE APICOLE

Je pose devant la ruche un rideau de tulle, ou gaze, qui l'enveoppe à moitié, de façon à en interdire l'entrée aux abeilles du ehors tout en retenant prisonnières. celles du dedans. Plus étoffe présente de transparence, plus les pillardes se groupent u centre du rideau faisant face au trou de vol sans trop s'écarter

la recherche d'issues latérales. Ce rideau, ou voile, ayant envion l'ampleur d'une serviette, est maintenu par le haut contre la uche au moyen d'une épingle piquée l'une à droite et l'autre à gauche ; il est maintenu ainsi en position pendant douze minues environ, ce qui aura pour effet de suspendre, pendant ce emps, toute nouvelle introduction de pillardes, tout en débarassant la colonie de celles de l'intérieur, lesquelles en seront orties successivement après s'être gorgées de miel et qui seront etenues, par le rideau, prisonnières contre la ruche.

Après douze minutes d'une première pose, la voile se trouve chargé de pillardes sur ses deux faces, s'efforçant de la franchir en sens contraire : c'est le moment de le saisir par les deux anjes supérieurs qu'on ramène en une double poignée pour aller promptement en secouer les mouches à une vingtaine de pas de distance. On revient aussitôt replacer le voile, comme la première fois, contre la ruche attaquée pour le secouer de nouveau, à discance, dès qu'on y voit un nombre suffisant d'abeilles cramponnées contre les deux faces, et l'on renouvelle la même opération, si besoin est, jusqu'à cinq ou six fois. Lorsque après une, deux ou trois applications du voile on remarque une sensible diminution de pillardes, il ne reste plus qu'à rétrécir provisoirernent le trou de vol en laissant à la colonie le soin de se défendre elle-même; mais si les assaillantes paraissent encore prendre le dessus, il faudrait continuer les applications du voile: Le pillage est d'autant plus vite maîtrisé qu'il est plus récent. Traité en son premier début, une simple application du rideau pendant cinq minutes suffit pour faire avorter toute tentative de pillage, à moins que, par suite de quelque rupture de rayon, etc., il ne s'exhale de la ruche une odeur de miel trop alléchante, ce qu'il faudrait préalablement faire disparaître. (L'Apiculteur).

F. Marie-JOACHIM.

DOIT-ON PROYOQUER LA SORTIE DES ABEILLES EN HIVER

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Les appréciations de M. Ch. Dadant faisant autorité, nou croyons devoir faire part à nos Sociétaires de ce que dit cet af culteur distingue :

« Durant un hiver plus froid que d'habitude, les abeil: n'avaient pu sortir depuis le 5 décembre, quand, vers le mil. de la journée, un beau jour arriva. Pensant que mes colonies! bles n'avaient pas résisté à cette basse temperature et à cette clusion de six semaines, j'en ouvris une ou deux qui se portaie très bien et j'allai frapper sur les autres colonies faibles, en te dant l'oreille pour savoir si elles étaient vivantes. Les abeilles : toutes les ruches ainsi réveillées sortirent pour se vider, .. qu'une partie des fortes que je n'avais pas dérangées. Le tu revint pour trois semaines, alors je constatai que les fortes en nies dont les abeilles n'etaient pas sorties depuis neuf semai étaient mortes ou en très mauvais état ; tandis que celles j'avais réveillées, même les plus faibles, étaient en bonne saa

« Depuis ce temps-là, quand la réclusion causée par le froid: prolonge plus de quatre à cinq semaines, surtout si j'ai quch doutes sur la qualité du miel, je fais réveiller les abeilles dése le thermomètre indique 6 à 8° à l'ombre si le soleil dorm même quand la neige couvre la terre, et je me trouve bien cette précaution. Cette idée de provoquer, en hiver, la sortie is abeilles, paraîtra sans doute étrange à certains apiculteurs. »

Nous partageons l'avis de M. Dadant jusqu'à un certain pois Il est vrai qu'une colonie trop longtemps retenue dans sa po est exposée à souffrir de cette réclusion, mais ce mode d'excit tion n'est-il pas une arme dangereuse entre les nains de certai: apiculteurs novices?

Généralement, les abellles qui ne se sentent pas le besoin des vider ne sortent pas, même par un beau soleil. Nous conseils rons donc aux apprentis de ne pas essayer ce mode d'excitatio Qu'ils attendent patiemment les expériences des praticiens com M. Dadant, et ils s'en trouveront bien. Une seule réussite en cer matière de fait pas loi. (Bulletin de l'Ain).

Claude FONTARÁMIEL.

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LA MÉVENTE DES MIELS

Les progrès réalisés en apiculture depuis une vingtaine d'années at augmenté la production sans qu'il se soit produit un changelent sensible dans la consommation. Aussi la vente se fait diffilement et à des prix peu rémunérateurs. La vente de nos prouits peut être facilitée par le Gouvernement, par les Sociétés et ar les apiculteurs eux-mêmes. Les apiculteurs sont protégés au ebours. Les tarifs appliqués au miel importés sont de 10 à 15 fr., undis que pour les miels exportés ils sont de 40 à 50 fr. Aussi

à os marchés sont encombrés par les miels étrangers et les miels ançais restent invendus. Pourquoi n'y aurait-il pas uniformité ntre les tarifs d'importation et ceux d'exportation. Ces tarifs deraient êire tous de 40 à 50 fr. La Fédération a demandé depuis Jusieurs années que le tarif soit porté à 50 fr. par cent kilos.

C'est aux Sociétés d'émettre de nouveau un væu dans ce sens t d'insister auprès des députés de leur région. M. Devauchelle a proposé une heureuse innovation. Il conseille aux Sociétés d'apiulture de créer des marchés, des foires au miel.

Mais c'est surtout sur l'initiative individuelle qu'il faut compter. Les apiculteurs ont le tort de ne pas connaître assez leurs proluits, de pousser à la consomination.

Les médecins n'ignorent point les qualités nutritives et hygié--niques du-miel, bien supérieures à celles du sucre. Pourquoi dans les médicaments, dans les sirops qu'ils ordonnent à leurs malades, n'empivient-ils pas toujours le miel?

Par les temps humides les rhumes et autres malaises sont fréquents. Le miel est un excellent remède : c'est le suc des fleurs, ce qu'il y a de plus pur, de plus propre, de plus aromatique. On pourrait en dire autant du sucre qu'on ne voudrait pas goûter si on le voyait fabriquer.

Le miel peut aussi être converti en hydromel, et par l'emploi des levures et des glucosides de l'Institut La Claire, donne une boisson qui rivalisera avec les vins blancs les plus renommés.

Le seul reproche que l'on puisse faire à l'hydromel, c'est de ne päs vieillir assez vite. (Bulletin de l'Ain).

H. BARBE.

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