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années de suite et que chaque fois lui ont donné les mêmes résultats. Il semait devant son rucher, du colza et du trèfle blanc, puis, quand ces plantes allaient fleurir, il couvrait d'une gaze légère plusieurs touffes, qu'il mettait ainsi à l'abri de l'action des abeilles.

« Quand la maturité des grains était achevée, il prenait sur les plantes abritées et les plantes visitées par les abeilles le même nombre de capsules et comptait les graines. La proportion en faveur des plantes fécondées par les abeilles était en moyenne de 50 à 60 pour cent et plus, ces graines étaient toujours beaucoup plus grosses que celles des autres plantes abritées.

« Pour le trèfle, il se produisait, en outre, un phénomène remarquable : C'est que le trèfle fécondé par l'intermédiaire des abeilles, devenait toujours beaucoup plus grand que celui qui avait été abrité. Darwin en tirait cette conclusion, que ce développement remarquable de la plante était dû à la succion constante opérée par les abeilles dans les corolles où le miel se renouvelle sans cesse. Si la plante n'est pas suffisamment exploitée, elle se congestionne et son développement s'arrête. Ce qui confirme cette observation, c'est que les deux touffes de trèfle fleurissaient en même temps, mais que la touffe exploitée par les abeilles continuait de grandir, tandis que celle qui n'avait pas de contact avec elles restait stationnaire aussitôt que ses fleurs étaient épanouies. »

La fécondation des arbres fruitiers est autrement importante ; le résultat en est d'ailleurs plus visible :

M. Dounot, apiculteur à Vouiller (Marne), nous apprend qu'en Normandie une commune s'étant trouvée pendant trois années sáns abeilles, les pommiers, quoique chargés de fleurs, ne produisaient pas de pommes, et que ces mêmes pommiers recommencérent à donner des fruits dès qu'on eut rétabli les ruches. »

« En Californie, nous dit M. Weber, où la culture des arbres fruitiers atteint 'une grande importance, on installe des ruches dans les vergers pour assurer la fécondation des fleurs (1). »

Les propriétaires qui récoltent des graines pour semence, ont également observé que ces dernières étaient toujours plus belles près des ruchers.

(A suivre).

(1) L'Apiculture Moderne, par A.-L. Clément.

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COMMENT FAIRE DE L'APICULTURE UNE INDUSTRIE RURALE:

(MÊMOIRE LU AU CONGRÈS D'APICULTURE)

(Suite)

Afin que cette idée puisse entrer dans la pratique, il est nécessaire que les proportions se rapprochent de celles du sucre. Or. avec cent kilogrammes de sucre on fait couramment trois pièces de vin; avec cent kilogrammes de miel on fera trois pièces de vin. Vous me direz qu'à poids égal le sucre de betterave contieni plus de richesse saccharine que le sucre de miel. Je suis de votre avis ; donne-t-il beaucoup plus d'alcool, je le conteste d'après mes expériences et je n'y vois qu'une raison que je crois vraie. La composition du sucre de betterave n'est pas la même chimi. quement que la composition du sucre de fruit ou de raisin; dans la fermentation, une partie des principes saccharins ne passe pas dans la fermentation et est perdue, tandis que la composition du sucre de miel étant chimiquement la même que celle du sucre de fruit ou de raisin, toute la matière saccharine se tranforme en alcool et de là vient, pour moi, que cent kilogrammes de sucre et cent kilogrammes de miel donnent sensiblement le même degré d'alcool. Et voilà pourquoi je dis que trente-trois kilogram. mes de miel et trente-trois kilogrammes de raisins bien múrs doivent donner six degrés et demi à sept degrés environ d'alcool. Pour une boisson ordinaire à la campagne, il n'est personne qui ne trouve que ce soit suffisant. Celui qui ne pourrait se procurer de vendange pourrait se servir avec avantage du marc de pommes qu'il est aujourd'hui très facile de se procurer.

Pourquoi l'apiculteur ne transformerait-il pas ainsi son miel en vin et ne le vendrait-il pas ? il ne manquerait pas d'acheteurs. On m'en a déjà demandé cette année plus que je n'en puis faire. L'année dernière je n'en ai vendu que deux pièces, et cette année j'ai déjà la demande de douze pièces sans compter ma consommation ; vous voyez que l'exemple est contagieux puisqu'il a si vite gagné. Vous me direz qu'il faut des cuves, des fûts : cela est vrai, mais pour qui est possesseur de son domaine et indépen. dant, il est facile de se monter petit à petit. Tout en convertis. sant son miel en vin, cela n'empêchera pas l'apiculteur de le vendre en nature pour les deuxièmes cuvées. En ce moment où

ce produit est tombé à quatre-vingt francs les cent kilogrammes et même à soixante-quinze francs pour le miel de ruches en paille, il y a avantage à le convertir en vin. Il y a bien une difficulté, la voici : Cette année, au printemps, un de mes paroissiens, comme on en trouve toujours quelques-uns partout, a jugé bon, sans doute à titre de réclame, d'avertir le contrôleur pour me faire mettre à la patente comme marchand de vin, en raison de la petite quantité de vin fournie par la vendange et entrant dans la fermentation du vin de miel. Le contrôleur a répondu qu'il était : trop tard pour l'avertir. Voilà l'écueil pour ceux qui ne récoltent point de vendange et voudraient s'en servir pour la fermentation du vin de miel en vue de la vente. Ne pourrait-on obtenir des pouvoirs publics une tolérance, voire même une permission, de se servir de vendange ou de marc de vendange en quantité déterminée.

(A suivre).

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CONFÉRENCE SUR LES ABEILLES (1)

Par M. Ed. LEFEBVRE

SECRÉTAIRE DU COMITÉ DE LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES CONFÉRENCES POPULAIRES

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Ces sages et fortes têtes, songeant que nous mourons tous, avisent à la perpétuer. Donc, à côté des alvéoles ou petits berceaux resserrés qui reçoivent tous les enfants de la république, elles bâtissent de très larges loges. 15 à 20 fois plus amples (2) où l'æuf ordinaire qu'on y met, favorisé par l'aisance et la liberté, pourra grossir et grandir, développer à plaisr toutes ses facultées naturelles. Pour mieux assurer la croissance supérieure de l'euf élu, on lui prodiguera une nourriture plus forte, plus généreuse, qui donnera l'essor à son sexe et le douera de fécondité. » On ne saurait mieux expliquer l'instinc merveilleux qui guide en cette circonstance ces intelligents petits êtres.

Les ouvrières construisent peu d'alvéoles royaux, car chaque

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(1) Extrait des Bulletins de la Société Nationale des Conférences Populaires.

(2) Cette dimension des alvéoles royaux, que Michelet estime de quinze à vingt fois plus grands que les autres est, croyons-nous, assez fortement | exagérée.

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ruche ne devant avoir qu'une seule reine, il est inutile d'en éle ver beaucoup. Par contre, les alvéoles ordinaires ainsi que le æufs, qui y sont déposés et qui doivent fournir les ouvrières sont extrêmement nombreux et en rapport avec la population la ruche qui compte en général de 12 à 30,000 individus et que quefois jusqu'à 100,000. Les ouvrières qui sont toutes semblable se partagent la besogne. Les unes fabriquent la cire, construiser les alvéoles et les rayons et font à la ruche les réparations néces saires ; d'autres nourrissent les jeunes larves, mais le plus gran nombre est chargé d'aller récolter sur les plantes les diverse substances nécessaires à la vie de la cité.

Elles en rapportent du miel, du pollen ou poussière fécondant des fleurs, de l'eau et une quatrième substance appelée propolis matière résineuse, amère et aromatique qu'elles trouvent sur le bourgeons de peupliers, de marroniers et de quelques autres a bres. Cette substance sert à boucher toutes les fentes ou fissures de la ruche, à consolider les rayons et de plus à embaumer les ca davres de divers animaux qui s'étant introduits dans la ruche i y ayant été tués, pourraient par leur décomposition, empester demeure commune.

(A suivre).

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Malgré que la description d'un organe soit ordinairement pel attrayante, nous allons cependant, si vous le voulez bien, dir quelques mots de celle du tube de l'abeille. Nous n'entrerons pa dans le détail d'une anatomie assez complète; elle serait ardue monotone et d'un intérêt moins direct pour la pratique. Il sera question que de son fonctionnement et de ses dimensions cette dernière donnée étant généralement peu connue.

Lorsqu'on regarde une abeille on est porté à croire, en voyar les trois sections si tranchées dont son corps se compose, qu'il a pour sa structure une analogie frappante avec celle des vert brés. On voit une tête avec yeux, bouche, dents lisses, langu un cou, un thorax contenant probablement l'estomac, une taill d'une finesse proverbiale et un abdomen servant de lieu de dépôt aux détritus de la nutrition.

Cette analogie est toute d'illusion et la réalité est bien differente. Le thorax est traversé en ligne droite et sans renflement sensible du tube, par le conduit qui prend naissance à la bouche pour finir à l'entrée de l'abdomen. Là seulement commence l'estomac, mais comme il est singulièrement constitué ! On rencontre un premier sac, puis un autre ; viennent ensuite l'intestin grêle, le gros intestin appelé aussi rectum, et l'anus.

Les principales portions du tube digestif étant spécifiées, revenons à son ensemble pour en 'voir le mécanisme.

D'après les curieuses études de Schonfeld et Schiemenz, l'abeille a deux bouches : l'une que tout apiculteur connait, située à la partie inférieure de la tête; l'autre interne, invisible, musculeuse, ayant des poils au lieu de dents, se mouvant, comme la première, à la volonté de l'insecte et s'ouvrant par une fente en forme de croix à côtés perpendiculaires pour s'élargir par l'écartement simultané des huit lèvres.

Cette bouche bizarre est placée à la base du jabot ou premier sac et forme l'entrée du véritable estomac qui est le deuxième sac appelé gesier cu intestin moyen. Il en résulte que l'abeille reste libre, une fois son jabot plein de nectar, de réglementer sa propre nourriture, c'est-à-dire la proportion en miel qui, une fois envoyé dans le gésier, échappera probablement (les avis sont divisés, à sa volonté, comme il en est de la digestion chez les vertébrés, et contribuera à divers buts dont le plus important est la chaleur vitale. Elle n'a toutefois que, dans une certaine mesure, la latitude de restreindre l'épuisement des provisions dont elle

s'est nantie ; il lui faut compter avec l'influence du milieu et des 51 autres agents qui font varier la proportion de la ration quoti

dienne nécessaire à son existence. 11

Des diverses parties du tube digestif, le jabot est celui qui présente le plus d'intérêt à l'apiculteur, parce qu'il est l'intermédiaire entre la présence du nectar sur les fleurs et celle du miel dans la ruche, Il est formé, comme plusieurs réceptables organiques chez

les mammifères, de trois membranes de dehors en dedans, une er musculeuse, une muqueuse et une séreuse, constituant une poche

périforme dont nous avons fixé la capacité à 15 millimètrescubes, 23

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