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Le nourrisseur rapide est à recommander en automne pour compléter en une seule fois les provisions hivernales de la colonie.

Enfin un cérificateur pour la transformation des opercules en cire,

Le cérificateur a la forme d'un pupitre dont le couvercle incliné est garni d'une vitre. A l'intérieur se trouve un double fond mobile en fer blanc sur lequel repose un grillage contenant les brèches. L'inclinaison de ce double fond peut varier par des tasseaux, de façon à ce que les impuretés ne soient pas entraînées avec la cire qui s'écoule dans une auge en fer blanc.

Il faut veiller à ce que les rayons viennent frapper la vitre à angles droits, pour cela il suffit de tourner de temps en temps l'appareil.

Le produit que l'on obtient avec cet appareil est d'une beauté incomparable.

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Mon cabinet de travail, à la campagne, se trouve au premier étage, au-dessus d'un rez-de-chaussée assez élevé. Hors le temps que fleurissent les tilleuls et les châtaigners, les abeilles ont si peu coutume de voler à cette hauteur, que durant plus d'une semaine avant l'observation, j'avais laissé sur la table un rayon de miel désoperculé (c'est-à-dire dont les cellules étaient ouvertes), sans qu'une seule fût attirée par son parfum et le vînt visiter. Je pris alors dans une ruche vitrée, placée non loin de la maison, une abeille italienne. Je l'emportai dans mon cabinet, la mis sur le rayon de miel et la marquai tandis qu'elle se régalait.

Repue, elle prit son vol, retourna à la ruche, et, l'ayant suivie, je l’y vis se hâter à la surface de la foule, plonger la tête dans une cellule vide, dégorger son miel et se disposer à sortir. Je la guettai et m'en saisis lorsqu'elle reparut sur le seuil. Je répétai vingt fois de suite l'expérience, prenant des sujets différents et supprimant à chaque fois l'abeille «amorcée », afin que les autres ne

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pussent la suivre à la piste. Pour le faire plus commodément, j'avais placé à la porte de la ruche une boîte vitrée, divisée par une trappe, en deux compartiments. Si l'abeille marquée sortait seule, je l'emprisonnais simplement, comme j'avais fait de la première, et j'allais attendre dans mon cabinet l'arrivée des butineuses auxquelles elle aurait pu communiquer la nouvelle. Si elle sortait accompagnée d'une ou deux abeilles, je la retenais prisonnière dans le premier compartiment de la boîte, la séparant ainsi de ses amies, et après avoir marqué celles-ci d'une autre couleur, je leur donnais la liberté en les suivant des yeux.

Il est évident que si une communication verbale ou magnétique eût été faite, comprenant une description des lieux, une méthode d'orientation, etc., j'aurais dû retrouver dans mon cabinet un certain nombre de ces abeilles ainsi renseignées. Je dois reconnaître que je n'en vis venir qu’une. Suivit-elle les indications reçues qans la ruche, était-ce par hasard ? L'observation était in suffisante, mais les circonstances ne ine permirent pas de la continuer. Je délivrai les abeilles « amorcées », et bientôt mon cabinet fut envahi par la foule bourdonnante à laquelle elles avaient enseigné, selon leur méthode habituelie, le chemin du trésor (1)

M. MAETERLINCK.

(1) J'ai recommencé l'expérience aux premiers soleils de ce printemps mgrat. Elle m'a donné le même résultat négatif. D'autre part, un apiculteur de mes amis, observateur très habile et très sincère, à qui j'avais soumis le problème, m'écrit qu'il vient d'obtenir, en usant du même procédé, quatre communications irrécusables. Le fait demande à être vérifié et la question n'est pas résolue. Mais je suis convaincu que mon ami s'est laissé induire en erreur par son désir, très naturel, de voir réussir l'expérience.

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Il ne nous reste plus que quelques rares collections des douze premiers Nos de La Gazette Apicole ; nous les céderons au prix de 4 fr., franco.

Prix des Nos : Mai, Juin, Juillet, Septembre, Octobre, Novembre et Décembre, tes sept Nos, franco, i fr. 25.

Prix des Nos : Octobre, Novembre, Décembre, les trois Nos franco, o fr. 40.

CONFÉRENCE SUR LES ABEILLES (1)

Par M. Ed. LEFEBVRE

SECRÉTAIRE DU COMITÉ DE LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES CONFÉRENCES POPULAIRES

Le vernis du Japon, le sarrazin et même la bruyère en produisent également mais de beaucoup moins bon. Malgré cela ces miels de seconde qualité trouvent facilement leur emploi et peuvent remplacer les iniels étrangers que nous importons en grande quantité pour la fabrication de différents produits tels que le pain d'épicé, l'hydromel, etc. Il n'est donc guère de contrées en France où l'on ne puisse tenter avec profit l'élevage des abeilles. Voyons maintenant les précautions à observer et les meilleurs procédés à employer pour faire cette expérience.

Il faut autant que possible installer les ruches à proximité des plantes qui conviennent aux abeilles, car celles-ci s'éloignent peu de la ruche. Elles ne vont généralement pas butiner au delà de deux ou trois kilomètres. On en a vu cependant aller jusqu'à huit kilomètres, mais outre que c'est là un cas exceptionnel, elles perdent dans leurs voyages un temps précieux et ont bien plus de chance d'être victimes de leurs ennemis ou d'accidents atmosphériques. L'eau leur est absolument indispensable; si eile inanque dans le pays, il est donc nécessaire d'en placer près de la ruche, on rempli, à cet effet, des vases ou terrines de mousse que l'on entretient humides. L'exposition des ruches a une grande importance. Il faut qu'elles soient en hiver abritées des grands froids qui sont nuisibles aux abeilles et en été des grandes chaleurs qui ramolliraient la cire. En tout temps, on doit les préserver des courants d'air qui sont souvent mortels pour leurs habitants. Aussi, le rucher, l'emplacement où l'on rassemble les ruches; doit être autant que possible recouvert d'un toit et mis à l'abri des vents par des palissades en planches ou en paillassons, La forme et la disposition intérieure de la ruche ont une grande influence sur la quantité de miel produit. Les moins bonnes sont celles qui ont la forme d'une cloche ou d'un cône. Les meilleures

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(1), Extrait des Bulletins de la Société Nationale des Conférences Populaires.

sont celles en bois, carrées et recouvertes d'un toit en paille. On ne saurait trop recommander les ruches à cadres mobiles, qui permettent à l’Apiculteur d'observer facilement et fréquemment l'état de ses colonies; de séparer les rayons de miel de ceux contenant les cufs ou les larves et de remplacer les rayons pleins par des rayons vides à toute époque de l'année excepté en hiver. saison pendant laquelle les abeilles ne sortent pas.

On ne doit pas faire l'extraction du miel que contiennent les rayons en les chauffant et en les pressant ensuite dans une poche de toile; elle doit se faire par simple écoulement sur un tamis en cuir après qu'on a, avec un couteau mince et bien tranchant, ouvert les alvéoles. Mais il y a aujourd'hui un procédé bien préférable ; c'est l'emploi de l'extracteur à force centrifuge. On en fan

; de plusieurs modèles, tous construits d'après le même principe On fixe les rayons de miel à des cribles mobiles autour d'un ax et enfermés dans un cylindre. On tourne jusqu'à ce que le mie soit expulsé des rayons par la force centrifuge. Cette ingénieus: découverte économise un grand travail aux abeilles, parce que rayon vidé restant intact, peut être rendu immédiatement à la ru che et servir plusieurs fois.

On réduit ainsi considérablement la fabrication de la cire, ce qui, je vous l'ai déjà dit, économise une énorme quantité de mie qui serait consommé par les abeilles pour la construction de nou veaux rayons.

La quantité de miel produite par les abeilles est véritablemer étonnante. Il n'est pas rare de voir des ruches qui augmentent de 3 kilog. par jour. Si la population est très nombreuse et se com pose de 80 à 100.000 abeilles, l'augmentation est beaucoup plu considérable, et dans des conditions particulièrement favorable on a pu constater un accroissement allant jusqu'à neuf kilo par jour.

Quant au bénéfice que peut donner une ruche, il est assez di ficile à indiquer car la moyenne est très variable selon lǝs année et surtout suivant les soins qu'on sait donner aux abeilles, ma on peut l'estimer pour les ruches ordinaires à huit ou dix frano par an. Avec celles à rayons mobiles, dont on ne saurait trop re commander l'usage, on peut doubler et tripler ce chiffre. Cere sultat n'est pas à dédaigner, vu le peu de place qu’occupe un ru

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cher dans une exploitation agricole, la dépense minime qu'entraîne son installation qu'on peut faire facilement soi-même en utilisant les longnes soirées d'hiver, et le petit nombre d'outils nécessaires à l'apiculteur.

En dehors de la vente du miel et de la cire, il est encore un autre produit de la ruche qui est à considérer. C'est la vente des essaims. Tous les ans, vers le mois de mai, les abeilles éprouvent Je besoin d'essaimer. Les jeunes reines ont pris leur développement.

La mère, qui sait qu'elle sera peut-être supplantée ou qu'au moins la guerre civile éclatera le jour où elle se trouvera en présence de ses rivales, prend alors la résolution de partir pour fonder une nouvelle colonie.

Déterminées à la suivre, nombre d'abeilles se mettent en devoir de se préparer au voyage. Elles mangent pour plusieurs jours ; toute la ruche est dans une agitation impossible à décrire. Enfin la mère sort, on se précipite à sa suite. Les abeilles tourbillonnent un moment autour de la patrie abandonnée, puis quelques-unes se fixent sur uu mur ou sur la branche d'un arbre voisin; les autres les rejoignent et se suspendent en grappe. Le calme se rétáblit. Des messagers partent dans toutes les directions, cherchant un endroit favorable pour un nouvel établissement.

L'apiculteur doit alors s'emparer de l'essaim. Si la grappe s'est formée sur un arbre ou un buisson, c'est assez facile : on met'la ruche au-dessous et on la fait tomber dedans au moyen d'un coup sec sur la branche. Si les abeilles se sont réfugiées dans une fente de rocher ou sur un mur, on les recueille avec une pelle. Si l'essaim est à terre, il suffit de placer la ruche dessus. Si l'on ne peut s'en emparer de suite, il faut l'abriter du soleil au moyen d'une toile et l'asperger d'eau ; car, sans cette double précaution, on risquerait de le voir s'envoler de nouveau.

Il arrive quelquefois qu'une ruche, malgré sa population trop nombreuse, n'éprouve pas le besoin d'essaimer. Il faut dans ce cas créer des essaims artificiels. Il y a des pays où il se fait un grand commerce d'essaims; ils se vendent assez cher. L'apiculteur qui ne veut pas augmenter son rucher peut donc trouver là encore une source de revenus.

Vous voyez que les bénéfices tirés du travail des abeilles ré

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