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ERRATA.

Page 6, lig. 9, craignait que son fils se trouvâ!; lisez : ne se trouvát. 16, 20, l'expulsion définitive de Perrin et de son parti; lisez :

et des principaur membres de son parti. 38, 5, comme représentant chacun les deux partis; lisez :

comme représentant les deux partis.

retiré assez bon harengneur; lisez : estimé assez bon harengueur.

82,

27,

BULLETIN

DE LA

SOCIÉTÉ D'HISTOIRE ET D'ARCHÉOLOGIE.

Livraison de Janvier 1844.

1. Liste des mémoires ou notices, lus à la Société et non encore publiés par elle.

Trois notices de M. le docteur Chaponnière sur la fondation des hôpitaux à Genève et sur leur organisation avant la Réformation, en particulier sur l'hospice des pestiférés.

Notice de M. l'archiviste Sordet relative aux pièces originales concernant les droits de l'évêque et de la Seigneurie, transportées à Fribourg en 1530, et restituées cioquante ans plus tard après de nombreuses négociations.

Note sur le retable d'autel provenant de la chapelle des Macchabées et peint en 1415, selon toutes les apparences, par Bono Gregorio; lue par M. le premier syndic Rigaud.

Mémoire sur les coutumes et le droit coutumier comme sources du droit civil dans le moyen âge; par M. le professeur Pierre Odier.

Rapport de M. Edouard - Mallet sur les archives de Chambéry, Grenoble, Aubonne, etc.

Notice sur le cardinal de Brogny; par le même.

Lettre sur la classification des médailles de Constantin le Grand et de ses fils; par M. Frédéric Soret (1).

Notes historiques sur les monnaies frappées à Genève; par le même.

(1) Ces deux derniers mémoires ont été publiés depuis lors dans des journaux étrangers à la Société. Tom. II. PART. I.

11

Mémoire sur l'institution de la Prévôté dans le Chapitre de SaintPierre; par M. E. Mallet; ire partie.

2. Le travail de classification auquel M. l'archiviste Sordet continue à se livrer, a amené la découverte de quelques faits intéressants et de documents inédits dont nous allons indiquer les principaux :

Un acte de Pierre de la Baume, dernier évêque de Genève, par lequel il révoque une cilation faite par lui contre les Franchises.

Lettres de Montchenu au Conseil pour l'engager à remettre Genève an roi de France François ler; écrites en 1553.

Pièce de vers composée par Antoine Porral, pour complimenter l'évêque Pierre de la Baume à son entrée dans la ville le 11 avril 1523.

Lettres écrites de Berne en novembre 1602, pour prévenir le Conseil des projets du duc de Savoie contre la ville de Genève.

Deux lettres autographes de Henri II, relatives à la traite foraine dans le mandement de Thiez.

Un acte de 1366 par lequel on apprend qu'à la mort d’Alamand le Chapitre élut pour évêque Nicolas de Begnins, prévôt de SaintPierre. Cette élection pe fut

pas

confirmée. Un acte date du 15 juin 1406, dont personne n'a fait mention et qui appartient à une époque dont nous ne possédons pas les registres. La princesse Marie de Bourgogne, comtesse de Savoie, passant sur le pont du Rhône avec l'évêque de Lornay, fit observer au prélat qu'elle appartenait à la famille royale de France, et qu'il était d'usage en ce pays de donner la liberté aux prisonniers dans les villes où une personne royale entrait pour la première fois; elle lui demanda que, par égard pour sa prérogative, il voulůt bien libérer tous les prisonniers du château de l'Isle; sur cela l'évêque ayant fait appeler Jean de Clermont, exerçant les fonctions de vidomne, lui ordonna d'élargir sur-le-champ et sans châtiment tous ceux qu'il retenait dans le château, de quoi denx nolaires appelés dressèrent acte sur la place même (1).

Nous mentionnerons enfin la harangue que le conseiller Guillaume de Conflans adressa au nom de la cominunauté à l'empereur Frédé

(1) L'original de cet acte sera publié plus tard. Le nombre des actes ou pièces historiques déchiffrés et classés dans les portefeuilles par M. Sordet s'élève maintenant à plus de huit mille.

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ric, le 23 octobre 1442, à l'occasion de son entrée à Genève; elle offre un curieux échantillon du style louangeur de cette époque; en voici une traduction fidèle que nous devons à l'obligeance de M. Sordel.

« Sérénissime roi des Romains, en pensant que souvent celui qui est appelé à parler d'affaires importantes dans une assemblée ordi naire, ne peut le faire sans émotion, comment pourrais-je moi-même ne pas éprouver un trouble excessif au moment d'exécuter l'ordre que j'ai reçu des spectables seigneurs syndics et des nobles citoyens de votre illustre cité de Genève ici présents, de saluer de mon mieux en leur nom et en peu de mots Votre Sérénissime Majesté, en les recommandant à Elle.

« En effet, auguste César, vous êtes si fort élevé au-dessus des autres hommes, que je crois réellement que non-seulement personne ne pourrait en peu de mots parler dignement de Votre Majesté, mais encore qu'on arriverait à peine, après de longues méditations, à en concevoir de justes idées.

Mais, autant votre grandeur incalculable m'inspire la crainte de parler , autant votre incomparable bonté m'invite à le faire. Je vais donc m'acquitter, non sans défiance, de la commission que j'ai reçue.

« Avant tout, Messeigneurs et moi, nous croyons devoir reconnaitre la grâce signalée du Roi des cieux qui a daigné nous faire contempler, au milieu de nos foyers, votre image d'ange plutôt que d'homme. Vous êtes en effet un ange, d'après le mot grec, un légat d'après le mot latin. Et de même que dans les premiers temps de l'Eglise, notre Rédempteur envoya Pierre, le prince des Apôtres, pour convertir et sauver les nations, de même aujourd'hui, au milieu des vicissitudes de l'Eglise, c'est vous, grand Empereur, Roi des Romains, souverain seigneur de la terre que notre Sauveur dans sa sagesse a choisi parmi tous les princes séculiers pour gouverner l'univers et y détruire les infidèles; c'est vous qu'il a établi, en quelque sorte, son ange et son légat pour y conserver la foi et la justice. Nous donc qui sommes une partie des peuples qui vous sont

nous nous recommandons à Votre très-invincible Majesté, vous adressant ces mots des Egyptiens à Joseph dans la Genèse : Notre salut est dans vos mains, et aussi ceux-ci qui se trouvent dans Virgile : C'est en vous qu'est tout notre espoir.

En passant en revue les motifs de joie que nous donne votre heureuse arrivée, nous devrions aussi parler de toutes vos qualités

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confiés,

et de vos sublimes vertus; mais une telle tâche est au-dessus de mes forces, et le moment parait peu convenable, quand Votre Majesté s'occnpe d'objets plus importants. D'ailleurs la chose est de notoriété publique. Quel est l'homme aux oreilles duquel n'a pas retenti votre nom sérénissime, avant même que vous fussiez parvenu au faite de la dignité impériale? Quel est celui qui ignore que vous êtes sorti de cette illustre maison d'Autriche, dont l'éclat efface celui des autres maisons d'Allemagne ? Qui enfin ne sait pas que vous surpassez tous les autres mortels par vos vertus si fécondes, dont l'aspect nous remplit d'admiration, et qui réunissent tant d'éclat, de grandeur et de perfection, qu'elles semblent lutter entre elles à ces différents égards. Si votre esprit supérieur et vraiment royal vous fait conserver la dignité de votre rang, vous n'en montrez pas moins, en toute occasion, une justice sans bornes qui règle les royaumes ; et, suivant que les cas, les lieux et les temps le demandent, une humanité compatissanle ou une juste sévérité. Quant à votre rare prudence, l'expérience l'a prouvée; car au milieu du bruit des armes, comme dans les loisirs de la paix, votre sagesse a brillé d'un éclat infini avant vos autres vertus dès vos plus tendres années. Aussi, soit que l'on contemple les honneurs dont vous ont comblé les dieux et les hommes, soit que l'on admire vos exploits, on est forcé de penser qu'un grand miracle a pu seul vous faire descendre du ciel pour apporter la paix à l'Eglise universelle et délivrer le monde entier du fléau de la guerre. Mais, je passe sous silence vos autres verlus, de peur que vous ne pensiez que je cherche à vous flatter en face. Très-glorieux Roi des Romains, si les honneurs qui vous sont rendus à votre heureuse arrivée dans cette illustre ville, par Messeigneurs, par le clergé et par le peuple, restent bien au-dessous de ce qu'ils devraient être, nous supplions Votre Sérénissime Majesté de ne point l'attribuer à notre volonté, car nous n'avons pas manqué de zèle, mais à Votre Grandeur à laquelle les honncurs humains ne peuvent atteindre. Daignez aussi, invincible Empereur, agréer le faible don que vous offre très-humblement votre cité de Genève, don indigne sans doute de Votre Sérénissime Majesté, mais en rapport avec les faibles ressources de la ville. Daignez enfin, par un effet de votre souveraine bonté, prendre sous votre protection notre Conseil, votre clergé et notre peuple, pour l'honneur du Toul-Puissant. Amen. »

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