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l'an 1422 ; ce logement n'était accordé au recteur que sous certaines conditions, comme de tenir les localités en bon état. Versonay prévoyant le cas où l'affluence des pauvres rendrait nécessaire l'augmentation de l'hôpital, laissait aux syndics la faculté de racheter cette portion réservée, pour la somme de 300 florins. Il priait la communauté et ses syndics de protéger le nouvel établissement. Les syndics et les conseils acceptèrent la donation avec les conditions que le donateur y mettait, et en remerciant bumblement. L'évêque ou ses vicaires durent être sollicités d'y ajouter leur approbation et leur autorisation. L'acte fut passé dans la maison-de-ville et en conseil, en présence de deux notaires (1).

Aymon de Versonay, désireux de suivre les traces de son père et de contribuer en quelque chose à ses actes de bienfaisance, considérant que la ville n'avait aucun lieu pour recueillir les pauvres femmes enceintes, où elles pussent être délivrées, donna les portions de la maison que s'était réservées son père, en les rachetant du recteur de la chapelle de la Vierge, suivant la condition stipulée dans la première donation. Aymon de Versonay voulut que ces nouveaux appartements n'eussent

pas

d'autre destination que celle qu'il venait de leur assigner, que l'on ne reçut dans l'hôpital aucune personne atteinte de peste ou de dyssenterie , pour que ces pauvres femmes ou ceux qui seraient appelés à les visiter ne fussent exposés à aucun danger de contagion; que l'on eût enfin soin de faire sortir toute personne frappée de ces maladies. Il ajouta, comme son père , que les syndics feraient faire un inventaire et rendraient compte à leurs successeurs , et déclara la donation nulle et reversible à ses héritiers, si les conditions qu'il y mettait n'étaient pas observées. On fit faire deux instruments, l'un pour la communauté, l'autre

pour

ledit

(1) Preuve no XIII.

Aymon. Le Conseil-Général, assemblé au son de la cloche au cloître de Saint-Pierre, accepta le don d’Aymon en lui adressant d'unanimes actions de grâce (1).

Il est pénible de penser que le bon accord ne régna pas toujours entre les Conseils et les enfants de ces généreux donateurs ; mais il n'est que trop vrai que plusieurs contestations s'éleverent au sujet des immeubles donnés, et que

les droits durent être examinés et soutenus. Nous avons déjà fait la même remarque à l'occasion de l'hôpital précédent; nous n'insisterons pas, on pourra voir dans les notes l'objet de ces différents (2)

L'hôpital de la Madelaine, situé au milieu de la ville, dans un quartier où la population était entassée, offrait des dangers en cas d'épidémie. Aussi, lorsqu'on craignait la peste, on ne faisait pas difficulté de le fermer, et les chanoines voyaient avec peine si près d'eux cet hôpital, qui pouvait, d'un moment à l'autre, devenir un foyer de contagion. Il fut même question (1508, 26 mai), sur une demande de leur part, de le transporter ailleurs, et même de réunir tous les hôpitaux de la ville en un seul, sans doute pour les transporter en quelque localité où ils ne présentassent aucun inconvénient pour la santé publique. On ne donna point pour lors de suite à ce projet, Déjà à l'époque de la création du grand hopital des pestiférés, on avait voulu vendre l'hôpital de la Madelaine et en consacrer le prix à l'établissement du premier ; deux ou trois fois on s'en occupa, et puis on abandonna cette idée ; la destination de notre hôpital ne changea donc .point, et cependant, tout en y recevant les pauvres,

les syndics plusieurs fois en louèrent quelques-unes des chambres à des particuliers ; nous trouvons la première mention de ce fait en 1513; il se renouvela en 1519 et en 1525. On

(1) uve no XI
(2) Voir aussi Galiffe, Matériaux, tome 1, p. 423.

usait quelquefois de vive force

pour

faire admettre les pauvres. Un fait de cette espèce, sans doute exceptionnel, se passa en 1474 ; l'hôpitalier s'étant plaint de ce qu’un nommé Lorenz s'était introduit de nuit en l'hôpital, avait brisé la clef et commis beaucoup d'autres enormités, les syndics firent comparaitre le coupable devant eux; celui-ci donna pour excuse qu'il avait voulu placer un pauvre dans l'hôpital et demanda pardon ; les syndics se contentèrent de lui faire remplacer la clef. Une autre décision des syndics semblerait indiquer qu'on ne recevait que les pauvres de la ville. Un particulier confessa avoir amené, il y avait deux ans, dans l'hôpital, un individu probablement sans ressources ; on ordonna au particulier de faire sortir de la ville et de reconduire celui qu'il avait amené, et on le priva des franchises (1). Voilà ce

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(1) 1473, 20 April... Aymo de Versonay est contentus quod hosp. Beate Marie Magdalenes vendatur et quod pecunia reponatur in edificando hosp. construend. in Palatio pro peste; dummodo mulieres que erunt in puerperio reponantur... in hosp. Sancti Jacobi superius. — Id. 23 Nov. N. Aym. de V. ad suos usus convertit, vz. locando quamdam cameram in domo hosp. Beate Marie Magdalenes, in qua mulieres jacebant in puerperio. Ord. loqui graciose sibi Aym. demonstrando sibi qualiter talis domus fuit donata.

1474, Mars. Exposit. fuit per hospitallerium Beate Marie Magdal. quod dictus Lorens vi et de facto nocte intravit hosp. et fregit clavem, ac multa alia enormia peregit, quo audito, domini Syndici, ipsum Lorens miserunt quesitum, sibique rigide demonstraverunt facta opera per ipsum in hosp. illala, sed ipse Lorens petiit veniam narrando qualiter ipse fecit pro bono, vz. ad locandum unum pauperem Christi in dicto hosp. Qua venia petila, domini Syndici sibi preceperunt, quod fieri faceret unam clavem suis expensis, quod et facere se ultro obtulit ipse Lorens. 1475, 14 Marcii. Fuit commissum clerico ville et G. de Fogia, vocato Jaquemeto Roguz, quod faciant inventarium in hosp. Marie Magdalenes. - ld. 12 Septemb. Fuit propositum de vendendo domum hosp. siti ante eccles. Marie Magdalen. et precium ejusd. convertere alibi, vz. emere grangiam et pratum

que nous apprennent les registres du Conseil sur l'hôpital de la Madelaine. Nous n'avons à signaler de rentes ni en argent ni en blé; il était bien peu riche ; les syndics ou les procureurs de la boîte de toutes âmes fournissaient ce qui était

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Joh. Malens, in qua grangia reponantur infirmi de peste. Ord. quod loquantur Syndici Nob. A. de V. si voluerit consentire. - 1476, 7 Maii. Ord. quod provideatur de uno bono hospitalerio in hosp. sito ante eccles. Beate Marie Magdal. - 1483, 7 Januar. De puero portato ad hosp. Beate Marie Magdal. mandatur procur, animarum quatenus subveniat. 1484, 3 Febr. Committitur Stephano Pecollat Syndico visitatio hosp. Magd. et mutatio hospitalerii. – 1487, 9 Januar. Jaquetus de Sonia fuit constitutus hospitaler. hosp. Magd. qui juravit debitum facere inventarium et pauperes mite et graciose recipere et tractare. Id. 17 Aug. Joh. Hospitis de Chamonix confitetur adduxisse sunt anni duo elapsi, ad hanc civitatem, Glaudium existentem in hosp. Magdal. Cui precipitur ut illum retro conducere et a civitate educere debeat et fuit sibi interdictum ne gaudeat franchesiis. - 1d. 14 Sept. In facto hospitaller. Magdal, sumatur informatio super ejus regimine et fiat relatio per Roberti et dominum Syndicum de Lompnes, et requiratur ut dare velit illam vestem filie, licet non teneatur. - Id. 4 Dec. Paraliticus exist. in hosp. Magdal. locatur ad recedendum infra terminum. 1490, 26 Januar. Fuit exposit. qualiter hosp. Magdal, in tempore pestis plurimum nocere possit. Id. 23 Nov. Facto sermone de hosp. Beate Marie Magdal. quod tempore pestis dicitur damnosum eivitati, hoc remissum fuit ad Martis, ita quod interim videatur fundatio. - 1503, 30 Junü. Claudatur hosp. Magdal. - 1506, 3 April. Idem. - 1508, 26 Maii. Auditis que exposuit D. de Arlo, parte dominorum de Capitulo ad causam hosp. Magdal., cujus occasione plures peste sunt infecti, ut in alium locum transferatur, fuit conclusum quod tollatur et mutetur in alium locum cum aliis in civitate existentibus, si possibile sit et in unum convertantur, juvamine et expensis, saltem in parte, dictorum dominorum de Capitulo. — 1510, 30 April. Loquantur N. Synd. Ant. Versonay, ut rem novam per ipsum in domo hosp. Magdal. factam tollat. Et si recuset, reparanda reparentur. — Id. 24 Maii. A. N. Ant. de Vers. membra hosp. Magdal. emantur precio çı flor p.p. Centum flor. per N. Petrum de Versonay confratrie Ex

nécessaire, et, si nous n'avons pas de recteurs à nommer, , c'est qu'il n'y en avait point de spécial, et que les Conseils étant chargés de l'administration, députaient quelqu'un de leurs membres pour effectuer ce qu'il y avait à faire (1475, 14 mars ; 1483, 7 janvier ; 1484, 3 février ; 1487, 14 septembre). Jaquet de Sonia preta serment le 9 janvier 1487, entre les mains des syndics comme hôpitalier. Les registres du Conseil fournissent encore les noms de deux hôpitaliers , Henri du Bois (de Bosco) en 1497, et Maurice Clerc en 1505. Il semblerait aussi, d'après un passage des registres, qu'en

charist. debitis, inclusis. Id, 4 Junii. Emanlur membra hosp. Magdal. a N. Ant. de Verson. precio cu flor. et in casum recusationis procedatur contra eumd. via juris. - ld. 25 Junii. Domini doctores Conodi et Chivallerii videant in puncto juris si membra hosp. Magdal. pertineant N. Ant. de V. aut cui pertineant, primo et ante omnia, et eorum ordinacionem in scriptis faciant. - Id. 5 Julii. Conclusio facta de membris hosp. Magdal. de qua N. de V. conqueritur, servetur illesa. -- Id. 12 Julii. Super facto N. de V. ad causam hosp. Magdal., an vel ne membra superiora pertineant civitati an dicto Antonio. Id. 19 Julii. Emantur membra hosp. Magdal. a N. A. de V. precio clxxv flor. pip. - Id. 25 Oct... precio cu flor. solvendos, infra unum annum proximum.- 1513, 18 Nov. N. Synd. amodiant Andree Romanaz burg. Gebenn. unam cameram sitam in hosp. Magdal. per unum annum integrum sub firma ii flor. p.p. Item... Johannete uxori Nicodi Mathrei, unam cameram situatam in dicto hosp. per unum annum sub firma xiii flor. p.p. - 1515, 19 Oct. N. Synd. admodiaverunt Jac. Peyter habit. Gebenn. quamdam

in domo hosp. Magdal. precio in flor. p.p. et hoc pro tribus annis. 1519, 14 Junii. N. Franc. de Leamon exponit, hac, nocte fuisse in hosp. Magdal. certos decessos peste; pro non percussis, petit de domibus hosp. provideri, aut alibi, ubi melius videbitur, ad fines claudendi hosp., ne deteriora contingant. — 1525, 28 Febr. D. Synd. admodiant duas caineras hosp. Magdal. Andree Romannez sellerio spacio trium annorum ... sub firma cujuslibet anni v flor. in manibus thesaurarii solvend. et confessus est thesaurarius pro introitu et exitu habuisse v flor. (Reg. du Conseil.)

cameram...

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