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tronat, à la fabrique de cette institution (1); et nous savons que Jaquemet de Sambaville la fit son héritière, comme nous le dirons plus tard ; peut-être est-ce dans l'acte passé à cet effet que se trouve la transmission de cette direction; ne possédant pas le document lui-même, mais seulement la suscription, nous ne saurions l'affirmer. Toujours est-il que le Conseil et les procureurs de la boite furent chargés de l'administration de l'hôpital (2).

En 1539 les rentes de cet établissement s'élevaient à en

potum ad mensuram cu alem el alium cadratum tenen. ad mensu. ram Marlii circa unum potum. Item unam cassam frissoriam. Item unam pochiam ad scalidandam aquam. Item unum cacabum cupri lenen. circa unam seytulam cum dimidia aque. Item unum peyroletum cupri. Item duas archas sapini garnitas seris et clavibus. Item et unam ollam metalli. Quiequidem bona ... ipsius Cater... eadem ... dei amore et premissorum contemplacione... dicto hosp. ad opus... pauperum... donat, largitur ... vz. duntaxat et non alias, in casu in quo... ipsa Cater... decedet ab humanis rectrix et gubernatrix... hosp... et casu quo... dimoveretur... ipsa bona ead. Cater. a dicto hosp. extrahere possit et valeat... Acta sunt hec apud Marlium in dicto hosp... Meque Ludovico Replumati, etc. (Actes séparés, nos 2 et 2 bis.)

(1) Hic sequitur Designacio instrumentorum ad opus hosp. Marlii, de jure patronatus fabrice animarum purgatorii existentis, pertinentium.

(2) 1473, 6 Aprilis. Fuit expositum quod rector hosp. fundati per Sambaville, litigat contra tenentem domum, et quod adviseretur, quia esset bonum, quod ipsa domus venderetur adeo quod pecunie ponerentur in acquiramentis ad opus dicti hosp. — 1477, 12 Aug. Venit Jac. Roguz procurator animarum, qui retulit nonnulla per dominam de Marlioz facta in ipso hosp. et fuit ordinat. quod rector faciat residentiam continuam in hosp. — 1482, 8 Oct. Matheus Scarron ratificat presentacionem factam de Joh. Braseti quatenus eum concernit, in rector. hosp. Marlii. — 1487, 21 Aug. Ordin. hosp. Marlii esse reparandum et datur onus Johann. Roberti (procurator. pyxidis). (Registres du Conseil.) - La boite eut à four

viron 29 coupes de blé et 71 sous (1). A partir de ce moment nous ne trouvons plus aucune reconnaissance ni aucun acte qui concerne cet hôpital ; il était passé avec ses revenus en des mains élrangeres, et son sort nous demeure inconnu.

Les recteurs furent : Francois Binand, 1454. Guillaume Megez, prêtre, 1465—77. Jean Braset, 1482. Jean Mestral, chapelain, 1500—27. Claude Mestral, 1539.

HOPITAL DES PESTIFÉRÉS.

Au moyen âge l'Europe fut à plusieurs reprises dépeuplée par

des fléaux dont quelques-uns portèrent le nom de peste. Si l'on en croit Léti, en 1172 et 1318, Genève en avait déjà souffert beaucoup (2). Vers le milieu du quatorzième siècle (1348), une maladie épidémique, surnommée la peste noire,

nir plusieurs fois aux dépenses de l'hôpital de Marlioz. 1522. Item libravit (Petrus Bertheracti procur. pyxid.) domino Georgio de Villario capellano Marlii pro hospitaleria hosp. Marlii, v flor. - 1528, 3 Juillet. Item plus livré au prestre de lopital de Marlio pour rahiller ledict hop., iv flor. 11 sols. - 1529, 24 Mars, 1530, 19 Févr. Item deux reçus de Aymara veuve de Pierre Carros, qui avoue avoir eu de Claude Balli et de Pierre Bienvenu, procur. de la boîte, v flor. d'or p.p. pour son salaire annuel comme hospitalière de Marlioz. (Comptes de la boite.)

(1) Ce qui résulte d'une série d'actes indiqués dans un registre intilulé : A cause de la boyte de toutes ames, avec ce titre : Designacio jurium et instrumentorum faciencium ad opus hospitalis Sanctorum Jacobi apostoli majoris et Antonii heremite in Marlii oppido, et rectoris ejusdem, per quondam honor. Jacob. de Sambavillaz fundati.

(2) Leti (Gregorio), , Historia Ginevrina, Amstelodamo, 1686, tome I, p. 502, tome II, p. 158.

exerça ses ravages dans toute l'Europe (1). Genève ne dut pas en être exempte. Selon Léli la mortalité y fut de cinq mille personnes, et le fléau s'y fit sentir plus âprement que partout ailleurs (2); mais nous ne savons où il a pris ses renseignements, et nous ne le citons que pour mémoire; ce qu'il y a de sûr, c'est que cette mortalité régna dans les pays voisins, dans le

pays de Vaud (3), à Berne (4), à Bâle (5), en Dauphiné, en Bresse et en Bugey; nous voyons, entre autres, le comte de Savoie accorder de grands privileges à Bourg pour repeupler cette ville, devenue naguères veuve de ses habitants par une peste meurtrière, et les comptes des châtelains de cette époque montrent que le revenu des seigneurs de quelques pays voisins avait diminué de près de moitié (6). Nous ne retrouvons aucune mention de la peste, ni pour la dernière moitié du qualorzième, ni pour la première du quinzième siècle ; en 1454, une démarche énergique des syndics et du Conseil nous apprend qu'une maladie épidémique sévissait à Genève. Thomas de Sur, archevêque de Tarse, ad

neva,

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(1) Sprengel (Kurt), Histoire de la médecine, trad. de l'allemand par Jourdan. Paris, 1815, tome II, p. 430. Sismondi, Histoire des républiques italiennes. Paris, 1809, tome VI, p. 14-26.

(2) Leti (Gregorio), Historia Ginevrina, elc. Amstelodamo, 1686, lome II, p. 178: « Morirono in questo anno (1349) di peste in Geneva sino a cinque mila persone, e benche fosse comune quasi in tutta l'Europa, ad ogni modo si fece sentire più aspramente in Ge

nella Suizza. (3) Pellis (Marc-Antoine), Éléments de l'histoire de l'ancienne Helvétie et du Canton de Vaud. Lausanne, 1806; tome II, p. 88, année 1349.

(4) Walthard (Rod.), Description topographique et historique de la ville et des environs de Berne. Berne, 1827, p. 248, année 1349.

(5) Würsteisen (Christian), Basler Chronick. Basel, 1580, p. 169, ad annum 1349.

(6) Lateyssonnière (de), Recherches historiques sur le département de l'Ain. Bourg, 1841, tome III, p. 336. Tom. III, Part. I.

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ministrateur de l'évêché pour Pierre de Savoie, alors en bas âge, avait fait faire une proclamation par laquelle il ordonnait que lous ceux qui avaient chez eux, ou pourraient avoir à l'avenir, des personnes atteintes de la maladie épidémique, eussent à les chasser de leurs maisons, et qu'eux-mêmes dussent fermer leurs habitations et sortir de la ville sous peine de confiscation de tous leurs biens. Cette rigoureuse ordonnance indigna les syndics ; ils en appelerent au siége apostolique et à la cour du métropolitain de Vienne. «Comme le remède de l'appel, disent-ils, vient à l'aide de ceux qui sont lésés et opprimés, de manière que les magistrats supérieurs peuvent réparer ce que les magistrats inférieurs ont fait de moins convenable; et comme les honorables et nobles syndics pensent avoir été lésés et opprimés, eux et leur communauté, par une crie ou proclamation faite par l'ordre et le mandat de très-révérend père en Christ et seigneur, l'archevêque de Tarse, administrateur général du siége épiscopal de Genève, ou de sa part et en son nom, et comme une telle crie ou proclamation est de droit nulle, ou du moins injuste , soit parce qu'elle est émanée contre toute équité et raison naturelle, divine et humaine, soit contre le libre arbitre accordé par Dieu, soit contre l'humanité et les préceptes de la loi divine, soit contre toute disposition de droit, soit contre les franchises, les libertés et les immunités de cette ville, soit parce qu'elle a été faite de la seule volonté de l'administrateur, tout à coup, sans préliminaire, sans avoir appelé ceux qu'il fallait appeler , ou plutôt à leur insu , sans avoir suivi aucune règle de droit, en violant plutôt le droit, soit enfin parce qu'elle est contre les ouvres de la charité et pour plusieurs autres causes patentes et qui découlent de la teneur de l'ordonnance ; ils s'adressent et recourent humblement au saint siége apostolique et à la cour métropolitaine de Vienne, à qui la présente appellation doit être dévolue selon le droit et la

coulume (1).» Quel qu'ait été le sort de cet appel, dont nous ignorons l'issae, il est probable que ni les syndics ni la communauté ne se soumirent à l’injonction tyrannique de Thomas de Sur, et que cette fois, comme en plusieurs autres occasions, son administration inhabile et violente provoqua une résistance qu'il ne parvint pas à surmonter.

Il parait que la peste tourmenta Genève à plusieurs reprises pendant les quinze ans qui suivirent l'arrêté de l'archevêque, car en 1469 les syndics exécuterent un veu qu'ils avaient eu l'intention de faire depuis plusieurs années, à Dieu, à saint Sébastien et à saint Antoine, pour les prier de délivrer la ville de la peste; ce vou consistait, en ce qui concernait les syndics, à rassembler tout le peuple, hommes et femmes, les chanoines et tout le clergé, pour faire une procession générale le vendredi des Quatre-Temps (2). Ils s'adressèrent de plus à

(1) Preuve no XV.

(2) Acte des Syndics, 1469. Michel Monthion, Louis de Veyrier, Pierre de Veytey, Nicolin de Liga, concernant ce qui suil : Que dès plusieurs années les Syndics alors en charge avaient proposé de faire un væn à Dieu et à saint Sébastien et saint Antoine, pour les prier de délivrer la ville de peste; voyant lesdits Syndics modernes que la peste continuait, ils avaient fait assembler le Conseil Général, pour les antoriser à faire dedit væu, ce qui étant unanimement accordé, les Syndics sont allés dans la chapelle Notre-Dame du cardinal d'Ostie, proposer aux chanoines là assemblés de recevoir leurs voeux, ce qu'ils ont accepté, et entre eux ont été faités à ce sujet les conventions suivantes. Que lesdits chanoines, tous les mercredis de chaque semaine, diraient une messe à leurs dépens, à l'honneur de Dieu et desdits saint Sébastien et saint Antoine, et feraient une procession dans l'église, à laquelle les Syndics ont promis d'assister. En outre les Syndics ont fait vou spécialement d'assembler tout le peuple, hommes et femmes, les chanoines et tout le clergé, chaque vendredi des Quatre-Temps, pour faire une procession générale, pour laquelle les Syndics paieront 30 sols qui se partageront entre les ecclésiastiques qui auront assisté à la procession dès le commencement jusqu'à la fin. (Noël, Extrait des Archives.)

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