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Troisieme Qualité.
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Quatrieme Qualité.
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55 La suscription de cette lettre est ainsi conçue.

Stutgardt.
A
M. C. P. Lelievre chez M. N. Osy fils, et compagnie négo-
sians.

A
Hollande

Rotterdam
No. 8.

26

41

F.

Extrait d'une Lettre de Londres, du 26 Décembre 1803. Vous connaissez, inon ami, les rapports de confiance et d'amitié qui me lient avec Corbini (Sydney Smith) et toute sa famille, le frere cadet (Spencer Smith) est ministre plénipontentiaire à la cour de Stutgardi, où il sera rendu au mois de Janvier prochain.

Il m'a demandé un Sécrelaire de confiance. Je compte lui envoyer l'abbé Péricaud. Leger qui connait le frere de Corbini (Spencer Smith), désirerait que je pusse lui faire adresser une fois la semaine directement de France, un extrait des bulletins de Pain (M. Hammon) sous-secrétaire d'état qui le mettrait au fait de tout ce qu'il serait bon qu'il sut, pour bien remplir la mission qu'il espere pou. voir rendre dans peu, trés-intéressante à son pays et à notre cause, à cause de son voisinage des frontieres de la France el où il compte repouveller plus utilement le rôle de Wickham.

Il m'a provisoirement laissé trois adresses auxquelles on peut lui écrire en bleu (car je l'ai mis au fait de cette maniere d'écrire) jusqu'à ce qu'il puisse m'en donner d'autres quand il sera établi sur les lieux : ces deux addresses sont 19. à M. Le Baron Jean de Herbert, officier Allemand, chez M. le fils de Keller, banquier à Stutgardt; 2°. idem chez M. Frank, banquier à Strasbonrg : vous jugerez s'il ne serait pas plus convenable de mettre la lettre avec le nom du Baron sous une enveloppe, avec un des deux noms des banquiers. Le frere de Corbini (Spencer Smith) m'a instamment prié de tâcher de lui procurer, par l'entremise de mes amis de Paris, des renseignemens sur Didelot, qui est passé de la place de préfet du palais à celle de ministre plénipotentiaire de Dupré (Bonaparte) à la cour de Wurtemberg. Comme il va se trouver tous le jours en face de Didelot, comme il s'attend à en être espionné, il lui est bien important de connaitre à fond cet homme, c'est-à-dire, son caractere, son genre d'esprit, sa façon de penser, ses qualités, ses moyens et le rôle qu'il a joué dans la révolution &c. S'il était possible d'étendre les renseignemens à ses secrétaires d'ambassade, le frere de Chambry (Sidney Smith) n'en connaftrait que mieux les hommes à qui il doit avoir à faire.

No. 9.

Copie de deur Lettres écrites d'Angleterre à l'Agent établi à Ab

beville.

Du 26 Décembre 1803. Cette lettre, mon bon et cher ami, doit être portée par Prupeau qui va se reodre à bord du cutter qui m'est revenu pour la sixieme fois sans avoir réussi ; le capitaine assure avoir passé quatre heures entieres dans la baie, la nuit du 15 au 16 Décembre et o'avoir apperçu qu'une lumiere au Tréport; même il a ajouté que la mer était mauvaise : il est reparti le 21 pour ne revenir que le 25 ou 26: s'il n'a pas encore réussi Pruneau s'embarquera et ira lui-même montrer le point de la baie. Il est bon que Lepage (Le Clerc) sache que Boutin (Right, aide-de-camp du commodore) n'est plus chargé de ma correspondance, parce qu'il est employé à d'autres opérations sous la direction de Jabinau; mais Dumoulin (Right, aide-de-camp du commodore) se sert, à ce qu'il parait, du Tréport de tems en tems: Sallin (M. Hammon) à eu la bonté de me confier que Laurant (le capt, Wright) avait touché au Tréport le 7 de ce nois ; mais que la neige qui couvrait le rivage avait empêché les hon mes de terre de venir à lui pour l'échange des paquets, dans la crainle que les traces de leurs pas de décélassent le point de communication ; l'on s'est en conséquence donné un rendezvous du 13 au 20 suivant. Il a eu lieu le 23, j'en ai la certitude par Pain (M. Hammon) lui-même, qui m'a dit avoir eu des dépèches par là, et qui était désolé, par l'intérêt et l'amitié qu'il porte à Dufour (Lemoine ou Ralel), que ses amis n'eussent pas p:rofité de l'occasion pour lui envoyer ses paquets ; j'attends avec impatience Laurent (ie capt. Wright) qui doit arriver ici incessamment, pour avoir l'explication de cet étrange fait, qui m'a confoudu sous tous les rapports. Je présume que Dumoulin (Right, aide-de-camp du conimodore) pour ne pas faire de tort à mon capitain et pour ne pas l'humilier, n'aura pas voulu se charger de mes paquels. Il est dur d'être sacrifié à de pareilles considérations, mais il est important, mon âme, que vous sachez et que vous me mandiez tout ce qui s'est passé au Tréport; cela doit vous donner la mesure de la confiance que Dufour (Lemoine) doit avoir envers les Tréportiens, et le faire juger s'il doit encore se servir de ce point de correspondance. Il est bon d'observer cependant que Laurent (le capt. Wright) n'eu a eu connaissance, et qu'il n'en a fait usage que d'après ce que Turpin (Lemoine), Hutio (la Besace) et les quatorze lui en ont dit et montré, ainsi le point est bien à nous, et nous ne devons pas souffrir patiemment qu'on nous les soufle. Je ne m'opposerais pas à ce que Dumoulin (Right, aide-de-camp du commodore) s'en serve, pourvu que ce soit avec notre agrément, et qu'il voulut en même-tems se charger de vos paquets; voilà au reste (non ami) l'état des choses. Quand j'aurai vu Laurent (le capitaine Wright) et quand Lepage (Bailly) m’aura écrit à ce sujet, je serais plus en état de me déterminer; au surplus Pruneau va aller sur les lieux avec le bâtiment que le gouvernement a mis à mon eutiere disposition; il emmenera Michel que Pain (Hammon) va forcer Boutin (Right) de nous rendre.

Vous pouvez juger delà si je suis soutenu par le gouvernement jamais aucun Français n'y a eu autant d'accord et de confiance. Le ministere est satisfait au-delà de ce que je pourrais exprimer, des dépêches que je lui ai remises. D'après ce que Pruneau n'a rapporté de la part de Dufour (Lemoine), j'ai promis qu'elles deviendraient plus intéressautes dans la suite. Cette annonce a fait le plus grand plaisir. Il n'y a qu'une chose qui peine et qui clagrine, c'est l'incertitude et l'inexactitude des arrivées ; j'espere au moins

que Denis (Lacoste) nous fera des envois exacts par la Hol. Jande; je sens, comme vous, mon anii, que la Hollande est moins favorable que la côte de France, et qu'il ne faut pas négliger l'un pour l'autre; mais comme la premiere à l'avantage de l'exactitude et de la certitude du service, je pense que sous ce rapport elle doit être autant soignée que possible......

D'après tout celà, mon ami, n'épargnez rien, tant pour ajouter de l'intérêt à la correspondance, que pour assurer sa proinpte et exacle arrivée tant par la France que par la Hollande; les fonds de nous manquerout pas, et suyez certain que je ne perds et ne perdrai jamais de vue le sort futur de Gemefroid (Bailly) et de tous ceux qui le secondent; pour peu que ceci dure, ni lui ni eux n'auront rien à redouter pour l'avenir, quelle que soie l'issue de la lutte actuelle. Pruneau m'à dit que Leger (Bailly) était allé à Paris pour activer nos amis ; je connais trop sa prudence et son expérience pour n'alarnier sur cette détermination. Je vous avoue cependant que je suis impatient d'apprendre qu'il en est de retour. Je vois que Julieu (l'adjoint) nous est bien plus utile que Vermeil: vous pouvez mettre le premier à la tête de tous, en ménageant cependant l'amour propre du dernier; tenez-vous donc pour dit à jamais qae Lepage (Bailley) est le maître de faire tout ce qu'il jugera le plus convenable pour le plus grand avantage de notre chose.

Si Dufour (Lemoine) avait recueilli quelques renseignemens sur l'agence du roi à Paris, il me ferait plaisir de m'en faire part: dans ma prochaine lettre, je l'instruirai en détail de la mauvaise boutique qu'il y a ici, je voudrais bien qu'Hector put nous être utile, et que Lepage (Bailly) put l'adjoindre à nos amis d'une maniere aussi avantageuse pour nous que pour lui, il doit avoir des accointances avec les agens royaux à Paris. Nous n'avons eu aucun détail sur Toulon; tâchez de nous en procurer. Sur toute chose n'épargnez rien pour avoir un émissaire sûr dans l'agence des patriotes Irlandais à Paris et pour découvrir leurs projets et menées, ainsi que la maniere dont-ils correspondent avec leur parti, On n'a pas ici les signaux de mer; mais on ne ferait de sacrifice pour les avoir qu'autant que l'on serait sûr qu'ils ne changeront pas souvent, et que dans le cas de leur changement ont put en être promptement averti, afin de n'être pas ioduit en erreur.

Si vous croyez, mon ami, que Vallon ne puisse être employé, faites lui donner dix louis de ma part, par forme de gratification. J'envoie à Ravoisé (Lacote) à Rotterdam, une nouvelle lettre de crédit de la valeur de 2000 livres sterling: vous me ferez plaisir de n'euvoyer vos comptes, quand cela vous sera possible. Tous les détails que Leger (Bailly) a donnés à Dufour (Lemoine) sur les prisonniers, et ceux qui sont en fuite, et ce que Remusat lui en appris, l'ont beaucoup soulagé; il faut continuer de les bien soigner tous sans excepter ceux des mâtelots déténus au temple qui sont des nôtres; il faut de plus assister leur famille à Boulogne. Je suis bien satisfait de la mere de Couturier (Montsee), dites le leur.

Toute réflexion faite, mon ami, je révoque l'ordre de congé de bail de la maison des Chiens (Charenton). Je suis décidé de la garder à mon compte comme par le passé. Je suis bien charme que Montauban (Montsee) y soit resté, et qu'il puisse continuer de prendre soin de mes effets. Ne m'envoyez pas mes lorgnettes ni le linge que j'avais charge. Remuzat de me faire expédier. C'est une satisfaction pour moi de pouvoir penser que si un événement heureux me ramenait en France, j'y trouverais encore un gite bien fourni pour me recevoir. Je reçois à l'instant l'avis que la caisse de linge expédiée par Calais est arrivé à Douvres mais on ne dit rien de Curaçao.

Il est bon, mon ami, que Page (Bailly) sache que le gouvernement Anglais est plus disposé qu'il n'a jamais été à reconnaitre publiquement Louis XVIII. pour roi de France. Biset (Addington) l'a déclaré formellement avant-hier à Barré (le comte d'Ar. tois) en l'assurant que le parti de l'opposition y résisterait faiblement. Ils ont eu ensemble une longue conférence à ce sujet, ceci est encore secret.

Ce 31 Décembre. Je vous souhaite, mon ami, une bonne année, plus heureuse, que les précédentes. J'ai vu bier Boutin (Right, aide-de-camp du commodore) avec qui j'ai eu une franche et amicale explication; d'où il résulte qu'il a communiqué pour le compte de Beaucousin (Pichegru) non pas au Tréport, mais un peu au-dessus, du côté de Dieppe. Je crois qu'il ne serait pas difficile de nous rendre muTuellement communs nos points de communication; car Duval (Lemoine) est plus que jamais en relation de confiance, d'amitié et d'affaires avec Bouchard (Pichegru). Mais avant d'établir une semblable réciprocité, je désire avoir votre avis et agrément, et savoir si nos hommes pourraient sympathiser avec les siens. renne (Sydney Smith) qui est en station devant Flessingue, ma mandé qu'il pourrait facilement, communiquer avec Denis (Lacote) et faire prendre chez lui, à Rotterdam, les dépêches qu'il aurait à m'envoyer. J'ai envoyé une lettre de crédit à Corbin, pour qu'il puisse mettre ses amis de Vallon en rapport avec Paupart (Lacote).

Boutin (Right) qui vient de me venir voir, m'a exposé, mon ami, qu'il y avait de grands inconvéniens à aller dans la baie au point indiqué, parce que la chaloupe pourrait y rencontrer des embarcations ennemies sortant ou rentrant, et qu'en outre la chaloupe pourrait être vus de tous points du rivage de la baie; en conséquence Dumoulin pense qu'il vaudrait infiniment mieux choisir un autre point, au pied des falaises, entre la mer et bourg d'Eu qu'il y serait facile d'y trouver et de déterminer. Comme il a eu une connaissance approfondie de tous ces parages, il eroit que si, par quelque cause que ce soit, le Tréport devenait impraticable, on pourrait trouver un point de conimunication extrêmement convenable entre la Somme et Der, à l'embouchure d'une petite riviere, qui est entre les deux dernieres.

Adieu, mon ami, je vous embrasse du meilleur de mon cæur. Mille tendres et sinceres complimens à tous nos amis et amies communes.

Il y a bien long,tems que le pauvre Pivert (Eugene) est privé du plaisir de vous écrire: il vous embrasse aussi tendrement qu'il vous aime, et vous souhaite autant de bonheur qui vous en méri

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