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roît raffermie, est allé, ces jours derniers, visiter la maison de campagne du séminaire Saint-Sulpice. Il a paru voir avec intérêt cette réunion précieuse d'une jeunesse choisie, espérance du sanctuaire, et ces jeunes gens, de leur côté, ont témoigné tout leur respect pour ce prélat vénérable, éprouvé par de longs malheurs, et compagnon de l'exil de son Ror. M. l'archevêque s'est enfretenu avec les supérieurs, et a pu s'assurer que l'esprit ecclésiastique n'avoit point dégénéré dans cet établissement, récréé au milieu des jours mauvais par les soins d'un prêtre vertueux et savant, dont la mémoire sera long-temps en bénédiction dans l'église de France.

- M. l'abbé Fleuriel, qui étoit allé, il y a quelques mois, rejoindre M. le comte de Blacas à Rome, vient d'arriver à Paris. Il paroit qu'il a rapporté des dépê, ches très-satisfaisantes sur l'état des négociations avec le saint Siége, et quoique rien n'ait été publié à cet égard, on se flatte de plus en plus d'espérances d'une conclusion plus prochaine. Quelques journaux en ont dit davantage, et l'un d'eux a déjà amoncé deux ou trois fois la conclusion des affaires. Les choses no vont pas tout-à-fait aussi vile; toutefois elles paroissent assez avancées.

A l'avenir, les régimens de la garde royale assisteront par moitié à l'office divin dans l'église de l'Assomptiou.

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NOUVELLES POLITIQUES. Paris. Le 15 septembre, il y a eu une revue de troupes sur la place du Carrousel. Elles ont ensuite défilé devant le Roi, qui s'étoit placé sur le grand balcon, accompagné des Princesses. Les plus vives acclamations ont éclaté à la vue de S. M.

- M. Séguier, ancien préfet de la Somme, est nommé préfet de la Meurthe, en remplacement de M. de Kersaint, admis à la retraite. M. le cointe de Lézay-Marnésia, pré

fet du Lot, est nommé préfet de la Somme, en remplacement de M. le comte de la Vieuville, et M. le comte de Germiny est nominé préfet du Lot.

- M. de Gabriac, négociant de Marseille , est ranmé président du collége électoral du Var, en remplacement de M. Gallois, démissionnaire.

- S. M. a donné audience ces jours derniers à plusieurs présidens de colléges électoraux.

S. M. a décidé que les présidens de colléges, électoraux cesseroient de l’être après la cession, et que chacun rentreroit ensuite dans le collége dont il étoit inembre précédemment.

- M. le comte de Modene, premier écuyer de l'empereur Alexandre, et grand maréchal de la cour de la grandeduchesse Anne, princesse des Pays-Bas, est arrivé à Paris, et a eu une audience du Roi.

- M. le comte Corvetto, ministre des finances, a assisté aux dernières séances de la commission du budjet. On assure que cet important travail sera bientôt terminé, et que la commission a rejeté tous les projets d'impôts, dont l'annonce répandue dans le commerce avoit excité quelques alarmes. Un journal annonce que

l'on a appris par ticulières que les chaloupes de la Miduse, qui a fait naufrage près le Cap-Blanc, étoient arrivées à l'ile de Gorée, ou les secours nécessaires ont été fournis

par

le

gouverneur anglois du Sénégal. Il attendoit les ordres de sa cour pour remettre la colonie à la France.

M. le maréchal duc de Raguse se plaint d'avoir été impliqué dans une plainte de M. Agier sur l'absence de son domestique. Cet homme étoit malade, et n'a été d'ailleurs assigné qu'une fois. La lettre de M le maréchal est vive.

- Le capitaine anglois Brisbane, capitaine de pavillon de lord Exmouth, est passé à Paris, se rendant à Londres avec les dépêches de l'amiral, et a donné de nouveaux détails sur l'expédition. C'est l'incendie de la flotte algérienne qui a décidé la capitulation. Les Anglois n'ont pas débarqué ni bombardé la ville. La capitulation n'a point stipulé la démolition des fortifications. On s'attendoit peut-être à des résultats plus prononcés, et à des conditions plus rassurantes. Quelle sera

des lettres parla garantie du traité! Il faut au surplus attendre des renseignemens ultérieurs.

M. le directeur des contributions directes, dans un avis aux contribuables, vient de leur indiquer la marche qu'ils doivent suivre dans les différentes situations où ils

peu. vent se trouver. Le vendeur ou l'acquéreur d'une propriété doit faire au maire de la commune la déclaration de l'acte de vente, et, dans les communes cadastrées seulement, rédiger un extrait de la matrice cadastrale, contenant le détail de la propriété aliénée. En cas d'échange, chacun des propriétaires doit en faire la déclaration; en cas de succession, chaque héritier doit déposer la déclaration des articles qui lui sont échus. Les déclarations ou extraits doivent être signés par les anciens ou les nouveaux propriétaires. Dans les cas où une maison seroit incendiée ou démolie en tout ou en partie, ou qu'une reconstruction auroit lien, le propriétaire doit en faire la déclaration, afin de jouir de l'exemption momentanée de la contribution foncière. Les réductions dans les facultés mobilières et valeurs locatives doivent être déclarées. Le décès d'un contribuable doit être déclaré dans le cours de l'année par ses héritiers. Cette marche préviendra les fausses taxes. Un propriétaire qui vend une maison doit faire opérer la mutation sur la matrice du rôlė de la contribution foncière, et sur celle des portes et fenêtres. Si un propriétaire a fait fermer une ou plusieurs ouvertures , il doit en informer le maire, pour éviter d'être imposé pour ces objets. Tous les contribuables qui obtiennent la décharge ou réduction de leurs contributions, doivent représenter la décision au maire de la commune, à l'effet de faire effectuer sur la matrice le changement convenable. L'omission des formalités indiquées ci-dessus exposeroit les contribuables à des taxes et des réclamations qu'il leur est facile d'éviter au moyen d'une simple déclaration.

- On ne sauroit trop publier les exemples de générosité. M. Marcy-Gassendi, maire de Nuits en Bourgogne, fait

porter depuis quelque temps sur chaque marché de cette ville la quantité de deux cents mesures de blé qu'il vend i fr. audessous du cours. Un maire qui sait ainsi honorer sa place a bien des droits à l'estime et à la reconnoissance de ses concitoyens.

- Les deux princesses du Brésil, dont on annonçoit l'arrivée depuis long-temps, sorit enfin en Espagne. Elles se sont embarquées à Rio-Janeiro, le 3 juillet, à bord du SaintSébastien, et sout entrécs, le 4 septembre, dans le port de Cadix. Dès le lendemain, l'évêque de Cadix a célébré la cérémonie du double mariage. La nouvelle reine et la princesse sa sæur ont dû se mettre en route pour Madrid, ou on ne les attend cependant pas avant la fin du mois, cés princesses devant voyager lentement, et séjourner daris les grandes villes.

Peu d'années auront été plus. fertiles que celle-ci en alliances de souverains et de princes. L'empereur d'Autriche va contracter un nouveau mariage. Il doit épouser la princesse Charlotte de Bavière, femme divorcée du prince de Wurtemberg, qui réside depuis deux ans à Wartzbourg. Le prince héréditaire d'Autriche épousera la seur de sa nouvelle belle-mère, la princesse Elisabeth de Bavière, née, en 1801, du second mariage du roi; cette union seroit seulement différée à cause de la jeunesse de la princesse. On parle aussi du mariage de l'archiduchesse Léopoldine avec le prince royal de Portugal, qui viendroit résider à Lisbonne comme vice-roi.

Un journaliste alleinaud s'est amusé à faire éclore une révolution en Orient. Un Juif a , dit-il, réuni deux cent mille hommes de sa nation dans les environs de Babylone, et fait des progrès rapides. Les Musulmans même se joignent à lui.

LIVRES NQUVEAU X. La. Providence faisant tout pour le bonheur des hommes;

par M. l'abbé Trenqualye (1). Confessions d'un Homme qui se reproche d'étranges erreurs, et fait

d'étranges aveux ; par B. P. (2). Verlus, Esprit et Grandeur du bon Roi Louis XVI; par

M. Demonville (3).
Nous rendrons compte successivement de ces ouvrages.

(1) Un vol. in-12; prix, 2 fr. et 2 fr. 50 cent. franc de por!. A Paris, au bureau du Journal.

(2) Iu-8°.; prix, 2 fr. 50 cent, et 3 fr. franc de port. A Laval, chez Portier; et à Paris, chez Picard Dubois, quai des Augustins, et au bureau du Journal.

(3) Iv-8. et in-12; le prix de l'in-8°. est de 3 fr. et 3 fr. 75 cent. franc de port; in-8. vélin, 6 fr. et 6 fr. ,5 c. Le prix de l'in-12, 2 fr. et 2 fr. 50 cent. A Paris, chez Demonville, rue Christine.

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Observations sur le récit des troubles du diocèse de

Gand, inséré dans l'Ami de la Religion et du Roi, avec cette épigraphe : Nolo in suspicione hæreseos quemquam esse patientem (1).

SECOND ARTICLE.

Il a fallu à M. de P. 78 pages pour répondre à quatre ou cing pages où je parlois de lui. Ainsi on ne trouvera pas étonnant, j'espére, que j'aie besoin de deux articles de journal pour me justifier contre un si long plaidoyer. S'il n'avoit été question que de moi, j'aurois pu garder le silence; mais il s'agit d'établir la certitude de quelques faits assez importans. M. de P. veut rejeter la cause des troubles de Gand sur l'ignorance , l'entêtement et le fanatisme du clergé de ce pays, dont il donne une idée très-défavorable. Il parle des prêtres de la Belgique comme de gens à préjugés , à vues étroites. Ainsi ce n'est pas assez qu'ils aient été persécutés; on les rend responsables de la persecution qu'ils ont endurée. Ils sont bien coupables, en effet, de n'avoir pas voulu déférer aux conseils et aux lumières qu'on leur apportoit. Ils n'avoient qu'à se laisser conduire ; tout auroit été le mieux du monde. C'est le résultat de la brochure de M. de P. Il prouve trèsbien qu'on eût été fort tranquille si on eût consenti à le laisser faire, à peu près comme Buonaparte prouvoit que nous n'eussions pas eu la guerre si les puissances avoient voulu ne pas contrarier ses opérations.

La brochure de M. de P. entre dans beaucoup de détails dont il n'avoit pas été question dans l'Ami de la Religion et du Roi, qui n'embrassoit que les faits principaux. Il raconte ses négociations pour obtenir à M. de la Brue une place au chcur, ses visites au séminaire , sa conférence avec M. Ryc. kewaërt, un des professeurs de cette maison; toutes choses

(1) Brochure in-8°. de 78 pages.
Tome IX. L'Ami de la Religion et du Ror.

M

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