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ce que nous avons entendu de la bouche d'un de ces hommes scrupuleux que la délicatesse de leur conscience pousse à rompre toute communion avec nous. Nous poutons attester le fait, et si nous ne noınmons pas

le

per sonnage publiquement, c'est par un reste d'égards dont il doit nous savoir gré.

Un autre écrit, que les mêmes gens font circuler, n'est pas moins propre que les précédens à égarer l'ignorance et la crédulité. Il commence ainsi : La foi semble vouloir reparoitre dans tout son jour et avec ses vrais caractères. Nos prélats trompes viennent de s'en apercevoir. En conséquence le plus grand nombre n'entrent plus dans les églises concordatistes, et ont refusé d'assister à la cérémonie du mariage de Msrle duc de Berry: On nomme ensuite dix évêques qui n'ont point en effet assisté au mariage de ce Prince; mais on dissimule que parmi ces prélats l'un est attaqué depuis plusieurs mois d'une maladie grave qui le retient au lit, et que d'autres sont infirmes, et ne sortent presque jàmais. Tout autre motif que celui que l'on allègue dans l'écrit a empêché les prélats de se rendre à la cérémonie, et je suis persuadé que l'auteur le savoit bien. Il savoit, comme nous, que ces évêques n'avoient point été invités, ou du moins n'avoient pas jugé qu'ils le fussent. Mais il vouloit donner le change à ceux qui sont éloignés, el qui ignorent le véritable état des choses. C'est ce qu'on appelle une ruse de guerre. Cet écrivain veut se prévaloir de ce que MM. les anciens évêques de Langres et de Châlons-sur-Marne ont assisté à la cérémonie avec les pairs, comme si, dans son système, il leur eût été permis à ce titre de communiquer avec les concordataires. Il ajoute que les prélats ci-dessus disent tous la messe chez eux; ce qui n'est pas vrai de tous, et ce qui d'ailleurs ne prouveroit rien : on sait que c'est un usage et un privilége des évêques d'avoir une chapelle intérieure. Le même fauteur du schisme, comme s'il avoit craint qu'il n'y eût rien d'exact dans son imprimé, ajoute que M. l'archevêque de Reims n'a pas voulu dire la messe. En vérité, est-il bien élonnant que ce prélat, dont la santé est fort délicate, n'ait pu aliendre fort tart à dire la messe? et, dans l'opinion de ces brûlots, ne seroit-il pas également repréhensible d'avoir assisté à la messe et conféré un sacrement dans une église concordataire? De plus, on ne nomme pas dans l'imprimé Tous les évêques qui se sont trouvés à la cérémonie. M. Duchilleau, évêque de Châlons-sur-Saône, y éloit aussi Cet imprimé est donc un tissu de mensonges et d'artifices qui ne peuvent en imposer que dans l'éloignement. Il faut plaindre le parti qui a besoin de recourir à delels moyens, et qni ne fonde ses succès que sur la dissimu. Jation et la tromperie. Mais ce qui est surtout odieux dans ce misérable imprimé, c'est qu'il tend à allaquer le mariage de Mgr. le duc de Berry, comme fait dans une église concordataire. Dans la pratique, ces artisans du schisme traitent ces mariages de vuls, et les réhabi., litent. On sent la conséquence de cette doctrine insen- : sée, qui montre dans ces gens là d'aussi mauvais Frans çois que de pauvres théologiens, également prêts à jeter le trouble dans l'Eglise et dans l'Etat.

NOUVELLES POLITIQUES. PARIS. Il y a eu le dimanche grande réception chez le Ror et les Princes.

- On dit que la grande revue qui devoit avoir lieu le 25, à l'occasion de la fête du Roi, a été contremandée, S. M. voulant éviter les dépenses qu’occasionneroient le déplacement et le séjour des différens corps.

S. M. vient de donner, sur ses fonds particuliers, 50,000 fr. pour le soulagement de ceux qui ont souffert des dernières inondations dans le département de l'Isère.

Le jour de la saint Louis, il y aura grand couvert au château des Tuileries. Il sera distribué des billets

pour

les personnes qui pourront être admises.

- Mr. le duc d'Angoulême est arrivé à Paris, le 16 août

au soir, de retour de son voyage dans le midi et l'est de la France.

En exécution de l'ordonnance qui accorde des souslieutenances aux sous-officiers de la ligne qui se distingueroient

par leur zèle, il a été donné des brevets de sous-lieutenans à deux sous-officiers de chacune des légions de 78 dém, parlemens.

La distribution des prix de l'Université a eu lieu dans la salle de l'Institut le lundi 19. M. Naudet, professeur, a prononcé un discours latin sur les avantages de la religion dans l'éducation. M. Royer-Collard, dans un discours fort court, a défendu l'Université, et à assuré que sous l'usurpateúr elle n'avoit cessé de lutter sourdenient contre l'usurpation; compliment qui a fait sourire une partie de l'auditoire. On a jugé que dans cette circonstance lorateur faisoit honneur à l'Université des sentimens qui l'animoient sans doute lui-même. Les prix ont été ensuite proclamés. Le prix d'honneur a été remporté par l'élève Rinn, de la pension Bintot.

- Une ordonnance du 2 de ce mois établit à Saint-Etienne, département de la Loire, une école de mineurs pour l'enseignement des jeunes gens qui se destinent à l'exploitatiou et aux trayaux des mines.

- M. de Waters, préfet de la Creuse, est nommé préfet de la Vendée, et M. Pépin de Bellisle, qui avoit été nommé préfet de la Vendée, passe à la Creuse.

- M. Boitel, sous-préfet de Senlis, vient d'être remplacé.

- M. le duc de Luxembourg, ambassadeur du Roi près la cour de Brésil, est arrivé à Rio-Janeiro,

et a eu l'honneur de voir le roi de Portugal le même jour. Le lendemain, les canots de S. M. sont venus prendre à bord de l'Hermione, M. l'ambassadeur et sa suite.

- La police étoit depuis long-temps à la recherche des nommés Pointu et Nadau, deux hommes qui ont joué un rôle atroce dans les troubles du midi. Nadau vient d'être arrêté à Avignon Cette capture rassure et console les' honnêtes gens. On est toujours à la poursuite de Pointu.

- La cour de cassation a rejeté le pourvoi des neuf indiyidus condamnés par la cour d'assises du Gard pour assassinats et excès commis sur les wolontaires royaux à Arpaillagues. L'avocat des condamnés avoit développé plusieurs moyens qui ont été réfutés par le ministère public. La cour

31 mai,

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a aussi rejeté le pourvoi du nommé Pemarier, condamné à mort, à Amiens, pour tentative d'assassinat au milieu d'un rassemblement qui vouloit s'opposer, à Uzès, l'année dernière, à l'érection du drapeau blanc.

La cour prevôtale de Grenoble a condamné à mort six individus convaincus d'avoir fait partie de la révolte du mois de mai dernier, savoir : André Brun, dit le Dromadaire, ancien colonel; Cousseau , ex-garde des eaux et forêts; Chervet, huissier à Vizille; Aribert-Dufresne , Guillot fils et Ravanat fils, officiers à la demi-solde. Ils sont contumaces.

Un brave soldat, nommé Bariol, ancien carabinier, a arrêté et conduit dans les prisons de Tours un homme qui osoit le solliciter de quitter le service du Roi pour prendre le parti de l'autre , dont il lui vantoit les bontés et lui annonçoit le retour.

On remarque que, depuis quelque temps, les journaux de Vienne et de Berlin s'attachent à réfuter les calomnies absurdes que certains journaux de la Belgique répandent sur l'esprit et la situation de la France.

Etat des Missions dans les iles qui appartiennent à la France,

On a parlé dans plusieurs journaux des Missions des Indesin Orientales ; mais on n'a encore rien dit de'celles de nos colonies en Afrique et en Amérique, qui cependant ne méritent pas moins d'intéresser le zèle et la piété de fideles.

La France possède au-delà du Cap de Bonne-Espérance , dans la mer des Indes, I'lle de Bourbon ; dans l'Amérique méridionale, l'ile de Cayenne et la Guyane françoise ; dans les Iles sous le Vent, la Martinique, la Guadeloupe, etc.; dans l'Amérique sepientrionale, auprès du banc de Terre Neuve, les îles Saint-Pierre et Miquelon ; et sur les côtes óccidentales de l'Afrique les îles de Saint-Louis et de Gorée; la première sur le Sénégal, et la seconde sur la Gambie.

L'ile de Bourbon étoit desservie, avant la révolution", par des prêtres de la Mission dits 'Lazaristes ; les îles de la Mare tinique et de la Guadeloupe par les religieux Dominicains et Capucins; Cayenne, la Guyane, les îles de Saint-Louis, de Gorée, de Saint-Pierre et Miquelon, par les prêtres du séminaire du Saint-Esprit.

La plupart des prêtres qui desseryoient ces Missions à l'é

; ce

l'on peut

les au

tres,

poque de la révolution , ont été massacrés, ou exilés, ou sont inorts depuis d'infirmités ou de vieillesse ; de sorte qu'il n'en reste plus que très-peu pour l'administration du culte divin dans les colonies. On ne sait pas précisement le nombre des missionnaires qui restent à l'ile de Bourbon que assurer, c'est que ce nombre est insuffisant, puisque torités qui vont prendre possession de la colonie, ont fait tous leurs efforts pour emmener quelques prêtres. A Cayenne et dans la Guyane françoise, de vingt-un pré

il n'en reste plus qu'un seul. A la Martinique, il y en avoit trente-six, et autant à la Guadeloupe. A peine en compteroit-on dix dans chaque colonie : aux îles Saint-Louis et Gorée il devoit y en avoir trois; il est douteux qu'il y en ait un seul, non plus qu'à SaintPierre et à Miquelon.

Cette pénurie d'ouvriers évangéliques dans nos colonies, est vraiment effrayante aux yeux de la religion et de la saine politique, et on ne peut pas calculer quelles en seront les suites, si le gouvernement ne prend des mesures efficaces

Tout le monde convient maintenant de la nécessité de la religion pour le maintien et la tranquillité des Etats, et le bouleversement de l'Europe , dont nous avons été les malheureux témoins, n'est venu que de l'oubli des principes religieuxAussi tous les souverains s'empressent-ils de former une :sainte ligue pour mettre des bornes à l'impiété, et faire respecter la religion ; mais si la religion est jugée nécessaire parmi les nations policées, combien ne l'est-elle pas davantage dans nos colonies, principalement composées d'esclaves qui ne portent qu'impatiemment le joug des blancs, et qui n'attendent

que

le moment pour se révolter. La religion seule peut maintenir les uns dans l'obéissance , et les autres dans des habitudes de douceur, de soins et d'humanité. La religion seule peut aussi conserver maîtres et esclaves dans la soumission au légitime souverain. Déjà un levain de sédia tion fermente parmi les noirs des colonies angloises : ce qui vient de se passer dans la Barbade en est la preuve. La religion seule préservera les colonies françoises d’un semblable malheur. Le

gouvernement de l'usurpateur avoit reconnu cette vérité, puisque dans un de ses courts intervalles de raison il avoit songé au rétablissement de la congregation chargée de

pour y remédier.

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