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SYNODAUX.

CHAPITRE PREMIER.

DES SACREMENS EN GÉNÉRAL.

Les Sacremens ont été institués par N. S.J.C. pour communiquer aux hommes les mérites de son sang et de sa mort. Ce sont les trésors dont il a enrichi son Eglise; ce sont ces sources mystérienses du Sauveur dont parle Isaïe, dans lesquelles se puisent les eaux salutaires de la grâce (1). Ces signes sacrés ne sont pas des élémens foibles et destitués de vertu et de force, puisqu'ils contiennent la grâce qu'ils signifient, et qu'ils la produisent par eux-mêmes dans ceux qui les reçoivent dignement, indépendamment des dispositions du ministre. Le nombre en est mystérieux ; les effets en sont admirables. C'est par ces canaux sacrés que nous viennent les dons célestes, et que toute véritable justice commence , augmente ou se répare (2); c'est par ces signes de la grâce que les hommes deviennent participans de la nature divine.

Par le Baptême, ils renaissent en J. C. (3); par la Confirmation, ils reçoivent des forces pour croiire en J. C.; dans l'Eucharistie, J. C. les rounit de sa propre chair et de son sang; par la Pénitence, ils sont relevés de leurs chutes et réconciliés avec Dien. L'Extrême-Onction les sontient contre les frayeurs de la mort ; l'Ordre établit des Ministres pour les gouverner et les conduire dans la voie du salut ; le Mariage les unit par les liens d'une sainte société.

Les Prêtres sont les dépositaires de tous ces trésors inestimables de la grâce, et J. C. les a établis pour les répandre dans son Eglise et pour distribuer aux Fidèles ces eaux salutaires. Il a mis dans leurs bouches le mystère de la réconciliation et dans leurs mains ces dons précieux destinés à la sanctification des hommes. C'est pourquoi S. Paul les appelle les Ministres de Jésus-Christ et les dispensateurs de ses mystères (4). Leur dignité est grande, leurs fonctions sont nobles : il faut donc que, pour répondre à la grandeur de leur état et à la noblesse de leurs fonctions, leur vie soit sainte et leur fidélité exacte. Comme ministres, ils doivent être purs, chastes et humbles, traitant avec des mains pures les choses saintes, et reconnoissant qu'ils ne sont pas dignes de la confiance dont J.C. les a honorés. Comme dispensateurs, ils doivent être fidèles, se ressouvenant qu'ils rendront comple à Dieu de ces dons célestes qu'il leur a mis entre les mains, et de l'usage qu'ils auront fait de la parole de réconciliation déposée sur leurs lèvres. Qu'ils fassent une continuelle attention sur eux-mêmes et sur la sainteté de leur ministère, s'ils veulent éviter le malheur de se fermer la porte du Ciel après l'avoir ouverte aux Fidèles, et d'encourir l'indignation de Dieu dans le temps même quüls s'appliquent à réconcilier les hommes avec lui.

Il seroit à souhaiter que tous les Prêtres de ce grand diocèse fussent animés de ces sentimens, et convaincus de ces vérités, toutes les fois qu'ils approchent des saints autels et qu'ils administrent les sacremens aux Fidèles. Malheureusement il en est qui, peu instruits ou peu pénétrés de la grandeur de leur état, négligent leurs principales fonctions et traitent les choses saintes avec si peu de respect que les Fidèles n'en reçoivent aucune édification. Ils oublient que, par une pareille conduite, ils font injure à Dieu et paroissent mépriser la croix de J. C. C'est pour

remédier à des maux si affligeans que nous avons jugé à propos de remettre en vigueur ou d'établir les Statuts suivans sur les Sacremens et sur tout ce qui regarde le service divin.

(1) Haurietis aquas in gaudio de fontibus Salvatoris. Is. XII. 3.

Eugène IV, dans son décret pour l'instruction des Arméniens au conc. de Florence, an. 1439: « Hæc verò

nostra ( sacramenta ) continent gratiam et ipsam dignė suscipientibus conferunt. »

(2) Conc. de Trente, session vil, introd. et canon 6: « Per quæ omnis vera justitia , vel incipit, vel coepta » augetur, vel amissa reparatur. » Decreto de sacramentis, sess. vii.

(5) Catéchisme du conc. de Trente, part. 2. n.° xvii. Des Sacremens. «Primus Baptismus, veluti cæterorum janua, » quo Christo renascimur. Deindè confirmatio cujus vir» tute fit ut divinâ gratiâ augeamur et roboremur. Tum » Eucharistia quâ tanquam cibo verè coelesti, spiritus » noster alitur et sustinetur. Poenitentia sequitur... cujus » ope sanitas amissa restituitur. Postea extrema unctio » quâ peccatorum reliquiæ tolluntur et animi virtutes » recreantur. Sequitur ordo quo publica sacramentorum » ministeria perpetuò in Ecclesiâ exercendi sacrasque

omnes functiones exsequendi potestas traditur. Pos» tremò additur matrimonium, ut ex maris et fæminæ

legitimâ et sanctâ conjunctione filii ad Dei cultum et » humani generis conservationem procreentur et reli

giosè educentur. »
(4) Première Epitr. aux Corinth. chap. iv, v. 1.

nos existimet homo ut ministros Christi et dispen» satores mysteriorum Dei. »

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I. Etude des Cérémonies.

ne 2.e

De Sacramentis et Sa

Voyez Mgr. de St

Nous ordonnons à tous les Curés, Vicaires George, Statuts, chap. 1, paragr. 1, pag. 18. perpétuels et autres Ecclésiastiques ayant charge

Rituel du diocèse, d'ame dans ce diocèse, de s'instruire de tout ce in-4°, pag. 10,

colon

qui regarde leurs fonctions par la lecture fréConc. de Toulouse, quente des cérémonies contenues dans le Rituel an. 1590, partie 11.é du diocèse (1). Par ce moyen ils

acquerront la cramentalibus. facilité nécessaire pour administrer les SacreRefus du visa à ceux

mens avec décence, et ils ne seront point exqui étaut présentés posés à être distraits, par les cérémonies qu'il roient pas parfaite- y faut observer, de l'attention qu'ils doivent aux

saintes paroles de l'administration et aux foncStatuts de 1705, tions sacrées qu'ils exercent. Nous déclarons

que nous ne nommerons aux cures que les Prêtres parfaitement instruits de tout ce qui regarde l'administration des Sacremens, suivant

ment instruits sur cet article.

pag. 18.

le Rituel du diocèse, et que notre intention est qu'ils soient interrogés sur cette matière.

(1) In Rituum libro descriptas cæremonias unusquisque perdiscere et exsequi pro viribus conabitur. Concile de Toulouse , an. 1590 part. II.

II. Etat de grdce dans le Ministre du

Sacrement.

canon 11. Pour la célé

Paul V.

Quoique la validité des Sacremens ne dé- Conc. de Trente,

sess. XIII, chap. vii et pende pas des dispositions des Ministres qui les confèrent, et qu'il suffise qu'ils aient l'in- bration seulement.

Riluel Rom., édit. tention de faire ce que fait l'Eglise, ils doivent donnée par l'ordre de cependant avoir la conscience pure pour exer

Rituel du diocèse, cer ces augustes fonctions (1). C'est pourquoi in-4°, pag. 9, cher

, nous les exhortons à mener une vie sainte , en sur les sacremens.

instruction générale sorte qu'ils soient toujours en état d'administrer les Sacremens à ceux qui les demandent. Que s'ils étoient assez foibles pour être tombés dans quelque péché mortel, qu'ils ne manquent pas de se confesser avant de vaquer à ce saint ministère. S'il ne se trouve point de Confesseur, et que

la nécessité d'administrer les Sacremens soit pressante, ils auront soin de faire un acte de contrition et de se confesser ensuite à la première occasion (2).

(1) Rituale Romanum. cap. 1. De iis quæ in sacramentorum administratione , etc..... « Sacerdos si fuerit peccati mortalis sibi conscius, quod absit , ad sacramentorum administrationem non audeat accedere nisi prius corde poeniteat. Sed si habeat copiam confessarii et temporis, locique ratio ferat, convenit confiteri. » pag. 8. edit. in-12.

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