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lhéry avait seulement 2 m. de distance focale et 0 m. 15 d'ouverture. Une discussion très savante et très approfondie avait fait voir à M. Cornu qu'il est possible d'atténuer en quelque sorte indéfiniment les erreurs personnelles, celles qui dépendent de l'aptitude plus ou moins grande de l'opérateur à saisir la disparition de l'image de retour, en augmentant la vitesse de la roue dentée de façon à observer des extinctions d'ordres de plus en plus élevés. Une seconde modification importante consistait à noter dans chaque expérience distincte, non pas l'instant où l'image de retour disparaît le plus complètement, ce qui prête à des incertitudes sensibles, mais les deux instants où l'étoile semble disparaître et reparaître au sein de la faible lumière diffuse qui règne toujours dans la lunette. Par cet artifice, on éliminait encore en grande partie les chances d'erreurs provenant du défaut d'égalité, toujours réel, des dents de la roue entre lesquelles passe la lumière.

Enfin, au lieu de poursuivre la chimère d'un mouvement rigoureusement uniforme du disque denté, M. Cornu a accepté franchement les conditions naturelles de l'expérience, en opérant avec des vitesses constamment variables dans le rouage (vitesses d'ailleurs modifiées au gré de l'opérateur par un frein), mais en enregistrant automatiquement et d'une manière continue ces vitesses variables du disque denté correlativement avec les époques d'extinction et de réapparition du point lumineux. Pour cela, un cylindre animé d'un mouvement de rotation bien régulier autour de son axe par un moteur spécial, était recouvert d'une feuille de papier enduite de noir de fumée; un chariot mobile parallèlement à l'axe du cylindre portait un système de quatre transmissions électriques indépendantes, qui mettaient en mouvement quatre tracelets, et ces tracelets venaient imprimer sur la feuille noircie, suivant une bande hélicoïdale, les indications suivantes : 1° les battements à seconde d'un pendule réglé par une excellente horloge de Winnerl; 2° les battements d'un trembleur à oscillations régulières qui

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bien moins grandes, a pu s'approcher d'aussi près de la vérité.

J'ajouterai que, sans être encore entièrement discutées, les observations du passage de Vénus en 1874 paraissent confirmer la valeur de la parallaxe solaire à laquelle Le Verrier s'était arrêté et à laquelle conduisaient les expériences de Foucault. M. Stone, directeur de l'Observatoire du Cap, a obtenu 8", 86 comme résultat de la discussion des observations d'entrée (1), et 8",98 par les observations de sortie. Le capitaine Tupman arrive à une moyenne de 8”,81. M. Airy trouve 8”,77, mais en adoptant un mode de correction un peu arbitraire que critiquent plusieurs astronomes.

Ph. GILBERT.

(La fin prochainement.)

(1) Celles qui se rapportent à l'instant où la planète se dessine sur le disque du soleil.

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et résumés par les fonctionnaires du même corps qui y ont généralement attaché leur nom.

Ces documents feront moins, ici, l'objet d'une analyse proprement dite que d'une revue rapide à l'aide de laquelle seront utilisées les plus importantes des données qu'ils fournissent ou qui se dégagent de leur ensemble.

Deux ordres de travaux et de résultats, analogues quoique différents, occuperont d'abord notre attention. Mentionné au dernier alinéa du précédent chapitre, le reboisement des montagnes et des dunes, auquel se lie la mise en valeur des landes entre la Gironde et l'Adour, symbolise en quelque sorte l'avenir de la richesse forestière de la France.

Il est incontestable et incontesté du reste, qu'il n'est dans nos climats sol si ingrat, terre si rebelle à toute production agricole, qui ne puisse, moyennant un choix d'essences appropriées, parvenir à se couvrir de végétation arborescente ou arbustive et à produire du bois. Il est également avéré que toute végétation permanente tend à fixer et maintenir les terres sur lesquelles elle a pris naissance : le multiple réseau des racines qui s'enfoncent suivant toutes les directions dans les profondeurs du sol, s'étalent à sa surface, s'insinuent entre les fentes des rochers et des blocs sousjacents, finit par lui donner une consistance capable à la longue de résister à toute force de disjonction ou d'entraînement. Par sa grande durée et ses développements, la végétation forestière est seule capable de produire cette force résistante, dans toute sa puissance. Il est enfin prouvé par l'expérience que la végétation en général et, au degré le plus élevé, la végétation forestière agit mécaniquement, hygrométriquement et chimiquement sur les conditions atmosphériques, hydrologiques et climatériques d'une contrée : quand la pluie, la neige, un brouillard, une forte rosée s'épandent sur un sol dénudé, une partie retourne par vaporisation à l'atmosphère, une autre pénètre en quantité plus ou moins faible dans le sol, la plus grande partie s'écoule en

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