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un violent remous, formant comme une sorte de mascaret électrique, qui soulève de petits flots de 15 millimètres de hauteur. Si le flux rencontre sur certains points des inégalités de résistance, il peut se diviser et se partage en deux, trois et quatre monticules aqueux comme l'indique la figure.

Avec une batterie de 400 couples, quand on plonge progressivement l’électrode positive dans la cuvette, d'abord on aperçoit autour de l'électrode une couronne, une auréole (fig. 20); bientôt l'auréole fait place à un arc bordé de fran

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ges brillantes ; puis l'arc s'infléchit davantage, il creuse comme un cône au sein du liquide ; son contour est ondulé capricieusement, comme une vague roulant sur un lit de cailloux, des jets de vapeur s'élèvent en minces traits de feu et le liquide lui-même s'agite, en proie à un mouvement tourbillonnaire intense (fig. 21).

On dirait que le liquide fuit l'approche de l'électrode et pourtant voyez : « Si on introduit le fil positif dans un tube capillaire,en laissant toutefois un intervalle libre d'un demicentimètre environ à son extrémité, on voit, aussitôt qu'on plonge le tube électrode dans l'eau salée, le liquide s'élever, avec une très grande rapidité, à une hauteur, de Om,25 à Om,30, » et, si le tube est terminé à cette hauteur, re

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dès

que l'élec

118 REVUE DES QUESTIONS SCIENTIFIQUES.
tomber en nappe cylindrique, sillonnée de traits de lumière
et de jets de vapeur (fig. 22).

« La bague lumineuse qui accompagne la chute du li-
quide, depuis la partie supérieure du tube jusqu'à la partie
inférieure, et reparaît de nouveau spontanément, d'une
manière intermittente, à la partie supé-
rieure, pour redescendre encore, constitue
l'un des effets les plus brillants et les plus
curieux que nous ayons observés avec des
courants électriques de haute tension (1).

Dans toutes ces expériences que je viens de rappeler, et dans toutes celles que, faute d'espace, j'ai dû passer sous silence, on remarque que, trode positive arrive au contact, soit du verre soit de la porcelaine, il s'en échappe une lumière intense d'une vivacité surprenante. Ce n'est point à la chaux mêlée à la silice dans le verre qu'il faut attribuer cette éclatante lumière. Car, analysée au spectroscope, elle ne laisse voir aucune des raies du calcium.

Elle se produit d'ailleurs au contact de la silice pure à l'état de cristaux de quartz hyalin, comme le montre la figure 23. Aussi M. Planté l'a-t-il appelée lumière électro-silicique.

Fig. 22. Nous pourrions prolonger encore longtemps cette revue des phénomènes produits par les batteries secondaires. Nous préférons renvoyer au livre où M. Planté les a décrits lui-même.

Sans doute, ils ne sont point l'effet spécial des éléments secondaires, et tout flux d'électricité suffisamment intense les produirait aussi bien ; mais c'est le propre des éléments

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(1) Ibid, p. 159.

secondaires de se prêter à fournir le courant électrique avec une intensité aussi remarquable, sans exiger, comme nous l'avons dit plus haut, des frais de temps, de travail et d'argent, qui ont empêché jusqu'ici de monter aussi grandement des batteries d'éléments primaires.

C'est également à ce point de vue qu'il faut se mettre pour juger des applications utiles des batteries Planté. Dans tous les cas où un courant de haute tension sera nécessaire, du moment où le temps exigé par le travail ne dépassera pas les limites que nous avons indiquées plus haut, c'est aux batteries Planté qu'il faudra recourir.

J'ajouterai qu'il faudra toujours recourir à elles dans les applications où la nécessité d'un courant intense peut se présenter à chaque instant. Elles seules, comme nous l'avons fait remarquer plus haut, tiennent le courant en réserve des mois entiers, et comme sous la main de l'opérateur. Le nombre des applications déjà faites est considérable. C'est ainsi

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que le frein électrique imaginé par M. Achard , est aetionné par des batteries Planté ; M. Niaudet, M. Morin,

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la glande lacrymale, par exemple. Le D' Onimus opérait ainsi sept ou huit sujets successivement sans être obligé de recharger l'appareil. Le Di Moret les a employés dans le traitement des névralgies par cautérisation transcurrente et pour arrêter des hémorragies artérielles. L'élément Planté, dans tous ces cas, est enfermé dans une boîte (fig. 24) et chargé avant le départ. Une autre disposition (fig. 25) permet d'utiliser, soit un seul élément, soit deux éléments dans les cas d'intensité plus grande, soit le second élément après épuisement du premier. Les boutons C, D, C, commandent des contacts qui mettent en communication avec les bornes de l'appareil, soit la première pile, soit la deuxième, soit toutes deux simultanément. Mais nous devons nous arrêter dans l'exposé de ces applications ingénieuses.

De ces faits, assurément très remarquables, M. Planté dėduit des théories destinées à rendre compte des phénomènes incomparablement supérieurs que la nature déroule parfois sous nos yeux, comme un défi jeté à la science. Nous avons parlé de la foudre globulaire; M. Planté en rappro

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che les éclairs en chapelet si étonnants dans les formes qu'ils affectent (fig. 26). La figure que nous en reprodui

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