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intérêts terrestres aux affaires du ciel et à la cause de Dieu.

On a dit : “ Napoléon eût ne pas se mêler des affaires religieuses, mais tolérer la religion en pratiquant le culte, en lui restituant ses temples.Pratiquer le culte......mais lequel ? Restituer ses temples. ... mais à qui ? aux constitutionnels, au clergé, ou aux vicaires papistes à la solde de l’Angleterre ?

Il fut question dans les conférences, pour la négociation du concordat, d'assigner un délai à l'exercice du droit conféré au pape, d'instituer les évêques ; mais il avait déjà fait de grandes concessions : il consentait à la suppression de soixante diocèses, dont les siéges dataient de la naissance du christianisme; il destituait de sa propre autorité un grand nombre d'évêques anciens, et consommait la vente, sans aucune indemnité, de 400,000,000 des biens du clergé : il fut jugé que, même dans l'intérêt de la république, il ne fallait pas exiger de stipulations nouvelles qui auraient favorisé les ultramontains. Ce fut dans une de ces conférences, que Napoléon dit : Si le pape vait pas existé, il eut fallu le créer pour cette occasion, comme les consuls romains faisaient un dictateur dans les circonstances difficiles. Il est vrai que le concordat reconnaissait dans l'état

n'a

un pouvoir étranger, propre à le troubler un jour; mais il ne l'introduisait pas, il existait de tout temps. Maître de l'Italie, Napoléon se considérait comme maître de Rome, et cette influence italienne lui servait à détruire l'influence anglaise.

DEUXIÈME NOTE.

PIÈCES IMPRIMÉES À LONDRES.

(Volume II, page 249.)

« Il faut distinguer dans sa carrière d'affaires religieuses “ deux époques, et si j'ose parler ainsi, deux éducations dif“férentes, la première fut celle dans laquelle il agit par

luimême, indépendamment de tout conseil éclairé dans cette “ 'matière; la seconde, celle dans laquelle il consulta et forma

un conseil ecclésiastique, &c.”

Les pièces imprimées à Londres, sur les discussions entre la cour des Tuileries et celle de Rome, sont apocryphes ; elles n'ont jamais été avouées : on a espéré, par leur publication, exalter les imaginations espagnoles, et celles des béats de toute la chrétienté : la petite église les a colportées avec fureur ; quelques-unes de ces pièces sont fausses ; les autres sont toutes plus ou moins falsifiées. Il est fâcheux qu'elles aient trouvé place dans un ouvrage important; il n'était pas difficile de constater leur fausseté.-1° La cour des Tuileries n'a jamais promis directement ni indirectement les légations, et le pape n'a jamais mis cette condition pour prix de son voyage à Paris ; il se peut qu'il se soit flatté d'obtenir la Romagné où est Cesène, sa patrie, de la reconnaissance impériale ; il se peut que, pendant son séjour à Paris, il en ait témoigné quelque chose directement à l'empereur, mais bien légèrement et sans, espérance de succès.--2° Comment supposer qu'on ait demandé à la cour de Rome d'instituer un patriarche ? Un patriarche n'eût eu de l'influence qu'en France. Le pape, qui était celui du grand empire, étendait la sienne sur l'univers : on eût donc perdu au change. -3° Comment l'empereur eût-il demandé l'acceptation du code civil? le code napoléon ne régissait-il pas et la France et l'Italie? Avaitil donc besoin de la cour de Rome pour faire des lois chez lui ?-4° Comment aurait-il demandé la liberté des cultes ? La liberté des cultes n'était-elle pas une loi fondamentale de la constitution française ? Cette loi avait-elle donc plus besoin de la sanction du pape que de celle du ministre Marron et des consistoires de Genève -5° Comment aurait-il demandé la réforme des évêchés trop nombreux en Italie? Le concordat d'Italie n'y avait-il donc pas pourvu? Il y eut, il est vrai, quelques négociations pour les évêchés de Toscane et de Gênes, , mais dans les formes établies pour ces sortes d'affaires. -6° Quel intérêt pouvait-il y avoir à ce que les bulles pontificales pour les évê

chés et les cures, en Italie, fussent abolies? Tout cela n'était-il pas réglé par le concordat d'Italie ? -7° Pourquoi aurait-il demandé l'abolition des ordres religieux ? Ces ordres n'étaient-ils donc pas abolis en France et en Italie ? La vente de leurs biens n'avait-elle donc pas

été consommée et ratifiée par les concordats ?-89 Comment supposer que, brouillé avec la cour de Rome, il ait demandé le mariage des prêtres ; ce qui eût été, de gaieté de cour, donner beau jeu à ses ennemis ?

que

lui importait le célibat des prêtres ? Avait-il du temps à perdre en discussions théologiques ?

9° Quel intérêt pouvait-il avoir que Joseph Bonaparte fût sacré

par le pape, roi de Naples ? Si le pape l'eût voulu, il s'y serait opposé de peur qu'il n'en voulût prendre acte de sa suzeraineté sur Naples.

La correspondance directe de l'empereur et du pape, depuis 1805 à 1809, est restée secrète; elle ne roulait que sur des affaires temporelles, sur lesquelles il n'avait besoin ni du consentement, ni de l'avis de ses évêques ; mais, en 1809, lorsque, par le bref de Savone adressé au chapitre de Florence et à celui de Paris, le pape, s'appuyant d'un passage du concile de Lyon, prétendit troubler l'exercice des vicaires capitulaires, pendant les vacances

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