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légère, une de dragons, une de cuirassiers : de ces quinze divisions d'artillerie, deux étaient attachées à chaque division d'infanterie, trois étaient en réserve et quatre à cheval : une à la division de cavalerie légère, une à la division de dragons, deux à celle de cuirassiers ; c'étaient soixante-douze pièces de 6, dix-huit de 12, et trente obusiers, près de six cents voitures, compris les pièces, les doubles approvisionnemens et les caissons d'infanterie.

Il faut, pour le service d'une pièce de canon de l'équipage impérial, l’un portant l'autre, 30 chevaux et 35 hommes il faudrait, l'un portant l'autre, pour une pièce de canon de l'équipage proposé, 40 hommes et 35 chevaux*. Une division de huit pièces d'artillerie

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* Une bouche à feu de l'équipage impérial a besoin de trois voitures et trois trentièmes par pièce, pour l'approvisionner à 300 coups, sans compter son coffret; d'une voiture pour parc, forge, prolonge, affât de rechange, caisson de parc, dix vingtièmes de caisson d'infanterie, sept vingtièmes de voiture, de pontons, 6 voitures. Pour cent vingt pièces, sept cent vingt voitures : ce qui donnerait, pour une armée de 160,000 hommes, quatre cent quatre-vingts bouches à feu, deux mille huit cent quatre vingts voitures, dont cent soixante de pontons, de quoi faire quatre cent quatre-vingts toises de pont, sur les grandes rivières; ce qui exigerait seize mille huit cents chevaux, et 20,000 hommes.

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exige 272 hommes et 240 chevaux, ce qui est la valeur de deux bons escadrons.

Les hommes qui se sont fait une idée de la guerre moderne, en commentant les anciens, diront qu'il vaut mieux avoir 3,600 chevaux ou 4,000 fantassins de plus, dans une armée de 40,000 hommes, que cent vingt pièces de canon ; ou n'avoir que soixante bouches à feu, et avoir 1,500 chevaux et 2,000 fantassins de plus : ils auront tort. Il faut, dans une armée, de l'infanterie, de la cavalerie, de l'artillerie, dans de justes proportions ; ces armes ne peuvent point se suppléer l'une à l'autre. Nous avons vu des occasions où l'ennemi aurait gagné la bataille : il occupait avec une batterie de cinquante à soixante bouches à feu, une belle position ; on l'aurait en vain attaqué avec 4,000 chevaux et 8,000 hommes d'infanterie de plus ; il fallut une batterie d'égale force, sous la protection de laquelle les colonnes d'attaque s'avancèrent et se déployèrent. Les proportions des trois armes ont été, de tout temps, l'objet des méditations des grands généraux.

Ils sont convenus qu'il fallait: 1° quatre pièces par 1,000 hommes, ce qui donne en hommes le huitième de l'armée, pour le personnel de l'artillerie ; 2° une cavalerie égale au quart de l'infanterie.

Prétendre courir sur les pièces, les enlever à l'arme blanche, ou faire tuer des canonniers par des tirailleurs, sont des idées chimériques : cela peut arriver quelquefois ; et n'avons-nous pas des exemples de plus fortes prises d'un coup de main ! Mais, en système général, il n'est pas d'infanterie, si brave qu'elle soit, qui puisse, sans artillerie, marcher impunément, pendant cinq ou six cents toises, contre seize pièces de canon bien placées, servies par de bons canonniers : avant d'être arrivés aux deux tiers du chemin, ces hommes seront tués, blessés, dispersés. L'artillerie de campagne a acquis trop de justesse dans le tir, pour qu'on puisse approuver ce que dit Machiavel qui, plein des idées grecques et romaines, veut que son artillerie ne fasse qu'une décharge, et qu'après elle se retire derrière sa ligne.

Une bonne infanterie est sans doute le nerf de l'armée; mais si elle avait long-temps à combattre contre une artillerie très-supérieure, elle se démoraliserait et serait détruite. Dans les premières campagnes de la guerre de la révolution, ce que la France a toujours eu de meilleur, c'est l'artillerie ; il n'y a pas un seul exemple de cette guerre où vingt pièces de canon, convenablement postées et en batterie, aient jamais été enlevées à la baïonnette. A l'affaire de Valmy, à la bataille de Jemmapes, à celle de Nordlingen, à celle de Fleurus, nous avions une artillerie supérieure à celle de l'ennemi, quoique souvent nous n'eussions que deux pièces pour 1,000 hommes ; mais c'est que nos armées étaient très-nombreuses. Il se peut qu'un général plus maneuvrier, plus habile que son adversaire ayant dans sa main une meilleure infanterie, obtienne des succès pendant une partie de la campagne, quoique son parc d'artillerie soit fort inférieur; mais au jour décisif d'une action générale, il sentira cruellement son ériorité en artillerie.

Quatre-vingts voitures d'équipages militaires, pour une armée de 40,000 hommes, sont fort insuffisantes : elles ne porteraient que mille cinq cent vingt quintaux, la farine et l'eaude-vie pour deux jours. L'expérience a prouvé qu'il faut qu'une armée ait avec elle un mois de vivres, dix jours portés par les hommes et les chevaux de bât, vingt jours sur les caissons ;

il faudrait donc au moins quatre cent quatre-vingts voitures : deux cent quarante régulièrement organisées, deux cent quarante

de réquisition. A cet effet, on aura un bataillon de trois compagnies d'équipages militaires par division : ' chaque compagnie ayant ses cadres pour quarante voitures, dont vingt seraient fournies et attelées par l'administration, et vingt par voie de réquisition; ce qui donne, par division, cent vingt voitures, quatre cent quatre-vingts par corps d’armée, 210 hommes bataillon.

par

CINQUIÈME NOT E.

ORDRE DE BATAILLE.

(Page 201.)

nous

.

“ Voici donc l'ordre de bataille de la légion, tel que nous devons nous le représenter d'après les principes que

venons de développer, en faisant toujours abstraction des formes et des accidens variés du terrain, dont nous nous occuperons plus tard. D'abord, en première ligne, les cinq premières cohortes de la légion, rangées en bataille de droite à gauche, par ordre de numéro, en commençant par la cohorte d'élite, l'exemple et la règle de la légion entière. Les cohortes de cinquante-cinq toises de front chacune, sont séparées entre elles par des passages de cinq toises; ce qui donne trois cents toises pour l'étendue totale de la ligne.

“ Ensuite, à cent cinquante toises en arrière de la première ligne, se trouvent les cinq dernières cohortes, formées chacune en colonne, par division, espacées entre elles à distance de déploiement : ces petites colonnes de quatorze toises de large sur quarante-sept files, et de' qua

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