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promettons de ne jamais pardonner à ceux qui votent contre vous. Ne nous chassez

pas nos places; mais mainteneznous dans la chambre des communes, dans la terre des pensions et de l'abondance , et délivrez-nous du peuple. Ainsi soit-il.

D. Que desirez-vous du ministre par cette oraison? R. Je desire

que le ministre , notre patron, qui dispose comme il lui plaît des taxes exhorbitantes imposées à la nation, m'accorde sa protection, ainsi qu'à tous les pensionnaires et gens en place, afin que nous puissions voter pour lui, le servir et lui obéir aussi long-temps que nous le jugerons à propos , et je supplie le ministre de nous donner tout ce qui nous est nécessaire pour pouvoir représenter dans la chambre et hors de la chambre; de nous être favorable et de nous pardonner nos petites négligences ; je le prie, en outre,

de nous garantir des dangers auxquels sont exposés nos membres et même notre vie par le ressentiment des citoyens, nos ennemis naturels, et qu'il nous aide, au contraire, à les plumer et à les rosser , ce que j'espère qu'il sera par égard pour luimême et pour l'appui que nous lui prêtons par notre corruption et notre influence ; c'est pourquoi je dis amen, ainsi soit-il.

D. Combien d'épreuves le ministre a-t-il instituées ? R. Deux seulement, comme généralement nécessaires à notre élévation : L'OBÉISSANCE PASSIVE et le GRAISSAGE DE

LA PATTE.

D. Qu'entendez-vous par ce mot épreuve? R. J'entends le signe extérieur et visible d'une bassesse secrète , prescrit par le ministre lui-même comme un gage de cette bassesse.'

D. Combien y a-t-il de parties dans cette épreuve? R. Deux : le signe exterieur et la bassesse secrète.

D. Quel est le signe extérieur et l'obéissance passive? R. D'être toujours pendu au derrière du ministre, par quoi on

est dégradé et ravalé au-dessous de la condition d'esclave, dans les divers rôles de pensionnaire, homme à places, écorniseur , AVALE COULEUVRES, on gentilhomme de la chambre.

D. Quelle est la bassesse secrète? R. La mort de notre liberté, et notre enchaînement dans une éternelle servitude; parce qu'étant nés libres et indépendans, nous nous faisons esclaves.

D. Qu'exige-t-on de ceux qui se soumettent à l'épreuve de l'obéissance passive? R. L'apostasie par laqeelle ils renient la liberté et la foi, au moyen de laquelle ils croient fermement les promesses que le ministre leur fait en les soumettant à cette épreuve.

D. Pourquoi l'épreuve du GRAISSAGE DE LA PATTE a-t-elle été instituée? R. Pour maintenir l'influence du ministre, et nous suistenter, nous, ses créatures nécessiteuses et ses syco: phantes.

D. Quel est le signe extérieur dans l'épreuve dủ GRAIS. SAGE DE LA PATTE? R. Des billets de banque que le mi. nistre a ordonné à ses dépendans de lui donner.

D. Pourquoi donc des GUEUX sont-ils soumis à cette épreuve, eux qui, par leur pauvreté, sont incapables de remplir les formalités nécessaires? R. parce qu'ils promettent, par l'organe de leurs parrains, de les remplir; promesse qu'ils sont obligés de tenir quand ils ont obtenu un emploi lucratif.

D. Quelle est la partie secrète ou la chose signifiée? R. Que la richesse du peuple et le produit de son travail deviennent la proie des pensionnaires et sinÉCURISTES, dans la corruption.

D. Quel est l'avantage que vous en tirez? R. Celui d'affaiblir et d'appauvrir les citoyens par la perte de leur liberté

de ramper

et de leur fortune, tandis que notre richesse devient énorme et notre orgueil insupportable.

D. Qu'exige-t-on de ceux qui se soumettent à l'épreuve du GRAISSAGE DE LA PATTE ou de la corruption ? R. D'examiner, en eux

ux-mêmes, s'ils se repentent sincèrement de leur ancien honneur et patriotisme; s'ils se proposent d'être, à l'avenir, fidèles au ministre; d'être souples comme son gant;

à ses pieds comme un épagneul; d'aller à la proie pour

lui comme un JACKALL; d'être aussi complaisant à son égard que l'alderman sir William Turlte; d'avoir la plus grande confiance aux fonds publics, particulièrement aux fonds d'amortissement; de croire les paroles de lord Castlereabg seul; de ne garder mémoire de rien, si ce n'est de ce qui est dans le COURRIER ; de haïr Mathew Wood, le lord - maire actuel, et sa seconde administration de tout notre cour, de toute notre ame et de toutes nos forces; d'admirer sir John Lilveten, l'assesseur , ainsi que M. John Langley, et d'avoir de la charité pour ceux seulement qui ont quelque chose à donner.

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DE L'IMPRIMERIE DE RENAUDIERE,

MARCHÉ NEUF, No. 48.

:

IV. PARTIE. PETITE REVUE.
Procès de M. Scheffer. Procès de Wilfrid Regnault.

Brochure du duc Fitz-James. - Oraison funèbre
de M. B. , par le curé de Grenoble. - Nouvelles
de France arrivées de Calcuta. Thouret mis au
pilon. Arrêté du maire de Saint-Brieuc. — Ca-
talogue des ouvrages dont la police a interdit l'an-
nonce dans les journaux depuis deux mois.
Procès de M. Hone. Traduction d'une des pièces
pour lesquelles il a été mis en jugement, etc., etc.

381-404

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.

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