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elle;

les journaux. Le ministre lui avait interdit l'entrée des Tuileries; et cette défense n'ayant pas été levée, il aurait craint de

manquer

de respect à sa majesté, en se présentant devant il s'est contenté de lui donner

par

écrit les assurances de son dévouement et de sa fidélité.

Une ordonnance du 17 février 1815 a abrogé provisoirement la loi du 10 mai 1806 relative à l'instruction publique.

- M. Chailla réclame contre l'ordonnance du 8 février 1815 , qui attribue à l'administration des hospices la gestion de l'établissement de Sainte-Perrine. Il prétend que cet établissement est une propriété dont il ne peut être dépouillé que par les voies légales. Il annonce qu'il va se pourvoir devant les tribunaux contre l'ordonnance qui le dépossède.

Plusieurs écrivains ministériels ont essayé de démontrer que les militaires devaient à leurs chefs une obéissance passive. On a demandé, à cette occasion, si un soldat à qui son général ordonnerait d'aller donner ·cent coups de canne à un insolent journa

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et

arres

liste, homme de police, ame damnée de Bonaparte, qui l'aurait lâchement insulié serait tenu d'exécuter cet ordre. Le sieur Bellemare, ex-commissaire de police, rédacteur de la Gazelle de France, qui s'était bravement prononcé pour l'obéissance passive et qui avait soutenu que

les tations arbitraires étaient des actes d'administration auxquels on était tenu de se soumettre, ayant, dit-on, été consulté sur cette question, a répondu que la sûreté des personnes exigeait que l'on fit ici une exceplion à la règle générale. Cette réponse de la part d'un homme qui a long-temps administré les habitans d’Anvers , doit donner une haute idée de sa prévoyance et de sa sagacité.

- Le Mercure, la Quotidienne, le Jour-' nal Royal et la Gazette ont pris le ministre de la guerre sous leur protection spéciale. Ces journaux ont tous inséré un article d'un prétendu commissaire des guerres, qui sollicite, en quelque sorte , la pitié en faveur de son excellence.

- Un journal a rapporté un article dans lequel, après avoir donné de grands éloges au ministre de la guerre, on accuse les rédacteurs du Censeur de n'être guidés que par l'appât du gain. Une personne nous assure que l'auteur de cet article se dispose à prouver que les mêmes rédacteurs se sont enrichi des dépouilles de l'Espagne, et qu'ils veulent se faire rois de Portugal.

Voici un conseil que M, le sénateur

l'Espinasse, aujourd'hui pair de France, adressait à Dieu , en 1805, à l'occasion de la restauration de l'autel et du trône, par Bonaparte: « Ton trône , roi des rois , est inébranlable dans les cieux; que le sien ( celui de Bonaparte ) le soit sur la terre, si tu veux y conserver des autels, et n'avoir pas une seconde fois à te repentir de l'avoir laissé couverte d'ingrats qu'embardit la clémence. » Dien n'a pas

suivi le conseil de M. de l'Espinasse. Des malveillans prétendent qu'il s'en repentira.

Un grand nombre de personnes qui avaient loué Bonaparte au-delà de toute mesure, gardent aujourd'hui le silence, dans la crainte qu'on ne leur rappelle leurs anciens discours. Nous les engageons à consulter un

છે mandement de M. l'évêque de Versailles , fait au retour des Bourbons; ils y apprendront comment il est possible de flagorner bassement un tyran et de s'enorgueillir, après sa chute, de lui avoir dit la vérité : « Lorsque l'élan des cours était comprimé, dit ce digne prélat, et que nulle représentation ne pou

' vait être que dangerense, il n'y avait qu'une voie sans doute pour faire parvenir la vérité jusqu'à lui, celle des éloges exagérés. ... »

FIN DU QUATRIÈME VOLUME.

A Paris, de l'imprimerie de RENAUDIÈRE, rue des Prouvaires, no. 16.

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