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Die neue Regierung suchte inzwischen einerseits die billi. gen Forderungen der Katholiken nach Kräften zu befriedigen,

gion, pour la régénération de la jeunesse et pour le progrès des belles Lettres.

Pour copie conforme:
Sécrétaire de l'Evêché,'

F. Boussen, Chan,

Jugement Doctrinal des Evéques du Royaume des Pays - Bas sur

le serment prescrit par la nouvelle Constitution. Un des principaux devoirs des Evêques, qui sont dans leurs diocèses les gardiens du dépôt de la foi et de la morale de l'Evangile, est d'enseigner aux peuples la doctrine de l'Eglise catholique, de censu. rer les erreurs qui y sont contraires, et d'empêcher, autant qu'il est en eux, que les ouailles, qui leur sont confiées n'en soient infectées. C'est ainsi qu'ils exercent leurs fonctions de juges, de pasteurs et de docteurs de fidèles. Ils ne sauroient se dispenser de remplir ce devoir, quelque difficiles que soient les circonstances où ils se trouvent, sans se rendre coupables d'une grande prévarication aux yeux de l'Eglise ; sans se rendre responsables, devant le Souverain - juge, de tous les maux qui peuvent résulter de leur silence, lorsqu'ils sont obligés de faire entendre leur voix; sans violer enfin le serment solennel qu'ils ont fait lors de leur consecration *); c'est donc à eux que s'adressent spécialement ces paroles de l'Esprit-Saint: Combattez jusqu'a la mort pour la justice et Dieu combattra pour vous (Eccl. 4. 3). Ainsi un des plus illustres et des plus saints Defenseurs de la saine Doctrine, le grand Athanase, animé de cet esprit de zèle, de charité et de devouement, écrivoit à l'évêque d'Apamée „je pense que celui à qui le „troupeau de J. C. à été confié, s'il connoit toute la dignité des fonc

*) On lit dans la profession de foi, prescrite par la Bulle de Pie IV. et que font les Evêques avant leur sacre: „je reçois aussi et je professe hautement tous les autres points prescrits, définis et statués par les 88. Canons, par les conciles oecumeniques et specialement par le S. Concile de Trente; par consequent je rejette tout ce qui y seroit contraire, toutes les erreurs que l'Eglise a condamnées, proscrites et frappées de ses foudres, je les condamne et je leur dis anathème; enfin je promets, Dieu aidant de toujours conserver et de professer constamment, entièrement et inviolablement jusqu'au dernier souffle de cette vie, cette même foi catholique que je professe actuellement, sans contrainte et aussi donner tous mes soins pour que ceux qui dependront de moi et dont le soin me sera confié la conservent, la professent et en defendent les dogmes, Je N. promets, avoue et jure le même, ainsi m'aide Dieu et les saints Evangiles,

andererseits den bald öffentlichen Angriffen, bald geheimen Ränken der feindseligen Faktion gehörigen Damm entgegen zu stel

„ctions qu'il remplit, ne peut, sans se rendre coupable d'une grande „infidelité, ne pas faire tous ses efforts pour s'en acquitter dignement, „au péril même de sa vie.“ (Ep. 3. ad Ep. ap.). St. Basile, menacé de tout le poids de la colère de l'empereur Valens par le Préfet du Prétoire, lui repondit en ces termes: „faites-inoi, si vous lé pouvez, „quelqu'autre menace, car rien de tout cela ne m'épouvante. Dans „toutes les autres choses nous sommes les plus doux, les plus humbles „de tous les hommes et nous ne voudrions pas nous élever, je ne dis „pas contre un si grand Empereur, mais même contre le plus vil et le „plus méprisable des particuliers ; mais dès qu'il s'agit de Dieu et de „sa gloire, nous n'envisageons que cet objet, nous meprisons tout le ,,reste". (Basil, Ap. Greg. Orat. 20.)

Graces à la Divine Providence, nous ne sommes plus au temps des Valens et des autres persécuteurs de l'Eglise de J. C. Le Prince, qui nous gouverne aujourd'hui, nous a déclaré plusieurs fois que son intention étoit de proteger de tout son pouvoir l'exercice de notre sainte Religion, quoique donc par son Arrêté du 24 de ce Mois, sa Majesté ait jugé convenable de défendre à tous les habitans de ces pays, d'ebranler par des actions ou des écrits, les sentimens de soumission, d'attachement et de fidélité, que tout Citoyen doit à la Constitution, sous peine de s'attirer une sévère application des lois établies pour de pareils delits. Nous ne croirons jamais que notre Auguste Monarque ait en l'intention de priver les Evêques de son royaume du pouvoir qu'ils tiennent de J. C. d'instruire les peuples, confiés à leur sollicitude pastorale, sur les devoirs que leur impose l'Eglise Catholique dans les circonstances actuelles. S. M. qui a bien voulu, par sa proclamation du 18 juillet, assurer à l'Eglise Catholique son Etat et ses libertés, n'ignore certainement pas que la première et la principale de ces libertés, c'est d'enseigner aux peuples la doctrine et les maximes de l'Evangile, les loix d'Eglise, ainsi que toutes les obligations qui en resultent pour les fidèles dans les différentes situations où ils se trouvent. Telle est l'iinportance et la nécessité de cette liberté pour le maintien de la Religion Catholique, que dans le cas même où le Gouvernement empêcheroit les Evêques d'exercer publiquement les fonctions de cette nature, ils n'en seroient pas moins tenus de s'en acquitter par tous les autres moyens, qui sont en leur pouvoir, s'ils ne vouloient pas être considérés comme de làches Ministres de l'Evangile, comme des gardiens infidèles qui laissent ravir le depôt sacré qui leur a été confié.

C'est donc pour remplir un des devoirs les plus essentiels de l'E. piscopat; pour nous acquitter envers les peuples, sur lesquels le St

len. Sie verbesserte das Loos der Geistlichen und der Kirchen, und wirkte für Veredlung des öffentlichen Unterrichtes, den

Esprit nous a établis Evêques pour gouverner l'Eglise de Dieu (Act. 20. V. 28); de l'obligation qui nous a été strictement imposée par l'église, que nous avons jugé nécessaire de déclarer qu'aucun de nos diocésains respectifs ne peut, saus trahir les plus chers intérêts de sa Religion, sans se rendre coupable d'un grand crime, prêter les différens sermens prescrits par la Constitution, par lesquels on s'engage à observer et à maintenir la nouvelle Loi fondamentale, ou à concourir au maintien et à l'observation de la dite Loi.

En effet, on s'oblige par les dits sermens à observer et à mainte-, nir tous les articles de la nouvelle Constitution, et par conséquent ceux qui sont opposés à l'esprit et aux maximes de la Religion Catholique, ou qui tendent évidemment à opprimer et à asservir l'Eglise de J. C.

Or, tels sont les articles suivans.
Art. 190. La liberté des opinions religieuses est garantie à tous.

Art. 191. Protection égale est accordée à toutes les Communions religieuses qui existent dans le royaume.

Art, 192. Tous les sujets du Roi, sans distinction de croyance religieuse, jouissent des mêmes droits civils et politiques, et sont habiles à toutes dignités et emplois quelconques.

Art. 193. L'exercice public d'aucun Culte ne peut être empêché, si ce n'est dans le cas où il pourroit troubler l'ordre et la tranquillité publique.

Art. 196. Le Roi veille ..... à ce que tous les Cultes se contiennent dans l'obéissance, qu'ils doivent aux lois de l'Etat.

Art. 226. L'instruction publique est un objet constant des soins du Gouvernement, le Roi fait rendre compte tous les ans aux EtatsGénéraux de l'état des écoles superieurs, moyennens et inferieures.

Art. 145. Les Etats (provinciaux) sont chargés de l'execution des lois relatives à la protection des différens Cultes et à leur exercice exterieur, à l'instruction publique, etc.

Art. 2. Additionel. Toutes les lois demeurent obligatoires jusqu'à ce qu'il y soit autrement pourvu.

Nous nous bornerons à faire sur chacun de ces articles quelques courtes observations,

(Art, 190 et 191) 1° Jurer de maintenir la liberté des opinions religieuses et la protection égale accordée à tous les Cultes, qu'est-ce autre chose que de jurer, de maintenir, de protéger l'erreur comme la vérité, de favoriser le progrès des doctrines anti-catholiques; de semer,

autant qu'il est en son pouvoir, dans le champ du père de famille, l'ivraie et le poison qui doivent infecter la génération présente et les générations futures, de contribuer ainsi, on ne peut plus effica

sie, in beharrlichem Ankampfe gegen den seine Leitung ausschliessend fodernden Klerus, natürlicherweise und einem Ar

cement, à éteindre peu-à-peu dans ces belles contrées le flambeau de la vraie foi, l'église Catholique qui a toujours repoussé de son sein l'erreur et l'hérésie, ne pourroit regarder comme ses vrais enfans ceux qui oseroient jurer de maintenir ce qu'elle n'a jamais cessé de con-' damner.

Il est notoire que cette dangereuse nouveauté n'a été introduite, pour la première fois, dans une Eglise Catholique, que par les révolutionnaires de France, il y a environ vingt-cinq ans, et qu'à cette époque le chef de l'Eglise la condamna hautement; „la Religion,“ ditil: „a déjà été fortement attaquée par les décrets qui sont émanés de „cette assemblée nationale .... Les maux, que nous déplorons, ont „été occasionnés par les fausses doctrines qu'on a répandus depuis „longs-temps dans une multitude d’écrits empoisonnés qui se trouvent „dans les mains de tout le monde, et c'est afin que cette funeste con„tagion se propageat avec plus de hardiesse et de rapidité par le moyen „de la pressé, qu'une des premières operations de l'assemblée Nationale „a été de décréter la liberté de penser ce qu'on voudroit en matière de „Religion, d'exprimer librement et impunément ces opinions à cet „égard, de ne suivre, en un mot, d'autres règles et d'autres lois en „cette manière, que celles qu'on voudroit se prescrire. On a ensuite ,, délibéré si l'on devoit conserver, ou non dans le Royaume la Religion „Catholique comme dominante. Les Protestans ont été rendus habiles „à remplir tous les emplois municipaux, civiles etc. Informes de ces ,,événemens, pouvons-nous garder le silence sur tant de maux, et ne „pas élever notre voix Apostolique contre ces funestes décrets qui ont „pour but d'anéantir la Religion ?" (Allocution du 29 Mars 1790).

(Art. 192.) 2e Jurer de maintenir l'observation d'une loi qui rend tous les sujets du Roi, de quelque croyance religieuse qu'ils soient, habiles à posséder toutes les dignités et emplois quelconques, ce seroit justifier d'avance et sanctionner les mesures qui pourront être prises pour confier les intérêts de notre Sainte Religion dans ces Provinces si éminemment Catholiques, à des fonctionnaires Protestans. Il est facile d'en calculer tous les déplorables résultats aujourd'hui que les Ministres de l'Evangile sont considerés et traités, suivant l'expression du vénérable Pie VII, comme antant de fonctionnaires publics, non moins dépendans du gouvernement que les fonctionnaires civils et militaires, puisque le Gouvernement met la Réligion au rang des autres branches de l'administration politique, comme si c'étoit un département d'institution humaine, sujet à l'inspection d'un Ministre d'Etat, non moins que les ministères des finances et de la guerre. (Lettre du Pie VII, aux Cardinaux, du 30 Avril, 1808.)

tikel der Verfassung gemäss an sich zog *). Eine eigene Geo neralcommission, unter dem Departement des Ministeriums

(Art. 193.) 3e Jurer d'observer et de maintenir une loi qui met dans les mains du Gouvernement le pouvoir de faire cesser l'exercice dụ Culte catholique, lorsqu'il aura été une occasion de trouble, n'est ce pas faire dependre à l'avenir autant qu'il est en soi, l'exercice de notre sainte Religion de la volonté de ses ennemis et de la malice des méchans ? Certes, l'existence d'une Loi aussi vague ne peut qu'affliger profondément tous les fidèles Catholiques.

(Art. 196.) 4e Jurer d'observer et de maintenir une Loi, qui şuppose que l'Eglise Catholique est soumise aux lois de l'état, et qui donne au Souverain le droit d'obliger le clergé et les fidèles à obéir à toutes les lois de l'Etat, de quelque nature qu'elles soient, c'est s'exposer ma. nifestement à coopérer à l'asservissement de l'Eglise catholique, c'est au fond soumettre, suivant l'expression de notre Saint Père le Pape, la puissance spirituelle aux caprices de la puissance seculière. (Bulle du 10 Juin 1809). En effet, nous n'avons pas, d'après la Loi fondamentale, et nous ne pouvons avoir l'assurance qu'aucune de ces lois ne sera opposée aux droits inaliénables de l'Episcopat, aux lois et aux libertés essentielles de l'église. Au contraire, ne sommes-nous pas très-fondés à craindre, que, puisque le clergé catholique n'est point admis à defendre légalernent les droits de son Eglise qu'il est même exclus des assemblées des laiques, composées d'un très-grand nombre de protestans on n'établisse, dans le sein des Etats-Généraux des lois aux quelles il ne pourroit se soumettre, sans violer tous ses devoirs ? il seroit donc alors censé rebelle à son Roi parce qu'il n'auroit pas voulu être infidèle à son Dieu.

(Art. 226.) Se Jurer d'observer et de maintenir une loi qui attribue au Souverain, et à un Souverain qui ne professe pas notre sainte Religion, le droit de régler l'instruction publique, les écoles supérieures, moyennes et inférieures, c'est lui livrer à discrétion l'enseignement public dans toutes ses branches, c'est trahir honteusement les plus chers intérêts de l'église catholique. En effet, au moyen d'une loi conçue dans des termes aussi généraux jusqu'où ne doivent pas s'étendre les droits du Monarque à ce sujet, et quel Evêque ne craindra pas, avec fondement, d'apres le texte de la Loi, l'invasion de ses droits sacrés sur l'enseignement dans son diocése, et spécialement sur les hautes et moyennes écoles, destinées à recevoir et à former le coeur et l'esprit

*) Vgl. über diesen Gegenstand des Herausgebers Schrift: „Ueber die Freiheit des Unterrichts, mit besonderer Beziehung auf das Königreich der Niederland e' a. s. w. Boon 1829.

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