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ouvrage est perdu pour nous, à l'excep-de sa naissance est demeurée incertaine; tion d'un fragment où il est question, on a cru cependant devoir la rapporter entre autres, des villes de Dymé, Dyr- à 979. Sarolta , sa mère, était fille de rhachium et Dodone. On ne trouve ce Gyula, l'un des chefs que le duc Taksony fragment que dans un seul manuscrit avait envoyés en otage à Byzance pour ayant appartenu jadis à l'abbaye de Saint-répondre de la trève conclue avec les Germain-des-Prés et conservé aujourd'hui Grecs. Gyula, s'étant converti à la relià la Bibliothèque royale de Paris. Après gion chrétienne, fut baptisé sous le nom avoir été publié plusieurs fois d'une ma- d'Étienne et fit élever ses enfanus dans nière fautive, il a été imprimé plus cor- cette religion. rectement par Montfaucon (Biblioth. Le fils de Geisa et de Sarolta , dont il Coislin., p. 281). Nous possédons, en ou- s'agit dans cet article, fut d'abord aptre, on abrégé de l'ouvrage d'Étienne de pelé Vaik. Le comte Déodat de SaintByzance fait par Hermolaus , grammai- Severin d’Apulie devint son premier prérien de Constantinople, que l'on croit cepleur; et lorsque saint Adalbert visita avoir vécu au vio siècle. Cet abrégé, bien la Hongrie, il le trouva possédant à fond, que la plupart des renseignements bisto- outre sa langue maternelle, le slavon, riques paraissent avoir été retranchés par le latin, et déjà assez instruit dans la foi Hermolaus, forme néanmoins encore un chrétienne pour recevoir immédiatement volume assez considérable imprimé pour le baptême. Il prit alors le nom d'Éla première fois par Alde l'ainé, Venise, tienne. La légende fait descendre un ange 1502, in-fol., cette publication, qui ne du ciel pour annoncer en songe à Geisa contient que le texte grec, est très rare. qu'il lui naitrait un fils auquel était réParmi les nombreuses éditions de l'a- servée la gloire de convertir les Hongrois. brégé d'Hermolaus qui ont paru depuis, Dans un songe aussi, saint Étienne le nous ne mentionnons que celle de Pinedo, martyr dut apparaitre à Sarolta pour Amsterdam, 1678, in-fol., et celle de lui prescrire d'imposer son nom au fils Berkel, terminée par Jacques Gronove à qu'elle portait dans son sein. Il est natuLeyde, 1688, in-fol., et publiée une se- rel de penser que ce fut simplement à la coade fois, avec un nouveau titre, en circonstance que son grand-père maler1694 : dans l'une et dans l'autre on a nel portait déjà ce prénom qu'on le lui ajouté au texte une version latine, des attribua ; mais le comte Mailaih, historemarques critiques et grammaticales, rien de la Hongrie, fait la remarque que et le fragment d'Étienne de Byzance con- l'on n'eût point imaginé de tels songes servé dans le manuscrit de l'abbaye de si l'enfant dont il s'agit ne fût pas deSaint-Germain. Une dernière édition devenu un grand homme et n'eût exercé l'abrégé d'Hermolaus, et la meilleure de une influence si marquée sur son peuple. toutes, a été donnée par M. Guillaume Le baptême du jeune Étienne fut bientôt Diodorf, en 4 vol. in-8°, Leipzig, 1825: suivi de son union avec Gisèle, sæur c'est le résumé de tous les travaux criti-d'Oiboo, empereur d'Allemagne, et Geisa ques et littéraires qui avaient paru jus- remit le pouvoir entre ses mains. Étienne qu'alors, ayant Étienne de Byzance pour eut d'abord à lutter contre l'esprit de réobjet; on y trouve aussi les variantes volte de ses Magyares (voy.), s'appuyant d'un manuscrit de la bibliothèque de sur la haine du christianisme, comme Breslau sur lequel Passow, dans ses Sym- aussi sur celle qu'ils portaient aux Alboiæ criticæ, avait appelé l'attention lemands et aux Italiens , appelés pour

H. le propager et le soutenir; mais il surÉTIENNE JER ou Saint ÉTIENNE, monta tous les obstacles et marcha premier roi de Hongrie, fils de Ceisa , sait la belle Sarolta. Il appela des missionnaires duc des Magyares ou Hongrois* ; l'année grecs et allemands et prépara ainsi la conversion

des Magyares; mais il dut y procéder avec pru. (9) Geisa fut le 4* duc des Hongrois, si l'on dence. Lorsque Adalbert lui reprocha devant sa compte depuis Almus, ou le 3e depuis Arpad qui, cour de suivre encore les rits du paganisme, il 92889, fit la conquête de la Hongrie. Geisa avait se boroa à lui répondre qu'il se croyait assez ri. laimėme embrassé le christianisme que profes- che pour les deux croyances. Voy. HONGRIE. Encyclop. d. G. d. M. Tome X.

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des savants.

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d'un pas ferme vers le but qu'il s'était de la part des Byzantios, 1 proposé, ne négligeant point en même accueillis par lui. temps d'asseoir son gouvernement sur ÉTIẾNNE III, fils de Geisa I des institutions pleines de sagesse et clamé roi en 1161; mais Mant de prévoyance ( voy. Hongrie). Il en- reur des Grecs, exigea que le voya une ambassade au pape Sylvestre II, lui prélérassent Étienne son ge qui, en retour, lui cooféra la cou- de Geisa. Les Hongrois intimi ronne et le titre de roi, en y adjoi- rent cependant sauver les api gnant tous les droits de la légation apos-procla mèrent le frère cadet de tulique dont il usa pour établir la hiérar- Étienne, Ladislaf, qui était av chie ecclésiastique dans ses états. De la cour de Byzance, et qui moura vieot que les rois de Hongrie ont tou- mois après, en 1162. Le gendi jours été qualifiés d'apostoliques. Étien- nuel vint alors s'emparer da es ne régla l'ordre de succession au trône. Hongrie, sous le nom d'Élier Il ennoblit la valeur jusque-là vagabonde n'était pas aimé des Hongrois et féroce des Magyares en l'employant à des guerres que sa soif de re des victoires utiles pour la civilisation avait suscitées de la part de : de ces contrées, et mourut plein de re- ses manières grecques achever it. nommée le 15 août 1038, jour de l'As- leur rendre odieux, et une ios somption de la Vierge; c'est à pareil jour générale l'obligea à prendre qu'il avait été couronné roi, 38 ans aupa. Étienne III, son neveu, remon ravant. Il ne laissa point de descendants tróne qu'une victoire lui assura en ligne directe, quoiqu'il eût eu plu- dant Manuel et Étienne IV nes sieurs enfants; Pierre, fils de son beau- ragèrent point : ils continuert frère Othon-Guillaume, comte de Bour-intrigues et les hostilités avec d gogne, lui succeda comme son plus pro- variés. Étienne IV mourut à St che parent.

1166; son neveu el compétite L'Eglise a placé Étienne parmi ses jusqu'en 1173. saints, ainsi que son fils Emeric, au- On voit par ce qui précède ? quel il eut le chagrin de survivre. L'his- quelque embarras à justifier l'or? toire l'a mis au nombre des grands légis- numération entre ces Étienne, lateurs. Nous ne saurions mieux ter- neveu: de là vient que plasieut miner son article qu'en rapportant les riens n'ont reconnu comme roi paroles du comie Mailath: « Un bomme dernier, et ont réservé la qualificati à qui tout on peuple dut sa conversion à TIENNE IV au fils de Bela IV (voy. la foi chrétienne , qui fonda une monar-succéda en 1270, et que l'on con chie et lui donna la plus complète or-trement comme cinquième de a ganisation ; un homme dont les institu- Celui-ci obrint une certaine rem tions ont lutte contre le cours de huit par son caractère belliqueux, ! siècles et en sortent triomphantes, est demeurant bien loin de celle que au - dessus de nos éloges; sa louange justement acquise son père; il lat se résume dans ses @uvres : elles ont lefois ajouter qu'il mourut tres. fondé sa renommée et la justifient en- en 1272, n'ayant régné que deu core. »

A partir de son règne, la Bulgus ÉTIENNE II, fils de Koloman, roi de gure dans le titre des rois de Hongrie, lui succéda en 1114, ågé de grie. 14 ans. Sa folle présomption et son ex- ORDRE DE SAINT-ÉTIENNE. Il en trême jeunesse lui suscitèrent de nom- deux, dont l'un seuleinent, et le breux ennemis et lui firent éprouver des ancien, se rattache à saine Élect revers qui, en aigrissant son caractère, Hongrie. Il ne fut fondé qu'en 176 finirent par le rendre cruel. Il mourul l'impératrice Marie - Therese, el en 1131, deleste de ses sujeis, si l'on en consacre au merile civil et militaire excepte les Cumanes ou Komans, qui, étrangers peuvent y élre admis. La ayant essuyé en 1124 une grande detaite est en émail de sinople avec filet

THORY.

e médaillon présente un champ | une croix à huit pointes en email, de

où sur un mont dé sinople gueule avec filet d'or tout autour, et sur

couronne en or. Dans l’exer- montée d'une couronne ducale de même ki, od lit en lettres d'or sur métal; aux angles rentrants de la croix ne: Publico merito præmium. sont quatre fleurs de lis en or. ii, surmontée du frontal de la Une grande plaque de même figure, dacale de même métal et à to- mais émaillée en argent avec anneaux aux Juule, est suspendue à un ruban huit pointes et les fleurs de lis de même are vert, qui se porte ou à la métal, se porte du même côté par les cre, ou en sauloir, ou en écharpe grands dignitaires. la gauche, suivant la dignité de Les chapelains ont seulenient la croix s, de commandeur ou de grand- en étoffe rouge sur le costume ecclésias roi de Hongrie est le grand-tique. Les simples servants d'armes n'ont

eet ordre (ou bien le prince qu'une croix à trois branches. qu'une princesse occupe le La Caravane, ou principale maison le chancelier du royaume est conventuelle, est à Pise. C. L-G-T. i de l'ordre.

ÉTIENNE BATORIY, voy. BAFod's croix portent en outre, sur Laache, une plaque à flammes et ÉTIENNE ( FAMILLE ou DYNASTIE L'argent autour d'un médaillon DES), vor. EstIENNE. se d'or ondulée, qui entoure un

ÉTIENNE (CHARLES-GUILLAUME ) cercle de gueule avec feuilles naquit à Chamouilly, village aux envirar sinople; un second cercle si- rons de Saint-Dizier, dans le départenec bordure d'or enloure enfin le ment de la Haute-Marne, le 6 janvier ta champ de gueule avec mont 1778, d'une famille originaire du Grésple, sur lequel repose le frontal sivaudan. Il n'avait pas encore 19 ans, furonne ducale en or, surmonté lorsqu'il quitta la province pour venir à sus double de Hongrie, dite croix Paris (1796). Mais malgré sa grande jeumane, même métal.

nesse, il s'était déjà, depuis 1793, conexcond ordre de Saint-Étienne, qui stitué dans son pays le défenseur de plupremier en date, et qui ne se ré- sieurs personnes qu'il eut presque toupas à une simple décoration, ap- jours le bonheur d'arracher à la mort. et à la Toscane, et fut institué en Arrivé à Paris, M. Étienne, attaché d'apar Cosme de Médicis, chef de la bord à la rédaction de divers journaux,

yoe de Florence, en commémo- signala l'heureuse facilité de son esprit; de la victoire remportée à Mar- mais son talent l'entrainait vers le genre sur l'armée française, commandée dramatique : aussi abandonna-t-il bientôt e saréchal de Strozzi, le 3 août 1554 les journaux pour se livrer à cette vocaalion des reliques de saint Étienne, tion. Déjà il avait fait représenter sur

? Les papes Pie IV et Pie V le plusieurs théâtres inférieurs un grand Karaerent en soupellant les chevaliers nombre de petites pièces, qui toutes porregle de saint Benoit et les assimi- taient le cachet de cette facilité spiri

dailleurs à ceux de l'ordre de Malle. Luelle dont il était doué, lorsqu'une heus principale mission fut ainsi de com- reuse circonstance viut allirer sur lui

les lo fidèles; ils ne manquèrent l'attention publique. Napoléon était au Têtre les digoes émules de ceux camp de Boulogne, et plusieurs fois il pika leur donnait pour modèles en dé- avait manisesté le désir de jouir de quelPot un grand nombre de prisonniers ques représentations théâtrales pour firsdaves. Ils se signalèrent surtout à égayer les loisirs du camp. Le jeune delense de Venise contre les Turcs, Etienne, qui se trouvait par hasard à 1684. Le costume de cérémonie est à Boulogne, fút engagé à composer une panole, en camelot blanc avec bor- pièce de circonstance. La pièce fut jouée,

rouge. Les chevaliers portent sur le Napoléon parut satisfait, et le jeune wie gauche, suspendue à un ruban rouge, poète, peu de temps après, obtint les I

honneurs du Théâtre-Français. Ce fut | tèrent encore à la haine et à l'envie dont par la petite mais si jolie comédie de l'heureux auteur des Deux Gendres était Brueys et Paluprat (Paris, 1807), qu'il déjà l'objet. Même auparavant, cette y débula : elle eut un succès complet; pièce avait donné lieu à de graves acet en faisant pressentir dans son auteur cusations et, par suite, à une polémil'écrivain plein de goût auquel l'avenir que si ardente et si envenimée qu'elle réservail des palmes plus glorieuses, elle devint un événement inoui dans l'hislui allira d'illustres protections, et no- toire littéraire. Pour ôter à M. Étienne tamment celle de M. Maret, devenu le mérite de l'invention, on cita des pièduc de Bassano, homme d'état qui eut ces imprimées, on compulsa les mapusle rare mérite de ne jamais oublier, au crits; enfin Lebrun Tossa , jadis ami de sein des grandeurs, qu'il avait commencé M. Étienne, dénonça les Deur Gendres par élre un simple écrivain. Nommé en comme un plagiat d'une pièce intitulée 1810 censeur du Journal de l'Empire, | Conaxa, ouvrage d'un jésuite de Rennes, aujourd'hui Journal des Débats (voy.), qui,cent ans auparavani, l'avait lui-même en remplacement de M. Fiévée (voy.), puisée dans un vieux fabliau. La découil fut peu de temps après appelé au mi- verte du manuscrit de Conaxa sut punistère de la police avec le titre de chef bliée avec fracas, et certes on n'aurait de la division littéraire et celui de censeur pas annoncé avec moins d'empbase la général de la police des journaux. Ces découverte de quelques-uns de ces chefsdevoirs administratifs, assez délicals et d'œuvre des anciens dont le monde sapeu propres à donner ou à conserver la vant regrette tant la perte. Le premier popularité, n'empêchèrent pas le jeune jour il était démontré que M. Étienne littérateur de poursuivre le cours de ses avait pris plus de 30 vers dans le matravaux et de consolider sa gloire nais- nuscrit du jésuite, le second il en avait sante; mais en même temps la saveur dont pris plus de 300; enfin le troisième la il était l'objet lui suscita des ennemis. comédie des Deux Gendres élait tout

Le 11 août 1810, la comédie des entière l'ouvrage du vieux prêtre de Doux Gendres sul représentée pour la Rennes. première fois sur le Théâtre-Français. Renvoyant nos lecteurs aux trois gros Cette pièce en cinq actes et en vers mar- volumes in-8° publiés de 1810 à 1812 qua le rang de M. Étienne parmi les sous le titre de Procès d'Étienne, nous hommes de lettres les plus distingués. nous borderons à dire que Conuza, reAussi bien écrite que bien conçue, cette tiré ainsi de l'oubli, fut imprimé et joué comédie, dans laquelle les tartules de au théâtre de l'Odéon, et qu'enfin il resta bienfaisance surtout sont mis en scène prouvé que M. Étienne avait bien pu d'une manière piquante, reçut l'accueil profiter de la désroque d'un jésuile sans le plus favorable. Un succès soutenu en encourir l'accusation de plagiaire. Tout constata le mérite; à la mort de Laujon, son tort se réduisait à n'avoir rien dit elle ouvrit même à son auteur les portes dans sa présace des légers emprunts qu'il de l'Académie Française. M. Étienne parait avoir faits à la pièce de Conaza. reçut avis de sa nomination par un billet M. Étienne ne tarda pas à prouver la d'ami qui ne contenait que ces mots, réalité de son talent et celte fécondité tirés des Actes des apôtres : Et elege- qui se passe facilement de tout emprunt, runt Stephanum, virum plenum spiritu. en faisant représenter (1813) au ThéâtreLe 7 novembre 1811, il prononça son Français une nouvelle comédie, également discours de réception, dans lequel il s'at- en cioq actes et en vers, intitulée : L'In. tacha surtout à démontrer que la comé-trigante ou l'École des Familles. Ceux, die se trouvait unie à l'histoire, qu'elle il est vrai, qui avaient exhumé Conaxa était éternelle comme celle-ci, enfin se conjurèrent aussi contre l'Intrigante, que, de même que chaque siècle a ses et répétèrent avec emphase que la noumæurs, chaque siècle aussi a sa comédie. velle pièce ressemblait à une comédie Les compliments qui furent adressés au allemande intitulée : Pas plus de six jeude poète par M. de Fonlanes ajou- | plais; mais le public goûta peu ces cri

tiques. Aussi le succès de l'Intrigante, lomnie pouvait amener contre lui. Il porta était-il assuré déjà par plusieurs repré- plainte en diffamation contre le journal sentations, lorsque la cabale, se voyant où se trouvait la dénonciation, et cette vaincue sous le rapport littéraire, cher- hardiesse le saava : l'ordonnance du 24 cba dans la pensée des allusions po- juillet ne rensermait pas son

nom. litiques. La pièce avait été jouée au châ- M. Étienne en resta là ; mais l'ordonnance teau des Tuileries, et l'ail si clairvoyant de 1816, contresignée Vaublanc, le raya da maitre d'y avait rien aperçu qui pût de la liste des académiciens. lui donner de l'ombrage. Cependant les Depuis ce moment, M. Étienne, étrancourtisans, auxquels on fit croire qu'ils ger à toule fonction publique, renira étaient attaqués, prirent la chose au sé- dans la vie privée, qui lui rendit l'inrieus, et l'interdiction fut lancée contre dépendance. Tout entier à la littérature la pièce. Elle n'en obliot que plus de et à la politique spéculative, il livra faveur; chacun voulut la lire, et les d'une part à la scène Racine et Caexemplaires s'enlevèrent à un prix très vois, comédie en trois actes et en vers élevé. L'année suivante (1814), le gou- (Paris, 1816); les Deux maris, opéravernement qui avait remplacé Napoléon comique en un acte (Paris, 1816); le rapporta l'interdiction; mais l'auteur, Rossignol , opéra-comique en un acte an lieu de rendre son ouvrage à l'im- (Paris, 1817, réimprimé en 1818); Zépatience da public, crut mieux faire en loide, opéra-comique en deux actes et en s'en tenant à la première décision. Il ex- vers libres (Paris, 1818 ); et surtout sa prima les causes de son resus dans une charmante pièce intitulée l’Une pour lettre qu'il écrivit à l'ancien Journal de l'Autre, opéra-comique en trois actes;

Empire; lettre pleine de dignité, pleine et d'une autre part, se réfugiant dans les de sentiments généreux pour une haute journaux de l'Opposition, il se montra inlortude et qui fait infiniment d'hon- au public comme un publiciste exercé, Deur au caractère de son auteur. « La dé- courageux et élégant. Rédacteurdu Conssense d'une comédie, disait-il eu termi- titutionnel et de la Minerve française, il nant, n'est pas un malheur pour un au

combattit dans la lice au nom des libertés tear; mais l'ingratitude est un malheur publiques contre un parti qui voulait les pour tout le monde.»

anéantir après les avoir cependant sancEn parlant ainsi au public, M. Étienne tionnées par un serment solennel. A cquéne prii guère soin de sa propre fortune: reur d'une des actions du Constitutionnel il fut dépouillé de toutes ses places, voy.), M. Étienne contribua puissamet si Napoléon, en revenant, les lui ren- ment à accroitre la prospérité de ce dit, cela le fit paraitre encore plus conpa- journal en le rendant l'organe le plus ble aux yeux du gouvernement de la se- dévoué des intérêts populaires. On lut conde Restauration. Créé chevalier de aussi avec un grand empressement ses la Légion d'Honneur après le 20 mars Lettres sur Paris, insérées dans la Mi1815, ce fut lui qui, le 4 avril suivant, nerve française dont elles assurèrent le eD sa qualité de président de l'Institut, rapide et prodigieux succès. Dans celle se trouva chargé de féliciter l'empereur Correspondance pour servir à l'histoire au nom de ce corps. Dans son discours, de l'établissement du gouvernement requi n'était pas le langage d'un courtisan, présentatif en France (imprimée séparéil sat faire entendre de salutaires avis. 'ment en 2 vol. in-8°, Paris, 1820), le puCependant lorsque les Bourbons revin- bliciste patriote sut mettre à la portée de rent, M. Étienne fut de nouveau dépouillé tout le monde les matières abstrailes du de toutes ses places; et désigné comme l'un gouvernement et de la politique; ces lettres de ceux qui avaient favorisé le retour de présentent l'histoire la plus piquante des l'usurpateur, le Moniteur le pota pour la mouvements qui ont agité la ville et la proscription. Ses amis lui conseillèrent la cour de 1818 à 1820; aussi instructives fuite, mais M. Étienne en appela à la loi; qu'amusantes, elles eurent un immense il se défendit avec courage et eut le bon succès. heur d'échapper aus sites que la ca- Des travaux si importants pour la

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