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laxie des maladies infectieuses ; après avoir considéré cette question d'une façon générale, il passe en revue les principales maladies infectieuses et expose quels sont les moyens de protéger les populations contre la contamination de chacune d'elles (choléra, typhus, tuberculose, diphtérie, complication infectieuse des plaies, maladies vénériennes, charbon, morve, pommelière, rage, dysenterie, malaria, variole, rougeole, scarlatine). On voit, d'après cette analyse, qu'aucun des points de l'hygiène, tant publique que privée, n'est passé sous silence. Nous le répétons, l'auteur est parvenu à condenser en un volume relativement restreint (429 pages) toutes les notions intéressant l'hygiéniste. Les progrès les plus récents de la science y sont mis à contribution; et cependant le profane, aussi bien que le médecin, peut parfaitement suivre le Dr Gärtner dans ses savantes considérations.

Rendons hommage au talent des traducteurs, qui ont su conserver la concision du texte original, tout en y mettant une clarté et une correction de style qui ne laissent rien à désirer. Nous devons remercier nos laborieux confrères d'avoir entrepris la tâche ardue de mettre ce livre à la portée du public médical de langue française. Nous ne doutons pas que celui-ci ne fasse bon accueil à cet intéressant ouvrage, dont la diffusion contribuera largement à développer et à confirmer les progrès de l'hygiène.

Dr MOELLER.

LEÇONS DE CHIMIE, à l'usage des élèves de mathématiques spéciales, par H. GAUTIER et G. CHARPY. Deuxième édition, entièrement refondue. - Un vol. grand in-8° de x-480 pp. — Paris, Gauthier-Villars et fils, 1894

Dans la première moitié de 1892 paraissaient les Leçons de chimie, à l'usage des élèves de mathématiques spéciales. Le succès de cet excellent ouvrage fut si grand que, dès l'année dernière, les auteurs se virent forcés d'en publier une nouvelle édition.

Peu de livres se recommandent par autant de points que celui de MM. Gautier et Charpy.

Ce n'est plus l'antique traité de chimie, ressassant toutes ces vieilleries qui se transmettaient de génération en génération,

comme un précieux héritage des ancêtres : vieilles hypothèses, vieilles explications, vieux instruments de laboratoire, vieilles expériences, vieilles interprétations des faits, vieux procédés industriels. Les auteurs ont décidément rompu avec toutes ces antiquailles, et si, dans leur ouvrage, nous en trouvons parfois encore quelques traces, ce n'est que pour mémoire, ou bien, avantage plus précieux, pour nous faire assister à l'évolution des théories, aux perfectionnements successifs des procédés, à la grande marche en avant de l'esprit humain.

Les Leçons de chimie sont divisées en deux parties.

La première expose avec une rare clarté les théories générales chimiques et physico-chimiques : on y traite successivement des divers états physiques des corps; de l'état cristallin, des systèmes cristallins et de la production des cristaux; des lois des combinaisons; des nombres proportionnels et des deux systèmes de nombres proportionnels, le système des équivalents et celui des poids atomiques; de la détermination de ces nombres proportionnels ; des règles de la nomenclature chimique; de la formation des équations, de leur valeur, du passage d'une équation écrite en équivalents à la même équation en poids atomiques et vice-versa ; des transformations physiques et chimiques; de la thermochimie; enfin, pour n'avoir pas à interrompre constamment l'étude particulière des corps par des détails sur le mode opératoire, les auteurs consacrent un paragraphe spécial à la description des appareils les plus employés dans les laboratoires de chimie et à la manière de s'en servir. D'excellentes gravures facilitent aux commençants l'intelligence du texte.

La question des nombres proportionnels est fort bien traitée; on a parfaitement fait ressortir l'incontestable supériorité du système des nombres proportionnels dits poids atomiques sur le système des équivalents. Dans tout l'ouvrage, on se sert couramment de la notation atomique ; toutefois, les auteurs n'ont pas cru pouvoir abandonner entièrement les équivalents, plusieurs mémoires importants à consulter pour l'élève étant écrits dans ce système. Aussi chaque équation en notation atomique est-elle accompagnée de sa traduction en équivalents. Les définitions et les lois sont données sous une forme à la fois simple et précise, et formulées ensuite, lorsque cela peut aider l'étude, sous une expression analytique. Le système des poids atomiques est exposé indépendamment de la théorie atomique; les auteurs ont du reste partout nettement séparé ce qui est de certitude physique de ce qui est encore du domaine de l'hypo

thèse, et parmi ces derniers points, ce qui est de très haute probabilité de ce qui soulève encore de sérieuses difficultés et des doutes légitimes.

Plusieurs chapitres sont à la fois d'excellents résumés d'ouvrages de longue haleine difficilement abordables à l'élève, et des guides pratiques s'il veut en entreprendre l'étude. Citons spécialement, à ce point de vue, ceux qui traitent de l'état cristallin, de la thermochimie, des transformations réversibles et irréversibles et des équilibres chimiques. Ce dernier, tout particulièrement, qui forme la partie de beaucoup la plus considérable des généralités, est traité d'une façon magistrale.

Les auteurs commencent par montrer le peu de valeur de la distinction si souvent donnée des transformations physiques et des transformations chimiques. Les premières, disait-on, sont réversibles, les secondes, irréversibles. Or, il existe des transformations irréversibles qui sont pourtant du domaine incontestable de la physique. Le retour d'un corps en fusion à l'état solide, voilà certes un phénomène physique: or, dans le cas de la surfusion, le retour du corps à l'état solide au contact d'une particule solide de la même matière est une transformation irréversible dans les conditions de l'expérience.

Par contre, il y a aussi des transformations chimiques réversibles. Entre 1 100° et 1300°, un mélange d'hydrogène et d'oxygène donne naissance à de la vapeur d'eau; dans les mêmes conditions, la vapeur d'eau peut se dédoubler en hydrogène et en oxygène; la chose a été prouvée par les expériences de Sainte-Claire Deville. Et ce n'est

pas là un cas isolé; les auteurs indiquent toute une série de faits analogues dont l'existence a été établie par le même chimiste.

Quel que soit l'état physique sous lequel les corps ou les systèmes de corps se présentent, cet état physique peut être :

Stable : ainsi l'eau, à la pression de 760 millimètres, a pour état stable l'état liquide au-dessus de 0°, l'état solide au-dessous de o

Hors d'équilibre : l'eau à la même pression, quand elle se présente liquide en dessous de 0°, est hors d'équilibre.

En équilibre avec un état physique différent : à la même pression et à oo, il y a pour l'eau équilibre entre l'état solide et l'état liquide.

Le passage d'un état stable à un autre état stable entraînera toujours un moment où il y aura équilibre entre les deux états ; c'est en ce moment que la transformation aura lieu, et elle sera réversible.

Le passage d'un état hors d'équilibre à un état stable sera déterminé par toute cause qui détruira les résistances passives maintenant le système hors d'équilibre. Toutefois elle ne sera qu'une condition de la transformation elle-même, car il n'y a aucune proportion entre la cause dont nous venons de parler et celle qui opère la transformation ; celle-ci sera irréversible.

Parmi les transformations réversibles, il en est qui ne modifient pas la masse du ou des corps considérés. Celles-là sont uniquement fonctions de la température et de la pression ; on pourra donc tracer une courbe qui représentera tous les points où les deux états stables sont en équilibre, quand on donne à une des variables différentes valeurs successives, et à l'autre, les valeurs correspondantes.

Ces transformations sont soumises à deux lois :

"Toute élévation de température produit une transformation qui tend à abaisser la température, qui absorbe, par conséquent, de la chaleur, et inversement.

Toute augmentation de pression extérieure détermine un déplacement de l'état d'équilibre qui tend à abaisser la pression, qui produit, par suite, une diminution de volume, et inversement.,

C'est dans cette catégorie que viennent se ranger les change. ments d'état physique, solidification et fusion, liquéfaction et vaporisation, et les changements d'état dits allotropiques, ceux du cyanogène et du soufre par exemple.

Il existe d'autres transformations réversibles, qui modifient la masse des corps considérés, soit que le système de corps dans ces transformations se résolve en ses constituants (dissociation), soit que les éléments du premier système s'unissent différemment pour donner naissance à un nouveau système (équilibre chimique). Dans ces deux cas, la transformation n'est plus seulement fonction de la température et de la pression, mais encore d'une troisième variable, la condensation du corps, ou la quantité de ce corps contenue dans l'unité de volume du mélange.

L'influence de la condensation est résumée dans la loi suivante:

* Tout accroissement de condensation d'un corps du système produit une transformation qui fait disparaitre une certaine quantité de ce corps, et inversement., Si les systèmes sont totalement hétérogènes, c'est-à-dire, si les

, corps en présence sont sous des états physiques différents qui les maintiennent complètement séparés, la condensation devient fonction de la température et de la pression, et les différents points d'équilibre ou de transformation, ne dépendant plus que

de ces deux variables, pourront se représenter graphiquement et fournir une courbe analogue à celle dont nous avons précé. demment parlé. C'est ainsi qu'on tracera des courbes de tension de dissociation du carbonate de calcium, des chlorures ammoniacaux, des courbes représentant la marche de la déliquescence et de l'efflorescence des sels pour des pressions variables et les températures correspondantes.

La loi régissant ces transformations se traduit en une formule analytique très simple que l'on trouvera dans l'ouvrage.

Si les systèmes sont partiellement hétérogènes, c'est-à-dire si deux au moins des produits de dissociation se présentent sous le même état physique et peuvent se mélanger, la transformation obéira encore aux trois lois énoncées plus haut ; mais la condensation devenant alors une variable indépendante, on ne pourra plus, au moins en général, tracer une courbe d'équilibre. La dissolution rentre dans le cas des systèmes partiellement hétérogènes ; mais, comme là, on opère ordinairement à la pression atmosphérique et que les légères variations de cette pression peuvent être considérées comme sans influence sur la transformation, on se trouve en présence de deux variables seulement, la température et la condensation (concentration); il sera possible par conséquent de déterminer des courbes de solubilité. Les auteurs examinent la dissolution des solides et des gaz dans les liquides, et en donnent les lois particulières.

Si le système est homogène, c'est-à-dire, si tous les corps en présence sont sous le même état physique, et si à chaque instant le mélange est rigoureusement homogène, les variations d'équilibre dépendent encore des trois mêmes variables ; mais l'étude du phénomène devient alors fort difficile, et l'on doit pour chaque cas particulier recourir à des méthodes spéciales. Les auteurs exposent à ce sujet les travaux de M. Georges Lemoine sur l'acide iodhydrique et sur le bromhydrate d'amylène. Ce sont des transformations de cette classe qui, dans certains cas, rendent si difficile la détermination des poids moléculaires par la densité de vapeur.

Dans toutes ces questions, il importe de vérifier avant tout si l'état d'équilibre du système a été atteint. Si quelques réactions paraissent instantanées, d'autres, en chimie organique et même en chimie minérale, demandent un temps assez long. Les expériences de M. Lemoine prouvent que la vitesse de réaction dépend de la température et de la pression et croit en général avec elles. La présence d'un corps poreux peut aussi l'augmenter considérablement.

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