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papulés; chaque involucre ne contient et même la mort. Plusieurs autres euqu'une seule fleur femelle, placée au cen- pborbes indigènes participent aux mêmes tre et entourée par les fleurs måles. propriétés. Suivant les expériences du Celles-ci se réduisent à une seule éta- docteur Loiseleur-Deslongchamps, 15 à mine, articulée par la base de son filet à 25 grains de poudre des racines de l'euun court pédicelle, lequel est parfois ac- phorbia Gerardiana, Jacq., ou de l'eucompagné de petites bractées. La fleur phorbia cyparissias, Linn. , ou de l'eufemelle offre un ovaire triloculaire porté phorbia amygdalina, Linn. , agissent sur un long pedicelle et terininé par un comme émétique, à peu près à la mastyle à trois branches ordinairement bi- nière de l'ipecacuanha. Ep. Sp. ades. Le fruit est une capsule à trois co- EUPHRATE, en turc Frat*, fleuve ques monospermes et élastiquement bi- de la Turquie asiatique. Il nait dans les valves.

montagnes de l'Arménie, traverse le paLa plupart des euphorbes des con- chalik d'Erzeroum (voy.), longe ceux de trées tempérées sont des herbes très Diarbekir, Sivas, Marach et Racca, trafeuillues, landis que celles qui croissent verse ceux de Bagdad et de Bassora, redans les sables brûlants de l'Afrique ou çoit le Tigre au-dessous de Corna, et se de l'Arabie ont le port de certains cac- jette, sous le nom moderne de Chal-eltas, et se font remarquer par de grosses Arab (fleuve des Arabes), dans le golfe Perliges charnues, anguleuses, hérissées de sique, après un coursd'environ 420 lieues. nombreux aiguillons, mais en général de- Rapide dans les montagnes d'où il descend pourvues de feuilles; l'aspect bizarre de et hérissé de cataractes, surtout au mont es végétaux en fait cultiver quelques- Taurus , il se ralentit considérablement mous dans les collections des plantes gras- dans les plaines de l'ancienne Mésopores: tels sont l'euphorbe tête de Méduse tamie et dans le voisinage du golfe Pereuphorbia caput Medusæ , Linn.), l'eu- sique. Il reçoit le Carasou à droite, et phorbe melon (euphorbia meloniformis, l'Erzen, le Mouradchai et le Khabour à Ait.), et l'euphorbe des Canaries ( eu- gauche. Sujet à des débordements, surphorbia Canariensis, Linn.).

tout en hiver, il peut porter alors des Toutes les euphorbes contiennent un bâtiments considérables. En été, il n'est sae laiteux, en général acre et caustique: navigable que pour des bateaux, encore inssi beaucoup d'espèces, surtout celles ne peuvent-ils remonter le fleuve qu'à des contrées équatoriales, sont-elles très une journée au-dessus du confluent de vénéneuses. La gomme-résine connue l'Euphrate et du Tigre à l'aide de la masous le nom d'euphorbium ou gomme- rée. De beaux paysages s'étendent sur les euphorbe s'extrait de quelques euphor- bords du fleuve; sa rive gauche fait partie bes charnues d'Afrique ou d'Arabie, de l'ancienne Mésopotamie (voy.), qui, notamment de l'euphorbia antiquorum, renommée pour sa fertilité, était habitée Linn., et de l'euphorbia officinarum, et très peuplée depuis la plus haute anLino. Ce médicament est l'un des plus tiquité. De grandes villes embellissaient drastiques; on y a rarement recours au- ses rives: Babylone (voy.) surtout étalait jourd'hui; appliquée sur la peau, la sa magnificence sur la droite de ce fleuve; comme-eaphorbe en détermine promp- un canal unissait auprès de cette ville tement la vésication, et, aspirée par les célèbre l’Euphrate au Tigre. Ce canal, sarines, la moindre quantité provoque appelé maintenant Chal-el-Hié, sert ende longs éternuements. Le suc de l'eu-core aux bateaux; un passage voûté, phorbia tirucalli, Willd., est aussi d'une haut de 12 pieds et large de 15 pieds, extrême âcreté, et il passe chez les Hin- selon Strabon, passait sous l'Euphrate, dous pour un antisyphilitique très effi- depuis le palais du roi jusqu'au temple cace. Les graines de l'épurge (euphor- (*) C'est aussi sous le nom de Phrath og Fraat bia lathyris, Linn.) sont en grande vogue que ce fleuve est cité dans la Genèse (II, 14 ) comme purgatif daos la médecine em-comme l'un des quatre ayant leur source dans piriqae; mais leur emploi inconsidéré a cription détaillée. Voir aussi la Géographie bi.

l'Éden (voy.). Ker Porter en a donné une des. gecasionné souvent de graves accidents | blique de Rosenmüller (1823), t. I, p. 188. S,

de Belus. Ce passage, véritable tunnel, d'ètre placés dans leur canon comme était long d'un stade. Des canaux d'irri- modèles du genre, florissait vers la 85° gation et un grand nombre d'aqueducs, olympiade, 440 ans avant J.-C. Il donna dont on aperçoit les ruines jusqu'à une

17 comédies sur le théâtre d'Athènes et grande distance du fleuve, portaient ses il y remporta sept couronnes. La coméeaux dans les campagnes pour les vivi- die était alors toute politique et extrê. fier. On avait pratiqué aussi dans l’Eu- mement licencieuse. Eupolis en tempéra phrate des digues transversales en ma- la licence par beaucoup d'esprit et de çonnerie qui laissaient seulement un pas- grâce, mais il s'y rendit hardiment l'ésage aux bateaux dans le milieu du lit cho de l'opinion publique. Alcibiade eut de ce fleuve. Toutes de 4 à 5 pieds, elles beaucoup à se plaindre de sa causticité, servaient, quand ses eaux étaient basses, et l'on dit qu'il s'en vengea lâchement; à les arrêter pour les moulins et les ca

Périclės fut, au contraire, l'objet de ses naux d'arrosage. On voit encore les restes éloges, ce qui serait déjà une induction de ces constructions antiques.

en faveur des verlus civiques du poète, si La partie supérieure du cours de elles n'étaient suffisamment attestées par l'Euphrate a été peu visitée par les sa mort glorieuse. Il périt dans l'Hellesvoyageurs. En 1574, un Allemand, pont, pendant la guerre du Péloponèse, Rauwolf, descendit le fleuve depuis El- en combattant contre les Lacédémoniens; Bir, en Syrie, jusqu'à Hilleh, où sont et c'est même à cette occasion que fut les ruines de Babylone. Ce trajet dura rendue la loi qui dispensait les poètes de sept semaines. Jusqu'à Anah, les bords l'obligation du service militaire. D'après de l’Euphrate n'offraient que des plaines un passage de Lucien (Bis accusatus seu de sable et des broussailles; mais entre fora), on conjecture avec raison qu'EuAnah et Hilleh ils étaient couverts de polis était un de ses auteurs favoris et dattiers et d'autres arbres fruitiers. Les que ses dialogues lui doivent une partie Anglais ont récemment fait explorer le de leur verve spirituelle et mordante. Les cours inférieur du fleuve, afin d'exa- fragments d'Eupolis, épars dans Stobée, miner si, par la navigation du golfe Per- dans les scholies d'Aristophane, dans sique, de l’Euphrate et de la mer Médi- Athénée, etc., ont été recueillis et comterranée, il serait possible d'abréger le mentés

par

M. Runkel : Pherecrates et trajet de l'Inde en Angleterre (voir Ches- Eupolis, Fragmenta, etc., Leipz., 1825, ney, Reports of the navigation of the Eu-in-8°. phrates, 1832, in-8°). Il résulte de ces ex- EURE (DEPARTEMENT DE L'), l'un plorations qu'en employant les bateaux à des cinq compris dans l'ancienne province vapeur on pourrait, en 46 jours, aller de Normandie (voy.), formé du comté d'Angleterre à Bombay, et en 52 de Bom d'Évreux et du Perche supérieur, borné bay en Angleterre. Les bateaux à vapeur au nord par le département de la Seinevenant de Bombay remonteraient l’Eu- Inférieure, à l'est par ceux de l'Oise et phrate jusqu'à Mohammera, ville située de Seine-et-Oise, au sud par ceux d'Euentre l'embouchure du fleuve et Bassora; re-et-Loir et de l'Orne, et à l'ouest par de là, des dromadaires porteraient les le Calvados. Il appartient à la région dépêches et les marchandises à Damas et nord-ouest du royaume. La pente généà Beyrouth, port de la Syrie et lieu d'em- rale du terrain dans ce département est barquement pour l'Europe. On pense du sud-est au nord-ouest. De nombreux que les tribus arabes des bords de l'Eu- cours d'eau l'arrosent et le fertilisent : phrate ne mettraient pas d'obstacles sé- les plus importants sont la Seine, qui lui rieux à ces communications, que vrai- sert de limite septentrionale vers son emsemblablement on ne tardera pas d'es-bouchure et le range parmi les départesayer.

D-C.

ments maritimes; elle y a 66,194 mètres EUPHROSYNE, voy. GRACES. de développement; l'Eure, affluent de la

EUPOLIS, un des six poètes de l'an-Seine, qui prend sa source dans le décieune comédie que les grammairiens de partement de l'Orne et donne son nom à l'école d'Alexandrie ont jugés dignes celui qu'elle traverse du sud au nord dans

F. D.

un cours de 86,160 mètres; la Rille, ) que possède le département et dont les qui prend également sa source dans le races sont assez belles. La température département de l'Orne et a 28,000 est généralement assez douce, maistrès vamètres de cours dans celui de l'Eure, riable; il y tombe annuellement en pluie pendant lequel elle disparait au moulin de 20 à 21 pouces d'eau. Le thermomètre de La Chapelle pour reparaitre 7,000 ne s'abaisse guère dans l'hiver au-desmètres plus loin près de Groley; l’Itop sous de 6o Réaum.; les vents soufflent le présente le même phénomène d'un cours plus ordinairement de l'ouest. La popusouterrain qui est d'environ 15,000 mè-lation, qui est en général robuste, est partres; on peut nommer encore l’Andelle ticulièrement exposée aux affections caet l'Epte. La longueur totale de la na- tarrhales et rhumatismales. vigation de ces rivières dans le départe- L'étendue des terres labourables dans ment est de 181,854 mètres; plusieurs le département de l'Eure est de 283,183 sont très poissonneuses. Le département hectares, ou près de moitié de la surface se contient pas d'étang important. Le ma- totale; les prés occupent 180,000 hecrais de Vernier, entre Quilleboeuf et la tares , et les pâturages de toute espèce pointe de Laroque, y occupe une super- 66,768. Les bois, où le gibier est abonficie d'environ 2,600 hectares que divers dant et les animaux nuisibles en petite projets de desséchement non encore réa- quantité, couvrent 82,845 hect. La vigne lizes tendent depuis longtemps à rendre à ne croit qu'au bas de quelques coteaux la culture.

et d'occupe qu'un espace assez limité Les montagnes de l'Eure ne consis- dont on évalue le produit annuel à tent qu'en des chaines irrégulières de co- 60,000 hectolitres; en 1835, la récolte teaux qui ne dépassent pas 100 mètres en céréales s'est élevée à 3,526,112 hecd'élévation au-dessus du niveau de la tolitres; en 1830, le nombre des bêtes à mer. L'une des plus remarquables est cornes (race bovine) était de 68,870, et celle de Laroque voisine de l'embou-celui des bêtes à laine de 432,802, chure de la Seine, montagne dont l'as- produisant annuellement une quantité pect est stérile et nu, mais au pied moyenne de laine évaluée à 420,000 de laquelle sont d'excellents pâturages. kilogr. dont 17,000 seulement mérinos

. Au confluent de la Seine et de l'An- Le nombre des chevaux doit être de delle se trouve la côte des deur Amants, 50,000 environ. L'agriculture du déparqu'une paive et touchante histoire du tement pourrait recevoir d'importantes moyen - âge a rendue célèbre*. Le sol améliorations, quoiqu'il soit loin d'être du département présente un aspect très au dernier rang sous ce rapport. L'usage sarié : il est en général formé d'une des jachères n'y est point encore entièferre végétale argileuse qui repose sur rement abandonné; les clôtures sont mal des masses calcaires où l'on trouve en soignées; les habitations rurales présenabondance la pierre à bâtir, la pierre tent souvent l'aspect le plus misérable; neulière, le grès et diverses terres à les étables sont mal aérées et n'ont la faience. Les mines de fer sont nombreu- plupart du temps qu'une ouverture. Au183, ainsi que les sources d'eaux miné- tour des villes sont des jardins bien culrales ferrugineuses. Les lignes de co- tivés et de vastes enclos plantés d'arbres teaus partagent le territoire en un cer- fruitiers, notamment de pommiers et de tain nombre de vallées où le sol prend poiriers, dont les fruits alimentent la fades qualités précieuses pour la végéta-brication du cidre et du poiré, principale tion; des sables stériles s'étendent le boisson des habitants. Le revenu terrilong da cours de la Seine. Sur 582,127 toriai du département est évalué à hectares, contenance totale du dépar- 29,741,000 fr. lement, il n'y en avait en 1834 que

L'industrie manufacturière présente 18,806 en landes et bruyères non tout des établissements d'un haut intérêt. On ilait perdues pocar les nombreux bestiaux y complait, en 1834, 25 forges et 727 29. Cette histoire fait le sujet d'un conte de fabriques diverses; environ 30,000 i:

dividus sont occupés dans ces établisse, ments; la fonderie de cuivre avec lami- , dissement est le port de Quillebæuf, situé noir de Romilly est une des plus impor- à l'embouchure de la Seine et où les gros tantes. Le tissage de la laine et du coton bâtiments qui ne peuvent remonter jus. occupe un grand nombre de bras; les qu'à Rouen déposent quelquefois leurs draps de Louviers jouissent d'un juste carga isons. Le département appartient à renom en France et au dehors. Le dé- la 14° division militaire; les tribunaux partement compte aussi plusieurs tanne- sont du ressort de la Cour royale de ries, verreries, papeteries, etc. A l'ex- Rouen; les établissements d'instruction position de 1834, l'industrie de l'Eure dépendent de l'académie de la même a obtenu 6 médailles d'or el plusieurs ville. Il y a 4 colleges communaux el autres honorables distinctions. Ces di- 656 écoles primaires, fréquentées par vers articles, ainsi que l'excédant des 29,183 élèves, dont 17,439 garçons. produits agricoles, forment le fond d'un Évreux possède une société d'agriculiure, commerce étendu. Le nombre des foi- sciences, arts et belles-lettres. res est de 150; elles remplissent 177 La population est, d'après le recensejournées. Le département est traversé ment officiel de 1836, de 424,762 indipar 11 roules royales, 27 routes dépar- vidus, dont 204,660 hommes et 220,10 tementales et 30,100 chemins vicinaux; femmes, donnant un excédant de 514 ces diverses voies de communication et individus seulement sur le recensement de transport ont un développement de de 1831. Le mouvement de cette popu24,766 kilomètres ou de 6,356 lieues lation a présenté en 1835 les résultats environ.

suivants : naissances, 8,917, dont 4,696 Le département est administrative- garçons et 4,221 filles; sur le nombre loment divisé en 5 sous-préfectures, 36 can-tal, 711 enfants paturels. Décès, 9,588 tons et 798 communes. Les chefs - lieux dont 4,701 hommes et 4,887 femmes Oa des arrondissements sont : 1° Évreux, voit ainsi que ce département est du tres qui est aussi chef-lieu du département. petit nombre de ceux où la population Cette ville, ainsi qu'on le verra à l'ar- tend à décroitre. Le nombre des mariages ticle comté d'Évreux, est très ancienne, a été de 3,456. Sur cette population, située sur l'Iton, et a 10,000 habi- 87,319 citoyens sont inscrits sur les contants. On reinarque dans le même ar- tróles de la garde nationale, dont 22,000 rondissement le château de Navarre, seulement environ forment la réserve. bâti par les ducs de Bouillon sur les Elle fournit annuellement à l'armée 904 dessins de Mansard , et qui a , dans ces jeunes soldats; elle a payé a l’étal en derniers temps , servi de résidence à l'im-1831, pour les dépenses générales, en impératrice Joséphine; et Ivry-la-Bataille, pots divers, 13,830, 221 fr. 63 c., de labourg sur l'Eure, dont le nom rappelle la quelle somme doit être déduite celle de célèbre victoire qu'Henri IV y remporta 6,023,632 fr. 20 c. qu'elle a reçue du en 1590 sur le duc de Mayenne; 2° Les trésor pour les divers services adminisAndelys, ville située près de la Seine et tratifs. La différence à son désavantage formée de deux parties séparées par une equivaut au cinquième environ du rechaussée d'un quart de lieue d'étendue, venu territorial du département. On avec 5,000 habitants environ. On re- compte parmi cette population 181,929 marque dans le même arrondissement propriétaires, dont 2,794 concourent à Gisors, ville ancienne sur l’Eple, peuplée l'élection de 7 députés, et 45,962 ont de 3,500 habitants; 3° Bernay sur la été appelés en 1834 à la formation des Charentonne, avec près de 7,000 habi-assemblées municipales. Le rapport des tants, renommée par sa foire aux che-écoliers à la population est dans l'Eure vaux, qui est la plus importante de la de 1 sur 15, et celui des condamnés de Normandie; 4" Louviers sur l'Eure, avec 1 sur 5,553. 10,000 habitants, dont les fabriques de EURE-ET-LOIR ( DÉPARTEMENT draps ont déjà été signalées; 5° Pont D'). Situé dans la région nord-ouest du Audemer, ville ancienne sur la Rille, avec royaume et formé d'une partie de l'an5,300 habitants. Dans le même arron- cienne Beauce et du Perche, il a pour

P. A. D.

limites, au bord, le département de , dont la complexion est généralement ro"Eure, à l'est celui de Seine-et-Oise, buste, sont surtout exposés aux affec10 sad ceux du Loiret, de Loir-ei-tions pulmonaires. En 1832, 850 inCher et de la Sarthe, à l'ouest celai de dividus périrent du cholera, sur 1657 l'Oroe. Le département se trouve divisé qui furent atteints dans le département. par la ligne de faire commune à la Man- Un rang distingue doit lui être assigné che et à l'Atlantique en deux portions entre tous sous le rapport agricole : ses presque égales. Il affecte ainsi deux pen- vastes plaines, légèrement onduleuses, se s generales, l'une au pord, sur le bas- couvrent chaque année de riches moisin de la Seine, l'autre au sud, sur celui sons qui en font un des greniers de la de la Loire. A l'est, la ligne de faite France. La culture y est parfaitement forme dans le département le plateau entendue, et toutes les bonnes méthoOrléans ou de la Beauce, dont la hau- des sont volontiers accueillies par les lear moyenne est d'environ 85 toises, et populations exemples de cet esprit de la plus grande largeur de 7 lieues. La routine qui retarde ailleurs les progrès. frente nord a pour cours d'eau principal Sur 548,304 hectares qui forment la "Eare

, affluent gauche de la Seine (voy. superficie totale du département, les terfarticle précédent), et la pente sud le res labourables comptent pour 435,277, Loir, alfluent de la Loire, auquel ses ou pour les quatre cinquièmes. En 1835, saus parviennent par l'intermédiaire de la récolte s'est élevée à 1,543,461 hectoa Sarthe et de la Mayenne. L'Eure y litres de froment excellent, et 1,958,864 Feçoit par la droite la Voise et la Ves- hectolit. d'avoine. Le département progre, el par la gauche la Blaise et l'Arve; duit aussi, apnée moyenne, 200,000 no cours y est d'eoviron 40,000 metres, hectol. de vin médiocre et une quantité pendant lequel il reçoit la Coonie par la à peu près égale de cidre provenant des druite, l'Ozane et la Yere par la gauche plantations considérables de pommiers Aucun de ces cours d'ean n'est paviga- quiexistent dans le départemeni. Les prés ble. On péche dans la plupart des truites, occupent 22,581 bectares, et les bois, des brochets et des écrevisses d'une remar- dont le chêne et le bouleau sont les esquble grosseur. Le département compie pèces dominantes , 49,426. Dans toute 22 étangs principaux : celui de Bois- l'étendue du territoire, 5,625 hectares fallu est alimenté par une source qui, seulement sont en landes et bruyères. a certaines époques de l'année, vomit de Le département d'Eure-et-Loir est ainsi, gros poissons qu'on voit subitement dis après la Seine, celui qui a le moins de paraitre; quelquefois aussi cette source ces sortes de terres; encore une partie cesse de couler pendant des années et de cette surface pourrait-elle être renl'étang reste à sec.

due à la culture. Le lin et le chanvre sont Le département, quoique assez élevé, d'assez boune qualité; la gaude, l'ognon, de renferme aucune montagne; son solle davet sont encore des produits agrise compose de terres grasses et feruiles coles du département qui doivent être qui reposent sur un food calcaire ou signalés. Les bestiaux qu'on y élève sersiliceux où se trouvent de fort belles vent à l'approvisionnement de la capitale. pétrifications. Les mines métalliques y En 1830, le nombre des animaux de race sont rares; on en retire toutefois du mi- bovine était évalué à 86,161, et celui des Derai de fer d'assez bonne qualité, ainsi bêtes à laine à 700,820. La race des que des sables blancs ou coloriés , moutons indigènes y est en général belle l'argile avec laquelle on fabrique la iuile et de haute taille; le croisement avec des en la laience commune, des grès, etc. Le mérinos a produit des métis dont la laine département possède quelques sources est de très belle qualité. On évalue le ferrugineuses. Le climat est générale- produit annuel en laines à environ un ment sain et tem péré. On y comple or- | million de kilogrammes, dont près de dinairement de 1 20 à 150 jours de pluie; moitié mérinos ou métis. Le nombre des les veots souflegi le plus fréquemment chevaux est de 40,000. On s'occupe en de l'ouest ou du nord-est. Les habitants, grand de l'éducation des abeilles. Le re

de

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