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d'après les données précises de ses dimensions, fournies par M. Maurice Girard.

Suivant les autres chiffres donnés par le même entomologiste pour la moyenne des cas, la capacité des autres parties du tube sont les suivantes : Gésier ou intestin moyen.

30.3 mill. cubes.
Intestin grêle.
Rectum et tube aval.

21.5 Soit au total, avec le jabot. 68 millimèt. cubes. Si le conduit, moins le rectum, était plein d'un liquide sucré. nectar ou miel, d'une densité moyenne de 1.30, on aurait un poids moyen pour ce que cette portion peut contenir, de 56 à 60 milligrammes.

Je crois que c'est là le maximum, un peu fort pour une petite abeille, un peu faible pour une grosse, non pas de la charge d'apport en cellule d'une butineuse, mais de ce dont elle peut se charger. En ajoutant ce poids à celui du reste de l'organisme et de ses autres liquides, on arrive à (6010, i à 0.12) 16 à 18 centigrammes pour le summum du poids moyen d'une abeille. Il ne semble pas devoir jamais atteindre 052. Reportons-nous maintenant au jabot à qui revient le rôle principal.

Quinze millimètres cubes pour lui? me direz-vous, c'est bien peu. Vous n'avez donc pas lu ce qu'une butineuse est capable de transporter ?

- J'en ai pris connaissance à diverses sources, et entr'autres je vais en indiquer deux, car j'ai pour habitude de ne rien avancer sans preuve à l'appui.

Dans l'historique plein de verve de L'Abeille à travers les âges, il est écrit : «D'après les constatations de naturalistes américains le poids moyen d'une ouvrière libre de toute surcharge serait de 907. dix millièmes de grammes ? Mais lorsqu'elle revient des champs chargée du butin qu'elle a fait sur les fleurs, son poids est presque triplé et elle pèse 0.252. II s'ensuit qu'elle transporte à travers les airs deux fois son propre poids. »

Et dans L'Apiculteur, année 1900, p. 434 : « L'abeille peut facilement porter deux à trois fois son propre poids en miel. On attrapa, au retour de la ruche, une certaine quantité d'abeilles chargées de miel, que l'on enferma dans une petite boîte soigneu

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sement pesée. Lorsque les abeilles eurent déposé leur miel, elles furent attrapées à nouveau, remises dans la même boîte et pesées une seconde fois. Cet essai démontra que les abeilles chargées de miel pèsent trois fois plus qu'à jeûn,» (Leipziger Bieneuzeitung).

C'est même cette majoration de chiffres qui m'a amené à les combattre par la démonstration de l'invraisemblance, parce qu'elle est la plus saisissante pour une assertion aussi risquée.

Alors vous admettez qu'une abeille qui va butiner ne reviendra qu'avec 2 centigrammes à 2.5 environ comme augmentation de poids ?

- Nullement. Prenons l'abeille qui se gavera le plus de nectar, la cirière. Vous avez peut-être remarqué que j'ai été le premier à formuler la loi de proportionnalité entre le mouvement et la consommation de l'abeille, comme toutes les autres lois qui régissent des actes vitaux, elle est sujette à des variantes. A égalité de mouvement, une vieille abeille ne mangera pas autant qu'une jeune. Ni l'une ni l'autre ne rapporteront à la ruche, pour

être entreposés dans les cellules, plus de 2 à 2.5 centigrammes de 1 miel par voyage, mais l'abeille, dont la mission instructive est

de faire de la cire, si, comme il est probable, elle est partie à jeûn, bondera du nectar avant de revenir, son gésier et tout l'appareil cirier; l'intestin terminal lui-même ne restera pas entièrement vide, les anneaux distendus et gonflés de son abdomen prouvent

qu'il en est ainsi. Cette jeune abeille, partie à peu près à vide, s pourra donc arriver à avoir dans le corps, en rentrant à la ruche, i au moins le double, en poids de miel, de ce que son jabot renfermera.

Remarquez aussi que la capacité du rectum est plus forte que celle du sac à miel et celle de l'intestin, moyen atteint un volume ¿ double, ce qui permet, pendant l'hiver, le cumul de digestions

successives. En dehors des tranformations chimiques, on ne sait id pas encore grand chose sur les phénomènes et la marche de la Mi digestion quand l'abeille active.ou sommeille. Pendant la période

du travail, le rôle de cette dernière poche, au, moins en ce qui ci concerne le poids de l'abeille, ne saurait être passif et complèteDi ment laissé sous silence ; et il reste à préciser dans quelle le proportion il est rempli. Ce sera l'objet de nouvelles recherches,

SYLVIAC.

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-U

GLANURES

Les Progrès en apiculture. Ils ont été plus marquants pendant les soixante dernières années que dans toute l'Histoire antérieure du monde. En 1842, apparut la Théorie de Dierzon; en 1851, Langstroth nous donna les Cadres mobiles; en 1857, J. Mehring trouve la Cire gaufrée; en 1865, Hruschka invente le Mello extracteur; puis vinrent le Zinc perforé, l'Infumoir, les Sections, etc. Il est bon, au commencement de ce siècle, de faire l'inventaire de toutes ces heureuses inventions et de s'en montrer reconnaissant.

(Gleanings).

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Procédé pour la destruction des Fourmis. J'ai l'honneur de porter à la connaisance de vos abonnés le procédé que j'emploie pour débarrasser mon rucher des fourmis, ces détestables petites bêtes qui s'introduisent dans les ruches par les moindres fissures. pullulent à la chaleur sous les couvertures et les surtouts, troublent le repos ds abeilles, y dépècent le convain et l'emportent par lambeaux.

La semaine dernière, à la visite du matin, j'ai été désagréablement surpris à la vue de millions de petites fourmies noires qui avaient envahi mes ruches, lesquelles sont placées au nombre de dix-huit sur un large plateau de huit mètres de long, reposant sur huit piquets; le tout est abrité sous un petit toit en carton bitumė. Les abeilles, bouleversées par la visite des fourmis pillardes, faisaient entendre un bruissement particulier, entendu à plusieurs mètres du rucher. Que faire en ce cas pressant? Je sais, par expérience, que le soufre et autres remèdes indiqués contre les fourmis sont absolument inefficaces. Je composai donc pour la circonstance une poudre insecticide..... carabinée, qui me réussit à merveille, au-delà même de mes espérances. Armé d'un petit soufffet à piston (genre soufflet à punaises), je projetai ma poudre autour des ruches, dessus et entre celles-ci et sur les plâteaux, sur les surtouts, etc. L'effet fut absolument radical et instantané. En inoins d'un quart-d'heure, la place entière fut déblayée de fourmis ; et depuis ce temps je n'en ai plus revu une seule.

Je vous adresse un échantillon de cette poudre, pour vous permettre de l'expérimenter; je vous la garantis radicale contre les fourmis et très efficace comme préservatif contre la fausse-teigne, les papillons et autres insectes(1).

Dans une prochaine communication. je vous parlerai de ma Ruche à cadres bas et reversibles, pour pratiquer dans la saison mellifére le semi-culbutage, opération qui donne de si belles réussites dans la Beauce et le Gâtinais pour la production intensive du miel.

A. THIÉBAUD.

Un Nourrisseur pratique. Inclus une petite note à propos de mon Cadre réservoir pour nourrissement de printemps, nourrissement spéculatif et nourrissement des essaims. J'ignore si ce cadre a déjà été imaginé par quelques amateurs, mais je lui reconnais des avantages incontestables sur les autres systèmes de nourrissement.

Pour la construire, je fabrique avec des lattes ordinaires, un cadre de la dimension de ceux de nos ruches; puis je cloue, sur les tranches du bas du cadre et des montants, deux feuilles de tôle ou de zinc qui arrivent à un centimètre au-dessous de la latte qui forme la tête du cadre. J'obtiens ainsi une espèce de cuvette pouvant contenir jusqu'à trois ou quatre kilos de miel. ou de sirop de sucre, je retire de la ruche à nourrir un cadre de côté, à la place duquel j'introduis mon cadre-réservoir. Sur le miel de mon cadre-nourrisseur flotte un morceau de latte afin que les abeilles ne se noient pas dans le liquide.

Pour la pratique, je perce dans la tête de cadre et à égales distances des extrémités, un trou de la grosseur du doigt. Dans le couvercle de la ruche, je perce également un trou correspondant à celui de la tête de cadre. Ces trous me permettent de passer la douille d'un entonnoir et de remplir à nouveau mon cadreréservoir sans causer aux abeilles de la ruche le moindre dérangement.

(1) Cette poudre insecticide nous ayant donné un très bon résultat, sur notre demande, M. Thiébaud (pharmacien à Dampierre-sur-Salon HauteSaône) adressera à nos lecteurs qui en feront la demande, une dose de poudre avec pulvérisateur à piston, contre 1 fr. 25 mandat en timbres. Réd.

On comprend de suite l'avantage de ce système, qui permet de nourrir les abeilles sans crainte de pillage. - Si je récolte un essaim, je lui donne immédiatement du miel plein mon cadre réservoir, soit 3 à 4 kilos d'un seul coup, et je ne m'en occupe

: 3 à plus, certain qu'il a ainsi tout ce qui lui faut pour prospérer.

Pour rendre cet appareil absolument étanche, je promène i l'intérieur, sur les côtés des montants et sur le fond, un peu de cire fondue qui bouche absolument tous les joints.

Si ma communication peut intéresser vos lecteurs, je vous prie de leur en faire part. par l'intermédiaire de votre Gazetta Agricole (1).

A. THIEBAUD.

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Apiculteur (Mars). – Procès-verbal ds la séance de janvier.

. Journal d'un jeune apiculteur. - Suite du procès-verbal de la séance de la Fédération. - La chaleur dans les ruches et les conséquences de sės variations. - Pose de la cire gaufrée. Emballage de la cire brute. - Des rayons de mâles. - Doit-on fondre les rayons vieux. --- Insuccès d'un débutant. -- A quelle

· distance l'abeille va-t-elle butiner ? Prend-elle son miel au hasard? - Du prix du miel dans l'antiquité. --- La Phacélie. - Nouvelles des ruches.

Revue Eclectique d'apiculture (Mars). — Enquête sur l'apiculture. – Du développement des abeilles. - Utilité et rapport des

· abeilles. — Comment faire de l'apiculture une industrie rurale.

La chaleur dans les ruches et les conséquences de ses variations. - Ruches à rayons fixes. - Calendrier. .

. Revue Internationale (Février). -- Calendrier. Philosophie d'une enquête. - Renouvellement des reines. -- Sur la loque.

Observations et expériences. - L'apiculture étrangère à l'Expo.

(1) Nous tenons à la disposition de nos lecteurs des Nourrisseurs Thiébaud, sans tube, pour ruches D. B. et Layens, au prix de 2 fr. (franco 2,60). S'adresser au bureau de la Revue.

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