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tement de base à l'exécution du tableau ESS, voy. Van Ess. destiné à la produire au grand jour. ESSAI, épreuve qu'on fait de quelQuand elle est elle-même l'expression que chose pour en connaitre la nature et de cette première intuition, rarement les propriétés, ou de ses propres forces l'artiste consciencieux opère d'après elle: en hasardant un effort, une première il l'étudie, il la modifie, il la recommence production, ou en général une producmême une ou deux fois. Profitable au lion à laquelle on n'est pas sûr d'avoir jeune artiste, l'étude comparative des donné le fini nécessaire, faute de temps, esquisses d'un même sujet, sorties d'une de moyens, d'expérience, etc. même main, quand cette main est celle En métallurgie, on distingue deux d'un Raphael ou d'un Rubens, est ex- sortes d'essais: ceux par la voie sèche, et trêmement attrayante pour tous les amis ceux par la voie humide. L'on dit qu'on de l'art attentifs et éclairés. Grâce à fait un essai par la voie sèche quand, pour elles, ils peuvent suivre pas à pas la reconnaitre la nature d'une substance mimarche des idées du maitre, deviner la nérale, pour constater quelques-unes de cause de telle nouvelle disposition de ses propriétés, ou pour rechercher la groupes, de tel changement dans le clair- proportion de l'un ou de quelques-uns obscur, de tel repentir dans le dessin, de de ses éléments, on n'emploie que l'action la substitution de telle couleur à telle de la chaleur et des flux. Autrefois la voie autre; ils peuvent, en un mot, s'identifier sèche était presque la seule employée; mais avec l'auteur dont ils admirent le profond depuis on s'est aperçu que les résultats savoir et le sentiment exquis. Pour eux, obtenus par celle méthode n'avaient pas a'est-ce pas assister à l'une de ces dé- en toute circonstance l'exactitude qu'on monstrations où les grands maitres, par leur avail supposée d'abord, que dans quelques coups de crayon ou de pinceau, beaucoup de cas ils étaient variables et en apprenaient plus à leurs élèves que par conséquent approximatifs ; et la chine sauraient faire les plus doctes disser- mie ayant inventé de nouveaux moyens, tations. Rarement l'une de ces esquisses on a adopté la voie humide toutes les fois est la copie identique de l'autre, et il qu'on a jugé la voie sèche insuffisante. n'est pas toujours vrai que la dernière Aujourd'hui, quand on veut analyser expression d'une idée soit la meilleure; un minerai, on emploie successivement d'ailleurs ne sait-on pas que la volonté les deux méthodes, et dès que les résuld'autrui a parfois paralysé ou égaré celle lats obtenus sont à peu près les mêmes, de plus d'un grand artiste? Témoin la cé- on peut les regarder comme exacts. lèbre fresque du Vatican, qui représente S'il est vrai de dire que l'on ne peut Attila arrêté dans sa marche triomphante presque jamais déterminer la composition par l'apparition dans les airs des saints complète d'un minéral qu'en l'analysant apôtres Pierre et Paul et l'arrivée du par la voie humide, on reconnait aussi pape saint Léon, sous les traits de Léon X, que la voie sèche présente des avantages et de ses cardinaux, n'opposant que la qui lui sont propres. En effet, il y a croix aux armes du terrible roi des quelques métaux que l'on sépare de leurs Huns. La première pensée de Raphaël combinaisons avec plus de facilité et (suivant le dessin lavé au bistre et re- d'exactitude par la voie sèche que par la baussé de blanc, connu par la gravure voie humide, et dont il serait même presde Caylus, et qu'on a vu au Louvre en que impossible de reconnaitre la pré1815, sous le n° 256) était de tirer tout sence par ce dernier moyen, s'il ne se renson effet de l'apparition des saints apô- contrait qu'en très petite proportion : tres; saint Léon, vu dans le lointain, tels sont l'or , l'argent, le platine. Par la n'arrivait là que comme complément de voie sèche on parvient encore souvent, ai la pensée et non comme acteur principal. moyen d'opérations simples et expéditives, Ce n'est donc pas à lui qu'il faut impu- à séparer un grand nombre de métaix ler et l'apachronisme du portrait et l'é- des substances terreuses et des mélıux pisode duplicite qu'on blâme dans cette oxidables avec lesquels ils peuvent être magnifique peinture. L. C. S. mélangés. Par exemple, le fer est separé

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TIE.

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de l'oxide de titane, le cuivre et le plonıb ESSAIM (examen). On nomme ainsi de l'oxide de fer.

la nouvelle génération d'abeilles ( voy.) La voie sèche fait connaitre prompte- qui émigre de la ruche trop remplie ment et facilement un certain nombre pour porter ailleurs ses pénates et son inde métaux d'une manière exacte ou du dustrie. C'est au printemps que se font moins très approximative; et lors même ces émigrations et qu'on s'empresse de qu'elle ne donne pas la proportion rigou. recueillir les essainis, en employant soureuse, elle n'en est pas moins d'une vent encore les procédés si harmonieutrès grande utilité, quand on a l'attention sement décrits par Virgile, dans les Géorde l'appliquer toujours de la même ma- giques. Une reine est à la tête de la nounière; parce qu'alors les résullais sont velle colonie, qui, aussitôt entrée dans comparables, et qu'il suffit de constater la ruche, se met à l'æuvre sans retard. par quelques expériences faciles la perte On a conseillé, pour recevoir les esque l'on éprouve pour calculer avec une saims, d'utiliser les anciennes ruches exactitude suffisanie la proportion cher- abandonnées ou dépeuplées par quelque chée. Voy. COUPELLATION et DOCIMASIE. accident. Les abeitios y montent instanESSAYEUR, voy. Monnaie, GARAN- tanément; elles s'emparent des travaux

-É. qu'elles y trouvent, elles les pettoiens, les ESSAI (littérature). C'est le titre mo- réparent, les agrandissent, et dès le même deste que plusieurs grands écrivains ont pour la reine commence sa ponte; les donné à des ouvrages célèbres; tels sont : bourdons opèrent la fécondation et l'anles Essais de Montaigne; les Essais de cien couvain éclot en même temps que morale, de Nicole; l'Essai philosophi le nouveau. que concernant l’entendement humain, En sortant de la ruche qui lui a donné par Locke; l'Essai de Théodicée, de naissance, l'essaim va tournant sur luiLeibnitz. Ce même titre d'Essai a été même; puis il s'abaisse et s'arrête sur donné, par Ch. Bonnet, à son analyse des quelque arbrisseau voisin, en formant facultés de l'âme; par Maupertuis, à sa une sorte de grappe. Lorsqu'on ne peut Philosophie morale; par d'Alembert, à l'arrêter avant qu'il ait franchi les limites sa Théorie des fluides; par Bailly, à sa de la propriété, la loi donne le droit de Théorie des satellites de Jupiter; par le poursuivre et de le réclamer; en tout Nollet, à son Traité de l'électricité; par cas, il faut s'en emparer promptement Pope, à son poème sur l'homme; par pour prévenir une seconde fuite. F. R. Moncrif, à ses enseignements sur les ESSEN ( JEAN-HENRI, comte p'), moyens de plaire; par Linguet, écrivant feld-maréchal suédois, né en 1755, à sur le monachisme; Mirabeau, sur le Kasioes dans la Westgothie, d'une andespotisme; Marmontel, Laborde, Grécienne famille livonieune. Après avoir try et Beattie, sur la musique, etc. Gib- fait son éducation à Upsal et à Gættinbon, Voltaire et beaucoup d'autres écri- gue, il alla prendre du service dans l'arvains ont encore adopté, pour la publi-mée suédoise. Dans un tournois à Stockcation de divers ouvrages, le titre d'Essai, holm, où Gustave III le vit, sa beauté et comme Condorcet et Dugald Stewari ont son adresse firent une impression si fadonné le titre d'Esquisse, l'un à son beau vorable sur le roi que celui-ci en fit detravail sur les Progrès de l'esprit humain, puis ce temps son favori et le combla de l'autre à sa Philosophie morale; comme richesses et d'honneurs. Essen, touteBernardin de Saint-Pierre a réuni sous fois, ne profita jamais d'une manière le titre d'Étuiles les éloquentes pages de déloyale de son influence, et n'en fit auson livre sur la Nature. Un intitulé quicun usage préjudiciable à la nation; il lonne plus qu'il ne promet vaut mieux conserva constamment à la cour une noqu'une fastueuse annonce, rappelant ce

ble franchise. C'est lui qui accompagna Virs d'Horace :

le roi dans ses voyages en Italie, en

France et en Allemagne, et il le suivit en Quid dignum tanto feret hic promissor hialu?

1788 en Finlande, au commencement V-VE. de la guerre contre la Russie. Mais quand

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l'expédition échoua au pied des murs de | après la bataille d'Austerlitz, et fit beaula petite forteresse de Nyslot et que le coup parler de lui comme gouverneur roi quitta la Finlande, Essen l'accom- général des provinces baltiques, pendant pagna à Gothenbourg. Cette ville était l'expédition française en Russie, où la nenacée par les Norvégiens, qui, après défense de Riga lui était confiée. S. être entrés en alliance avec la Russie, ESSENCE, en latin essentia, mot avaient pénétré en Suède sous les ordres formé du verbe esse. Il correspond, du prince Charles de Hesse. Pour pro- comme l'ont remarqué Quintilien et Sétéger le roi, Essen réunit à la hâte des nèque, au grec oùcia, qui vient du partroupes, fit dans différents pays une le- ticipe présent féminin, ousa, du verbe vée de paysans et amena au roi ce renfort, eival. Quintilien (Inst. Or., II, 14) croit qui l'aida à obtenir un armistice. Toujours que c'est Plaute qui le premier a eminséparable du monarque, il était à ses cô-ployé les mots essentia et entia (êtres), tés quand Gustave fut blessé mortellement cuilles trouve très durs. Sénèque (Epist. au bal masqué. Sous les règnes snivants, | 58) rapporte l'origine d'essentia à ciEssen continua de juair d'une haute con- céron, et c'est à ses yeux un mot indissidération. Il accompagna le duc de Su- pensable dans le langage philosophique dermanie et le jeune Gustave-Adolphe latin. Il signifie ce qui fait qu'une chose dans leur voyage à Saint-Pétersbourg. est, et sans quoi elle ne serait pas, la proAo retour de ce voyage , il eut le com- priété ou l’eosemble des propriétés sans mandement général de Stockholm, puis lesquelles on ne peut concevoir cette en 1800 le commandement supérieur chose. Pour déterminer son essence, il de la Pomérapie. A la tête d'une armée faut mentalement dépouiller la chose de réunie dans cette province alors sué- toutes ses qualités passagères et accidendoise, il défendit en 1807, pendant deux telles, et ne s'arrêter qu'à celles qui sont mois, la ville de Stralsund, et conclut en permanentes et ne sauraient être réduites in un armistice avec le maréchal Mortier. soit à des qualités antérieures, soit les unes Mais lorsque le roi, mécontent de ses aux aulres. Il faut d'ailleurs qu'il y ait com. généraux, prit lui-même le commande patibilité entre les propriétés qu'on garde ment de l'armée, Essen se retira dans ses comme étantessentielles. Les philosophes, propriétés, et ne fut rappelé dans le con- qui n'ont reconnu d'autre besoin scienseil d'état qu'en 1809, après l'abdication tifique que celui de réduire la variété ou de Gustave IV. Dans cette même année, la multiplicité à l'unité, qui ont cru faire il vint à Paris comme ambassadeur du beaucoup en ramepant tous les motifs de nopveau roi, Charles XIII, pour con- nos actions à un seul, tous les motifs de clare la paix qui rendit pour peu de nos jugements à un seul, toutes les cautemps la Pomeranie à la Suède. En 1814, ses de nos erreurs à une seule, toutes i obrint le commandement en chef de les origines de nos idées à une seule, etc., l'armée destinée à faire la conquête de la se sont pareillement imaginé que l'esNorvège, fut ensuite nommé au comman- sence de chaque chose consiste toujours dement supérieur de ce royaume, jus- dans une seule propriété mère ou prequ'a la majorité du prince Oscar, et en mière, qui est la source ou le principe 1816 il reçut le bâton de maréchal. II de toutes les autres; et en conséquence Bourut à Udewalla en juin 1824. C. L. Descartes proclame l'étendue, et Gas

Il ne faut pas confondre avec le feld-sendi la solidité, seule et unique essence maréchal suédois les deux généraux russes des corps; comme si l'étendue et la solide nom d'Essen, issus peut - être de la dité ne pouvaient pas , quoique indépenmême noble famille livonienne. Le comte dantes et irréduclibles l'une à l'autre PEARE CYRILLOVITCH Essen, chevalier coexister dans un même sujet. De sou des ordres de Russie, général (en chef) de côté et à leur imitation sans doute, Col'infanterie, est actuellement membre du dillac tortura les faits et employa trus Conseil de l'empire et gouverneur géné- les artifices du raisonnement pour prual militaire de Saint-Pétersbourg. L'au- ver que l'essence de l'âme est connue ne général Essen renforça l'armée russe uniquement dans sa faculté de sentir.

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Au surplus, les théologiens scolastiques plus soigneusement que ce sera un moyen avaient déjà donné l'exemple, en posant sûr d'achever la détermination du sens

essence de Dieu sa nécessité aliaché au premier. d'être, dont ils déduisaient ensuite à Essence et nature signifient, dans une coups de syllogismes tous ses autres al- chose, ce qui fait qu'elle est ce qu'elle tributs. Ce n'est pas qu'on ne puisse, est, ce qui la constitue; mais l'essence parmi les traits essentiels d'un être, en d'une chose, c'est seulement ce sans quoi distinguer de primitifs ou de dérivés : elle ne serait pas ce qu'elle est, au lieu que ainsi, parmi ceux de l'homme, se trouve sa nature est tout ce que l'observation nous la faculté de parler, qui n'existerait pas apprend qu'elle est. La première est donc si l'homme n'était d'abord essentielle- moins élendue, moins compréhensive, ment raisonnable. Mais quand on entre- mais aussi moins flottante et moins vaprend de déterminer les uns et lcs au- gue; elle spécialise. L'essence ne comtres, on a fort à craindre de céder à l’es- prend qu'une ou quelques propriétés prit de système.

fondamentales, principales, de la plus A vrai dire, nous ne sommes sûrs de grande importance, que la chose doit néconnaitre complétement l'essence de quoi cessairement avoir pour ne point cesser que ce soit, si ce n'est des concepts de d'être : la nature comprend toutes les notre esprit. Ainsi on connaît parfaite- propriétés 'remarquées dans la chose et ment les essences dans les sciences pu- qui lui sont toutes , non pas nécessaires, rement abstraites ou mathématiques : mais seulement inhérentes. Il est de l'escelle du triangle équilatéral, par exem- sence ou c'est l'essence du feu de s'éple, est le nombre de trois côtés et l'é- lever, c'est à dire que c'est là une des galité de ces côtés. A l'égard des réali- propriétés qu'on lui a reconnues et qui tés, quoique peut-être leur essence ne composent sa destination, son rôle ici-bas. nous soit jamais dévoilée qu'à demi, Il suit de là, comme du reste l'ennous savons au moins que leurs proprié- seigne expressément la métaphysique, tés essentielles encore inconnues que l'essence est invariable ou immuapeuvent être incompatibles avec celles ble, puisque, tout en elle étant nécesque l'on connait déjà. C'est pourquoi il saire, la moindre alteration ferait que n'y a sans doute aucun fondement au l'être ne serait plus ce qu'il est, au lieu soupçon de Locke, relativement à l'iden- qu'on peut fort bien modifier la nature. tité possible de l'âme et du corps, quant | Ainsi l'homme modifie la nature des véà la pensée. L'erreur de ce philosophe gétaux par la greffe et celle des animaux venait de ce qu'ayant admis deux essen- par le croisement, et l'habitude moces, l'une réelle, objective, l'autre nomi- difie celle de l'homme : l'habitude est nale, c'est-à-dire exprimée par le nom une seconde nature, dit-on; et, suivant donné à la notion abstraite de la chose, Pascal, ce que nous prenons pour la nail crut que la première nous est toujours ture n'est souvent qu'une première couinconnue, et par conséquent que deux tume. êtres différents quant à l'essence nomi- L'essence est générale; toujours elle nale peuvent être identiques quant à répond à un type qui s'applique à toute l'essence réelle. Il n'en est point ainsi : une classe, et c'est par exception qu'on dit l'essence nominale équivaut à l'essence l'essence divine. C'est pourquoi la défiréelle; seulement elle est souvent ou nition, qui n'a jamais pour objet de faire toujours moins complète, sans que pour connaitre les individus comme tels, mais cela les qualités encore à découvrir dans seulement les genres et les espèces, a re'essence réelle soient telles, qu'elles cours à l'essence générique et à l'essence puissent détruire celles qui ont déjà passé spécifique, sans descendre dans les pardins l'essence nominale.

ticularités de la nature. La nature, en D'autres philosophes ont confondu, et effet, admet les particularités, elle peut l'oi confond encore tous les jours, l'es-être individuelle: le méchant homme, sente avec la nature. Nous croyons de entrainé au mal par sa nature, doit chervoir distinguer ces deux mots d'autant cher à la corriger.

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Enfin essence marque qu'il y a eu ap- la retiennent assez fixement pour qu'on plication de l'esprit pour déterminer la puisse dessécher la plante sans que l'huile qualité ou les qualités par excellence, se volatilise. fondamentales, essentielles, au lieu que Les huiles volatiles s'extraient ordirature indique un ensemble de qualités nairement par voie de disiillation (poy. visibles, apparaissant à la surface et ce mot). On verse de l'eau sur la plante qu'on saisit tout d'abord.

dès qu'elle est introduite dans l'alamAinsi different essence et nature, con. bic (voy. ), et on chauffe. L'eau et sidérées objectivement; mais essence est l'huile se condensent ensemble dans le beaucoup plus subjectif: ce mot exprime réfrigérant, et se séparent en deux coucequi est impliqué dans la notion abstraite ches et dans un ordre qui dépend de de toute une classe d'objets, et nature, leur densité. Lorsque l'huile est peu voce qui est effectivement dans un objet. latile, ou ajoute du sel marin à l'eau, On peut donc très bien, avec Locke, ad afin d'élever son point d'ébullition. mettre une essence nominale par up- Il est important d'employer l'eau en position à l'essence réelle, mais non pas quantité convenable. Trop d'eau nuit à ude nalure nominale par opposition à la l'opération, à cause de la solubilité de réelle. L'essence peut correspondre à des l'essence; trop peu d'eau, au contraire, ètres, non pas réels, mais simplement nuit davantage, en facilitant l'adhérence possibles. Il y a lelles sciences, les ma- de la plante au fond de l’alambic, ce qui thématiques, où les essences étant don- détermine l'altération du végétal. nées on en déduit la nature; il y en a Le produit de la distillation est ordid'autres, les sciences naturelles, où l'on nairement reçu dans des récipients flone peut arriver à déterminer l'essence rentins, qui sont des flacons coniques, qu'à la condition de connaitre préala- larges au fond, étroits en haut, et munis blement la nature.

d'une tubulure immédiatement au-desEssence vedant d'essentia , traduction sus du fond. Au moyen d'un bouchon latine d'ouvia, qui signifie proprement percé , on adapte à celie tubulure untube

on pourrait croire qu'il y a de verre recourbé de telle manière qu'il confusion possible entre l'essence et la s'élève à côté du récipient jusqu'aux trois substance; mais il n'en est rien. La sub- quarts de sa hauteur, où il forme uo anstance ne consiste point en une ou plu- gle droit, s'éloigne du flacon, et se tersieurs qualités : c'est le soutien inconnu, mine par une petite courbure vers le bas; quoique certain, de toutes les qualités, ou bien l'on introduit dans l'orifice du et par conséquent de l'essence elle- récipient un lube qui communique au même.

L-F-E. serpentin. L'huile et l'eau se rassemblent ESSENCE (chimie). Les huiles vola- dans le récipient florentin, er l'huile vient tiles ou essentielles, ou les essences, se

à la surface de l'eau et occupe la partie rencontrent dans toutes les plantes odo- étroite de l'appareil, tandis que l'eau ocriférantes ; et c'est en se volatilisant qu'el-cupe la partie inférieure plus large. De les répandent l'odeur propre à ces plan- cette manière, il est évident que l'huile les

. On en trouve dans toutes les parties plus légère doit rester, pendant que l'eau des végétaux; mais chez les uns, l'huile s'écoule. volatile réside dans une partie de la

La distillation une fois terminée, on plante, chez les autres, dans une autre. introduit l'huile dans un flacon. A cet Enfin dans certaines plantes, l'huile vo- effet, on plonge une mèche de colon dans

répandue partout. Quelquefois l'huile, qui passe alors du récipient dans il anive que différentes parties de la le flacop que l'on tjent ou que l'on fixo meme planle fournissent des huiles dif- à l'ouverture du récipient. A mesur férentes

. La quantité d'huile produite que l'huile s'écoule du récipient, on y tarie non-seulement avec l'espèce, mais verse de l'eau qui a été distillée, afin se avec la nature du terrain et du climat. la mèche puisse s'imbiber des dernistes Dans quelques végétaus, elle est enfer- gouttes d'huile; celle qui reste dars la Mée dans des vaisseaux particuliers qui mèche en est exprimée. Il est un petit

substance,

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