Sayfadaki görseller
PDF
ePub

tons sous un même chef forme le régi- | mencement du règne de Louis XIV un ment; la brigade se compose de deux ré bataillon se composait de mousquetaires giments; la division de deux brigades; le et de piquiers dans le rapport de 2 à 1. corps d'armée de plusieurs divisions; et, Vers 1680, les compagnies de grenadiers par cette formation, une masse de 20 à 1 (voy.) furent armées de fusils à silex et de 30,000 hommes d'infanterie obéit à l'im- baionnettes à manches de bois que l'on enpulsion d'un seul chef avec la même pré- fonçait dans le canon du fusil lorsqu'on

cision qu'un bataillon, parce que les ba- voulait aborder l'ennemi (voy. Fusil et e taillons sont à la division et au corps d'ar- BaionNETTE). L'invention de la baionnelte

mée ce que les compagnies ou les pelotons à douille fit disparaître les piquiers des sont au bataillon.

rangs de l'infanterie, ils s'y étaient mainL'infanterie a quatre modes princi- tenus jusqu'au commencement du xvidio paux d'action : 1° en bataille et rangée siècle. Depuis cette époque, l'infanterie sur trois rangs de profondeur pour donner n'a plus eu pour armes défensives et ofà son feu le plus grand développement; fensives que le fusil à silex armé de sa

en colonne, pour faire route, manau- baionnette. Les compagnies d'élite seules vrer, attaquer, résister; 3o en carré, pour ont continué à porter le sabre avec lequel combattre la cavalerie; 4o en tirailleurs, elles montaient à l'assaut, avant que l'on pour commencer l'action, pour barceler connût la baionnette; aujourd'hui le sabre l'ennemi et n'offrir que peu de prise à ou briquet de l'infanterie ne peut plus ses coups. Voy. ces mots.

être considéré comme une arme, c'est un Depuis la reconstitution des armées, on instrument, un outil à couper le bois, ou, a prétendu avoir, à l'instar des anciens, suivant l'expression si vraie du soldat, un une infanterie de ligne ou de bataille et coupe-chou. une infanterie légère ou d'escarmouche; L'on s'occupe partout actnellement mais cette distinction introduite dans de substituer au fusil à silex le fusil å toutes les armées modernes est plus po- percussion, arme plus parfaite et d'un tir minale que réelle : des différences dans plus assuré. Ce changement entrainera de la coupe et la couleur de l'uniforme de graves conséquences; les batailles deviendonnent point, quand l'armement est le dront plus meurtrières en exigeant de noumême, une constitution et une manière velles combinaisons de tactique pour pad'être différentes ; cela est tellement vrai, rer à de plus grands dangers. C. A. H. qu'en campagne le service des deux in- INFANTICIDE (du mot latin infanfanteries est identiquement le même.

ticidium, composé d'infans, enfant, et L'on fait dans ce moment, en France, de cædes, meurtre) est le meurtre d'un par la création de bataillons de chasseurs enfant, et le même mot se dit aussi de armés de carabines à percussion et exer- l'auteur de ce crime. Cependant, dans le cés au tir, de nouveaux essais pour tâcher langage ordinaire, l'infanticide est le d'avoir réellement une infanterie légère. meurtre d'un enfant nouveau-né commis

Quelques mots sur l'armement en gé- par le père ou la mère. Ce crime est d'aunéral de l'infanterie des temps modernes. tant plus atroce que la victime est une Les archers de Charles VII portaient la faible créature sans défense, immolée par salade, espèce de casque sans crête, la ceux-là même qui lui doivent secours et jacque composée de 20 à 30 vieilles protection suivant les lois de la nature, toiles fortement battues et renfermées de la société et de la religion. Le cœur entre deux cuirs de cerf; ils étaient ar- se soulève d'une juste indignation à l'idée més de l'épée, de l'arbalète ou de l'arc. qu'une mère, chez qui les premiers vaLes bandes de Louis XI étaient compo- gissements de l'enfant auquel elle voulut sées de piquiers et d'arquebusiers; dans donner la vie doivent éveiller un senti. les légions de François ler, il y avait un ment de joie et de tendresse, puisse se quart d'arquebusiers, un quart d'arbalé- résoudre à le faire périr de ses mains. Le triers, et moitié de piquiers. La lourde plus souvent, c'est le désespoir d'une inarquebuse ne tarda pas à être remplacée fortunée fille devenue mère à la suite par le mousquet plus portatis; et au com- n- | d'une union à laquelle la loi civile n'avait Encyclop. d. G. d. M. Tome XIV.

+3

ne

[ocr errors]
[ocr errors]

pas accordé sa sanction, et dont la faute en termes généraux, tout meurtre d'a peut trouver une excuse dans la faiblesse enfant nouveau-; il punit de mort de son sexe et dans l'abandon où l'aura ceux qui s'en rendent coupables (art. 800 laissée son làche séducteur ; c'est la honte et 302). Une loi du 25 juin 1824, art. 5, de sa position, qui la rend un objet de mé- avait réduit la peine à celle des travau pris aux yeux de ceux dont elle est entou- forcés à perpétuité, lorsque c'etak i rée; c'est l'état de misère dans lequel la mère qui avait donné la mort à l'enfant, surprennent les douleurs de l'enfante- Cette loi a été abrogée par celle da 3 ment, qui la poussent, dans l'égarement avril 1832; mais la faculté qui est asde sa raison, au crime qu'un long et cordée au jury d'apprécier les circonstatdéchirant remords accompagoe bientôt : ces atténuantes des crimes, fournit les et c'est après une lutte affreuse entre le moyens de céder à un sentiment de consentiment du déshonneur et celui de la passion et de faire grâce de la vie i da tendresse maternelle, où ce dernier a suc- mère criminelle.

J. LC combé à l'ascendant de l'opinion, que la L'infanticide présente une des que justice des hommes vient l'atteindre. tions les plus graves et les plas fréqueets

La mère qui a eu la force d'étouffer en de la médecine légale. L'expert est en efelle les sentiments de la nature, tandis fet appelé à décider, 1° si l'enfant était qu'elle n'avait pas eu celle de résister à la mort ou vivant au moment de l'acces• séduction, est bien criminelle sans doute; chement; 2° si sa mort doit être attribuée mais la société, qui réclame sa mort à à un accident; 3° si la mère jouissait de la titre de réparation de celle qu'elle a don- liberté morale dans ce cruel moment. née à son enfant, n'a-t-elle donc aucun En tout ce qui constitue l'appréciation reproche à se faire ? Nous avons l'in- des faits, le médecin est disposé à entre time conviction que l'infanticide devien- dans l'esprit de l'article qui précède, et i drait non-seulement moins fréquent, penser que l'infanticide est le plus soimais encore qu'il cesserait de figurer dans vent le résultat malheureux du désespor, les anuales du crime, si la société ouvrait et rarement celui d'une dépravation qu'or au repentir des asiles où celles qu'une devrait, dans l'intérêt de la morale p*union illégitime a rendues mères pussent blique et de l'humanité, assimiler i h aller cacher leur honte et faire pénitence folie. de leur faiblesse, où elles seraient assu- INFECTION. On appelle ainsi eu rées d'obtenir les secours que leur étal bien l'altération plus ou moins profonde exige et les consolations que la religion de toute l'économie qui succède à l'aene refuse jamais, même aux plus grands lion locale des virus (voy.), comme à l'iscoupables; si l'on multipliait les établis- troduction dans les voies circulatoires de sements destinés à recueillir les enfants matières putrides ou vénéneuses, ou ba trouvés, au lieu d'en restreindre le nom- saturation d'une localité par des misse bre*.

(voy.) morbifiques. L'infanticide, quoiqu'il ne soit ainsi Lorsqu'une maladie virulente, como: nommé qu'en parlant du meurtre d'un la variole, la vaccine ou la syphilis, vient enfant qui vient de naitre, a lieu aussi à être inoculée sur une partie, des sysp lorsqu'il n'existe encore que sous la for- tômes locaux se manifestent à l'endred me d'embryon, et lorsque la mort lui est de la piqûre, et une sécrétion morbida portée dans le champ de la génération. Il virulente s'y établit. Tant que le produs prend alors le nom d'avortement. Voy.ce n'en est pas absorbé et porté dans le

torrent circulatoire , l'affection reste hou Notre Code pénal qualifie infanticide, cale et bornée aux points d'inocuktica (*) On peut lire, sur cette matière, les obser- (yoy.ce mot); mais une fois que le vesis vations consiguées dans l'ort. ENFANTS TROU

s'est insiqué partout, des phénomèns VÉs, T. IX, p. 522 et 523; et pour l'infanticide généraux et caractéristiques se manifes chez les anciens, nous renvoyons le lecteur à

tent, qui indiquent une modification pret l'ouvrage de M. de Gouroff, Recherches sur les enfants trouvés et les enfants illégitimes, t. jer

fonde et intime de l'organisme. C'est a Paris, 1839, in-8°,

S. que le vulgaire signale en disant que i

F.R

mot.

laisse du sang est altéréo ou corrompue. Quant à l'infection virulente dont il La doctrine de l'infection, relativement a été parlé précédemment, on s'y oppose ak maladies épidémiques ou endémiques d'une manière efficace en détruisant le poy. ces mots), consiste à considérer que, plus tôt possible ou le germe de la maans les cas où un grand nombre de person- ladie ou le foyer contagieux; ou bien en

sont affectées simultanément ou suc- enlevant avec soin les produits virulents sivement de la même maladie, cela dé- pour en empêcher l'absorption et les efend de ce qu'elles l'ont puisée à la même fets consécutifs. De même aussi dans les turce, et non pas de ce qu'elles se la sont morsures d'animaux enragés ou veniansmise les unes aux autres; fait impor- meux, et dans les grandes plaies, on doit Int sous le rapport de la police médi- prévoir, craindre et prévenir l'infection ile, des lazarets, des quarantaines et des que ces agents produisent plus tôt ou plus urdons sanitaires.

tard. Voy. Plaie, RAGE, Virus. F.R. L'expérience parait avoir prouvé que INFÉODATION et Sous-INFÉODA:rtaines maladies, telles que le typhus TION, voy. Fier, DROIT FÉODAL et Féo?s hôpitaux et des prisons, loin de mé- DALITÉ. ter le nom de contagieux qu'on lui a INFERNALE (PIERRE), voy. NITRATE ngtemps donné, pouvaient être déve - D'ARCENT. ppés, pour ainsi dire, à volonté, sous INFIBULATION, opération qui ofluence de l'encombrement, de la mi- consiste à placer une boucle (fibula) ou re et de la malpropreté; de même que tel autre obstacle mécanique, aux parties s conditions inverses pouvaient le faire qui servent à la reproduction, pour en sparaitre, et qu'il suffisait, pour se pré-eotraver l'exercice. rver, de ne poiot entrer dans le foyer Cette pratique, qui n'est plus en usage infection. La fièvre jaune, longtemps que pour les animaux dont on craint nsidérée comme contagieuse, est main- l'épuisement, était chez les anciens (les nant regardée comme dépendant d'une écrits et les monuments en font foi) une tection du littoral : aussi faut - il, garantie pour la virginité à laquelle ils -squ'elle règne et qu'on n'est pas ac- attachaient tant de prix , et à laquelle maté, émigrer dans l'intérieur des pourtant leurs maurs, jointes à l'exemres. La peste épargne d'ordinaire le ple de leurs dieux mêmes, faisaient courir artier des Francs à Constantinople, et tant et de si grands dangers. o sait qu'on peut traverser impuné- Plus humaine que la castration (voy.), ot pendant le jour les Marais-Pon- l'infibulation, sans détruire les organes, , tandis qu'en y couchant on prend leur imposait une salutaire contrain!e, vitablement une fièvre intermittente dont on pouvait toujours les débarrasser la plus mauvaise nature. Le choléra- par la volonté de l'ayant droit. Quelrbus, qui a ravagé le monde en quefois, dans le sexe féminin, c'était, au 30-32, était évidemment une infec- lieu de la boucle, une véritable couture 1. Voy. CONTAGION.

qui réunissait les parties dans une cera ténuité des miasmes les rend in- taine étendue; à tel point que, le temps ssables à nos moyens actuels d'in- venu, il fallait les séparer au moyen de igation, et c'est par hypothèse qu'on l'instrument tranchant. et leur existence dans Pair , et, par Cette coutume, qui ôte le mérite à la équent, leur introduction par les vertu sans détruire le vice, est oris respiratoires. Mais l'air en est-il le ginaire de l'Asie ; les voyageurs modervéhicule? c'est ce qu'il est impossi- nes l'ont retrouvée dans l'Inde, en Cirde préciser. Voy. DÉSINFECTION, cassie, en Turquie, etc. Malgré l'inINISSEMENT, VENTILATION.

fluence si libérale du christianisme, la es précautions sages et utiles résul- jalousie au midi de l'Europe l'a, dit-on, cependant des connaissances impar- adoptée, moins barbare cependant, sous s qu'on possède à ce sujet, et les la forme de la ceinture de virginité (voy. rès de la santé publique font penser au mot CEINTURE). a est dans une voie salutaire.

On est convaincu généralement que

[ocr errors]
[ocr errors]

les liens moraux s'affermissent en pro- | de borne (finis) et n'en saurait avoir. Lib. portion inverse de ces sortes de mesures fini n'est pas un fait. Il n'est rien dans le coercitives, et l'on cherche ailleurs, avec domaine de la sensation et de l'empirisraison, les progrès de la morale publique me qui nous le puisse révéler. De toutes et privée.

F. R. parts, au contraire, le fini (ce qui est le INFIDÈLES ou Mécréants, voy. mite) nous entoure, et nos sens de Docs FIDÈLES, HÉRÉSIE, et aussi GHIAOUR. attestent rien qui n'en porte les caracteres.

INFILTRATION. Ce mot, dont la Les faits sur lesquels l'induction ' por. racine est facile à reconnaitre (voy. se repose étant tous dans la sphère du f. FILTRE, Jésigne le passage, le plus sou- ni, il nous est impossible d'ea deduire vent anormal, d'un liquide à travers légitimement la notion de l'infioi. des pores plus ou moins perméables. Ce ne sont ni l'espace ni l'étendue qui C'est ainsi qu'on dit que les eaux se sont pourront nous en rendre raison. Nous infiltrées dans une cave, etc. En méde- pouvons bien, il est vrai, ajouter un obcine, celte dénomination s'applique à l'is- jet étendu à un autre, répéter cette opesue des liquides à travers les parois de ration de manière à nous représenter leurs vaisseaux, soit que leur densité ait une série sans terme; toutefois nous n'ardiminué, soit que le tissu propre des con- riverons point à l'infini, mais seulement duits ait perdu de sa consistance. C'est en à l'indéfini , qui en diffère essentiellegénéral dans le tissu cellulaire que s'infil- ment. En effet, l'indéfini commence; car irent les liquides, et cela s'explique par une série, quoiqu'on la suppose sans terla communication de toutes les aréoles en- me, a toujours son point de départ ; l'intre elles. Aussi lorsque du sang, de la fini ne commence pas. L'iodefni se arsérosité, du pus, de l'urine, s'épanchent conscrit dans le phénomène; l'infini se dans une portion de cette trame des corps place en dehors. La notion de l'étendue vivants, on les voit bientôt s'infiltrer de ne peut donc pas engendrer la nouon de proche en proche et se montrer à des dis- l'infini, qui ne peut pas non plus nous tances souvent très considérables du point être fournie par la notion de l'espace; de départ.

car l'espace, c'est l'infini introduit dans L'iofiltration de la sérosité constitue l'étendue. On peut multiplier l'étendue a l'ædème ou l'anasarque (voy.); celle du volonté, mais on n'en constituera pas sang, du pus, du lait, de l'urine, de la plus l'espace, que l'on ne pourra en corbile, etc., qui ont lieu souvent, sont d'an- stituer l'infini. Les notions d'espace et tant plus sérieuses que le liquide sorti des d'étendue étant toujours essentiellement voies naturelles jouit de propriétés plus différentes, on ne peut les conclure l'une irritantes. D'ordinaire, l'absorption s'em- de l'autre. Quoique la notion de l'infini pare, dans un délai plus ou moins court, puisse se conclure de la notion de l'ese du liquide infiltré, lorsque sa quantité ou pace, celle-ci présuppose la notioa de sa qualité ne sont pas un obstacle. Dans l'infini; elle l'implique nécessairement. ce dernier cas, un mouvement de décom- Il serait même plus conséquent de conposition qui s'y développe suscite bientôt clure l'espace de l'infini, que l'infini de une inflammation et une suppuration éli- l'espace; mais, en deroière analyse, indaire minatoires, dont les conséquences ne sont l'infioi de l'espace, c'est induire l'infai pas toujours favorables.

de l'infini : c'est une pétition de princiLe traitement des infiltrations consiste pes; c'est ne rien prouver. dans les moyens propres à en provoquer Puisque tout ce qui nous entoure et l'absorption toutes les fois qu'elle peut fini, l'idée de l'infini ne peut avoir sa cause avoir lieu sans inconvénient, et, dans le première dans la perception de dos seus cas contraire, à ouvrir par l'instrument A quelle source l'homme l'a-t-il doss tranchant une voie facile aux liquides, puisée ? N'est-ce qu'une forme de notre dont la stagnation prolongée deviendrait manière de sentir, ou est-ce une idee pos une cause de désordre dans l'écono- sitive et indée? Prise en dehors de la mie.

F. R. sphère du monde matériel, inseparatie INFINI. L'infini est ce qui n'a point de notre conception mème, l'idee de l'ia

ni est un fait primitif ou une loi de la 1 elle a puisé les principes dans celles de ses ensée humaine. C'est grâce à l'infinité devanciers. En tête des matérialistes pae son principe intelligent, que l'homme rut dans le dernier siècle le célèbre Hobpo puiser dans sa conscience la pensée de bes (voy.). Le philosophe anglais consacra infini. L'infini se révèle à l'humanité par sa profonde dialectique à soutenir qu'il a raison qui est la faculté, non de l'aper- existe une substance unique, infinie, toutevoir, mais d'en concevoir l'existence à-fait matérielleet intelligente; que la penécessaire.

sée et le mouvement sont inséparables de Il y a nécessairement un principe de la matière, que Dieu est le tout, et le tout putes choses, une cause première qui a Dieu; en dernière analyse, qu'un Dieuréé la matière élémentaire de tous les matière, ou le monde-Dieu, est le grand orps, qui a donné la vie et le mouvement tout infini. La doctrine spiritualiste retout ce qui vit et se meut; principe néces- connait que la matière n'est composée que airement un, sans limites, sans commen- d'éléments propres à construire les monementet sans fin.Ce principe,c'est l'infini. des; que la pensée, la puissance organiLinsi a pensé l'humanité entière. Mais ce satrice ne sont les attributs que d'un être oncert de la pensée humaine, de la rai- infini, libre, indépendant, agissant par

, a été bientôt interrompu, quand on sa propre volonté, remplissant l'espace et voulu pénétrer dans l'essence de cette le temps, non pas comme les corps, mais ruse première. L'orgueil philosophique, comme une essence immatérielle. L'être ui avait décidé cette recherche, s'irrita ainsi défini, c'est Dieu: de ce principe inontre les obstacles imprévus qui se pré- telligent, la matière inerte , passive de sa ptèrent à sa rencontre.

nature, reçoit l'organisation, la pensée et Sans tenir compte de l'impossibilité l'activité. e renfermer dans les limites de la pensée Une doctrine dont les éléments apparqui ne peut avoir de bornes, on voulut tiennent à diverses écoles philosophiques, écouter que la raison, et au nom de la modifiée, présentée sous des formes nouison on soutint les opinions les plus velles, le panthéisme, ne nie pas directetravagantes et les plus contradictoires. ment l'infini; mais il ne semble en souteour nous en convaincre, ne citons, par-nir l'existence que pour arriver à le déi les écoles de l'antiquité, que l'école truire. En effet, il dépouille l'infini de nienne. L'infini n'est qu'un mélange de toute manière d'être. L'infini absorbe le utes choses, où tous les éléments sont fini: l'infini est tout; seul il est; il n'y a nfondus, et la création ne s'est opérée point de réalité véritable dans les êtres e par la séparation des contraires et la finis, ils ne sont qu'une illusion, une apunion des homogènes. Tantôt l'infini parence; il n'y a qu'une seule réalité, un être actif, intelligent, tantôt c'est c'est l'infini. Cet idéalisme panthéistique principe matériel; c'est une unité im- qui refuse aux corps extérieurs toute réaortelle, quoiqu'il existe plusieurs dieux lité subjective, qui ne vit que d'abstracnt quelques-uns naissent et meurent. tions, ne mériterait peut-êire pas une fin pour expliquer ces définitions con- réfutation sérieuse. L'infini, il est vrai, dictoires, Anaximandre avoue n'a- comprend tout ; toute la réalité de l'être r choisi ce principe de toutes choses, est en lui; mais déduire de ce principe e pour ne pas laisser sans explication que l'infini est seul, que hors de lui il naissance de toutes choses.

n'existe pas d'êtres distincts et réels, ce D'autres philosophes de l'antiquité, n'est pas tirer une conclusion logiquernent at la doctrine est plus positive, ont dé- rigoureuse.

L. D. C. l'infini la matière elle-même, par la INFINI (math.), INFINIMENT PETIT, on que si l'infini n'est pas matière, il ANALYSE OU CALCUL INFINITÉSIMAL, voy. pu produire les éléments matériels dont Calcul DIFFÉRENTIEL. compose l'univers.

INFINITIF, voy. VERBE. C'école moderne s'est partagée entre INFIRMERIE, INFIRMIERS, lieux et x systèmes, le matérialisme et le spi- personnes destinés d'une manière spéciale alisme (voy, ces mots), doctrines dont au soin des malades. Dans toutes les ag

« ÖncekiDevam »