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sollicitude

pour le progrès des véritables lumières, a autorisé, en 1834, la publication d'une partie des Archives de son auguste Famille, sous le titre de CORRESPONDANCE INÉDITE DE LA MAISON D'ORANGE

Nassau.

La publication a lieu par Séries. La première embrasse les temps de GuillauME PREMIER. Nous avons abordé immédiatement cette époque: en remontant plus haut, nous eussions craint d'user nos forces avant d'arriver au siècle de la Réforme.

Il a fallu, dans un Ouvrage d'un intérêt universel, renoncer à la langue Hollandoise, si belle, si remarquable par sa formation philosophique, illustrée par d'admirables écrits, nécessaire à notre existence comme nation, mais qui, à de rares exceptions près, n'est pas celle de nos documents, et qui d'ailleurs est presqu'inconnue en dehors des PaysBas. Nous n'avons guères besoin d'excuse pour des barbarismes et des solécismes nombreux ; on se rappellera sans doute que nous écrivons dans une langue étrangère, par nécessité el à regret.

Il n'y a point ici de traductions. Elles doublent l'épaisseur et le prix du livre; médiocres elles ne servent à rien, si ce n'est à induire en erreur; bonnes, elles sont difficiles à faire et toujours insuffisantes, la

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plus légère nuance dans les expressions amenant un changement sensible dans les idées. – Toutefois il a élé fait une exception pour les pièces en Espagnol.

Nous nous sommes scrupuleusement astreint à la réprésentation exacle des originaux ; reproduisant l'orthographe', indiquant les lacunes, nous rappelant sans cesse que, lorsqu'il s'agit de constater les pensées de l'écrivain, tout devient important, il n'y a rien de minutieux.

Nos explications et nos remarques sont courtes et incomplètes; d'autant plus que nous avons jugé préférable de livrer, sans trop de délai, des malériaux au monde savant que de nous laisser entrainer à des recherches qui pourroient suspendre indéfiniment le cours de notre publication.

Le titre de Correspondance indique le caractère spécial du Recueil. C'est une collection de Lettres non officielles, souvent intimes; par conséquent inappréciables pour expliquer les événements par les ressorts qui en déterminent la marche, pour

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1 Toutefois on a remplacé le u entre deux voyelles par v, et le i, au commencement d'un mot et avant une voyelle, par j; on a mis des majuscules aux mots Dieu, Créateur, Empereur, etc.; on a écrit le mot tout entier, quand l'abréviation n'est pas douleuse, et suppléé souvent au manque de ponctuation et d'accents,

juger les actions

par

leur motifs secrets, pour sonder les coeurs jusque dans leurs détours et dans leurs replis ; en un mot, pour pénétrer jusqu'aux régions éminemment historiques, mais qui d'ordinaire demeurent inaccessibles aux recherches laborieuses des historiens.

Le Roi a daigné nous accorder une confiance sans condition et sans réserve. S'élevant au-dessus des considérations diverses , qui eussent pu arrêter ou pour le moins entraver une entreprise pareille, Sa Majesté a voulu que rien absolument ne vint nuire à une investigation sérieuse de la vérité. Il ne s'agit, ni de rassembler des matériaux pour l'apothéose d'une Dynastie, trop illustre pour avoir recours à de tels moyens, ni de chercher des documents justificatifs de tel ou tel parti, de telle ou telle doctrine. Dans le triage de la masse énorme de papiers qu'il a fallu analyser ou parcourir, les prédilections et les antipathies doivent disparoître devant le désir de faire connoître, sans arrièrepensée, tout ce qui met au grand jour, en face du tribunal de la postérité, les mobiles et les actions des générations passées. Telle est notre honorable mission : nous y avons été fidèle; votre Collection en renferme des preuves suffisantes; loute protestation est superflue, dès qu'on se justifie par des

actes.

A une époque où il se publie parfois des Recueils de pièces inédites, dont la centième partie ne méritoit pas de voir le jour', une Collection, en plusieurs Tomes, inspire nécessairement des craintes légitimes. Il n'est donc pas superflu de faire observer que nous nous sommes tenus soigneusement en garde contre cette commode et stérile largesse qui accable le public de compilations indigestes: et que nous avons tâché de mettre dans notre travail du choix et de la mesure; en ne donnant qu'une partie numériquement peu considérable des papiers mis à notre disposition. Si toutefois, nous avons publié beaucoup, nous nous en remettons, pour notre défense, à une lecture attentive de nos documents. D'ailleurs les Archives ne renferment sur aucune

Par ex. en Angleterre, récemment encore et durant un assez long espace de temps, le Gouvernement et la Nation ont été l'objet d'une mystification qui, dans le sens littéral du mot, leur a coûté cher. «In 1800 a Record Commission was established, which carried oon its labours for a period of nearly 38 years. It has spent upwards »of half a million in the preservation and publication of the legal »and historical records of the country, and nevertheless all these „labours of the commission have left our civil and constitutional his»tory exactly where it was before they began. Quarterly Review, 1838, p. 453.

autre époque autant de papiers remarquables que sur celle de Guillaume Premier: une seconde Série, si tant est qu'elle se publie, pourra,

daps un nombre égal de Volumes, s'élendre jusqu'à la fin du Stadhoudérat de Guillaume III.

La plupart des Lettres sont écrites, soit par les Princes d'Orange et les Comtes de Nassau euxmêmes, soit par ceux qu'ils honoroient de leur confiance et de leur amitié.

On aura donc ici l'histoire presque non interrompue de cette Famille, dont les Annales offrent une succession d'hommes remarquables et de grands hoinmes telle qu'on n'en trouve guères un second exemple dans les temps, soit anciens, soit modernes.

Plusieurs Maisons Princières, entre lesquelles et La Maison d'Orange-Nassau il existoit des rapports d'amitié ou de famille, recevront, par notre entremise, des détails importants sur les actions, sur les desseins, et sur le caractère de leurs Ayeux.

Les Princes d'Orange-Nassau éloient placés à la tête des Provinces-Unies, dont ils commandoient les armées , dont ils dirigoient les conseils, dont ils déterminoient la politique, et qui leur durent, après Dieu , à diverses reprises et dans les circonstances

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