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de jour plus en plus, oires qu'il soit en Italie, que toutes 1565. les commodités que avons eu et que avons ancores jour- Aout. nellement, iront en fummé, à nostre gran regret si après, parquoy eusse esté d'opinion que mon frère eusse venue issi pour quatre ou cinq mois , et d'issi l'on l'eut peu amvoier en Italie avecque ung gentilhomme de pardeçà que l'on trouverat bien tellement qualifié, comme Madame , ma mère et mon frère désirent, et par tel moien l'on porrat assopir tous supsons et besoigner en ses quatre ou cinq mois , tellement que toutes choses seriont clères et wides' et madame ma mère auroit aussi après exécuté sa volonté, et certes il convient ainsi qu'il se fasse, aultrement tout viendrat à gran scandal et honte nostre. Il se at de rechief présenté une aultre bon moien et samble

que Dieu nous veult aider , si nous-mesmes nous vauldrions aider; et cest que le Conte Guillaume de Schauenbourg vint issi avecque le Conte van dem Berge et il me dict que, pour l'affection qu'il portoit à nostre maison et principalement à moy, qu'il estoit content de faire mon frère, le Conte Henry, son coadjuteur de sa prévosté de Hillesem’, laquelle estoit une pièse que ung Conte se porra honestement entretenir et sans nulle obligation, poiant mesmes vivre comme bon samble à saccung touchant la religion, moienant que l'on soit un peu discret et que le subjects ne sont contraint de vivre aultrement. Il

esper bien oultre de cela ancores tant faire que le frère du Conte de Kungstain , Graf Cristoffel, qui a la prévosté de Halberstat , fera aussi coadjuteur mon frère, laquelle prévosté, comme il dict , donne bien autant de rente, que facillement ung peult entretenir ung xx chevaulx sur l'es

I ridées,

Hildesheim.

3 Königstein,

1565. table avecque leur gens et écippage, et que ses deux preAoût, vostés ne sont que cinq lieus l'ung arrièr de l'aultre; et

puisque l'on nous faict tels présentations, il me samble que ne deussions dormir, ains le poursuivre vivement : et, comme il est nécessaire d'avoir le consentement du pape, ne se porra mieulx impétrer que estant mon frère issi ; aultrement c'est paine perdu. Je dis pour cinq ou six mois seulement, ce qui je vous ay bien volu advertir , affin que tenés la main que mon frère puisse venir issi pour ce temps, et que mande's le tout à mon frère , qu'il en parle , comme de soy-mesmes , à madame ma mère de ceste prévosté que son frère (1) at, luy conseillant en requérir son dit frère, voloir faire mon frère Henry son coadjuteur, et ne fais doubte qu'elle le trouverat bon, car elle sçait que son frère ne délésse pour cela de vivre à sa manière. Je le dict au Conte de Schauenbourg en trois sepmaines luy mander ma résolution, pourquoy y porrés penser et me mander vostre advis et escrire aussi à mon frère, affin qu'il se résolve ; car l'on dict , tel refuse qui après muse; Dieu doint que ne soions au nombre de ceulx là. — Je vous amvoie une lettre du Gouverneur d'Orange que jé ouvert, pensant qu'il y porroit avoir quelque particularité plus que au miennes, mais c'est tout ung ; vous verrés ce qui se passe. Je vauldrois que retenant le nom et les armes , eussions Engien (2) en échange, car je vois bien à la longe en seront quite. Le Roy de France se a fait fort resentir devers moy par son ambassadeur rési

(1) son frère. Les Comtes Louis de Königstein (II. p. 498) et Christophe, Prévot de Halberstadt, éloient Comies de Stolberg et frères de la mère du Prince,

(2) Engien. Voyez T II, p. 49, sq.

par- 1565.

dent issi , de ce qui j'ai amvoyé quelques souldas de deçà en Oranges; je le vous conteray tout à vostre venue, Août. que je vous prie haster, aultant que vostre santé peult comporter... De Brusselles, ce xiii d'aust. Vostre bien bon frère à vous faire service,

GUILLAUME de NASSAU. A Monsieur le Conte Louys de Nassau.

Le Prince, quoiqu'il n'étoit plus fort bon Catholique, n'étoit pas encore très-zèlé Protestant. Il se falloit qu'on parviendroit à un accord. De là precédemment, en 1562 ou 1563, ses rapports avec le fameux Baudouin : « Eum profitentem Heydelbergae Ludo»vicus Nassavius audierat : multa itaque fratri Orangio caeterisque "commemorare de eo solebat... Venit in Belgium... Orangius clam vin silsa Sonia semotis arbitris cum eo deliberat : arridet Orangio o caeterisque ejus ingenium... Placet ut vel Lovanii , vel Duaci jus » profiteatur quoad in Senatum se procurante a Rege adlegi contingeret... Donatus ab Orangio, Egmondano, Hornano , et Marchione torque aureo sexcentorum florenorum in Galliaz brevi orediturus discedit. In eâ aulein erat sententià uti velerem Edictoprum severitatem leniendam profiteretur , auctorque nostris homionibus existeret ut hoc ipsum Regi libello supplice ostenderent : » v. d. Haer, p. 257. Des causes étrangères à la Religion amenèrent un refroidissement. Cassandre et d'autres qui partageoient les opinions de Baudouin , se rendirent également en Belgique; l. I. P.

258. Une telle réconciliation eût produit un système bâtard et funeste: « Si od'un costé, » dit 'Th. de Bèze, les prelats se monstrèrent ennemis pouverts de ceux de la religion , il y en eut bien d'autres qui tas»chèrent de faire encores pis , cherchans un milieu où il n'y en a point, c'est-à-dire une religion meslée et composée des deux , choses d'autant plus dangereuses en la religion qu'il y a en cela plus d'apparence de droiture et d'équité pour endormir les ignoorans. Mais en matière du service de Dieu il ne faut souffrir la »moindre addition ou diminution , ou le moindre changement du » monde en ce que Dieu a ordonné par sa saincle et inviolable

1565. »Parole... Un des premiers de ce nombre fut un jurisconsulte Août. ynommé François Baudouin, a poslat renommé, qui présenta pour

ocest effect un livre d'un certain Cassander, célèbre moyenneur ventre tous ceux de nostre temps : » Hist. des Eglises Réf. de France , I. p. 645.

Dans ces dispositions on comprend la manière de voir du Prince loucbant le Comte Henri. De même v. it. Haer écrit : « Pro»ceres neque Inquisitorum Theologorumque acrimoniam , neque Calvinistarum nimium , uti ajebant , vehementes animos pati sese posse profitebantur : Orangius in primis qui uxorem sororesque »Lutheranas Missae adhibebat, Lutheranas nihilominus sermone vet vita reliqua esse pateretur: » 1.1.

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LETTRE CXIII.
Viglius an Carolinal de Granvelle. Etat déplorable des

affaires (MS. B. GR. XII. p. 168).

L'autorité du Conseil d'Etat croissoit par les exigences des Seigneurs et les concessions de la Duchesse. Le 11 juillet Granvelle écrit à Viglius : «...A la vérité Madame est peu informée de »ce que convient pour bien satisfaire à sa charge et pour soustenir »ce que convient son auctorité et celle du maistre mesme, sy elle » tienne bonne les opinions de ceulx qui désirent tels changemeniz; et m'esbais qu'elle n'aperçoit combien depuis peu de temps l'on oluy a lié les mains aux affaires d'estat, commandement sur les »gens de guerre, et à celuy qu'elle, comme goubvernante-générale, »doibt avoir et eust deu retenir en tous les aultres gouvernementz. »particuliers » (MS. B. GR. XIX. p. 27). - Viglius désiroit toujours se retirer : le 18 juillet il écrit à Granvelle: «Si v, i. S. véoit' ce »que passe, elle ne me souaideroit lant de mal que de demeurer en omon estat, contre le gré de ceulx qui aujourdhuy gouvernent, el à aqui le maistre laisse faire, sans aucune démonstration au conptrairé ..) (MS. B. GR. XIV. p. 65). Mais Granvelle croyoit que sa retraite pourroit avoir des conséquences fâcheuses, Bave lui écrivoit

I voyoit.

de Bruxelles, le 9 juillet : « les Seigneurs sont d'intention , si le Roi 1565. congédie Viglius, de deciander son emploi en faveur de l'un d'eux, Août. pour ètre chose de bien grande importance pour s'en fier à un personuage de longue robe et de basse qualité, Autrefois M. de Hornes avoit déjà la même prétention » (MS. B. GR. XIX p 25).

...Icy l'on commence encheminer les affaires selon la nouvelle forme, que l'on tient sera bientost auctorisée par le Roy , et disent ces Seigneurs que, si sa M. ne la trouve bonne , qu'ilz sont d'intention de se retirer de toute la maniance des affaires. L'advis sur ce donné par son Alt. n'est point passé par le chemin ordinaire de noz sécretaires, ni aussi riens n'a esté communiqué à M. de Barlaymont et moings à moy, ains s'est despesché le lout par Armenteros. Je crainds à la fin la confusion et voys grandement péricliter la religion, car l'on y va trop des, bordement et l'on parle trop irrévéremment des évesques et théologiens , qui naguères sur les lettres du Roy ont donné leur advis. Lequel n'est merveilles qu'i n'est tenu secret, non plus que des aultres choses d'importance que se traictent au Conseil, ce que journellement trouvons en la négociation d'Angleterre, où les Anglois mesmes sont advertiz des résolutions plus tost que noz commissaires propres à Bruges, de sorte que nulle yssue bonne ne se peult espérer.... Je n'ose plus parler à son Alt. ny

de l'estat de Président de Bourgogne (1), ni des aultres offices,

(1) Bourgogne. Viglius écrit le 10 juillet au Cardinal que le Prince d'Orange recommande Stratius pour cet étal (AIS. B. GR. X16. p. 31). Et le 10 déc. 1564: « ...Le résentiment que v. i. S. va contre le Dr Siralius est très-juste , et ne l’ay oncques cogneu que bien légier, dont il n'est merveille qu'il s'est laissé (abuser] avec tant des aullres qui tournent avec le vent.... (MS. B, GR,

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