Sayfadaki görseller
PDF
ePub

... 1603.

1525.
1567.
1567.
1575-1972
1587
1600 - 1652 .
16u.
1621.
1626.
1631.
1648.
16.18.
1650.
1650-1657.
1650.
1650.
1650.
1650.
1651,
1652.
1652.
1656.
1660.
1668.
1675.
1683.
1684.

[ocr errors]

.. 1631.

[ocr errors]

Coislim ....

Rohan.....
Solli...

1606. Fronsac....

1608-1634. * Damville..

1610-1694. Lesdiguières...

1611-1619. Brissac......

1611-1620, Chevreuse..

1612-1627. Châteauroux..

1616, Luynes..

1619. Bellegarde..

1619. Chaulnes..

1621-1711. La Valette...

It' 22.1631. La Rocbefoucauld.

1622-1637. Valois..

1630. Richelieu.... Aiguillon...

1634 -1731. Saint-Siunon..

1635. La Force..

1637. Valentinois,

16.12. La Rocheguyon.

1643 - 1663, Rohan-Chabot,

1648 - 1652. Couvres....

1648 -1063. Grammonl...

1648-1663 Tresmes

1648-1663. Mortemart.

1650 - 1663, Villeroi..

1651 - 1663. Albret et Château-Thierry.

1652 - 1665. Créqui-Poix...

1652 - 1663. Verneuil...

1652. Foix-Randan..

1661 - 1663. La Meilleraye...

1663, Rethel-Mazarin...

1663. Saint-Aignan...

1663, Noailles..

1663,

1663. Montauzier..

1664 1665. Choiseul..

1665. Aumont........

1665. La Ferté-Senneterre...

1665, Vaujour-Lavallière.

1667-1723. Rouennais.....

1667-1716. Béthunne-Charost.

1672, Saint-Cloud.

1674.. Montpensier..

1695. Châteauvillain..

1703. Boufflers....

1708. Villars...

1709 Harcourt ou Turi.

1710. Fitz-James ..

1710 Antin....

.. 1711. Rainbcuillet...

1711. Roban-Roban..

1714. Valentinois

1715.5716. Hoston..

1715. Villars-Brancas.

1716. Levis.........

1723. Lauragnais..

1731. Cbâtillon,..

1736. Fleury-Pérignan.

1736. Gisors-Belle-Isle..

1748 1749. Albret-Bouillon...

1751. Duras.......

1557. La Vauguyon-Tonneins.

1758. Choiseul-Stainville..

1758. Praslin ..........

1762. Grammont., ....

1763, Clermont-Tonnerre.

1975. Aubigny.

1777. Coigny..

1988. Duchés-pairies non enregistrées. Rouennais....

1519 - 1612.

Danois..
Enghien..
Graville.
Clerinont-Tonnerre..
Brienne
Bournonville..
Grancey.
La Rochegnyon.
Frontenai,..
Aumale..
Damville.
Coligny..
Villemor.
Noirinoutier..
Châteauvillain.
La Vieuville,
Lavedan.
Arpajon...
Rosnai
Roquelaure...
Béthune-Orval.
Couloinmiers..
Nevers..
Duras...
Le Lude..
Roquelaure...
Aubigny-Riquemont...

Duchés non pairies.
Bar...
Valentinois.
Longueville..
Nemours..
Chartres..
Étampes.
Beauinont au Maine..
Chevreuse
Châtelleraut..
Albret....
Beaupréau.
Thouars..
Rouennais
Montargis..
Loudun
Angoulèine..
Croi..
Pont-de-Vaux...
Carignan...
Chevreuse-Monfort.
La Rocheguyon. .
Beaufort-Montmorency
Duras...
Humières,
Quintin-Lorge.
Lauzun..
Boufflers..
Châtillon-sur-Loire.
Boutteville-d'Olonne..
Villars..
Royan-Noirmoutier,
Mazarin..
Agen....
Châteauroux
Belle-Isle....
Broglie..
Coigny..
Aubigny..
Estissac.
Laval-Montmorency.
Gontaut..
Villequier..
Péquigny.

1354. 1498-1548. 1505. 1515. 1528. 1536. 1543. 1545. 1548 - 1563. 1550. 1562. 1563. 1566. 1570. 1579. 1582-619. 1598. 1623. 1662. 1667. 1679. 1688. 1689. 1690. 16gr. 1692. 1695. 1696. 1696. 1705. 1707. 1711. 1737. 1742. 1742. 1742. 1747 1749. 1753. 1958. 1758. 1759. 1761.

Decrès.

Duchés érigés par Napokon,

mée plusieurs fois; 3o Bibliotheca CluAbrantès (Junot).

niacensis, ibid., 1614, in-fol.; 4° HisAuerstaedt (Davout).

toire des papes jusqu'à Paul V, ibid., Bassano (Maret).

1616, 2 vol. in-4°; 5° Bibliothèque des Bellune (Perrin Victor). Berg (Murat).

auteurs qui ont écrit l'histoire et topoCadore (Champagny).

graphie de la France, ibid., 1618. Castiglione (Angereau).

in-8°; 6° Histoire des rois, ducs et Conegliano (Moncey). Dalmatie (Soult).

comtes de Bourgogne, ibid., 1619, Danzig (Lefebvre).

2 vol. in-4° ; 7° Historiæ Normano

rum scriptores antiqui , ibid., 1619, Elchingen (vey). Feltre (Clarke.

in-fol. rare et curieux ; 8° Historiæ Frioul Duroc).

Francorum scriptores , 1636 - 1641 , Gaëte (Gaudin).

3 vol. in-fol. On lui doit en outre une Guastalla (Borghèse) Istrie (Bessières).

douzaine d'histoires généalogiques de Lodi (Melzi).

familles célèbres ; nous citerons seuleMassa (Régnier).

ment celle des Montmorency, Paris, Montebello (Launes). Otrante (Fouche).

1624, in-fol. ; elle passe pour le chefPadone (Arrighi).

d'œuvre du genre. Parine (Cambacérès).

DUCHESNE (F), fils du précédent, Plaisance (Le Brun).

historiographe de France, né à Paris Raguse Marmont). Reggio (Oudinot).

en 1616, mort en 1693, a donné de Rivoli (Masséna).

nouvelles éditions de plusieurs ouRovigo (Savary). Tarente (Macdonald).

vrages de son père, et publié les trois Trévise (Mortier).

derniers volumes des Historiæ Fran. Valmy (Kellermann).

corum scriptores ; on lui doit en outre Vicence (Caulaincourt).

une Histoire des chanceliers et gardes Du CHESNAY (AI. CI. Bellier), mort des sceaux de France, Paris, 1680, à Chartres en 1810, à l'âge de soixante in-fol. et onze ans, ancien député à l'Assein- DUCHESNOIS (Catherine - Joséphine blée législative, fut un des éditeurs de Rafin , connue sous le nom de madela Bibliothèque universeke des Dames, moiselle) naquit dans les environs de et se distingua surtout par son utile Valenciennes en 1777. Son père, simcoopération à la Collection univer- ple domestique d'un maquignon de selle des mémoires particuliers re- village, ne put lui donner aucune édulatifs à l'histoire de France , recueil- cation, et elle dut passer son enfance lis par Boucher, d'Ussieux, etc. Il en dans la domesticité, occupée des plus a publié les 66 premiers volumes avec grossiers travaux, ce qui lui faisait des observations et des notes. (Paris, dire plus tard qu'elle avait commencé 1785-1790, in-8°.)

sa carrière par le rôle de Cendrillon. Duchesne ( André), l'un des plus En 1792, mademoiselle Duchesnois savants historiens que la France ait vint trouver, à Paris, une de ses sours, produits, naquit à l'Ile-Bouchard en qui menait une vie précaire ; c'est Touraine, en 1584. Nommé successi- alors qu'elle vit pour la première fois vement géographe et historiographe mademoiselle Raucourt dans l'Agripdu roi, il perit écrasé par une char- pine de Britannicus, et ce fut alors rette en 1610. Ses ouvrages, qui lui aussi que se manifesta sa vocation ont mérité le titre de Père de l'histoire dramatique; la pièce, qu'elle n'avait de France, sont tous très-estimés; jamais lue, resta gravée dans sa méles principaux sont : 1° Les Antiquités moire, à tel point que, le lendemain, et recherches de la grandeur et de la on lui entendit exécuter les plus belles majesté des rois de France, Paris, tirades. Peu de temps après, la jeune 1609, in-8° rare et curieux; 2° His: Rafin retourna à Valenciennes, où elle toire d'Angleterre, d'Écosse et d'Ir- eut l'occasion de jouer la comédie lande , ibid., 1614, in-fol. , réimpri- bourgeoise au profit des pauvres; ses

T. VI. 47° Livraison. (Dict. ENCYCL., ETC.)

premiers rôles furent la Sophie de sans maître jusqu'à onze ans. A cet Robert, chef de brigands, et la Pal- âge, il fut placé, grâce aux conseils de myre de Mahomet : dans le dernier sa mère, dans le collége d'Orléans, rôle, elle étonna les spectateurs, et la que le régent avait fondé à Versailles. jeune fille, qui pressentait sa destinée, Il y profita sans doute de l'enseigneretourna à Paris, où elle se mit à étu- ment qu'on y recevait, mais sans se dier l'art dramatique sous des maîtres distinguer et sans être un élève bril. habiles. C'était le temps du consulat. lant : l'indépendance naturelle de son Joséphine, alors madame Bonaparte, caractère qui s'était accrue dans l'oientendit parler de la jeune tragé- siveté remuante de sa première endienne; elle la protégea , et par elle et fance, l'empêcha sans doute de se plier par Chaptal, alors ministre de l'inté- exactement à tous les devoirs de l'édurieur, la débutante vit s'ouvrir devant cation du college. Rentré sous le toit elle les portes du Théâtre Français, paternel, il ne voulut pas entendre paroù elle fit son entrée dans le rôle de ler du commerce de la maison, auquel Phèdre, qui fut suivi de ceux de Sé- sa famille l'eût vu avec plaisir prendre miramis, d'Hermione, de Didon, de part. Il lisait, il méditait, il vivait en reRoxane et d'Aménaïde. Jamais débuts veur vagabond ; il passait ses journées ne furent plus glorieux; mademoiselle à parcourir les belles allées du parc de Duchesnois avait à lutter contre ma- Versailles, et, dans ces promenades demoiselle George, qui débuta pres- solitaires, il sentait se développer chez que en même temps qu'elle, et dont lui une vocation poétique; il formait la remarquable beauté semblait devoir mille plans et mille projets ; il était écraser une rivale, dont les plus agité par des pressentiinents de gloire. grands admirateurs étaient obligés de Cependant il ne pouvait rester à la convenir qu'elle était laide. La lutte charge de sa famille. L'honnêteté de fut longue; mais mademoiselle Du- ses parents leur avait procuré la bienchesnois obtint la préférence par son veillance et la protection de quelques incomparable sensibilité, qui lui fit personnes de la cour. Le maréchal de donner les surnoms de la Reine sensi. Belle-Isle s'intéressait à eux; il prit ble et d'actrice de Racine.

avec lui le jeune Ducis , et, après l'aPendant longtemps mademoiselle voir emmené comme secrétaire dans Duchesnois fut, avec Talma, l'honneur une tournée qu'il fit pour visiter les du Théâtre Français. Dans les premiè- places fortes du royaume, il le plaça res années de la restauration, made. dans les bureaux du ministère de la moiselle Duchesnois essaya de prêter guerre en qualité de commis expédiau drame moderne l'appui de son tionnaire aux appointements de 2,000 nom et de son talent, et elle joua tour francs; mais Ducis fut bientôt saisi à tour Jeanne d'Arc, Clytemnestre d'un dégoût insurmontable pour ses et Marie Stuart; mais bientôt la mort occupations. N'y pouvant tenir, il de Talma, dont elle était l'amie, et alla prier son protecteur de le destil'invasion du romantisme au Théâtre- tuer. Le maréchal rit de sa franchise Français la dégoutèrent de la scène, et ne lui en voulut pas; bien loin de dont son âge lui faisait aussi un de. là : par un trait de générosité qui hovoir de se retirer. Sa représentation nore son caractère, il conserva au de retraite eut lieu en 1820; elle y jeune homme ses appointements en le joua Phèdre, son premier rôle, dans laissant partir du ministère. Ducis, se lequel elle se montra encore digne trouvant assez riche avec cela , d'elle-même. Elle mourut en 1835. songea plus qu'à satisfaire son pen

Ducis (Jean-Francois ), né à Ver- chant pour la littérature et la poésie. sailles en 1733. Son père était un mar- Il débuta par une tragédie intitulée chand de toiles et de poteries qui ne Amélise. Ce premier essai d'un talent s'inquiétait pas beaucoup de lui don- novice encore fut reçu froidement du ner de l'instruction, et qui le laissa public et passa presque inaperçu. Du

ne

[ocr errors]

cis ne se découragea pas, et fut bien poëte francais ni sa force dramatique, dédommagé de ses efforts par le suc- ni la grandeur de ses pensées, ni la cès qu'obtinrent la tragédie d'Hamlet, fraicheur de sa poésie , ni l'éclat de ses en 1769, et celle de Roméo et Juliette, images. Il se défigura sous les mains en 1772. Le théâtre de Shakspeare, qui le transformaient. Il ne pouvait si longtemps inconnu, commençait guère en arriver autrement : un tel enfin à être admiré en France. génie ne s'imite pas, et Shakspeare, Malgré les anathèmes que Voltaire enfermé dans les entraves symétriques lançait alors contre le génie qu'il avait et dans les convenances rigoureuses admiré et imité lui-même dans sa jeu- de la tragédie française, ne pouvait nesse, on se prenait à goûter vivement garder son ardeur entraînante et sa les beautés du tragique anglais, et la sublime énergie. Du reste, prises en traduction de Letourneur était lue elles-mêmes, les tragédies de Ducis avec autant d'intérêt que de curiosité. étaient dignes de l'intérêt qu'elles exDu reste, la société élégante et polie citèrent. La marche en était généraledu dix-huitième siècle était loin d'adop- ment animée, les caractères bien souter tout Shakspeare : elle le regardait tenus; le style en était souvent faible comme un barbare qui avait trouvé et déclamatoire, mais ces défauts des traits sublimes, qui avait eu des étaient dissimulés par le mouvement moments de magnifique éloquence; du dialogue, par le retour assez frémais elle se détournait avec une aver- quent de beaux vers ou de vers à effet, sion dédaigneuse de ses peintures fa- et ne s'apercevaient pas à la reprémilières, rudes , affreuses ; elle déplo- sentation. En 1778, le poëte donna rait chez lui l'absence des règles et des Oedipe chez Admète. Cet ouvrage, bienséances , et la fougue désordonnée où il s'inspirait de Sophocle, ne réussit qui portait à l'extrême le mouvement pas moins bien que ceux où il avait de l'action et l'horreur tragique. Du- imité Sbakspeare. On y admira des cis, dont l'imagination était vive, in- situations attendrissantes, entre autres dépendante, hardie, s'était passionné la scène où OEdipe pardonne au fils pour Shakspeare; mais en l'imitant, qu'il vient de maudire, et quelques en transportant ses chefs-d'ouvre sur morceaux dignes de l'antiquité par la la scène française, il dut, pour que simplicité et le pathétique. Mais on son innovation eût des chances de suc- doit blâmer, dans Oedipe chez Adcès, transformer son modèle et n'imi- mète, le mélange factice et peu nater qu'en choisissant. Il dut régulariser turel de deux fables grecques, de deux Shakspeare , resserrer ses @uvres, . sujets traités séparément par Sophocle d'une forme si large et si libre, dans le et Euripide, et qui ne gagnent pas à cadre étroit des unités françaises, être amalgamés ainsi. Vinrent ensuite tempérer la rudesse violente de ses ca- le Roi Léar, pièce trop défectueuse ractères, adoucir l'agitation et l'hor- pour le plan; Macbeth, qui est la trareur de son drame. Toutes ces modifi- gédie où Ducis approche le plus de cations lui étaient imposées par le l'horreur shakspearienne , sans que le goût du public, auquel il devait se fameux monologue de Frédégonde, conformer. D'ailleurs lui-même, mal- en proie à un accès de somnambulisme, gré son indépendance d'esprit , ne égale l'effet que produit le délire de pouvait se dérober à l'influence d'un lady Macbeth placée entre le médecin préjugé dominant, et sans doute il qui observe froidement les symptômes partageait , à certains égards , les dé- du mal, et Macbeth tout entier à ses licatesses de ses contemporains au remords et sans attention pour les sujet de Shakspeare. Cependant, quel tourments de sa terrible complice; fut le résultat du système d'imitation Othello, où l'on regrette de ne pas readopté par Ducis ? Shakspeare fut trouver le personnage de lago; et Abuépuré, si l'on veut, mais affaibli. Il far, où Ducis n'imita personne, et ne conserva dans les ouvrages du qui est peut-être l'ouvrage où il a été

le plus poëte. Ce fut après la représen- inattendue laisse le général embartation d'OEdipe chez Admète qu'il rassé. « Eh bien, si vous aimez la fut appelé à l'Académie; il eut l'hon- « chasse, avez-vous chassé quelquefois neur d'y succéder à Voltaire, et on doit a aux canards sauvages ? c'est une convenir que personne n'avait plus a chasse difficile, une proie qu'on dignement que lui continué Voltaire

« n'attrape guère, et qui flaire de loin dans la tragédie. Ses succès et sa ré- a le fusil d'un chasseur. Eh bien, je putation lui attiraient les prévenances « suis un de ces oiseaux , je me suis et les hommages de la société la plus « fait canard sauvage ; » et en même brillante ; mais il était toujours le temps il fuit à l'autre bout du salon, même, sauvage, solitaire, et préfé- et laissa le vainqueur d'Arcole et de rant à tout sa liberté. Il lui suffisait Lodi fort étonné de cette incartade. » de voir quelques amis de cæur, parmi Ducis vécut jusqu'à un âge avancé, lesquels se place en première ligne l'a- et devint, sous l'empire, le doyen des cadémicien Thomas , qui, comme lui, poëtes. On ne pouvait voir un plus était indépendant et fier, et plus ori- vénérable vieillard : ses traits nobles, ginal dans son caractère que dans ses sa longue chevelure argentée, sa paécrits. La révolution et tous les orages role encore vive, originale, poétique, qu'elle tit éclater furent sans influence ont laissé à tous ceux qui l'ont vu à et sans contre-coup sur la vie de Du- cette époque une impression profonde. cis. Il contemplait, du fond de sa so- Il mourut en 1816, âgé de quatrelitude, ces grands événements et ces vingt-six ans. Il avait peu de temps grandes passions; il n'avait pas pour auparavant accepté la croix de la Léles juger de système bien arrêté, et gion d'honneur des mains de Louis son opinion , dont au reste personne XVIII. Le vieux roi, pour le séduire, n'avait à lui demander compte, était avait-eu recours à la plus ingénieuse sujette à des variations produites par et la plus sûre des Natteries, il l'avait le caprice, l'imagination, l'enthou abordé en lui récitant des vers d'OEdipe siasme. Il se passionnait pour la ré- et d'Hamlet. publique ; il s'attendrissait sur la

DUCLERCQ (Jacques), écuyer, sieur royauté; il exerçait le libre penser de Beauvoir en Ternois, né en 1420, comme un philosophe, et se confor- a laissé sur les événements de son mait aux pratiques d'un catholicisme temps, et principalement sur la cour fervent. Il continua à vivre ainsi sous des ducs de Bourgogne, des mémoires l'empire, et toutes les avances qui lui très-curieux, qui vont de 1448 à 1467, furent faites par le nouveau maître de et qui ont été publiés pour la première la France échouèrent contre son in-' fois d'une manière complète à Bruxeldomptable amour de l'indépendance. les, en 1823, 4 vol. in-8°. On les trouve « On raconte, dit M. Villemain, qu'un aussi dans les tomes XXXVII à jour, dans une réunion brillante , Bo- XXXIX de la collection de M. Buchon. naparte, alors premier consul, aborda Duclos (Charles Pineau), né à DiDucis comme on aborde un poëte nan, en Bretagne, en 1704 , historiopar des compliments sur son génie; graphe de France, membre de l'Acases louanges n'obtiennent rien en re- démie des inscriptions, secrétaire tour; il va plus loin, il parle plus perpétuel de l'Académie française, fut nettement; il parle de la nécessité de envoyé de bonne heure à Paris, et déréunir toutes les célébrités, toutes les buta dans la carrière des lettres par gloires de la France autour d'un pou quelques productions peu sérieuses. voir réparateur. Même silence, même Après avoir publié deux romans, la froideur. Enfin, comme il insistait, Baronne de Luz et les Confessions du Ducis , avec une originalité toute comte de ***, il eut part, avec une soshakspearienne, lui prend fortement ciété de jeunes fous, au Recueil de ces le bras et lui dit : « Général, aimez- messieurs, aux Étrennes de la Sainta vous la chasse ? » Cette question Jean, etc. Mais ce fut l'Histoire de

[ocr errors]
« ÖncekiDevam »